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Algeciras, au sud de l'Espagne. Un homme mystérieux
? Eugène ? est assassiné par des tueurs à
gages russes. Sur son cadavre, la DGSE récupère
une puce contenant des informations précieuses sur un
réseau clandestin de trafic d'armes et de diamants en
Afrique.
Une mission se met en place. Son objectif : démanteler
la filière et neutraliser le coeur du trafic, un homme
d'affaires influent installé en Suisse, Lipovsky. Le
capitaine Georges Brisseau et sa coéquipière Lisa,
deux agents secrets, sont envoyés au Maroc, accompagnés
de deux nageurs de combat, Raymond et Loïc, pour faire
sauter le "Anita Hans", le navire affrété
par Lipovsky. Le Colonel Grasset, Directeur de la DGSE, leur
affecte un ange gardien assez particulier : Tony. La mission
se déroule sans problèmes, mais au retour, Nadège
se fait arrêter à la frontière suisse et
Raymond se fait assassiner à Paris...
NOTEZ LE FILM
Pour la préparation du projet, Frédéric
Schoendoerffer s'est énormément documenté
sur le métier d'agent secret en procédant à
un tri méthodique des informations recueillies à
ce sujet. Il a également rencontré des "personnes
informées" qui lui ont apporté un éclairage
vivant et concret sur cette organisation. Au fil de l'écriture,
certains professionnels ont aidé la production à
clarifier quelques détails et à éliminer
certaines invraisemblances.
Un entraînement physique intensif
Les deux acteurs principaux ont suivi un entraînement
physique intensif avant le tournage. En particulier Vincent
Cassel qui a approfondi ses connaissances en arts martiaux.
Au programme également : natation, cascades et saut en
parachute. Les scènes d'action ont été
chorégraphiées et orchestrées par Alain
Figlarz, spécialiste des combats sur Le Pacte des loups.
Vincent Cassel se souvient : "Avec Alain Figlarz, nous
avons travaillé une technique plus efficace, plus sobre
inspirée de celle pratiquée par les services secrets
israéliens". Le comédien français
a également tenu à exécuter lui-même
le saut en parachute de Brisseau malgré le refus des
assurances.
Frédéric Schoendoerffer a de nouveau fait appel
aux deux comédiens vedettes de son précédent
film Scènes de crimes : André Dussollier et Charles
Berling. Ludovic Schoendoerffer, le frère de Frédéric
Schoendoerffer, a participé à l'écriture
du scénario et interprète dans le film le personnage
de Loïc, l'un des deux nageurs de combat. Commencé
fin février 2003, le tournage de 65 jours s'est étalé
sur quatre mois et s'est déroulé dans plusieurs
pays : la France, puis la Suisse, le Maroc et l'Espagne. Pour
la première fois, des scènes ont été
filmées pendant une semaine à Saint-Mandrier,
dans l'Ecole de formation des nageurs de combat. L'équipe
a d'ailleurs obtenu l'accord d'utiliser le matériel des
nageurs de combat, l'oxyger qui permet de plonger à l'oxygène
pur, sans faire de bulles.
Dense, épaisse, complexe, miroitée, l'oeuvre
de Frédéric Schoendoerffer se refuse aux tentatives
de classement faciles. Film d'action, thriller psychologique,
son film emprunte aux grands genres qu'il entend condenser,
faire sien, mais au final, son intégrité n'est
pas forcément facile à assumer. Le casting est
étincellant, avec des acteurs au diapason, qu'ils soient
issus de la précédente prodution du réalisateur
ou des nouveaux venus, Cassel et Bellucci en tête. Les
personnages sont campés avec maestria, tout en interiorisation,
afin de mieux cerner leur identité, identité qu'ils
ont tous du mal à clairement accepter. Agent Secrets
demeure un film sur l'identité, sur l'image, sur la présence
à soi. En dépit d'une logique narrative qui privilégie
les soubresauts du scénario, s'identifiant aisément
aux genres que nous avons précédemment nommés,
le film peine tout de même dans sa deuxième partie
à s'identifier, à se renforcer, et finit par susciter
un effet de manquement, de complétude non négotiée,
en particulier sur sa toute dernière partie dont l'éxécution
hâtive vient malencontreusement obscurcir et même
simplifier un ensemble placé sous le signe de la légitime
qualité. Foncièrement réussi formellement,
le film peine donc à identifier sa propre nature, à
se définir, s'établir comme ce fut le cas du précédent
essai de Schoendoerffer, Scènes de Crimes. Ici,
les apparences sont glaçantes, et le film partage des
qualités du cinéma Melvillien dont il ne fait
aucun doute que le réalisateur s'inspire. Mais ce ne
sont là que des détails noyés dans la structure
de l'ensemble. Le fonctionnement de ces agents secrets, le plaisir
des comédiens à camper des personnages troubles
et troublés se ressent et palpite à chaque plan,
rendant ainsi justice à un projet audacieux qui aurait
justement pu sombrer aisément dans la caricature facile.
Habile et bien portant, Agents Secrets est un film
tendu et viscéral, violent et âpre, rugueux et
fatal, un jeu avec la mort dont les personnages ne sortiront
pas indemnes.
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
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Une qualité vidéo saisissante de
réalisme et de performance à laquelle nous a habitué
l'éditeur depuis pas mal de temps déjà. Nous
notons d'excellents contrastes (scène d'ouverture et première
apparition en clair obscur de Charles Berling sur le ferry), une
définition d'excellent aloi, des couleurs justes et correctement
saturées, ainsi que des lumières sensationelles
qui témoignent d'une photographie particulièrement
aiguisée. Toutes ces qualités rayonnent sur la pleine
durée du métrage, et ne fléchissent que lors
d'occasionnels cas particuliers: quelques aplats dans la très
belle séquence sous-marine à la colorimétrie
retouchée au filtre verdâtre, et quelque peu de bruit
vidéo lors de séquences nocturnes qui génèrent
des fourmillements sur l'image intermitants. Le reste du temps,
la colorimétrie est idyllique, que le film se situe en
intérieur ou en extérieur, dans les froides lumières
de Paris ou sous le soeil de l'Espagne ou de Casablanca, où
la température de couleur remonte de manière notable,
mais où les lumières savent toujours préserver
des zones d'ombre, en phase avec le sujet, qu'il s'agisse de l'approche
visuelle des personnages (contraste ou intégration dans
les décors) ou des lieux. La compression n'avoue jamais
ses limites, aidée en cela par un bitrate une fois de plus
exemplaire (8.57 Mbps) et lui aussi très stable. Une fluidité
sans faille et un rendu pellicule-Scope que l'on aimerait bien
voir plus souvent. Nous avons cependant noté de très
rares occasions où l'image semble un plus "dure "
et les éclairages disons numériques, dû à
un encodage qui de toutes façons era éternellement
perfectible. Signalons enfin que toutes ces qualités visuelles
ne sont pas réunies ici par hasard, mais sont dues en très
grande partie à la lumineuse er exigeante photographie
de Jean-Pierre Sauvaire, qui a accompli sur le film un travail
d'une grande intégrité. Sur les passages difficiles
comme ces innombrables gros plans ou encore ces plan naviguants
à la steadycam, le rendu est saisissant et particulièrement
séduisant, donnant lieu à une image tranchée
et toujours intensément piquée. Le rendu demeure
argentique, jusque dans la très belle scènes d'ouverture
où les champs balayés par le vent avaient de quoi
effrayer les encodeurs MPEG II. Le rendu de l'image, pour finir,
est donc à l'image de ses cadres: exigent et très
réussi.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
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Ce sont Jean Goudier et Gérard Lamps qui
ont supervisé la bande-son du film. Vingt ans de carrière
pour l'un, et vingt six ans pour l'autre. Deux ténors Français
de l'univers du son, que l'on ne présente plus. Jean Goudier
a participé aux bandes-sons de Mon Idole et Bon
Voyage et on lui doit la bande-son du film Alexandre,
de Oliver Stone, qui n'est pas encore sorti sur les écrans
mondiaux, où il est crédité comme superviseur
du montage son. Lamps est également une figure renommée.
Récemment, on a pu apprécier son travail de designer
sonore et de mixeur sur génésis, ainsi
que sur Immortel ou encore Monsieur Ibrahim et les
fleurs du Coran, Une Femme de Ménage, Brocéliande,
Belphégor ou Harry, un Ami qui vous veut du bien.
Il est également crédité au mixage son
de Scènes de Crimes, le précédent
et premier film du réalisateur Frédéric Schoendoerffer.
Il est inutile de remettre quoi que ce soit en cause ici: la bande-son
est dirigée par des mains de maître, tels des marionnetistes
chevronnés et sans cesse plus ambitieux, d'authentiques
démiurges à même de créer un univers
sonore velouté, diaphane et transparent, avec tout le poids
du réalisme "à la Française". Enfin,
Hervé Roux, consultant DTS pour la France, s'est chargé
de l'encodage DTS pour le cinéma, tandis que Gérard
Lamps a supervisé le passage de la bande-son de sa copie
cinéma vers ce DVD, fait suffisament rare pour être
signalé.
Le film commence de manière assez marquante:
aucun mot n'est en effet prononcé jusqu'à la dixième
minute environ. Cette entrée en matière (un long
plan séquence truqué qui commence dans l'espace
pour s'achever sur le visage en gros plan de Charles Berling)
n'a rien d'une in medias res, mais participe à
intégrer le spectateur dans cet univers de silence de plomb
qu'est le monde de l'espionnage, où les secrets sont dérobés
et volés, et où la parole se pose comme un piège:
personne ne doit prononcer un mot de trop qui pourrait mettre
la puce à l'oreille, et jusque dans les relations humaines
et/ou sociales, la communication se veut exclusivement gestuelle
et codifée de la sorte (la main de Cassel sur celle de
Bellucci dans l'avion en dit plus que de longs discours, les gestes
des plongeurs, qui ne parlent que très peu pour préparer
leur mission et qui se contentent de quelques signes de la main
convenus sous l'eau, la relation avec le Colonel...). Le travail
sur le son commence donc par une véritable figure de style,
puisque le film s'ouvre de manière stylée sur la
musique englobante et atmosphérique de Bruno Coulais, puis
distille, avant d'authentiquement "représenter",
les bribes, les traces, les constituants du monde dépeint:
ouverture de portes, bruits de pas, souffle, univers portuaire
etc... L'enceinte centrale est convoquée et utilisée
avec intelligence, tandis que les voies parallèles de l'auditorium
sont occupées par la partition intense de Coulais qui se
fait de plus en plus pressante. Brusque accélération:
l'espion est désormais suivi. L'intégralité
de la bande-son, seul médium de perception des spectateurs
avec l'image (par ailleurs montée avec délectation
lors de cette séquence d'ouverture) se pare d'une précision
et d'un degré de qualité dans l'évocation
immanquables. Cette première séquence a tout d'une
force documentaire au niveau du son. Deux coups de feu retentissent:
à l'image des personnages en fuite, ils traversent l'espace
sonore de part en part. Si aucun mot n'est prononcé, les
voies sont habillées de son d'ambiances, ambiances sur
lesquelles le personnages de Charles Berling compte beaucoup pour
sauver sa peau. Celle du port est colorée et intense, tandis
que celle du champs est très diffuse et fait rayonner un
nombre assez incroyable de bruitages naturels, de vent, qui à
eux seuls dépeignent de manière psycho-acoustique
la solitude du personnage jusqu'à sa mort, toujours sans
parole, sans râle. Tous ces sons diégétiques
participent à la construction et l'évocation de
l'édifice fictionnel du réalisateur. Ils imprègnent
les lieux d'une présence tour à tour calme puis
inquiétante en dressant dans l'espace un ensemble de sensations
basé sur les stimuli. La véracité de la scène
sonore, sa justesse psychologique même en font un personnage
actant à part entière sans qui le film ne ressemblerait
à rien. A elle seule, la bande-son et son design forge
le processus de représentation sur lequel tout le film
va s'appuyer.
Lamps et Goudier sont donc parvenus pour ainsi
dire à densifier une scène sonore toute entière
dédiée à la représentation, à
la fictionnalisation, qui va intervenir sur la nature du film,
le calant par la même dans le genre qu'elle représente.
Cette bande-son est tout à la fois naturelle et artificielle,
sereine et tendue. D'une belle précision, elle utilise
tous les canaux à sa disposition afin de composer une scène
sonore large et spacieuse, relayée de manière intense
par les enceintes arrières qui oeuvrent à élargir
et "expandre" tout l'espace d'écoute, conférant
aux lieux du film un poids acoustique et une matière sonore
si importante dans une oeuvre de genre. Les textures sont denses
et variées, Lamps et Goudier disposant de bien plus d'un
tour dans leur sac pour parvenir à soldifier l'univers
acoustique du film. Par la même, chaque lieu visité
dispose d'une intégrité sonore marquante: le quartier
général, la prison et ses inquiétants cliquetis
et effets de 'soupape' en surround, le monde marin, large et très
spatialisé etc. La répartition dans l'espace sonore
laisse pantois et joue la carte du réalisme esthétique
et acoustique, permettant au film de se recentrer sur lui-même
en permanence, de conserver sa propre ligne de mire. Lors de séquences
plus marquées (l'attaque sous-marine, l'accident de voiture,
ou encore le saut en parachute), la bande-son se propose de manière
encore plus caractérisée, usant à profusion
de tous les canaux mis à sa disposition, et ce même
s'il s'agit de 5.1 et non de 6.1. La spatialisation, sur tout
le long-métrage, se veut d'une grande rigueur d'exécution,
n'abusant jamais de l'artifice, mais y ayant recours à
maintes reprises en vue de suggérer, toujours de manière
psycho-acoustique. Les formes sonores abstraites ne le restent
pas plus de quelques secondes, et se transforment en formes sonores
concrètes, nous rappelant par la même que nous sommes
dans un univers bien réel, en dépit de la fiction.
De surcroît, la captation des dialogues est idéale
(mais on les aurait préféré un peu plus tablés
sur le bas médiums), tout comme la précision de
la voie centrale, et la répartition ambiophonique des nappes
sonores relève d'un travail de pro, la musique ayant été
ventilée et répartie sur toutes les voies à
la manière d'un album mixé en son muticanal, d'où
ce sentiment d'être entouré et enserré en
permanence par une bande-son décidément très
active, très juste, très réaliste. L'espace
sonore n'est jamais vraiment laissé libre, mais se voit
recouvert par un tapis acoustique d'une belle densité.
En revanche, si les trous sonores entre les voies ne sont pas
d'actualité, nous aurions senti un peu plus de présence,
de liant entre les voies, notamment en étageant un peu
mieux les médiums, mais il ne s'agit aucunement d'un défaut.
La séquence aquatique présente de superbes instants
sonores, utilisant les six canaux à bon escient et distillant
des volutes sonores très réalistes, voire naturelles,
qui témoignent du soin de la prise de son. Enfin, signalons
que la réponse en fréquence est toujours juste et
couvre correctement les deux extrêmes du spectre, avec notamment
des nappes d'infra-graves particulièrement convaincants
à plusieurs reprises. Les médiums, sur toutes les
voies, présentent un aspect satiné et velouté.
Une véritable opulence de sons à la Française
en somme, et un mixage au design sonore libéré,
vaste et aventureux, puissant dans sa représentation et
très ouvert dans sa présentation, son aspect multicanal.
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette
?
Les suppléments, outre le commentaire audio du réalisateur,
sont situés sur le disque deux. Le packaging, d'un nouveau
type, s'ouvre de manière très élégante
sur ses deux extrémités. Nous découvrons
donc un making of de Isabelle Giordano (feu madame cinéma
de Canal plus) et Christophe Ecoffet de 21 minutes, conçu
comme de la vidéo brute, d'un excellente qualité
vidéo, mais présenté en 4/3. Ce documetaire
aligne des interviews sur le vif et mêle extraits du films
avec scènes de tournage. Les scènes coupées
commentées par Frédéric Schoendoerffer. Le
making-Of du saut en parachute réalisé par Kim Chapiron,
une interview de Frédéric Schoendoerffer, unClip
sur la musique de Akhénaton, Freeman, Shurik'n (I AM),
un module sur Les cascades et leur prévisualisation, les
Projets d'affiches, très beaux, (en DD 5.1), sans oublier
les bandes-annonces,t oujours présentées en 4/3
et en DD 2.0. A quand du 5.1 ?
| DTS vs. Dolby Digital |
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La piste son est encodée en DTS mi-débit, et
s'avère vigoureuse et performante. On aurait souhaité
un peu plus de différences avec le format concurrent
qui se révèle finalement assez proche en terme
d'efficicaité. Mais la piste DTS recèle de nombreux
points positifs que nous nous proposons de recencer ici. D'une
part, nous n'obersvons pas de revisitation de la bande-son façon
Gladiator mais les deux pistes 5.1 possèdent
une température sonore plutôt différente:
la piste DD 5.1 se révèle être froide, froideur
que le format DTS permet de retirer au profit d'un revigoration
des médiums et des aigus, qinsi que d'un rehaussement
de la dynamique, cependant assez léger. Cet effet se
présente comme le premier élément notable
de cette piste DTS, qui à elle seule suffit à
modifier les aspérités de la bande-son vers le
bon sens de fonctionnement. Tout ceci est assez perceptible
dès l'ouverte du film, où l'intégralité
des voies, musicale, retrouve une finesse dans l'évocation,
ainsi qu'une fluidité et une chaleur donc que l'on ne
retrouve pas reproduit à l'identique en format Dolby
Digital 5.1. En outre, les voies arrières semblent animées
de davantage de palpitation et dessinent un espace scénique
plus marqué, plus aéré, davantage concerné
par la puissance de la représentation sonore. Le travail
de Goudier et Lamps que nous avons abordé précédemment
s'en trouve logiquement rehaussé, proposant ainsi plus
de matière, de texture sonore, et s'apparentant à
un approfonddissement de l'efficacité acoustique. La
scène sonore gagne au passage une épaisseur surround
et multicanale qui, si on l'aurait souhaité là
aussi davantage etoffée, ne manquera pas d'être
remarquée et libèrera vos électroniques
tout de même moins sollicitées en Dolby Digital.
Sur cette bande-son, l'avantage du format DTS se lit dans la
résolution, plus élevée mais de peu, et
dans la ponctualité, plus marquée. La réponse
en fréquence se voit par la même légèrement
revisitée, mais une fois de plus, les différences
ne sont malheureusement pas légion. Quoiqu'il en soit,
l'expérience multicanale se voit rehaussée en
DTS, et comme la bande-son fourmille de détails sonores
exposés avec plus ou moins de vigueur (il se passe en
effet toujours quelque chose, presque en continu), il s'impose
comme le choix préféré, le plus convaincant,
le plus convaicant, avec toutefois les réserves sur la
proximité du format DD 5.1, que l'on attendait plus éloigné
des résultats d'écoute DTS...
Une part importante de la gamme dynamique a été
réservée aux bandes-sons multicanales, la piste
DD 2.0 se révélant complètement amorphe
et indigente. Signalons que la secone piste DD 2.0, réservée
au commentaire du réalisateur, est nettement mieux encodée,
en surround elle aussi lorsque le cinéaste ne dit mot,
et possède des caractéristique supérieure
à la piste DD 2.0 du film... allant même sur certaines
séquences à faire jeu égal avec les pistes
5.1... tout comme le dowmix en Stéréo Surround
de la piste DD 5.1, qui donne d'impeccables résultats
jusque dans les basses.
Conclusion
Une très solide édition, forte
d'un packaging d'un nouveau type qui s'ouvre sur ses deux extrémités,
et qui démontre avec force et pugnacité que la France
peut réaliser de très beaux travaux sonores pour
le cinéma.
Nos Notes du Disque
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