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Après l’assassinat d’un de
ses proches amis impliqué dans le blanchiment de l’argent
de la drogue, le président des États-Unis, embarrassé,
décide de poursuivre sa lutte contre les cartels colombiens
dans le plus grand secret. Il envoie en Colombie un commando paramilitaire
de douze hommes recrutés par le mercenaire Clark sous la
houlette de James Cutter, premier conseiller du Président,
et de Robert Ritter, de la CIA. Ceux-ci cachent la vérité
au directeur des renseignements par intérim, Jack Ryan,
qui croit à une simple mission de conseillers. Or déjà
le commando est en action, détruisant maints dépôts
de cocaïne. Félix Cortez, conseiller du narcotrafiquant
Escobedo, décide d’en profiter pour se débarrasser
de son patron en rendant coup pour coup. Il organise ainsi à
Bogota un attentat contre une délégation conduite
par le directeur du FBI, Emil Jacobs. Ryan, venu l’accueillir,
est le seul survivant. En représailles, un missile fait
sauter la villa où se sont réunis plusieurs «parrains».
Clear and Present Danger
est le troisième volet des aventures de Jack
Ryan. Sorti tout droit de l'imaginaire economico-politique
de Tom Clancy, ce troisième volet est un grand film
d'intentions et d'action. D'une durée noble, en dépit
de quelques longueurs, on suit avec un grand plaisir les
pérégrinations de Ryan interprétée
ici, pour la seconde et ultime fois, par un Harrison Ford
en grande forme et ce même si beaucoup de fan des
romans de Clancy considèrent aujourd'hui encore qu'il
s'agit là d'une erreur de casting... . Philip Noyce
(dont c'est une des plus belles réussite) livre une
oeuvre dense et chargée, passionante de bout en bout,
et que l'on redécouvrira avec délectation
dans cette superbe édition DVD qui est un véhicule
technique idéal pour se laisser aller. |
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Le contexte politico-économique est blindée de références
à la politique étrangère de l'Amérique
post Nixonienne et aiguisera l'appétit des férus
d'intrigues profondes et aux rebondissements mutliples. Bref,
un authentique plaisir, point barre.
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
Aucun reproche réel pour cette édition
qui améliore et de très loin les résultats
de la précédente. L'image est fluide, belle, optimisée,
et réserve un très agréable spectacle sur
un écran formaté en 16/9. La photographie de Donald
MacAlpine utilise les ressources visuelles du format CinémaScope
à très bon escient. Les couleurs sont riches et
saturées (jungle, explosions, ciels, nuages ...) et la
définition y est très probante. Aucune trace de
edge enhancement (ou du moins pas plus que de raison),
et aucune trace de macro-blocage ou de rémanence. Le format
de couleurs NTSC possède toujours ses propres limitations
mais pour un film de 1994, l'ensemble est plutôt réussi.
Les noirs révèlent une belle dimension (idem pour
les ombres portées) signe d'absence de "massicotage"
visuel. Une belle qualité d'image qui redonne une intégrité
et une patine cinématographique certaines à une
oeuvre un peu sous-estimée. Well done Paramount !
Audio : Analyse des pistes sons du disque
Pour un film qui fut l'un des premiers à
être disponible en Laserdisc Dolby Digital (il fut d'ailleurs
le tout premier), ce DVD ne fait rien perdre de la subtilité
de la bande-son. produite dans d'excellentes conditions, cette
bande-son est vive, vigoureuse, dynamique et produit d'excellents
résultats de 'présence' même dans les scènes
calmes ou dialoguées. Le champ sonore arrière est
permanent, avec une clameur bienvenue déjà présente
en Dolby Surround, mais amplifiée et texturée de
manière convaincante en son numérique discret. Les
séquences d'action proposent des effets de diaphonie extrêmement
ouverts et patents, le tout rehaussé par un très
bon rapport signal sur bruit qui fait briller cette bande-son
sur toutes les gammes du spectre audio, de l'infra grave (il y
en a, surtout en DTS, jusque dans la musique) aux aigus, vifs
aussi, et très bien intégrés. Les croisillons
audio (avant gauche relié à l'arrière droit
et avant droiit relié à l'arrière gauche)
sont légion, notamment dans les scènes se déroulant
dans la jungle, franchement réussies d'un point de vue
acoustique car elles dessinent un champ sonore complètement
holographique, ultra convaincant (voire même plus que sur
des productions sonores américaines contemporaines...),
délié, et très fidèle. Les explosions
sont rauques, profondes et vibrantes (incomparablement supérieures
en DTS, deux octaves en dessous de la piste Dolby Digital 5.1,
très maigrelette sur ce plan) et les débris sont
'multiplexés' vers tous les points cardinaux de l'installation.
Un mot s'impose sur la musique: elle est signée
James Newton Howard, et quelle partition entraînante! Une
belle dose d'efficacité est induite grâce à
ce score raffiné, mélange de sonorités sud
Américaines et de pulsations rythmiques presque démesurées.
Voir à ce titre les scènes d'action ou le générique
d'ouverture, dans lequel le rapport images/son est délectable.
L'enregistrement et le mixage multicanal de cette bande originale
est signée Shawn Murphy, haute éminence et référence
ultime dans ce type de travail. Tous ses mixage/enregistrements/intégrations
de bandes originales portent une signature acoustique et sonore:
le score est ouvert et inonde tous les canaux avec une cohérence
irréprochable. Sur le générique de fin par
exemple, la mise en scène musicale sur les 5.1 canaux fait
plaisir à l'oreille à mesure que l'orchestre s'étale
et s'allonge de manière virtuelle entre les enceintes.
Sur le reste du film, la musique prend le pas sur le reste et
propose une ouverture maximale jusque dans les surrounds, qui
ne se contentent pas de relayer les voies avant avec un écho
artificieux mais délivrent un signal musical pleine bande
(basses présentes) dont on ne peut se passer. C'est clair,
net et précis, et respire bon le travail bien fait. Très
belle présence donc, et grand dynamisme musical à
l'image des autres travaux de Murphy (ET, Jurassic Park, Casper
etc...), très peu amoindries par le recours à un
filtre audio correctif qui lisse la réponse en fréquence.
Ici, la musique est pleine, vraie, ample et généreuse.
Shawn Murphy est donc passé par là... comme il l'a
fait récemment avec la musique de Peter Pan, de P.J. Hogan,
qui bénéficie des mêmes caractéristiques
acoustiques.
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?
Mis à partt une bande-annonce en DD
2.0 très plate et en 4/3, cette édition propose
un modeste documentaire bien conçu (photos d'époque,
souvenirs et images de tournage jusqu'alors invisibles) d'environ
30 minutes. C'est toujours ça de gagné, d'autant
qu'il n'est aucunement une ridicule featurette. Les menus sont
animés et sonorisés. Un minimum finalement appréciable.
Suppléments DVD-ROM : Votre PC va-t-il se régaler
?
Non, certainement pas... rien de rien, pas même des liens
internet
| DTS vs. Dolby Digital |
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Le duel n'aura pas lieu: la piste DTS est tout
simplement une incontestable réussite. Le film, comme nous
l'avons mentionné plus haut, est un pionnier du son numérique
discret (il porte d'ailleurs le premier logo DTS dans son générique),
et à ce titre, propose une belle expérience, savamment
calculée. Ne vous fiez donc pas à son âge:
la réponse en fréquence est même par moments
plus claire et plus convaincante que celle des Deux Tours. Les
voix résonnent avec corps et fermeté dans l'enceinte
centrale, très claire et charnue, avec une tonalité
analogique d'antan très agréable pour qui saura
la repérer. La piste DTS améliore déjà
de manière dramatique la qualité des voix: deux
fois mieux définies et épaisses qu'en Dolby Digital,
sans plaisanter. Ce dernier codage audio semble bloqué
sur une valeur dynamique assez faible, et bridé dans sa
réponse en fréquence. Les sifflantes le sont encore
plus en DTS. Toute la façade avant est plus dense et agitée,
plus prenante et plus précise, tout simplement en DTS.
la dynamique globale est identique, certes, mais le bas du spectre
(infra-graves et graves) est largement plus généreux
en DTS, révélant même sur la musique des effets
inaudibles en Dolby Digital, ou révélant une partie
du spectre enfouie, notamment lors de passages d'engins comme
ces bateaux de la police des douanes qui brisent les flots au
début du film avec un infra grave franchement percutant
(piste DTS uniquement, quasi-inaudible et la limite de l’absence
en Dolby Digital). La clarté se maximise et s'étale
avec une plus belle harmonie sur toutes les voies de l'installation.
Enfin, la scène sonore se libère et se délie
littéralement par moments, beaucoup moins à d'autres,
lorsque l'on écoute en DTS 5.1. Un mi-débit très
efficace car il propose une sensation de globalité psycho-acoustique
en phase totale avec le film, jusque dans les scènes intimistes
où les dialogues occupent le devant de la scène
avec une intelligibilité nettement plus prononcée
et réelle en comparaison avec le format Dolby Digital.
| Vous avez trouvé la piste DTS de cette édition: |
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Bref, écouter ce
film en Dolby Digital (même si les différences
ne sont pas tout le temps ébouriffantes) reviendrait
à la même chose que de ne pas acheter ce film
( 10.50
€sur le net port offert...) pour le redécouvrir
dans d'excellentes conditions: ce serait du gâchis.
Une bien belle piste DTS donc, offerte sur une nouvelle
édition qui marque les débuts de Paramount
avec ce format sonore, après A La Poursuite d'Octobre
Rouge et Jeux de Guerre, les deux précédents
volets de cette trilogie qui convainc de bout en bout, d'un
point de vue cinématographique et de DTS-phile. |
Conclusion
Un achat imposé car peu onéreux
et techniquement ultra-satisfaisant. Les fans de l'univers de
Clancy seront en terrain connu et les autres passeront un très
bon moment de cinéma franc, massif, carré... en
un mot, efficace. Quoiq u'il en soit, le résultat est enlevé.
Cornwall
Notes du Disque
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