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En 1975, à New York, Carlito Brigante, un ancien
trafiquant de drogue, est libéré de prison grâce
à David Kleinfeld, son avocat, qui a découvert
plusieurs vices de forme dans la manière dont le procureur
Bill Norwalk avait instruit le procès. Carlito est bien
décidé à rentrer dans le droit chemin et,
dès qu'il aura économisé assez d'argent,
il compte se retirer aux Bahamas pour s'assurer une retraite
paisible avec Gail, sa compagne danseuse dans une boîte
de strip-tease. Mais le destin en décidera autrement.
NOTEZ LE FILM:
Considéré par les Cahiers du Cinéma comme
l'un des plus grands films des années 90, Carlito's Way
s'impose en effet comme un authentique chef d'oeuvre. Melvillien,
violent, âpre et rugueux, le personnage campé par
un Pacino hors pair se détache en effet très nettement
des habituelles caractérisations psychologiques. Les
séquences finales proposent certains des plus beaux plans
réalisés à la steadycam pour le cinéma.
Paré d'une infinie subtilité et d'un sens inné
de la mise en scène (notez l'inventivité de chaque
scène animée), De Palma dirige cette oeuvre d'une
main de maître et parvient sans mal à évoquer
le destin tragique de son personnage. Une oeuvre majeure, forte,
qui accompagne. Indispensable, tout simplement. Pour l'anecdote,
Carlito's Way fut l'une des premières apparitions
de Viggo Mortenssen devant la caméra, le Aragorn de la
célèbre trilogie de Peter Jackson.
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
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Le report est de tout premier ordre, mais comme
nous le noterons plus tard concernant la bande-son, certains défauts
(petites tâches, griffures légères) et certains
aspects ne sont pas des plus satisfaisants. La définition
est généralement bonne mais ne brille pas par ses
performances, tout comme les couleurs, d'une grande valeur chez
De Palma (vous noterez le cycle métaphorique de la couleur
rouge dans le film). Les lumières très sophistiquées
de Stephen H. Burum sont idéalement rendues, mais l'ensemble
conserve un cachet malheureusement un peu daté, visible
dans le moiré que développe le codage NTSC. La compression,
une habitude chez Universal, est irréprochable. L'étalonnage
chromatique respecte la patine visuelle de De Palma et les couleurs
sont saturées juste ce qu'il faut. Une image lisse qui
tient ses promesses certes, mais dont la tonalité froide
(température des couleurs), partie intégrante de
l'univers visuel du film, ne semble cependant pas reproduite avec
suffisament d'ardeur. L'absence de Edge Enhancement et autre artefacts
de compression est tout à fait louable. Le spectateur particulièrement
attentif reconnaitra quelques défaillances dans la stabilité
de l'image et dans le rendu de sa définition, qui oscille
ostensiblement pourtant de bonne à moyenne. Au final, une
copie NTSC identique au zone 1, à l'exception de la piste
son DTS.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
[Disponible dans notre forum, une comparaison
avec le Laserdisc NTSC Dolby Surround, à
cette adresse]
Il nous semble important de préciser que
le mixage de ce film fut l'un des tout premiers (l'un des 10 premiers
en réalité) à exploiter, au cinéma,
le format DTS 5.1. L'Impasse n'a d'ailleurs jamais été
exploitée en Dolby Digital au cinéma. En 1993, les
possibiulités créatrices en terme de design audio
étaient quelque peu éteintes, Jurassic Park
qui date de la même année faisant figure d'exception.
A l'image de cette époque où la dynamique du son
contemporain n'en était finalement encore qu'à ses
débuts, le mixage du film se veut très sage et peu
évocateur. Aucune activité surround majeure n'est
à signaler, et la bande-son développe une certaine
torpeur à laquelle échappe un peu la musique, superbe,
de Patrick Doyle. Seule la scène frontale est animée,
la musique occupant solidement les enceintes latérales
stéréo de cette façade sonore, ce qui a pour
effet direct d'aérer la bande-son. L'enceinte centrale
manque de précision dans le rendu des voix, quelque soit
le codage son employé. Aigre et fine, elle ne développe
aucune forme de dynamique et ne s'impose pas par sa clarté
souverraine. Les arrières sont au calme plat la plupart
du temps, une scèhe située sous la pluie battante
déclenchant (plutôt que "représentant")
quelques très timides embardées à la fidélité
très discutable... La réponse en fréquence
s'établit vers une zone très claire, le bas-aigu
et le haut-médium, mais ne descend pas suffisament bas
pour ancrer la bande-son sur un terrain plus cossu, plus palpable.
Aucun effet LFE n'est décelable. Les trous sonores sont
finalement assez nombreux entre les diffuseurs, la bande-son ne
proposant pas de solution d'équilibre tonal.
Même lorsque se développe les instants
les plus De Palmien en terme de mise en scène, cette bande-son
ne s'anime guère. Les coups de feu sont plats et sans réelle
dimension scénique, et la réponse en fréquence
manque énormément de punch dans sa restitution de
l'univers sonore du film qui du coup, se réduit à
une transposition de ce qui se passe à l'écran,
sans pour autant poser des jalons, des repères spatiaux,
des coordonées sonores réelles. L'éclat est
absent, la pugnacité éteinte, la violence comme
hors propos. Seule domine la clarté un peu faible de la
bande-son, et l'étalage stéréophonique bien
senti de la musique, qui ne déborde jamais vraiment sur
les autres voies. La perspective sonore qui ouvre le film lorsque
les coups de feu sont tirés met en avant une gestion triphonique
de l'espace sonore: les trois voies centrale à l'installation
sont exploitées en même temps, avec la musique répartie
élégamment sur les deux voies latérales.
Même dans des séquences en mer ou en boîte
de nuit (léger réveil de la dynamique globale),
rien de plus ne sera exploité d'un point de vue acoustique
et ambiophonique. Pour un cinéma qui repose sur le pouvoir
absolu de la mise en scène, on ne peut s'empêcher
d'être déçu... La très faible étendue
de la réponse en fréquence n'excitera pas vos électroniques.
Peter Odabashian (monteur son ici), comme d'autres membres de
l'équipe son, avait déjà oeuvré sur
d'autres films du réalisateur.
La musique joue un rôle prépondérant
dans les mise en scène de De Palma. Ici, en plus d'une
partition originale douce et très feutrée, délicieuse
à l'écoute et ui convient complètement au
film, citons (d'après IMDB) ces chansons, toutes symptomatiques
d'un moment clé du film:
Ray Barretto (song "El Watusi")
Bob Crewe (song "Lady Marmalade")
Léo Delibes (from "Lakmé")
Richard Finch (song "Rock Your Baby")
Richard Finch (song "That's the Way (I Like It)")
Pedro Flores (song "Parece Mentira")
David Foster (song "Got to Be Real")
Kenny Gamble (song "I Love Music")
Kenny Gamble (song "Lady Marmalade")
Kenny Gamble (song "TSOP (The Sound of Philadelphia)")
Wally Holmes (song "Rock the Boat")
Leon Huff (song "Back Stabbers")
Leon Huff (song "I Love Music")
Leon Huff (song "TSOP (The Sound of Philadelphia)")
Cheryl Lynn (song "Got to Be Real")
Gene McFadden (song "Back Stabbers")
Kenny Nolan (song "Lady Marmalade")
David Paich (song "Got to Be Real")
Billy Preston (song "You Are So Beautiful")
Tito Puente (song "Oye como va")
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette
?
Identique
à l'édition zone 1. Un documentaire de 32 minutes
plutôt finement réalisé qui mêle interviews
du producteur, du metteur en scène, du scénariste
(le grand David Koepp) et photos de tournages. L'auteur des romans
After Hours et Carlito's Way, qui ont inspiré
le film, y discute de la véracité de ses histoires,
de leurs sources etc... Pour les passionnés, il s'agit
d'un documentaire très bien conçu, qui révèle
même une scène inédite, et qui explique certains
points de l'histoire, certaines subtilités de structure...
Quelques photos, petit format, noir et blanc, de tournage et de
portraits complètent fort bien cette section Bonus, qui
incorpore tout de même la sublime bande-annonce originale
du film, malheureusement présentée en 4/3 et en
DD 2.0... Une courte publicité pour le parc Universal Japon
est également de mise.
| DTS vs. Dolby Digital |
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NOTEZ LA PISTE DTS:
La piste DD 5.1 est encodée sous 384 Kbps, et le DTS présenté
en Mi-Débit (754.75 Kbps), ce qui a pour effet, du fait
de l'écart entre les deux taux de transfert de données,
d'accentuer la qualité du format DTS. Comme la bande-son
ne se donne guère les moyens de briller, on regrettera
le fait que les différences soient si minces entre les
deux formats. L'impossibilité de changer de piste à
la volée est une gêne consternante, mais il s'agit
d'une habitude de l'éditeur Universal. Pour ce test, nous
avons réalisé une copie de sauvegarde nous permettant
de changer de piste son à la volée, et force est
de constater, vraiment, que la piste Dolby Digital tire un peu
plus la bande-son vers le bas, lui ôtant le peu de pouvoir
de recouvrement spatial dont elle dispose. L'épaisseur
du son est plutôt conséquente en DTS, qui anime un
peu plus la bande-son et motive ses faibles composantes avec un
soucis du rendu acoustique plus prononcé, notamment sur
la voie centrale, qui retrouve une pointe de vigeur et de stature
en DTS, indéniablement. En revanche, la piste DTS, aussi
réussie soit-elle, ne tirera jamais le film de sa certaine
torpeur audio, et n'imprimera pas une dynamique plus déjantée.
Signalons que cette piste DTS VO est indisponible
sur l'édition zone 1 du film, et que cette piste DTS s'est
vue encodée en VF sur notre zone 2. Loin d'améliorer
la bande-son et son rendu, le format DTS préserve ses forces
vitales et concentre davantage son énergie, en ouvrant
l'espace sonore de manière parfois très active (le
peu d'exploitation des voies surround devient légèrement
plus audible). La voie centrale, où s'installe la narration
de Pacino, gagne indéniablement en épaisseur et
en présence. En réalité, la piste DTS s'impose
comme la seule bande-son réelle en terme de qualité
tant la piste Dolby Digital accentue les défauts de la
bande-son. On ne s'étonnera pas non plus de noter le peu
de différences qui existent entre la piste DD 2.0 Japonaise
et les pistes 5.1... En outre, les textures sonores, l'habillement
de l'espace et l'efficacité scénique de l'emploi
triphonique de la façade avant de l'auditorium sont plus
finement rendues par la piste DTS qui aurait dû être
la seule option sonore disponible. Cet usage des troies voies
frontales n'en demeure pas moins assez schématique, mais
ce fut à l'époque une solution de facilité
et de basicité, efficace pour certains, lors de la réalisation
de bande-sons standards. Pour revenir au DVD Japonais, si le gain
est certes léger et délicat en DTS, il amplifie
tout de même de manière sensible le rendu acoustique
de cette bande-son décidément trop peu événementielle...
Que le zone 1 doit être tristounet !
Conclusion
Une légère déception donc,
d'autant que le film était disponible en DTS Plein Débit
sur laserdisc. Mais cette édition nous permet de découvrir
le film dans son format audio originel, au prix d'un manque d'activité
sonore. Cette caractéristique historique n'est pas à
proprement parler un défaut. Pour le reste, les superbes
mouvements à la steadycam, très bien rendus par
le transfert habille en vidéo et le documentaire achèveront
de vous convaincre. Ultime rappel: cette édition Nippone
est la seule manière de découvrir le film en DTS
VO...
Nos Notes du Disque
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