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Cette Edition spéciale du film,
au Japon, porte le sigle DTS. Faiblarde en supplément (mais
là n'est pas l'intérêt), elle comporte néanmoins
une piste DTS Plein Débit unique au monde.
Est-il encore besoin de présenter ce film?
Déjà un petit monument de fantastique/horrifique,
Blade est en soi un authentique petit pilier du cinéma
d'action contemporain. Emporté par un casting décoiffant
(l'interprétation de Stephen Dorff est absolument délectable),
le film de Stephen Norrington impressione par sa propreté
et par l'impeccabilité de son exécution. Effets
spéciaux visuels sidérants (pour l'époque,
déjà!), combats titanesques particulièrement
enlevés, c'est au final à un ensemble filmique généreux
et sincèrement réussi que nous convie le film. La
suite est encore plsu réussie à notre goût,
et élève l'expérience audio-visuelle à
un niveau encore supérieur. De la bien belle étoffe
!
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
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L'image présentée ici est en cinémascope
de toute beauté. Un encodage 16/9 absolument limpide et
d'une extrême fluidité. Les couleurs sont rutilantes,
la profondeur des noirs sidérante, et la définition
cisellée en diable. Cet encodage NTSC est littéralement
divin et présente le film dans un véritable écrin.
On ne s'attendfait très sincèrement pas à
un tel étalage de savoir-faire numérique. La clarté
des arrière-plans n'a d'égale que la perfection
technique du codage NTSC, ici utilisé à son plein
potentiel. Les tons froids et métalliques du film sont
reproduis avec une aisance qui ne peut que forcer le respect.
Très sincèrèment impressionant! Toutes les
valeurs chromatiques sont reproduites avec tact, finesse, et intégrité
(la scène du jardin public avec l'enfant séquestrée
par Frost, et ses arrière-plans assez complexes est magnifique).
Aucun défaut (mis à part quelques zone de soft
focus) ne vient troubler cette expérienec visuelle
très intense. Les artefacts habituels de compression semblent
s'être envolés, tout comme le edge enhancement
(suraccentuation disgracieuse des contours) et les macroblocs
(absolument absents de cette édition). Même les rouges
du générique passent plutôt bien à
l'écran. Les visuels du film jouissent donc d'une qualité
de reproduction de reproduction optimale. La version zone 2 PAL
française était elle aussi digne de référence.
Celle-ci l'égale à sa façon, sur le mode
du NTSC, et s'impose aussi, tout naturellement, comme une référence
réellement démonstrative. En un mot, parfait!
Audio : Analyse des pistes sons du disque
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La section reine de ce DVD! EN effet, cette
édition japonaise de Blade peut tout à
fauit se targuer d'être exclusive: on y trouve la seule
piste DTS Plein Débit VO au monde. Déjà
disponible en laserdisc NTSC, Blade rayonne ici à
nouveau. Le mixage multicanal 5.1 est en soi un très
grand moment de Home Cinéma: furieux, furibond
et dynmaique à souhait, il s'accomode à la perfection
des accélérations rythmiques, défenestrations
sauvages, coups de poing mortels et autres pénétrations
violentes d'objets en métal. L'activité de tous
les canaux y est quasi-permanente et plutôt agressive
(effets arrières contants, remplissage de l'espace
optimum). Ce mixage, qui accuse pourtant son âge, a
su rester percutant et objectif, dynamique et ultra efficace.
Par moments, l'énergie acoustique soudainement déployée
flirte avec les limites de la décence. |
D'effets arrières tonitruants en nappes de basses intenses
et pulsatiles, le mixage de Blade privilégie le
percutant et le spectaculaire. De plus, une approche réaliste
des sons, au niveau de la création et de la distribution
dans l'espace sonore, contribue à l'approfondissement de
toute la structure acoustique et sonique du film. Véracité
et punch associés transforment la vision du film en une expérience
viscérale de laquelle Blade tire un bonne dose de
son énergie. L'impact est rendu immédiat grâce
à un rapport signal sur bruit qualifiable d'exceptionnel.
Le niveau des voix est aboslument divin, avec un degré de
perfection dans l'intégration quiforce lui aussi le respect.
Les timbres sont clairs, peu compressés, cinglants et...
réels. La qualité d'enregistrement (pré-mixage)
est aussi un gage de solidité et de sériuex. Et ici,
c'est un authentique régal: voitures, éléments
liquides, dissolutions de vampires, épées, balles
sifflantes, revolver etc... chaque son est prégnant, vrai
et surtout, massif.
On éprouve donc un vrai plaisir à
l'écouter, même si le film n'est pas toujours cohérent
du côté de son design... en effet, certains passages
du film bénéficient d'un design sonore bizarrement
plus épuré (certains combats même). Mais la
vie de l'ensemble, le dynamisme des voies et le caractère
âpre, sec mais bluffant du travail sur la bande-son font
toujours mouche. Les duels virevoltants et les divers assauts
des vampires sont à la fois tourbillonants et mis en scène
avec tact sur le plan sonore (le boomerang de Blade acomplit un
panoramique total sur toutes les encientes de l'installation).
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?
Ce n'est pas l'objet de cette édition:
un court documenaire sur la "Magra" (14 minutes), deux
bande-annonces en 2.0 et Plein Ecran, et des fiches biographiques
des acteurs.
Il est vrai que la place (espcae disque) commence
à manquer, la piste DTS Plein Débit n'y étant
pas étrangère
Suppléments DVD-ROM : Votre PC va-t-il se régaler
?
Aucun supplément rom...
| DTS vs. Dolby Digital |
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Venons en à présent au duel. Nous
préférons vous avouer tout de suite que nous avons
été un tout petit peu déçu... même
si cette déception est vraiment relative. Les deux codages
reproduisent à merveille le mixage artistique du film,
mais chacun à sa façon, et c'est là et bien
là que les différences se situent: le caractère
furibond d'une telle bande-son est évidemment plus à
son aise en DTS, surtout si celui-ci est encodé en Plein
Débit comme c'est le cas ici. Les accélérations
matérielles et autres changements de régime sonore
sont magnifiés par l'encodage DTS quis emble à sa
façon suivre chaque critère sonore au plus près.
La gestion de basses fréquences est assez particulière
sur ce plan: lors de la scène d'ouverture dans la boîte
de nuit ensanglantée, la piste DTS descend plus bas de
manière très perceptible que la piste DD et révèle
une couche d'information littéralement gommée en
DD. Les percussions techno sont appuyées par le subwoofer
là où en Dolby Digital cette portion pas congrue
du tout du mixage passe à la trappe... Très intéressant.
La profondeur du signal, en ce sens, ainsi que la reproduction
du spectre passent tous deux par une compréhension plus
fidèle de la bande-son. Il est vrai que Blade
dispose d'instants multicanaux plutôt démonstratifs,
aptes à prouver une fois pour toutes les capacités
pratiques d'un encodage son. A cet égard, la piste DTS
est un petit modèle: son pouvoir de recouvrement et sa
faculté de boucher les trous sonores entre les diffuseurs
sont particulièrment à leur avantage durant les
deux heures de programme. La piste DTS joue également un
rôle de propagateur de dynamique au sein de l'univers, puis
de l'espace sonore. Le codage Dolby Digital quant à lui
est inepte la plupârt du temps à retranscrire, ou
plutôt reproduire, toute l'intégrité du son:
sa dimension, son punch et son pouvoir de recouvrement spatial
sont vraiment perfectibles. La sur-compression des éléments
(il n'est encodé que sous 448 Kbps, soit pas loin de quatre
fois moins qu'en DTS) n'arrange évidemment pas l'ensemble,
mais c'est au niveau théorique que se situe le problème:
àcôté d'une piste DTS Pléin Débit
très bine encodée, le format Dolby Digital ne peut
tenir la route...
Et pourtant, les différences perceptibles
entre les deux codages sont assez maigres. Oui, en effet, et c'est
là que réside notre pointe de déception...
La piste Dolby Digital est la plupart du temps très proche
(surtout dans la seconde partie du film). En revanche, dans les
passages clés ou très chargés en informations
soniques, l'avantage technique, théorique et pratique du
DTS prend largement le pas. Curieusement, la piste DD se montre
tout aussi dynamique que celle en DTS, mais ne peut rivaliser
avec la profondeur et clarté spatiale (bien plus naturelle,
ample et moins compressée) de sa rivale. En DTS, la scène
sonore (et ce dès les toutes première notes du générique)
retrouve une forme d'équilibre, de stature et d'homogéneité
qui, une fois notés par votre oreille, ne disparaît
jamais, et est irremplaçable, surtout pas par la piste
DD 5.1 qui du coup, surtout au début du film, révèle
des lacunes dans sa perception de l'espace et dans sa reproduction
des masses sonores (voir à ce sujet la scène de
la discothèque). Néanmoins, lors de sons brefs,
sec et violents (le désormais fameux soufflage de la porte),
la piste DOlby Digital tient très bien la route, et tient
la dragée haute au format DTS. A noter que par moments,
la scène arrière semble plus ouverte en Dolby Digital.
Ceci est en partie du à la distribution des flux audio
plutôt sportive sur ce film, le codage Dolby Digital ne
fonctionnant que par pooling, c'est à dire par
chargement de canaux de manière à ce qu'à
un moment X qui varie en permanence, un canaux X' soit à
son plein potentiel. Lors de ces moments, ce codage en oublie
un peu les dialogues, clés de voute finalement de la bande-son
qui, en DTS, sont reproduis avec une prestance et un coffre qui
n'ont pas manqués de nous impressioner (nous sommes des
maniaques des dialogues repdoyuis avec goût, force et intelligibité...
en toute cohérence!). Vraiment.
Au final, c'est donc une réussite. Les
résultats sont perceptibles (très même, cf.
la séquence de générique, incomparbale en
DTS) à défaut d'être absolument patents. Et
c'est sur cet aspect là que nous émettrons quelques
réserves... La piste DTS affirme un degré supplémentaire
d'intelligibilité, 'forcit' l'ensemble
de la scène sonore et arrondit les angles entre les enceintes.
Active et parfaitement encodée, elle représente
le film avec force et acuité, et permet de "rendre"
les éléments clés de la bande-son (le bruit
du moteur de la voiture de Blade, très bien enregistré,
les duels, les épées, les seringues, les démembrements
de vampires...) avec un degré supplémentaire de
vérité et d'authenticité sonique. Plus sonique
d'ailleurs que sonore, elle s'impose presque naturellement en
dépit de la proximité (et je me permet d'insister...)
de la piste Dolby Digital. Là aussi, de la belle ouvrage,
qui comblera les puristes et les amateurs de performance. Ce DVD
est en soi une pierre précieuse tant il est bien loti du
côté de ses éléments techniques. Une
piste Plein Débit (encodée à 1509.75 Kbps)
digne et efficace, moins schématique dans sa réponse
en fréquence par rapport au Dolby Digital, et ce même
si il est encore possible de faire mieux, bien mieux.
Conclusion
Un disque de référence, sans nul
doute. Un encodage son et image incendiaire, un ensemble convaincant
en dépit de quelques réserves... Voilà de
quoi combler les vrais exigents qui ne se satisfont
pas de n'importe quel pressage. Cette version japonaise est une
petite perle débordante d'énergie qui écrase
les éditions pourtant complètes et convaincantes
de toutes les autres zones.
Notes du Disque
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