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Une
nuit de réveillon, l'un des membres les plus dangereux
de la mafia, Marion Bishop, est temporairement incarcéré
dans un bâtiment gardé par une équipe de
police placée sous le commandement du sergent Jake Roenick.
Alors que le monde entier fait la fête, flics et malfrats
vont devoir s'unir pour avoir une chance de survivre à
l'assaut mortel venu du dehors. Face aux moyens démesurés
des attaquants, un seul objectif : tenir jusqu'à l'aube...
NOTEZ LE FILM:
DOSSIER
DE PRESSE
Assaut sur le central 13 est le remake du film d'action
homonyme de John Carpenter qui le fit davantage connaître
en 1976. C'est en 1997 que le producteur Pascal Caucheteux,
directeur de la société Why Not Productions, eut
l'idée d'actualiser ce classique, lui-même inspiré
du Rio Bravo de Howard Hawks. Il produisait alors le second
film de Jean-Francois Richet, Ma 6-T va crack-er.
Désireux de développer une nouvelle version d'Assaut,
le producteur français Pascal Caucheteux rencontra John
Carpenter à son domicile de Los Angeles. Lors de cette
première entrevue, le cinéaste fit des commentaires
et suggestions qui contribuèrent à orienter la
direction générale d'Assaut sur le central 13.
C'est lors d'une deuxième rencontre au Festival du film
de Turin qu'il accepta de vendre à la société
Why Not Productions les droits d'Assaut à la condition
que Jean-Francois Richet réalise le film.
A l'instar de Florent Emilio Siri avec Hostage, le
réalisateur français Jean-François Richet
tente ici sa chance à Hollywood en jouant la carte de
l'action. Soutenu par John Carpenter qui avait vraiment apprécié
Ma 6-T va crack-er, le cinéaste débuta
le projet en partant à Brooklyn apprendre l'Anglais pendant
six mois.
Jean-Francois
Richet et le producteur Pascal Caucheteux se tournèrent
vers James DeMonaco, le scénariste de Négociateur,
pour revisiter le script d'Assaut. Le réalisateur se
souvient : "James et moi avons été très
proches dans le travail. En un an, nous avons obtenu un scénario
formidable, capable d'attirer des acteurs de talent parce que
différent des films d'action ordinaires. Ici, tout est
basé sur les personnages. Nous avons voulu retrouver
l'esprit des années 70, de Bullitt et La Grande évasion."
Mark Wahlberg était initialement pressenti dans le rôle
de Jake, mais il se désista pour finalement laisser la
place à Ethan Hawke. Ce dernier fut donc le premier acteur
à rejoindre le projet. Il confie : "Training
day a été une expérience tellement
agréable que je cherchais un autre bon film policier.
Quand j'ai lu le scénario d'Assaut sur le central
13, j'ai su que je devais le faire. C'était un script
intelligent, brillant, le meilleur scénario d'action
que j'aie lu."
Entre les décors de Paul D. Austerberry et la photographie
de Robert Gantz, Jean-Francois Richet a capté l'atmosphère
authentique, brute, réelle des films des années
70. Paul a créé pour l'intérieur un commissariat
des années 30 décrépit. Il a également
travaillé avec le réalisateur depuis la phase
d'écriture pour concevoir un lieu qui permette de mettre
en scène au mieux toutes les attaques en ayant chaque
plan à l'esprit.
CRITIQUE
Positif
- Grégory Valens
Assaut sur le central 13 se regarde avec beaucoup de plaisir
: rythme soutenu, crédibilité des situations,
excellence des comédiens, refus des conventions hollywoodiennes
grand public, bande son soignée... Reste une question
sans réponse : quel est l'intérêt à
aller tourner aux Etats-Unis un film tel que le ferait un Américain
?
TéléCinéObs - Xavier Leherpeur
En s'attaquant au film-culte de John Carpenter, le cinéaste
français signe un remake inspiré. [...] Il met
en scène un thriller claustrophobe haletant et nerveux,
formidablement interprété.
Paris Match - Alain Spira
Autant dire que ce remake du film culte de John Carpenter était
attendu par plus d'un sniper. Mais le doigt du critique ne pressera
pas la détente, ce film étant une grande réussite
tant sur le plan de l'image (Robert Gantz) que du montage (Bill
Pankow) et de l'interprétation sans faille. Une heure
cinquante à se cramponner au fauteuil [...]
Zurban - Claire Vassé
En abandonnant la violence de la banlieue parisienne pour celle
des mafieux et des flics américains, le réalisateur
de Ma 6T va crack-er n'a pas pour autant perdu son
efficacité dans la mise en scène et celle-ci sert
à merveille ce thriller en huis clos qui joue avec les
nerfs. Bonne surprise : cette efficacité ne sacrifie
pas l'intériorité des personnages et le jeu des
acteurs.
Loin
du simple remake ou de la resucée servile, Assaut...
recycle néanmoins des thématiques rebattues dont
la plupart proviennent du film originel. Richet parvient en
outre à maîtriser une machine Hollywoodienne calibrée
et ajustée avec un tact certain et une sincérité
formelle qui le placent d'emblée dans le giron des cinéastes
""d'action"" lumineux. Son discernement
formel est évident (exploitation du lieu, du décors
presque unique, début de métrage captivant et
fracassant...), tout comme la complétude de son style
tout terrain qui transmets au film un équilibre et une
bonhomie fort bienvenue, et que nous ne pouvons qu'accueillir
avec satisfaction. Néanmoins, son film haletant et nerveux
pêche par un excès de 'positivité' et souffre
d'une forme scénristique peu innovante et rebattue. On
attenait mieux et davantage de cette nouvelle garde Française
du cinéma d'action Américain. En comparaison directe,
et ce même si aucune forme de gémélité
n'est visible entre les deux, Florent Siri se poserait davantage
en jeune Turque avec son Otage, sorti quelques mois
plus tard dans les mêmes contextes de production (un Français
réalise un film typée action à Hollywwood),
dans la mesure où son film propose une hypothèse
peut-être plus élégante de 'transcendance'
et de 'fulgurance' des formes. Les
termes sont forts, certes, mais l'ambition de ces deux faux-vrais-frères
de cinéma ne l'était certainement pas moins...
Leurs exercices de
terrain (das les deux cas, le décors est primordial)
témoignent tout de même d'une épatante efficacité
visuelle, et jouissent, entre autres, d'un montage sophistiqué,
loin des montages sportifs mouvants, flasques et syncopés
jusqu'à la déraison d'une production Américaine
lambda du même calibre. Et question calibre,
Siri et Richet, dont c'est ici le cas avec Assaut...,
s'affichent tout de même dans la cours des gros.
La déception
n'est pas de mise, mais c'est l'achèvement final qui
laisse tout de même le spectateur de Assaut... sur
sa faim. Sitôt arrivé au terme de leur parcours,
les personnages perdent toute épaisseur, et que dire
de la complexité... Continuité et efficacité
ne peuvent être pris à défaut, mais c'est
une sorte de simplification dont on se serait passé qui
finit par réduire l'ampleur du film. Dommage
car l'artificieux facile avait pourtant cédé sa
place à une belle efficacité immédiate
qui avait, du moins au début, de quoi haper le spectateur
dans ce thriller quasi-claustrophobique, ainsi que de quoi revisiter
une oeuvre mythique de Carpenter (que Richet a d'ailleurs rencontré
avant le tournage) avec un oeil et du sang neufs et inspirés.
L'aube tant attendue
par les personnages du film ne pointe pas encore tout à
fait le bout de ses rayons...
Vidéo : Que vaut l'image de ce
DVD ?
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Quasi-identique
au DVD zone 1 éditée par Paramount, cette mouture
zone 2 du film de Richet propose une qualité d'image éclatante
en dépit de l'obscurité brumeuse qui domine sa gamme
visuelle. Aidée par une gestion des contrastes ad hoc
(avec cependant quelques réserves sur certaines séquences
qui semblent ne pas bénéficier de la même
"clarté" dans les zones d'ombre), fondamentale
au vu des caractéristiques du film, l'image possède
une définition tout à fait correcte à défaut
d'être vive et ciselée. Impossible d'en demander
plus en raison des caractéristiques de tournage et du choix
de pellicules. La luminosité, filtrée à outrance,
même sur le premières séquences situées
hors du central 13 au début du film s'avère elle
aussi en phase avec l'ambiance générale du métrage:
des tons aciers et bleu foncé, et des valeurs de blancs
réduites au minimum, outre la neige, plus grisée
qu'autre chose. La compression ne s'égare jamais en chemin
et optimise l'expérience jusque dans les séquences
les plus complexes, offrant une fluidité impeccable au
récit. Les ambiances brumeuses, enfummées ou sombres
comme la nuit sont quant à elles restituées avec
une dose de conviction fort bienvenue, rendant lisible et repérable
l'essentiel des scènes de nuit ou de pénombre. La
gamme colorimétrique, ultra-filtrée là aussi,
ressort à merveille. Un filtre passe-bas a sans doute du
être employé, l'image présentant sur toute
la durée du métrage une sorte de limitation de sa
dynamique difficile à décrire mais bien réelle.
En revanche, excellent éclat vidéo et lisibilité
de tous les plans, du premier comme au dernier. La présence
de grain lors de certaines scènes ne correspond aucunement
à un défaut d'encodage mais reflète plutôt
des choix esthétiques lors de la prise de vue, notamment
dans des conditons lumineuses très difficiles. Les décors,
réalisés avec soin, sont en outre des plus détaillés.
En dépit de certaines réserves concernant quelques
points de détail, l'image proposée ici décevra
difficilement.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
L'exploitation
du paysage sonore est quasi-permanente et vigoureuse, et se voit
rehaussée par un excellent rapport signal sur bruit. Assaut...
convoque l'artillerie lourde avec une certaine maestria, et parvient
à maximiser la scène sonore sur l'intégralité
(ou presque) du film. Véritable habillage pyrotechnique,
cette bande-son restitue toute la pleine mesure de la violence
qui déferle à l'écran, dès les premiers
instants, et parvient, avec bonheur, à délocaliser
le paysage sonore sur les enceintes arrière avec un degré
de complétude effrayant au point de parfois susciter un
déséquilibre, volontaire, avec le reste de la scène
sonore. De très fortes valeurs scénographiques caractérisent
ce mixage multicanal. Les nombreux effets sont tout à la
fois fugaces et de haute qualité, et l'ensemble respire
une belle technicité, portée vers le sommet via
un mixage agressif et guerrier, mais qui sait tout de même
réserver son lot de "tempérance". Une
efficacité scénique permanente et une puissance
dans l'évocation nuancent l'efficacité de cette
bande-son volumineuse et expansive, dont les séquences
les plus découpées ressortent grandies et achevées
sur le plan formel. Dynamique et ouverte sur tous les points cardinaux
de l'installation, cette bande-son dispose d'un pouvoir d'évocation
grandiloquent (premier coup de feu de Laurence Fishburne dans
l'église) renforcé par un usage du caisson de basses
d'une profonde intelligence. Ce dernier affiche des valeurs surprenantes
sur les coups de feu et révèle une profondeur fort
bienvenue. Les séquences agitées bénéficient
évidemment du maximum de soin. A ces occasions, nombreuses,
toute la réserve expressive de la bande-son laisse place
à un déferlement de décibels tous azimuts
organisé et ordonnancé sur le plan spatial avec
un réel savoir-faire formel. Une acoustique sophistiquée
qui oriente l'équilibre du film lors des moments les plus
prenants et qui lui confère un poids et une dynamique qui
le porte vers l'avant. De telles prouesses témoignent d'un
choix mesuré et très argumenté pour ce qui
est du design, et d'une étude rigoureuse qui a présidé
lors du découpage sonore du film. A cet égard, la
bande-son ne dessert pas le film de manière illustrative
ou platonique, mais lui confère une réelle force
pénétrante. En optant pour une expérience
massive et agressive, la bande-son lui forge un tempérament
et affute son aspect. La reproduction des sons et de l'acoustique
ne se limite ainsi pas à une simple expérience de
volume élevé mais développe l'impact des
images en ouvrant une dimension acoustique qui lui sert de contrepoint
tant formel que dramatique. Ce type d'efficacité ne se
rencontre finalement pas dans toutes les productions Américaines,
et Assaut sur le Central 13, à sa manière, ferait
presque figure d'exception avec sa bande-son franchement convaincante.
Nous regretterons en revanche une réponse en fréquence
quelque peu limitée sur le haut du spectre et un filé
harmonique et texturel perfectible. La compression se fait ressentir
par certains moments, notamment sur les pistes Dolby Digital.
Forte d'une dynamique volumineuse et très large, la bande
son du film de Richet aura de quoi impressionner, tout du moins
bien plus que certaines productions récentes du même
acabit, notamment grâce à ses pistes DTS (surtout
la VO) bienvenues et totalement convaincantes. L'expérience
multicanale proposée ici et sa scène sonore complètement
éclatée et ouverte sur le plan spatial aura de quoi
surprendre et convaincre.
Avec
son débit le plus bas (384 Kbps), le format Dolby Digital
n'est ici pas vraiment à son avantage, convenons-en. En
ce sens, le format DTS se voit ainsi laissé un terrain
favorable pour s'exprimer. Et c'est chose faite, de manière
parfois relative, mais parfois éloquente. Supériorité
palpable du codage DTS, qui se voit même décodable
en DTS ES 6.1 Matrix via un flag manuel. Ces remarques sont valables
pour les deux langues, la VO ayant naturellement retenue notre
préférence pour sa clarté et sa stabilité
dans les dialogues, tandis qu'en VF, ils ont tendance à
être quelque peu étouffés quelque soit la
piste sélectionnée, et ce en raison d'un doublage
anecdotique. En DTS, la bande-son se voit du reste encore maximisée
et étendue sur tous les fronts, des basses du générique
de début aux délocalisations soudaines sur les voies
arrières, qui bénéficient d'un immanquable
gain texturel et dynamique, ainsi qu'une attitude, une humeur
multicanale davantage tournée vers la franchise et l'évidence.
Arrondie mais pas seulement "volumisée", la bande-son
respire davantage sur la façade avant et amplifie sa dimension
arrière de manière naturelle et jamais artificielle,
brisant par la même les limitations, vite audibles, du codage
Dolby Digital. Des vertus finalement classiques mais dont on ne
saurait se passer et ce, même si la bande-son n'est pas
la plus brillante ou la plus hi-fiste entendue. Repasser en Dolby
Digital revient à diminuer l'impact du film et à
minimiser, de manière toutefois relative, l'équilibre
acoustique de la mise en espace sonore. Les coups de feu et autres
événements agités ne se voient pas pour autant
décuplés, mais le codage DTS leur restitue un soupçon
"d'âme", de poids, d'expansion et de respiration.
Plus solide, davantage étoffée (arrestation de Laurence
Fishburne, scène finale dans les égouts ou la forêt)
grâce à un pistage du master plus acéré,
la piste DTS rehausse (le terme s'impose de lui-même) et
affine le rendu sans pour autant infléchir le film vers
une autre dimension. Le volume et l'espace acoustique récupère
ainsi une agressivité légèrement écornée
en Dolby Digital, tandis que les voies arrières solidifient
leur rendu et Dieu sait si elles sont autorisées avec violence
et "surgissement" lors des instants clés. En
revanche, le gain ou la matière disponible en DTS ne seront
pas des plus évidents lors des séquences de dialogues,
où seules les voix se voient mieux intégrées
et plus intelligibles. Energique, ample, généreux
et ultra usité, le caisson de basses n'offre en revanche
pas un rendu franchement meilleur en DTS. La virulence du mixage
n'est jamais prise à défaut, tout comme sa spatialisation
et ses propositions de dissipation spatiale (dont les mixeurs
ont usé et abusé, sans pour autant surcharger le
film qui par moment, se révèle bien sobre) par cette
piste DTS VO qui restitue également une forme de proximité
jusque dans la musique (début du métrage, superbe
rendu et belle envergure multicanale) qui récupère,
elle, la plupart du temps, des "fibres" et de la matière
qui isolent bien vite la piste Dolby Digital.
NOTEZ LA PISTE DTS:
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette
?
Disque
1 :
Commentaire audio du réalisateur Jean-François Richet
(VF), pertinent et argumenté, sincère et tout à
fait convenable.
Bandes-annonces (VF/VOSTF en Dolby Digital 2.0...)
Liens Internet
Disque 2 :
- Entretien avec le cinéaste Français Jean-François
Richet (33 minutes, exclusif à notre zone 2). Si l'idéée
de départ s'avère excellente, le résulat
final en revanche, manque sérieusement d'entrain et d'avenant,
Richet se contentant, depuis un canapé, d'évoquer
des aspects finalement assez 'grand public' et superficiels au
sujet de son métrage. Ce document, foncièrement
intéresant mais pas d'un grand intérêt,
possède tout de même le mérite de sa durée
et la sincérité jamais forcée du cinéaste.
- Making of "Dans l'axe de visée" (13 minutes
VO-STF): une simplet assez banale featurette à visée
essentielement promotionnelle...
- Documentaire "Les Coulisses de la production" (22
minutes VO-STF) organisée en différents segments
plutôt pertinents. Le module sur les décors se montre
même très convaincant et finement construit.
- Scènes coupées avec commentaire du réalisateur
(6 minutes environ VOSTF)
- Galerie photo
Conclusion
Une
édition dont on aurait tort de se priver en raison d'une
piste DTS VO qui fait réellement parler la poudre et qui
rehausse, en le tirant vers le haut, le rendu acoustique d'un
film aux couleurs multicanales multiples et plurielles. Lourde,
forte, détaillée et en symbiose avec son propos,
cette bande-son est incontestablement l'un des poids lourds du
moment. L'image proposée convainc sans faillir, et les
suppléments (dont certains exclusifs) retiendront l'attention
des spectateurs avisés. Au final, une édition vidéo
fort réussie et que nous recommandons sans réelle
réserve.
Nos Notes du Disque
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