|
Un film de David Twohy, avec Bruce Greenwood,
Matthew Davis, Olivia Williams, Jason Flemyng, Scott Foley, Dexter
Fletcher, etc ...
En pleine Seconde Guerre mondiale, le sous-marin américain
USS Tiger Shark navigue dans les eaux profondes de l'Atlantique.
Depuis la disparition accidentelle du Capitaine, son second, le
Lieutenant Brice, a pris le commandement. De retour de mission,
l'équipage se voit donner l'ordre de secourir trois rescapés
d'un navire-hôpital britannique, torpillé par les
Allemands. Dès lors, plus rien ne fonctionne dans le submersible,
où événements étranges et pannes mécaniques
inexpliquées se succèdent. Il n'en faut pas plus
pour affoler les jeunes matelots, d'autant que l'un des trois
rescapés anglais est de sexe féminin. Dans ce milieu
d'hommes, la tradition est en effet connue de tous : une femme
à bord d'un sous-marin porte malheur...
| Vous l'avez vu? Notez ce film ! |
|
|
|
|
Une claustrophobie par
moments oppressante, mais au final, c'est une torpeur générale
qui plombe un honnête projet de mise en scène
qui commençait pourtant avec un sens inné
de l'angoisse. Une oeuvre plutôt anecdotique, vite
décevante pour l'auteur de ces lignes, mais finement
interprétée en revanche, et réalisé
par l'auteur de Pitch Black. A découvrir
en location car les pistes DTS, d'oridnaire réservées
à la vente, sont ici conservées. Histoire
de passer une bonne soirée entre amis, tout au plus...
ou épater la galerie avec un disque techniquement
ultra satisfaisant. |
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
 |
Excellent transfert! Une présentation
vidéo qui laisse pantois, tant par la qualité du
master (irréprochable) que par les résultats affichés.
Pour un film 'sous-marin', le niveau des noirs est absolument
parfait: ils sculpetn l'obscurité des fonds marins et dessinent
encore plus finement les détails des intérieurs
du vaisseau. La saturation des couleurs est assez naturelle (tons
froids, ocres et bleutés), et la définition y est
chirurgicale, découpant là aussi avec une précision
presque inouïe tous les détails contenus dans les
plans. Lumières claires et précises, aucun grain,
mais quelques soucis de compression sur les scènes très
dynamiques (lorsqu'elles se manifestent) qui révèlent
de jolis macro-blocs très ponctuels et loin d'être
gênants. Visionnée sur un écran 16/9, l'éxpérience
proposée par le film est assez impressionnante. On reste
épaté par la clarté et la perfection de la
définition qui, si elles réalisent de petits miracles
d'un point de vue purement technique (aucun doute là-dessus),
éloigne un peu tout de même le caractère argentique
que l'on s'attendait à trouver sur ce film. Mais Dieu que
c'est loin d'être un défaut! Un disque sans failles,
au piqué impressionnant.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
Ici aussi, difficile de faire la fine bouche...
Vous aviez connu U-571 et ses explosions sous-marines
démoniaques, cette fois-ci, ce sont les chocs d'objets
dérivants sur la coque du sous-marin qui sont à
l'honneur. Une scène multicanale d'une exceptionelle ampleur
(signature acoustique des films se déroulant dans l'exiguité
d'un sous-marin...) dopée aux amphétamines par une
dynamique absolument flambante qui autorise (et sans filtre audio
correctif castrateur pour l'intégrité des sons)
des écarts importants et plutôt marquants.
Les effets sont légion, l'assise dans le grave et le sous-grave
impeccables, tout autant que la clarté générale
(vraiment très appréciable, y compris pour la musique
de Graham Revell) qui émane de cette production signée,
quand même, Scott Martin Gershin (sound designer et supervising
sound designer), le designer sonore de, entre autres, Massacre
à la Tronçonneuse (2004), Kill Bill vol. 1, Blade
II, Destination Finbale 2 et Gladiator. Excusez
du peu... Le champ aural arrière se développe
au maximum et maximise par la même la perception du spectateur.
Cohérence, clarté souverraine (l'élément
clé de ce mixage pour l'auteur de ces lignes) et potentialités
exploitées caractérisent au mieux le travail réalisé
sur cette bande-son. Loin des effets guerriers de U-571,
ce sont ici les ambiances (de leur création jusqu'à
leur disparition dans les immenses fonds marins) qui sont mise
à l'honneur. Les sons s'étirent donc en se développant
autour de l'auditeur davantage qu'ils n'explosent véritablement.
A cet égard, le sons multicanal dessine en forçant
le trait un paysage sonore plus qu'il ne le dynamise en proposant
des effets à tout va.
Le format DTS est ici tout à fait comparable à un
stylo gris HB (bien 'gras' et bien dense, qui accentue le trait)
tandis que le codage numérique de Dolby serait un plus
simple crayon H, trop sec et pas assez dense pour imprimer suffisament,
du moins en profondeur. D'inquiétantes perturbations surround
qui redonne tout son sens à la notion d'ambiophonie, à
l'image de ces déplacements d'objets informels contre la
coque, dont ou peut aisément tracer la source et la direction
autour de soi. La qualité sonore est réhaussé
en DTS, de même qu'amplifiée sur la façade
avant. Le codage Dolby Digital est très proche, mais ne
permet pas de conserver un rapport de réalisme et de précision
suffissant pour convaincre tout à fait. En DTS, la voie
centrale s'emballe, se précise et tous les canaux à
contribution s'activent avec un dynamisme et une assise qui ne
manqueront pas de surprendre.
Cependant, lors d'une de ses diffusions en Dolby
Surround sur une chaîne satellite, la bande-son du film
donnait aussi d'excellents résultats, notamment sur les
basses, plus marquées dans les séquences calmes
qu'en 5.1 sur ce DVD...
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?
Nous avons testé la version location du
film. L'édition vente inclura un making-of de 12 minutes,
des scènes coupées commentées, ainsi que
la bande-annonce originale du film. Les menu sont animés
et sonorisés (DD 2.0) et quelques bande-annonces de l'éditeur
sont également présentes (en Dolby Digital 2.0).
| DTS vs. Dolby Digital |
 |
Les transitoires (extrêmement nombreuses)
sont vigoureuses et le tableau acoustique dépeint ici nécessitent
presque le codage DTS ne serait-ce que pour la précision
et la minutie des 'figures sonores' intrinsèques aux oeuvres
sous-marines, qui perdent indéniablement de leur texture
en Dolby Digital. La scène sonore s'y rétrécie
dramatiquement alors que c'est l'effet inverse qui est recherché
et 'invoqué' lors du mixage. L'encodage Dolby réduit
donc les marques de fabrique et les idiosyncrasies du travail
artistique initial. Les enceintes avant paraissent bien réduites
en Dolby Digital.
On notera juste de petits soucis sur les basses, excellentes en
DTS, mais parfois un poil plus mise en avant en Dolby Digital
au détriment cependant de la perception du champ aural.
Bref, le format DTS s'impose ici (nous avons testé la piste
DTS VO) d'un point de vue théorique (moins de pertes de
données et maintien maximal des micro- informations qui
enrichissent et bâtissent toutes les couches de la bande-son)
et pratique. Pour un design sonore qui parvient à créer
des couches/strates acoustiques et soniques qui disposeraient
presque de coordonées spatiales de hauteur et de vitesse,
c'est le moins que l'on puisse exiger! La piste DTS est absente
du DVD zone 1 du film, et est exclusive à notre zone 2.
Conclusion
Une location ou un achat s'imposent, selon le
cas. Loin d'être mémorable, le film ne démérite
aucunement et les amateurs de sensations aquatiques devraient
y trouver leur compte.
Notes du Disque
|