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die another day, 007
MGM / 11 novembre 2002 / 132 minutes
Date de parution : Juin 2003
Test réalisé par Cornwall le 01 septembre 2003 (bio / équipement)
film1
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La mission de James Bond en Corée du Nord tourne mal. Un traître l’a compromise. Après des mois de détention, torturé, drogué, 007 est échangé contre un autre prisonnier. Accusé à tort d’avoir livré les noms d’espions américains, James Bond est mis au placard. Décidé à démasquer le traître qui a entraîné sa déchéance, il débarque à Cuba où il rencontre la belle et mystérieuse Jinx. De retour à Londres, il fait la connaissance d’un homme d’affaires, Gustav Graves, qui l’invite à découvrir sa nouvelle invention censée résoudre le fléau de la faim dans le monde. La démonstration a lieu en Islande dans un palais de glace. Lors d’une grande fête sur la banquise, Bond retrouve Jinx et découvre l’identité de celui qui l’a trahi...

Réalisé en 2002 par Lee Tamahori, ce vingtième opus a tout d'une réussite: variété, équilibre, action, violence, charme... Il convoque avant toute autre chose chaque micro-élément qui ont fait le succès de la série depuis déjà un grand nombre d'années, puis y incorpore quelques nouveautés inédites (la capture de 007, la station de métreo pour agents dépenaillés etc...). Le flegme de Pierce Brosnan n'a décidément rien perdu de sa saveur. AU final, cet épisode, le plus contemporain de tous, se laisse savourer avec un plaisir coupable non dissimulé, tant il regorge de surprise en tout genre. La signature visuelle de Tamahori n'est certes pas des plus voyantes, mais elle a le mérite de renouveller les structures essentielles de la série, en y ajoutant qulques notes fantaisistes, en particulier au niveau du montage. Si certains se révèlent on ne peut plus discutables, en revanche, force est de constater que l'efficacité qui en découle ne se voit jamais mettre à mal par le flot d'événements. Du panache, du rocambolesque et de l'aplomb, ce Die Another Day ne manque décidément de rien, même si les fans ne le concevront pas, et pour cause, comme un un épisode officiel... les structures de production ayant cette fois-ci elles aussi bien évoluées. Un ensemble homogène qui tire sa force de la logique 'sérielle' des Bond, en y ajoutant une savante dose d'humour, d'ingéniosité. A signaler que cet épisode s'adonne aussi fort volontiers à l'hommage.

Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

film2

Si la MGM n'a pas l'habitude de décevoir avec ses pressages qui placent la barre très haut en temps normal, celui-ci fait malheureusmeent figure d'exception. Regrettable en effet, de voir de ci de là apparaître quelques petites tâches disgracieuses... Regrettable également de noter la présence constante d'edge enhancement dans ce transfert NTSC qui affine les contours en gommant la précision globale. Regrettable aussi e noter d'aussi grosses différences de définition d'un plan à l'autre, et d'aussi énormes faux-raccords chromatiques. En effet, un nombre impressionant de plans sortent de la logique visuelle de ceux qui les précédent... Les couleuirs sont saturées, le niveau des noirs encore trop granuleux, mais dans l'ensemble, c'est l'instabilité générale qui semble faire régner le chaos sur ce pressage. Les séquecnes finales sont dignes ds débuts du DVD avec des plans mal étalonnés, des couleurs vacillantes et des contrastes incroyablement irréguliers... Que s'est-il passé? la plupart du temps, le résultat est étonnant, mais ne le reste pas bien longtemps. Le tournage dans un superbe CinémaScope n'épargne rien aux résultats visuels: un tournage exigeant, certes, mais une transfert/report très très perfectible, qui pêche par une très sérieuse instabilité générale. Les images, à la source, ont subi des manipulations numériques (étalonnage numérique bien forcé au niveau chromatique) qui sautent avec violence, par moment, aux yeux des spectateurs. Mais comme expliqué dans le documentaire dédié, les producteurs n'avaient pas d'autre recours, au regard des conditions de tournage parfois bien difficiles.

Audio : Analyse des pistes sons du disque

Un ensemble tonitruant qui porte, là aussi, la griffe de la série Bond. Tous les canaux jouent à un moment ou à un autre un rôle prépondérant. Immédiatement, on notera qu'un filtre d'adaptation a été employé. Rien de bien grave, mais il est là. Ce sont les dialogues qui souffrent le plus d'u manque de qualité dans leur reproduction. La séquence d'ouverture est faramineuse sur le plan des explosions: des vagues inaugurales soutenues par d'incroyables basses fréquences amples et très sèches aux explosions des hovercraft qui se répartissent avec intelligence et débordement dans tout votre espace d'écoute (provoquant au passage de véritables coups de canon dans le subwoofer). Large, soutenue, dense, noble aussi, mais aussi un "grasse",, cette bande-son regorge de présence, présence qu'elle ne cesse d'affirmer lors des séquences clés. A elles seules, elles justifient l'achat du disque: tous les canaux sont présents, et ce de manière synchronique et simultanée. La violence expressive de cette bande-son n'est pour ainsi dire que rarement prise à défaut: elle souffre en effet de baisse de régime, de manière inopinée, et ne dispose pas des mêmes qualités d'enregistrement du début à la fin. Par ailleurs, si tous les canaux sont là et bien là, on notera une utilisation plutôt "dédramatisée" de la scène arrière, qui, par moment, semble un peu flasque. mais cette tendance assez nette finalement est très vite compensée par l'indéniable énergie acoustique et la vélocité expressive qui émanent de cette production sonore coordonée par Chris Munro. Quelques trouvailles sono-scéniques disons aventureuses viennent ainsi parsemer un ensemble déjà très varié au plan artistique: l'apparition de la voiture "vanquish", les poursuites sur un théâtre de glace, les coups de feu (appuyés par un beau 40 Hz, bien physiologique en provenance du caisson). De son côté, le générique d'ouverture m'a relativement déçu dans sa disposition des éléments sonores: pour connaîre par coeur chaque micro détail du mixage de la chanson de Madonna (formidable au demeurant, faite d'amplitude soudaine et de rapidité d'éxécution, et alliant complexité et rythmique élaborée, elle possède une authentique dimension sonore que le mode multicanal ne met aucunement en lumière ici...), il m'a semblé que la disposition des sons dans l'espace était bien plus étudiée dans les précédentes productions.

La pièce de choix au plan de la créativité restera sans conteste la scène initiale, où la bande-son s'emballe crescendo, mais la poursuite entre Xao et Bond dans leur véhicules gadgétisés n'est elle pas mal non plus! Vous l'aurez compris, difficile de faire la fine bouche, même si certains défauts font leur apparitions (médiums peu affutés et aigus compromis...). Au final, et je sais que ce qui va être lu va en choquer plus d'un, ce que les sites web américains considèrent comme l'une des bande-sons les plus abouties de cette année n'arrive pas au niveau de la ceinture de Sueurs... selon l'auteur de ces lignes! Une production sonore qui ne rompt pas avec la tradition d'efficacité de la série Bond, allant jusqu'à la renouveller de manière bien souvent jubilatoire. Une fort belle expérience qui définit à elle seule ce que peut être le home-cinema.

Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?

film3

Un disque deux blindé de bonus: première pièce maîtresse: le doculetaire chapitré en neuf segments sur tous les aspects du film, du tournage à la post-production. L'évolution des scènes (moyennement réussi...), des explorations multiangles convaincantes, la liste des gadgets présenté en images de synthèse animées, une impressionante gallerie de photos, le clip de Madonna et son making-of, des bandes-annonce, des spots TV, d'autres segments... et tant d'autres choses encore ! Impossible d'être déçu, d'autant ue le disque #1, celui présentant le film, recelle deux commentaires audios: celui du réalisateur et celui de Pierce Brosnan et Rosamund Pike (assez inutile et très souvent ridicule.... une déception, de même que des bandeaux d'informations défilants sur le film (uniquement lorsque l 'on regarde le film en mode Dolby Digital...). A signaler: un packaging en surétui qui s'ouvre en deux volets, fermé par un scratch. Rare et fort intéressant, il propose, lorsqu'il est ouvert, des photos supplémentaires extraites du film. Les disques sont en revanche dans un boîtier Amaray des plus classiques... et le design des menus laisse à désirer...

Suppléments DVD-ROM : Votre PC va-t-il se régaler ?

Accès àdes contenus supplémentaires, pour peu que l'on soit relié à Internet.

DTS vs. Dolby Digital DTS vs. DD

L'option DTS est ici, à n'en point douter, la plus convaincante. Les différences sont de l'ordre du tout juste décelable la plupart du temps, mais elle sont le mérite d'exister sur une très large échelle lorsqu'elles s'expriment vraiment. Le canal LFE est encore plus sec en DTS et semble se répartir plus uniformément, mais en revanche, cette piste DTS propose moins de basses fréquences (un des points noirs du disque...) que la piste Dolby Digital 5.1 EX. La clarté du message sonore est par contre légèrement améliorée, et passe par une sorte d'unification des zones directives. Je m'explique: lorsque l'on écoute Die Another Day en DTS, l'ampleur du champ sonore est élargie et sa lecture par l'oreille humaine parait immédiatement facilitée. Du coup, la sensation de se retrouver devant quelque chose de plus imposant et de plus volumineux prend le relais. Coffre et prestance multicanale sont les maîtres mots de l'expérience sonique de cette piste DTS qui à défaut de décupler les effets monstrueux de la dynamique à l'oeuvre, ouvre le champs sonore de manière plus franche, plus large, plus volumineuse. La disposition des sons et leur ancrage spatial, aux six points cardinaux de l'installation s'effectue avec une souplesse ainsi qu'une franchise qui s'impose très naturellement. Les resserements et autres étroitesses sonores de la piste Dolby Digital disparaissent complètement. C'est là un des plus intéressants point positif de cette piste son. Le niveau de reproduction de chaque canal est placé plutôt haut (ne serait-ce que durant la scène de combat à l'épée ou lors du passage dans le métro reconverti), ce qui autorise une immédiateté à toute épreuve. Seul le signal sur bruit, supérieur en DTS, est encore perfectible et 'bouche' d'une certaine manière le pouvoir expressif de la bande-son. Le canal arrière ES (Matrix) reçoit un maximum d'information et les dispense avec un fort joli savoir-faire. Pas d'effet de type DSP qui élargirait considérablement l'espace sonore sur cette piste DTS, juste un réhaussemnt du niveau global qui retrouve une intégrité sonique (qui a tendance à m'émietter sur la piste Dolby Digital). Cette piste DTS est à l'image d'une bulle sonore moins concentrée sur elle-même, mais plus ouverte, émargeant davantage d'informations intelligibles sans pour autant en perdre une seule miette. Pour le premier Bond disponible en DTS sur DVD, on ne peut cacher sa déception, surtout lorsque l'on repense aux magnifiques Laserdisc DTS des derniers opus de la série 007, qui eux démolissaient littéralement la pourtant très bonne piste Dolby Digital. De même, pour un titre MGM (leur deuxième titre DTS, après, justement Hanibal), on aurait souhaité que le degré de qualité que proposait Hanibal dans sa section son soit conservé. Ici, la piste DTS est certes convaincante, et c'est là le moins quel'on puisse dire, mais reste loin d'éblouir l'amateur éclairé qui, de toute façons, en demandera toujours plus!

Conclusion

Difficle de la manquer, difficile d'y résister... cette édition est qualitativement proportionelle au succès du film. On mettra deux trois choses de côté tout de même, mais on ne cachera jamais le plaisir que l'on trouvera à savourer un spectacle enlevé et tonitruant, ici présenté dans un bel écrin numérique.

Notes du Disque

Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivié
Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivité

Note Globale

 

jaquette


specifications techniques

- DVD Vidéo (x2)
- Double Couches
- Zone 1
- RCE : Non
- Intro DTS : Non...

format video
- 16/9 compatible 4/3
- Ratio : 2.35:1

format DTS
- Anglais 5.1

format DD
- Anglais 5.1
- Français 2.0
- Espagnol 2.0

format PCM
- Aucun

debit audio
- DTS : 754.50 Kbps
- DD : 448 Kbps

sous-titres
- Anglais [CC]
- Français
- Espagnol

interactivite
- Menus animés
- Chapitrage

bonus
- Bandes-Annonces
- Documentaires
- Interviews
- Commentaires audio

dvd-rom
- Site Internet
- Liens divers

prix
- 20.06 euros


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