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Giorgio, un gauchiste idéaliste devenu terroriste, retourne en Italie après un exil en Amérique Centrale afin de mener une vie normale. Faisant chanter d'anciens militants, il obtient une peine de prison réduite. Une fois libéré, il sombre inexorablement dans une spirale infernale faite de violence et de crime.
NOTEZ
LE FILM:
DOSSIER
DE PRESSE
Arrivederci Amore, ciao a été présenté en compétition officielle dans le cadre du Festival du Film Policier de Cognac en 2006. |
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Le film s'est vu auréolé, en 2006, d'un David di Natello Awards (l'équivalent de nos Césars) pour sa chanson originale composée par Caterina Caselli. Le film de Michele Soavi a aussi été nominé dans la catégorie meilleur décor et meilleure actrice dans un second rôle pour Isabella Ferrari. |
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Arrivederci Amore, cia o est l'adaptation du roman de Massimo Carlotto : "L'idée d'Arrivederci Amore, ciao est née du désir d'écrire un roman sur les pires individus de ma génération - ceux qui ont choisi la voie condamnable de la lutte armée et qui, une fois vaincus, ont préféré ne pas payer leur dette à la société. Entre le repentir, la délation et les chantages, ils ont ainsi réussi à éviter la prison à vie." C'est justement le sujet de cette oeuvre qui a attiré l'attention de Michele Soavi : "(...) J'ai été impressionné par le dénouement foncièrement sombre et désespéré du livre qui, a mes yeux, réinvente les codes du polar contemporain où, le plus souvent, le Bien finit par triompher du Mal..." |
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Le travail d'adaptation s'est avéré plus complexe que ne pouvait l'imaginer Michele Soavi en raison du point de vue réaliste qu'il a souhaité privilégier : "Par ailleurs, nous avons éliminé certains aspects obscènes du livre qui passent mieux à l'écrit qu'à l'image." De ce fait pas moins de 5 scénaristes ont dû s'atteler à se travail d'écriture. |
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A la manière d'une pièce de théâtre, Arrivederci Amore, ciao a subit un découpage en actes. C'est le réalisateur Michele Soavi qui a tenu à une structure ternaire, de manière à se focaliser sur les différentes étapes de la vie du personnage principal Giorgio. |
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A travers Arrivederci Amore, ciao Michele Soavi a tenu à se rapprocher dans certaines séquences plus oniriques du cinéma de Dario Argento et de Mario Bava : "J'ai toujours aimé explorer la part sombre de l'âme humaine en m'engouffrant dans la brêche du fantastique" |
CRITIQUE
Derrière cette oeuvre âpre et grandiloquente, le cinéaste met à nu une véritable politique du mal, celui, moderne, sournois, contemporain, qui ronge les artères de la société italienne, et par extension, qui se fait l'écho des maux de toutes les sociétés. Le parcours à la structure ternaire symbolique de son protagoniste a été conçu avec une minutie scénaristique qui touche souvent au sublime. Le film se veut rythmé, organique, et accumule des actions d'éclat via une mise en scène de haute volée, qui accorde personnages et lieux, Bien et Mal, amour et mort dans un ballet tragique au réalisme cru et froid. Au final, le film de Soavi décrit avec amplitude et emphase l'ascension d'un personnage en dépit de sa propre décadence. Un paradoxe que le cinéaste conjugue sur un mode formel abouti et intègre, porté par une interprétation de très haute volée.
Vidéo
: Que vaut l'image de ce DVD ?
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Comme c'est d'ordinaire le cas avec l'éditeur, l'image de Arrivederci Amore, Ciao jouit d'un report optimal sur support DVD. Ce pressage à la définition standard (SD) propose des noirs affinés, un niveau de contrastes très travaillé (intégré à la mise en scène de manière immanquable), et ce même s'ils sombrent parfois un peu trop vers l'obscur. La définition se montre ad hoc et ciselée en toutes circonstances, et le format CinémaScope transcende les lieux de l'action. La compression MPEG II se voit à nouveau gérée avec délectation, et même si les arrières-plans semblent parfois avoir été atténués et se montrent sous-représentés, l'ensemble dispose tout de même d'un confort visuel tour à tour naturel, artificiel (effets de montage et autres effets visuels), mais en permanence ajusté aux situations. Autre point fort: la gestion de l'échelle colorimétrique, elle aussi savamment composée, où certaines lumières nocturnes se montrent d'une saturation éclatante. Les séquences finales, mémorables, peuvent être conçues comme les plus beaux exemples de la réussite de l'encodage. Même la pluie, intensément présente dans le métrage, ne génère pas d'artefacts, du moins pas plus que cela est acceptable sur support DVD en 2007.
Audio
: Analyse artistique de la bande-son
L'exploitation du paysage sonore représente, à n'en point douter, une véritable prouesse, à laquelle nous avons accordé notre Diapason de Bronze. En effet, le film, déjà fortement événementiel, profite d'une bande-son qui, en permanence, enserre les personnages et la trame de l'histoire dans une enveloppe acoustique réaliste et de haute densité. En ce sens, toutes les voies sont ouvertes et employées à tout instant comme vecteur de violence ou de représentation. rares sont les moments où cet effort dynamique s'estompe. Avec des dialogues clairs en voie centrale et un arc frontal spatialement très détendu et ouvert, le reste de la scène sonore se voit découpée dans la chair même de la réalité. L'environnement multicanaux ainsi créé se rapproche de la réalité, et ajoute une gamme dynamique des plus appréciable, elle aussi très large et patente. Les coups de feu se montrent sec et vigoureux, à l'image d'une production Nord Américaine ou Asiatique, tandis que les éléments symboliques (l'eau en particulier) envahissent le cœur acoustique du film, se voyant répartis sur tous les canaux et dressant véritablement l'équilibre tonal d'une scène arrière très riche et contrastée. La séquence onirique réitérée donne lieu à quelques effets audio-visiogène claquants et acoustiquement violents. La profondeur de la scène sonore marque durablement l'écoute, sans jamais vraiment anéantir l'équilibre réaliste du son. Mobile, agressive et impérieuse, la bande-son du film de Soavi distille des parfums multicanaux finalement rares et emploie son inventivité permanente comme une élément narratif majeur: en ce sens, les tubes très eighties qui émaillent Arrivederci Mi Amore, Ciao trouvent une résonance à proprement parler hallucinante qui évoque le montage audio de certaines œuvres de Scorsese. La qualité de leur reproduction et la clarté de leur réponse en fréquence (voir la chanson-titre, déjà entendue dans La Chambre du Fils de Nani Moretti) ne peuvent que convaincre, donc surprendre. Cette bande-son demeure actualisée en temps-réel, et creuse un espace dimensionnel au service du film, recréant une spatialisation de premier choix au travers de figures sonores conjuguées en mode majeur. Puissant, clair et très contrasté, voici un tissu acoustique qi respire le cinéma et qui convainc nettement plus que certaines productions Américaines pourtant récentes. Comme nous l'apprécions, la technique se met ici au service de l'artistique, au point que le film impose une écoute sur six canaux afin de délier, totalement, ses axes dramatiques et de répandre sa puissance d'évocation sur des coordonnées cinématographiques autres que celles des images. Vivante et puissamment musclée, la bande-son du film ne manquera aucunement de séduire et de convaincre... pour peu qu'elle soit écoutée en VO Italienne, le doublage Français gommant une gamme importantes de micro-détails et autres aspérités (voix sur les surrounds, effets transitoires moins nets...).

La présence dont est capable la bande-son se voit ici retransmise avec davantage d'énergie et de profondeur acoustique par la piste DTS 5.1 (VO uniquement). Les différences, jamais vraiment écrasantes pourtant, installent d'emblée un climat, une humeur sonore reposant sur une densité plus ferme et davantage contrastée lorsque l'on écoute en DTS 5.1. Chaque canal se voit amplifié et augmenté d'une taille (nous avons pris soin de compenser l'offset de -4dB) lorsque l'on passe du format Dolby Digital 5.1 au format DTS 5.1. Cette taille acquise, cette stature retrouvée sert totalement le film et lui octroie une dimension acoustique plus soyeuse, aux textures plus définies et évidentes à l'oreille, et à la spatialisation, la diaphonie, plus poussées. De la scène d'ouverture jusqu'au générique le clôturant, le film, via la piste DTS 5.1, transpire davantage, se montre plus agressif et fidèle. la réponse en fréquence semble reposer sur des bases plus stables, les sons "claquent" avec davantage de fermeté, tandis que les déplacements multicanaux et autres détails intrinsèques au film, bénéficient d'une qualité de reproduction qui parait optimisée sur la piste DTS, à l'amplitude large et limpide, et à l'impact vigoureux.
NOTEZ
LA PISTE DTS:
Suppléments
: Que trouverez-vous sur la galette ?
- Entretien avec le réal. Michele Soavi (26’, 4/3, piètre qualité technique), qui revient ur la genèse du projet de manière précise et sincère.
- Scènes coupées et séquences alternatives (environ 12 min)
- Galerie photos
- Bandes-annonces et teasers
- Filmographies et Liens Internet
Nos Notes du
Disque
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