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alien 3

20 th Century Fox, 2004
Troisième volet de l'édition "Alien Quadrilogy"
Seule la version longue du film, qui offre 29 minutes de métrage en plus, est présente sur cette édition qui du coup, gagne une piste DTS.
Disponible à l'unité ou en coffret collector

Test conduit par Cornwall, août 2004
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Pendant des décennies, Fiorina 161 fut une planète pénitentiaire où des bagnards endurcis extrayaient et fondaient le minerai pour le compte de la toute-puissante Compagnie. Une vingtaine de détenus y habitent encore, sous les ordres du Andrews et de Dillon, fondateur d'une religion prônant la chasteté. C'est dans cet endroit désolé que la capsule de Ripley vient s'écraser. Soignée par Clemens, le médecin de la colonie, elle se croit la seule survivante de l'équipage, lorsqu'une série de morts violentes lui fait comprendre que l'Alien a lui aussi débarqué et recommence à sévir. Face à la méfiance et à la misogynie des détenus (allant même jusqu'à une tentative de viol), elle organise la lutte. Aucune arme n'existant sur la planète, le seul moyen est d'attirer l'Alien dans un cul-de-sac et de le faire tomber dans une cuve de métal en fusion. Pendant ce temps, le monstre continue de faire des victimes : Clemens, principal allié - et amant - de Ripley; puis Andrews, que remplace Aaron. Après que bon nombre de détenus aient été eux aussi massacrés, le sacrifice de Dillon permet enfin de se débarrasser de l'Alien. Mais Ripley s'est rendue compte avec horreur qu'elle a été engrossée à son insu et qu'elle est porteuse d'une future reine pondeuse. Alertés par Aaron, des membres de la Compagnie se présentent, bien décidés à sauver ce très précieux spécimen d'Alien.

NOTEZ LE FILM:

Un troisième volet haut en couleurs, spectaculaire et profondément pessimiste, né d'un processus créatif extrêmement chaotique et douloureux. Film maudit, détesté, anéanti avant la fin même de son tournage, la première réalisation de Fincher a tout d'un martur de cinéma qui avec le temps, semble se bonifier, et apaise de lui-même les tensions de sa genèse. Production colossale mais maîtrisée avec soin, son film n'a jamais été incarné comme Fincher le souhaitait. Accouché dans la douleur, le film n'a jamais rencontré son public outre-Atlantique, mais a bénéficié d'un accueil très favorable dans le reste du monde où il fut exploité de longues semaines durant. En outre, Fincher n'a jamais pu tourner Alien 3 avec une version définitive du script: celui-ci fut réécrit, recomposé et restructuré en permanence. Cette architecture narrative fragile n'est pour autant absolumlent pas visible ou décelable lors de la vision du film, mais représenta une véritable épreuve de force lors du tournage, où l'essentiel du quotidien fut avant tout orienté vers des phases de réécriture, avant que quelque scène ou séquence ne soit tournée. Pire encore, si le film reflète l'univers du Fincher à venir (Fight Club, etc), le cinéaste ne fut même pas convié au montage... Au final, le film évolue de lui-même, de manière presque organique. Il emprunte certes un parcours psychlogique des plus classiques et convenu, mais sa structure se rapproche davantage de celles des mythes: un glissement ers la déchéance, la décrépitude, l'abnégation, l'agonie, la tragédie, à l'image de son dénouement, plus dense encore dans cette version car elle supprime ce plan ridicule où le foetus de l'Alien faisait éclater le ventre de Ripley dans la version cinéma.

Les anecdotes autour du film sont légion, et pour cause: rien ne semblait se profiler de manière naturelle, et chaque acte de création obéissait avant tout à une perspective nouvelle de production. Onéreux et douloureux, Alien 3 fut, en dépit de toutes ses qualités (et il est très nettement plus réussi que le quatrième opus), un échec cuisant qui vit son metteur en scène s'effacer de sa création, pourtant sotenu et porté par une Sigourney Weaver enthousiaste et sereine. A l'origine, Ripley ne devait pas figurer dans ce troisième épisode, mais réapparaître à nouveau dans un quatrième. Toutefois, près de six ans s'étant- écoulés depuis Aliens, Sigourney Weaver accepta d'être partie prenante, à la fois comme actrice et comme co-productrice. Elle obtint un salaire de 4 millions de dollars, en partie, expliqua-t-elle, "(...)pour avoir été obligée de se raser le crane".

David Fincher (28 ans) n'avait jusqu'alors tourné que des publicités, des vidéo-clips et quelques plans du RETOUR DU JEDI. D'abord estimé à 40 millions de dollars, le budget atteignit finalement les 60 millions. Fincher avait voulu que le scénario soit bâti en cinq actes, correspondant, pour Ripley, aux cinq étapes de l'agonie telles que les définit la psychologue Elisabeth Kuebler-Ross : le refus, la colère, le marchandage, la dépression et enfin l'acceptation. [source partielle: monsieurcinema.com].

 

Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

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Quelle belle copie! Les progrès en terme d'encodage étant e qu'ils sont, on se retrouve avec une image piquée, lumineuse, et qui offre des valeurs de contrates nettement supérieures à celles de la première mouture du film sur support DVD. Les tons uniformément ocres (mais qui oscillent de chaud à froid en terme de température des couleurs) sont ici reproduis avec un très joli degré de saturation des couleurs qui, associé à des noirs des plus profonds , nous révèlent un monde visuel unique et très stylisé. Sur le front des nouvelles négatives, nous avons noté quelques tremblements très légers de l'image, ainsi que de légers fléchissements de la tenue de l'image, en terme de définition et de clarté lors des scènes enfummées, un véritable supplice pour les encodeurs MPEG II. La photographie subtile de Alex THOMSON, qui a repris le projet suite au désistement de son précédent collègue est tout à fait respectée. Les personnages surgissent de l'ombre vers la lumière, et les silhouettes sont sculptées dans la brume. Même lorsque l'action s'emballe ou que les décors se veulent peu sujet aux forts éclairages (pour preuve, cette superbe séquence d'un immense tunnel éclairé à la bougie), l'encodage ne s'effiloche pas plus que de raison. Ce remastering est un très bel effort pour préserver l'intégrité visuelle du film de Fincher, et surpasse sans peine la précédente édition DVD. Signalons enfin qu'il existe peu de différences avec l'édition zone 1, qui ressemble très nettement à cette version Japonaise qui ne présente, il vous faut le savoir, que la version dite "édition spéciale" du film, plus longue d'environ 30 minutes, et plus proche de ce que souhaitait Fincher lui-même lors de la sortie du film. Sur le disque zone 1, la version cinéma, plus courte et plus axée sur les caprices ridicules du studio, est présente (via le procédé Seamless Branching), mais le film n'est pas présenté en DTS 5.1 comme c'est ici le cas. Le report sur DVD jouit en outre d'un bitrate plutôt finement géré (6.65 Mb/sec), tout comme la compression, maîtrisée avec brio et non sans talent. Les passages nouvellement intégrés pour cette édition Spéciale sont indécelables des autres, et leur intégration est parfaite.

 

Audio : Analyse des pistes sons du disque

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La bande-son de ce troisième opus a toujours bénéficié de soins d'envergure et c'est avec délectation que l'on retrouve une bande-son définitivement optimisée et très dynamique sur cette ultime édition DVD. En effet, le travail et le design de cet opus est de loin l'un des plus convaincant de la série, avec une maximisation permanente de la scène sonore qui ne s'effondre jamais sur les voies avant et qui n'a de cesse d'ouvrir ses perspectives créatives et ambiophoniques. L'exploitation du paysage sonore est permanente et vigoureuse, et se voit rehaussée par un excellent rapport signal sur bruit. Nous apprenons, dans les suppléments consacrés à la phase de post-production, que les sound designers et les monteurs son ont eu recours à un nombre de bruitages plutôt conséquent afin de déstabiliser psychologiquement les spectateurs, et c'est avec un grand plaisir que nous pouvons vérifier tout ceci dans ce mixage 5.1 où l'intégration des éléments sonore est tout simplement parfait. Les sons, au pouvoir de recouvrement élevé et très convaincant sont tout à la fois fugaces et de haute qualité, et l'ensemble respire une belle technicité. Précise et radicale, la prise de son est de haute volée, au point que l'opération créative réalisée lors du mixage ne peut qu'enjoliver un ensemble placé sous le signe de la qualité et de la pertinence. Mais il y a bien mieux que cela: le film évolue par phase, à l'image de la bande-son. Suite à un générique qui joue l'économie mais n'oublie jamais de mettre en place une scène sonore créative et furieuse, le film évolue vers la création d'un authentique paysage sonique au fur et à mesure que le spectateur découvre la prison et tous les détails de son univers carcéral. Ce générique fait exister votre voie centrale, et consiste en une succession de musique symphonique comprenant de nombreux chœurs entrecoupée de bruitages secs, tranchants et viscéraux matérialisant le choc à l'intérieur de la navette et son éjection vers Fiorina 161. De surcroît, l'intégralité de la bande-son brille par sa façade formelle et ses qualités d'exécution. Les habituels éléments techniques (diaphonie, dynamique, séparation des canaux, réponse etc...) affichent eux aussi de très belles valeurs, transformant chaque instant de cette bande-son en un plaisir d'écoute coupable, mais hautement performant. Lors de la seconde partie du film, la bande-son recrée à merveille les diverses sensations de cloisonnement en mettant littéralement en scène et sur tous les canaux la course poursuite apocalyptique entre la créature et les prisonniers jusqu'au final quasi-christique.

Elliott Goldenthal, le compositeur, nous révèle dans les suppléments son utilisation d'une musique atonale, qui oscille entre musique orchestrale et effets sonores rendus par l'emploi d'instruments aux sonorités incongrues. Il se dégage ainsi de cette bande-son une énergie acoustique certaine, bâtie sur des notes sonore discordantes procurées par la musique et soutenue par une ligne mélodique d'une ample générosité lors des moments clé. Durant les séquences d'action, la scène sonore jouit d'une stabilité incroyable (le film date de 1992) et d'un pouvoir d'évocation foudroyant. A ce titre, le vent et la circulation de l'air dans la base sont omniprésents et finissent par générer un environnement acoustique pénétrant et des plus immersif. Les voix sont captées avec un soin extrême (une fois de plus, pour l'époque), mais l'on notera des fléchissements là aussi du à l'intégration de certains sons captés lors du tournages et d'autres en post-production, mais aussi lors de nouveaux passages de la version spéciale. A certains moments, les dialogues sont inaudibles, alors qu'ils sont éclatants de vitalité acoustique à 95% du temps. Mais le son reste nourri, riche, opulent et présente de grandes qualités spatiales , jusque dans le placement des voix dans l'espace, où les coordonnées sonores sont clairement lisibles dans l'espace, de manière holographique. Les rugissements de la créature en voie centrale sont extrêmement impressionnantes parfois et utilisent une gamme dynamique très cossue. La musique et sa disposition spatiale, faite de clarté et d'une très belle utilisation de toutes les voies, est enregistrée avec soin et intégrée aux petits oignons. De temps à autres, un détail sonore frappant, comme cette goutte d'eau qui tombe du plafond dans une scène furieuse, vient s'inviter à la fête, caractérisant un espace sonore d'une très belle vitalité. Nous ne pouvons que recommander cette bande-son à quiconque vient de changer ses enceintes: elle sera en effet un test très réussi pour tester la cohérence entre vos diffuseurs tant elle sait bâtir un espace sonore très net, architecturé avec un soin extrême, dans lequel les masses sonores se déploient de manière très large et très mobile.



Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?


• 12 courts documentaires (16-18 min. chacun)
• 7 galeries d'illustrations
• 9 galeries de photos
• 11 galeries de Storyboard
• Les séquences en multi-angles

Une section intercativité fascinante, présentée en VO sous-titrée en Japonais (les sous-titres sont imposés... et les sous-titres Anglais ne sont pas disponibles), et qui nous offre une voyage sensationnel dans les arcanes de la création du film. Les documentaires, organisés avec soin en quatre phases (pré-production, production et post-production), proposent des commentaires acérés et d'une grande précision, et mêlent vidéos de tournage (une mine d'or), photos et interviews récentes, jusqu'à celles des producteurs, qui n'ont pourtant jamais eu le bon rôle dans cet épisode puisque le film, parfois informe, peut tout à fait être conçu comme l'émanation de leur vision forcée, contrainte Les galeries de photos sont très généreuses et très détaillées, et méritent un sérieux coup de rétine, ne serait-ce que pour découvrir un Fincher très attaché à son travail, au four et au moulin. l4ensemble n'est cependant pas présenté en 16/9 mais présente, même pour les documentaires d'époque, une belle qualité d'image vidéo, très légèrement tramée cependant. Les menus sont animés, plutôt sobres. ils s'intègrent avec ceux des autres menus de la quadrilogie en DVD en terme de design. Enfin, il vous faut savoir que l'intégralité de ce disque Japonais est rédigé en Japonais... seules quelques petites indications apparaissent en Anglais ("P" pour Production, "PP" pour Pré ou Post Production), mais le plus clair du temps, il vous faudra partir à l'aventure, même si on parvient vite à se repérer sans peine.

L'exploration demeure fascinante, et l'on apprend absolument tout sur le film, jusque ce curieux développement initial situé sur une planète en bois intégrale habitée par des moines pensant vivre dans un environnement protégé, dans une période post-apocalyptique... Un contenu d'une richesse prenante, tout simplement.


DTS vs. Dolby Digital DTS vs. DD

La déception de cette édition: suite à nos écoutes, nous n'avons pas pu départager les deux codages audio, qui affichent des résultats tout bonnement identiques, très en retrait en terme de différence par rapport aux autres épisodes de la quadrilogie, où les différences vont clairement en faveur du format DTS. En DTS néanmoins, les basses fréquences sont nettement plus larges et remontent bien plus dans leur rendu spatial, tout comme les voix des protagonistes masculins, légèrement plus texturées et plus vigoureuses. C'est bien là les seules caractéristiques du format DTS sur ce film. Visiblement, et le film a été mixé en Dolby SR (Spectral Recording) à l'époque, les différences ne peuvent s'exprimer en raison d'une absence d'un réel traitement multicanal lors de sa sortie en salles. Mais lorsque l'on voit les résultats tétanisants du remixage 5.1 réalisé pour l'édition DVD, on demeure surpris.

Qulque soit le format sonore, les coups d'éclat acoustique sont rendus avec le même brio: les voix en surround des prisonniers lors des course-poursuites finales sont absolument identiques en DD et DTS, tout comme la dynamique lors des attaques, où les chocs qui s'étagent dans la bande-son, prolongeant le moindre écho (net et tranchant) de cet univers de métal et de ciment. Nous sommes déçus de ne pouvoir en écrire plus, mais le constat est ce qu'il est, cette piste DTS, non pas qu'elle déçoit, ne présente malheureusement que très peu d'intérêt... Elle arrondit davantage le son et écarte un peu plus les masses sonores les unes des autres, d'où ce son plus convaincant et plus spatialisé (mais de vraiment peu), mais ne propose pas de qualités acoustiques supérieures, contrairement aux autres opus de la quadrilogie. Au final, vous opterez pour cette édition que si vous êtes un aficionados éclairé du format DTS.

NOTEZ LA PISTE DTS:

Conclusion

Une édition en or, convaincante de bout en bout, où notre déception restera le manque de différences et d'impact des deux formats sonores. Le remixage est dantesque, très ouvert et superbement spatialisé, et redonne une fraîcheur dynamique à une bande-son déjà très soignée en Dolby Surround. Très chaudement recommandée...

Nos Notes du Disque

Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivié
Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivité

Note Globale
 
jaquette



specifications techniques

- DVD Vidéo
- DVD-9 x2
- 139 min
- Zone 2 (NTSC) Japon
- RCE : Non
- Intro DTS: non...
- Fichier DTS: 799 Mo
- Fichier DD: 474 Mo
- Changement de piste son à la volée possible.

format video
- 16/9 anamorphique
- Ratio : 2.30:1 environ

format DTS
- Anglais 5.1

format DD
- Anglais 5.1
- Japonais 5.1

format PCM
- Aucun

debit audio
- DTS : 754.75 Kbps
- DD : 448 et 384 Kbps

sous-titres
- Anglais
- Japonais

interactivite
- Menus animés
- Chapitrage
- Sélection codage son

bonus
- Absente sur le disque #1

dvd-rom
- Aucun...


prix
- ???


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