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La première fois que j’ai vu Basic
Instinct, c’était lors de la Fête du Cinéma
de 1992. A l’époque, il suffisait de payer 1 franc
par séance (ou comment passer trois jours en enfer). J’avais
réussi à trouver une place assise dans la salle
qui diffusait le film et je regardais tous les spectateurs commencer
à s’empiler sur les marches les uns derrière
les autres. Le film commença alors même que les lumières
étaient encore allumées et que plusieurs dizaines
de personnes essayaient encore d’entrer (écoute optimale
donc - du délire). C’est lorsque le nom de Sharon
Stone apparu à l’écran et que toute la salle
(surtout les hommes) se mit à applaudir et siffler de bonheur
que je compris que Basic Instinct n’était déjà
plus un film comme les autres. Fustigé par les uns, adoré
par les autres, le film fit couler beaucoup d’encre à
sortie mais fut tout de même nominé deux fois pour
les Oscars.
Plutôt que de parler de l’histoire
du film (que presque tout le monde connaît), je préfère
vous coller dans la suite cette petite anecdote mentionnée
sur le site de Monsieur Cinéma (http://www.mcinema.com).
Sachez qu’en 1990, Joe Eszterhas toucha 3 millions de dollars
pour Basic Instinct, la somme la plus faramineuse jamais payée
pour un scénario. Paul Verhoeven le fit ensuite réécrire
par Gary Goldman, mais revint finalement à la version d'origine.
Sous la pression des ligues féministes et homosexuelles,
Eszterhas voulut en modifier certains éléments,
remplaçant le personnage macho de Nick par une lesbienne
(qui aurait été jouée par Kathleen Turner)
et montrant la meurtrière s'attaquer indifféremment
à des hommes et à des femmes. Devant le refus du
réalisateur, il se retira du projet tandis que les ligues
continuaient de manifester, perturbant le tournage jusqu'au soir
de la première et, par la suite, lors des apparitions télévisées
de Sharon Stone et Michael Douglas pour le lancement du film.
Que dire de ce film aujourd’hui ? Les adversaires
de l’œuvre de Verhoeven vous diront qu’il faut
réserver ce film pour les soirées ou le cerveau
ne fonctionne pas. Pour ma part, je trouve l’intrigue plutôt
intéressante et l’histoire suffisamment originale
pour qu’on s’y intéresse pendant les 129 minutes
que dure le film. Après avoir vu l’édition
DVD zone 2 de Studio Canal, la zone 1 d’Artisan et maintenant
celle de Pioneer pour le Japon, force est de constater que le
film a cependant un peu vieilli. C’est un peu comme si un
voile invisible labellisé « made in the ninetees
» planait sur la pellicule. Vous savez un peu comme quand
vous regardez Wargames en vous disant : « Les jeux vidéo
ressemblaient vraiment à ça ? ».
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
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Victime de la censure, la qualité de l’image
de ce titre en prend vite pour son grade. Des macroblocs omniprésents
(censure), une définition moyenne et des scènes
où la mauvaise maîtrise de la compression font penser
à un beau Di..x diminuent grandement le plaisir que l’on
peut avoir à regarder ce DVD. Disons que pour faire simple,
cette édition reprend les défauts des éditions
zone 2 française et zone 1 américaine (notamment
en terme de contraste et balance des couleurs) mais avec une touche
de censure en guise de dessert. Vous me trouvez sévère
? Et bien, je vous invite à jeter un œil sur le comparatif
zone 2 France / zone 2 Japon. Les captures d’écran
réalisées sont disponibles ici. Le DVD
a été testé sur un écran plasma 107
cm de marque Pioneer et sur une télévision 16/9
de 32’’ de marque Philips.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
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Après la baffe visuelle,
place à l’ouragan sonore. Si la partie vidéo
mérite une note sous la moyenne, la piste audio DTS
de ce titre obtient facilement un 11/10. Il n’y absolument
rien à redire. Proposée en plein débit,
elle laisse loin derrière elle la version dolby digital
5.1 (toutes versions confondues) et reste digne des mixages
sonores les plus récents. La richesse des détails
est hors norme que ce soit pendant les courses poursuites,
les scènes dans la discothèque, au lit ou
bien pendant l’interrogatoire. Les surrounds et les
basses se réveillent au bon moment et il vous faudra
un caisson bien armé pour tirer la quintessence de
ce disque.
Bref, le plein débit joue son rôle et nous
offre ici une bande son fabuleuse sans compromis qui ravira
les puristes. Si vous possédez ce dvd je vous conseille
de passer d’une piste audio à l’autre
pour vous rendre compte de la qualité de la version
DTS. |
C’est bien simple si je pouvais créer
des dvd de démo DTS, j’y inclurais immédiatement
la course poursuite entre Michael Douglas la petite amie de Sharon…
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?
Mis à part la section bandes-annonces
qui présente un intérêt très limité
pour ne pas dire nul, vous ne trouverez rien sur le disque.
Encore une fois, l'atout majeur du dvd réside
dans sa piste audio au format DTS (ce qui entre nous est déjà
un sacré supplément).
Suppléments DVD-ROM : Votre PC va-t-il se régaler
?
Aucun supplément rom...
| DTS vs. Dolby Digital |
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DTS vainqueur par KO dès le premier round.
Entendons-nous bien, la version DD 5.1 n'est pas mauvaise et possède
une dynamique et une spatialisation tout à fait correctes.
Mais face au DTS, rien à faire, c'est le jour et la nuit.
Des dialogues plus précis, plus clairs,
des effets plus présents, une ambiance plus riche en détails,
... tout cela se perçoit dès les premières
minutes du film.
Conclusion
Sans aucun doute un disque à posséder
pour sa bande son DTS. Les moins adeptes de ce format sonore s'en
passeront très bien et se tourneront sans doute vers l'édition
zone 2 française sortie il y a déjà quelque
temps mais avec une bande son française en DD 5.1, des
sous-titres français et surtout une qualité d'image
bien meileure. A moins que l'emballage de l'édition zone
1 avec son pic à glace ne vous fasse craquer ...
Notes du Disque
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