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carlito's way (l'impasse)
Universal Japan/2004 / 121 minutes.
"DTS special edition"
Disponible depuis le 26 mai 2004
Test conduit par Cornwall, août 2004
film1
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En 1975, à New York, Carlito Brigante, un ancien trafiquant de drogue, est libéré de prison grâce à David Kleinfeld, son avocat, qui a découvert plusieurs vices de forme dans la manière dont le procureur Bill Norwalk avait instruit le procès. Carlito est bien décidé à rentrer dans le droit chemin et, dès qu'il aura économisé assez d'argent, il compte se retirer aux Bahamas pour s'assurer une retraite paisible avec Gail, sa compagne danseuse dans une boîte de strip-tease. Mais le destin en décidera autrement.

NOTEZ LE FILM:

Considéré par les Cahiers du Cinéma comme l'un des plus grands films des années 90, Carlito's Way s'impose en effet comme un authentique chef d'oeuvre. Melvillien, violent, âpre et rugueux, le personnage campé par un Pacino hors pair se détache en effet très nettement des habituelles caractérisations psychologiques. Les séquences finales proposent certains des plus beaux plans réalisés à la steadycam pour le cinéma. Paré d'une infinie subtilité et d'un sens inné de la mise en scène (notez l'inventivité de chaque scène animée), De Palma dirige cette oeuvre d'une main de maître et parvient sans mal à évoquer le destin tragique de son personnage. Une oeuvre majeure, forte, qui accompagne. Indispensable, tout simplement. Pour l'anecdote, Carlito's Way fut l'une des premières apparitions de Viggo Mortenssen devant la caméra, le Aragorn de la célèbre trilogie de Peter Jackson.


Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

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Le report est de tout premier ordre, mais comme nous le noterons plus tard concernant la bande-son, certains défauts (petites tâches, griffures légères) et certains aspects ne sont pas des plus satisfaisants. La définition est généralement bonne mais ne brille pas par ses performances, tout comme les couleurs, d'une grande valeur chez De Palma (vous noterez le cycle métaphorique de la couleur rouge dans le film). Les lumières très sophistiquées de Stephen H. Burum sont idéalement rendues, mais l'ensemble conserve un cachet malheureusement un peu daté, visible dans le moiré que développe le codage NTSC. La compression, une habitude chez Universal, est irréprochable. L'étalonnage chromatique respecte la patine visuelle de De Palma et les couleurs sont saturées juste ce qu'il faut. Une image lisse qui tient ses promesses certes, mais dont la tonalité froide (température des couleurs), partie intégrante de l'univers visuel du film, ne semble cependant pas reproduite avec suffisament d'ardeur. L'absence de Edge Enhancement et autre artefacts de compression est tout à fait louable. Le spectateur particulièrement attentif reconnaitra quelques défaillances dans la stabilité de l'image et dans le rendu de sa définition, qui oscille ostensiblement pourtant de bonne à moyenne. Au final, une copie NTSC identique au zone 1, à l'exception de la piste son DTS.

 

Audio : Analyse des pistes sons du disque

film3

[Disponible dans notre forum, une comparaison avec le Laserdisc NTSC Dolby Surround, à cette adresse]

Il nous semble important de préciser que le mixage de ce film fut l'un des tout premiers (l'un des 10 premiers en réalité) à exploiter, au cinéma, le format DTS 5.1. L'Impasse n'a d'ailleurs jamais été exploitée en Dolby Digital au cinéma. En 1993, les possibiulités créatrices en terme de design audio étaient quelque peu éteintes, Jurassic Park qui date de la même année faisant figure d'exception. A l'image de cette époque où la dynamique du son contemporain n'en était finalement encore qu'à ses débuts, le mixage du film se veut très sage et peu évocateur. Aucune activité surround majeure n'est à signaler, et la bande-son développe une certaine torpeur à laquelle échappe un peu la musique, superbe, de Patrick Doyle. Seule la scène frontale est animée, la musique occupant solidement les enceintes latérales stéréo de cette façade sonore, ce qui a pour effet direct d'aérer la bande-son. L'enceinte centrale manque de précision dans le rendu des voix, quelque soit le codage son employé. Aigre et fine, elle ne développe aucune forme de dynamique et ne s'impose pas par sa clarté souverraine. Les arrières sont au calme plat la plupart du temps, une scèhe située sous la pluie battante déclenchant (plutôt que "représentant") quelques très timides embardées à la fidélité très discutable... La réponse en fréquence s'établit vers une zone très claire, le bas-aigu et le haut-médium, mais ne descend pas suffisament bas pour ancrer la bande-son sur un terrain plus cossu, plus palpable. Aucun effet LFE n'est décelable. Les trous sonores sont finalement assez nombreux entre les diffuseurs, la bande-son ne proposant pas de solution d'équilibre tonal.

Même lorsque se développe les instants les plus De Palmien en terme de mise en scène, cette bande-son ne s'anime guère. Les coups de feu sont plats et sans réelle dimension scénique, et la réponse en fréquence manque énormément de punch dans sa restitution de l'univers sonore du film qui du coup, se réduit à une transposition de ce qui se passe à l'écran, sans pour autant poser des jalons, des repères spatiaux, des coordonées sonores réelles. L'éclat est absent, la pugnacité éteinte, la violence comme hors propos. Seule domine la clarté un peu faible de la bande-son, et l'étalage stéréophonique bien senti de la musique, qui ne déborde jamais vraiment sur les autres voies. La perspective sonore qui ouvre le film lorsque les coups de feu sont tirés met en avant une gestion triphonique de l'espace sonore: les trois voies centrale à l'installation sont exploitées en même temps, avec la musique répartie élégamment sur les deux voies latérales. Même dans des séquences en mer ou en boîte de nuit (léger réveil de la dynamique globale), rien de plus ne sera exploité d'un point de vue acoustique et ambiophonique. Pour un cinéma qui repose sur le pouvoir absolu de la mise en scène, on ne peut s'empêcher d'être déçu... La très faible étendue de la réponse en fréquence n'excitera pas vos électroniques. Peter Odabashian (monteur son ici), comme d'autres membres de l'équipe son, avait déjà oeuvré sur d'autres films du réalisateur.

La musique joue un rôle prépondérant dans les mise en scène de De Palma. Ici, en plus d'une partition originale douce et très feutrée, délicieuse à l'écoute et ui convient complètement au film, citons (d'après IMDB) ces chansons, toutes symptomatiques d'un moment clé du film:

Ray Barretto (song "El Watusi")
Bob Crewe (song "Lady Marmalade")
Léo Delibes (from "Lakmé")
Richard Finch (song "Rock Your Baby")
Richard Finch (song "That's the Way (I Like It)")
Pedro Flores (song "Parece Mentira")
David Foster (song "Got to Be Real")
Kenny Gamble (song "I Love Music")
Kenny Gamble (song "Lady Marmalade")
Kenny Gamble (song "TSOP (The Sound of Philadelphia)")
Wally Holmes (song "Rock the Boat")
Leon Huff (song "Back Stabbers")
Leon Huff (song "I Love Music")
Leon Huff (song "TSOP (The Sound of Philadelphia)")
Cheryl Lynn (song "Got to Be Real")
Gene McFadden (song "Back Stabbers")
Kenny Nolan (song "Lady Marmalade")
David Paich (song "Got to Be Real")
Billy Preston (song "You Are So Beautiful")
Tito Puente (song "Oye como va")



Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?


Identique à l'édition zone 1. Un documentaire de 32 minutes plutôt finement réalisé qui mêle interviews du producteur, du metteur en scène, du scénariste (le grand David Koepp) et photos de tournages. L'auteur des romans After Hours et Carlito's Way, qui ont inspiré le film, y discute de la véracité de ses histoires, de leurs sources etc... Pour les passionnés, il s'agit d'un documentaire très bien conçu, qui révèle même une scène inédite, et qui explique certains points de l'histoire, certaines subtilités de structure... Quelques photos, petit format, noir et blanc, de tournage et de portraits complètent fort bien cette section Bonus, qui incorpore tout de même la sublime bande-annonce originale du film, malheureusement présentée en 4/3 et en DD 2.0... Une courte publicité pour le parc Universal Japon est également de mise.


DTS vs. Dolby Digital DTS vs. DD

NOTEZ LA PISTE DTS:


La piste DD 5.1 est encodée sous 384 Kbps, et le DTS présenté en Mi-Débit (754.75 Kbps), ce qui a pour effet, du fait de l'écart entre les deux taux de transfert de données, d'accentuer la qualité du format DTS. Comme la bande-son ne se donne guère les moyens de briller, on regrettera le fait que les différences soient si minces entre les deux formats. L'impossibilité de changer de piste à la volée est une gêne consternante, mais il s'agit d'une habitude de l'éditeur Universal. Pour ce test, nous avons réalisé une copie de sauvegarde nous permettant de changer de piste son à la volée, et force est de constater, vraiment, que la piste Dolby Digital tire un peu plus la bande-son vers le bas, lui ôtant le peu de pouvoir de recouvrement spatial dont elle dispose. L'épaisseur du son est plutôt conséquente en DTS, qui anime un peu plus la bande-son et motive ses faibles composantes avec un soucis du rendu acoustique plus prononcé, notamment sur la voie centrale, qui retrouve une pointe de vigeur et de stature en DTS, indéniablement. En revanche, la piste DTS, aussi réussie soit-elle, ne tirera jamais le film de sa certaine torpeur audio, et n'imprimera pas une dynamique plus déjantée.

Signalons que cette piste DTS VO est indisponible sur l'édition zone 1 du film, et que cette piste DTS s'est vue encodée en VF sur notre zone 2. Loin d'améliorer la bande-son et son rendu, le format DTS préserve ses forces vitales et concentre davantage son énergie, en ouvrant l'espace sonore de manière parfois très active (le peu d'exploitation des voies surround devient légèrement plus audible). La voie centrale, où s'installe la narration de Pacino, gagne indéniablement en épaisseur et en présence. En réalité, la piste DTS s'impose comme la seule bande-son réelle en terme de qualité tant la piste Dolby Digital accentue les défauts de la bande-son. On ne s'étonnera pas non plus de noter le peu de différences qui existent entre la piste DD 2.0 Japonaise et les pistes 5.1... En outre, les textures sonores, l'habillement de l'espace et l'efficacité scénique de l'emploi triphonique de la façade avant de l'auditorium sont plus finement rendues par la piste DTS qui aurait dû être la seule option sonore disponible. Cet usage des troies voies frontales n'en demeure pas moins assez schématique, mais ce fut à l'époque une solution de facilité et de basicité, efficace pour certains, lors de la réalisation de bande-sons standards. Pour revenir au DVD Japonais, si le gain est certes léger et délicat en DTS, il amplifie tout de même de manière sensible le rendu acoustique de cette bande-son décidément trop peu événementielle... Que le zone 1 doit être tristounet !

Conclusion

Une légère déception donc, d'autant que le film était disponible en DTS Plein Débit sur laserdisc. Mais cette édition nous permet de découvrir le film dans son format audio originel, au prix d'un manque d'activité sonore. Cette caractéristique historique n'est pas à proprement parler un défaut. Pour le reste, les superbes mouvements à la steadycam, très bien rendus par le transfert habille en vidéo et le documentaire achèveront de vous convaincre. Ultime rappel: cette édition Nippone est la seule manière de découvrir le film en DTS VO...

Nos Notes du Disque

Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivié
Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivité

Note Globale
 
jaquette



specifications techniques

- DVD Vidéo
- DVD-9 (7,968 Go)
- Zone 2 (NTSC) Japon
- RCE : Non
- Intro DTS: Sonic Landscape
- Fichier DTS: 794 Mo
- Fichier DD: 404 Mo
- Changement de piste son à la volée impossible.

format video
- 16/9 anamorphique
- Ratio : 2.37:1 environ

format DTS
- Anglais 5.1

format DD
- Anglais 5.1
- Japonais 2.0 (192 Kbps)

format PCM
- Aucun

debit audio
- DTS : 754.75 Kbps
- DD : 384 Kbps

sous-titres
- Anglais
- Japonais

interactivite
- Menus animés
- Chapitrage
- Sélection codage son

bonus
- Bande-Annonce
- Documentaire

dvd-rom
- Aucun...


prix
- ???


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