
» Achetez le DVD : Cliquez
ici ! 
» Parlez-en : Accès
au Forums 
» Site Officiel : Cliquez
ici |
|
|
La mission de James Bond en Corée du Nord tourne mal.
Un traître l’a compromise. Après des mois
de détention, torturé, drogué, 007 est
échangé contre un autre prisonnier. Accusé
à tort d’avoir livré les noms d’espions
américains, James Bond est mis au placard. Décidé
à démasquer le traître qui a entraîné
sa déchéance, il débarque à Cuba
où il rencontre la belle et mystérieuse Jinx.
De retour à Londres, il fait la connaissance d’un
homme d’affaires, Gustav Graves, qui l’invite à
découvrir sa nouvelle invention censée résoudre
le fléau de la faim dans le monde. La démonstration
a lieu en Islande dans un palais de glace. Lors d’une
grande fête sur la banquise, Bond retrouve Jinx et découvre
l’identité de celui qui l’a trahi...
Réalisé en 2002 par Lee Tamahori, ce vingtième
opus a tout d'une réussite: variété, équilibre,
action, violence, charme... Il convoque avant toute autre chose
chaque micro-élément qui ont fait le succès
de la série depuis déjà un grand nombre
d'années, puis y incorpore quelques nouveautés
inédites (la capture de 007, la station de métreo
pour agents dépenaillés etc...). Le flegme de
Pierce Brosnan n'a décidément rien perdu de sa
saveur. AU final, cet épisode, le plus contemporain de
tous, se laisse savourer avec un plaisir coupable non dissimulé,
tant il regorge de surprise en tout genre. La signature visuelle
de Tamahori n'est certes pas des plus voyantes, mais elle a
le mérite de renouveller les structures essentielles
de la série, en y ajoutant qulques notes fantaisistes,
en particulier au niveau du montage. Si certains se révèlent
on ne peut plus discutables, en revanche, force est de constater
que l'efficacité qui en découle ne se voit jamais
mettre à mal par le flot d'événements.
Du panache, du rocambolesque et de l'aplomb, ce Die Another
Day ne manque décidément de rien, même
si les fans ne le concevront pas, et pour cause, comme un un
épisode officiel... les structures de production ayant
cette fois-ci elles aussi bien évoluées. Un ensemble
homogène qui tire sa force de la logique 'sérielle'
des Bond, en y ajoutant une savante dose d'humour, d'ingéniosité.
A signaler que cet épisode s'adonne aussi fort volontiers
à l'hommage.
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
 |
Si la MGM n'a pas l'habitude de décevoir
avec ses pressages qui placent la barre très haut en temps
normal, celui-ci fait malheureusmeent figure d'exception. Regrettable
en effet, de voir de ci de là apparaître quelques
petites tâches disgracieuses... Regrettable également
de noter la présence constante d'edge enhancement dans
ce transfert NTSC qui affine les contours en gommant la précision
globale. Regrettable aussi e noter d'aussi grosses différences
de définition d'un plan à l'autre, et d'aussi énormes
faux-raccords chromatiques. En effet, un nombre impressionant
de plans sortent de la logique visuelle de ceux qui les précédent...
Les couleuirs sont saturées, le niveau des noirs encore
trop granuleux, mais dans l'ensemble, c'est l'instabilité
générale qui semble faire régner le chaos
sur ce pressage. Les séquecnes finales sont dignes ds débuts
du DVD avec des plans mal étalonnés, des couleurs
vacillantes et des contrastes incroyablement irréguliers...
Que s'est-il passé? la plupart du temps, le résultat
est étonnant, mais ne le reste pas bien longtemps. Le tournage
dans un superbe CinémaScope n'épargne rien aux résultats
visuels: un tournage exigeant, certes, mais une transfert/report
très très perfectible, qui pêche par une très
sérieuse instabilité générale. Les
images, à la source, ont subi des manipulations numériques
(étalonnage numérique bien forcé au niveau
chromatique) qui sautent avec violence, par moment, aux yeux des
spectateurs. Mais comme expliqué dans le documentaire dédié,
les producteurs n'avaient pas d'autre recours, au regard des conditions
de tournage parfois bien difficiles.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
Un ensemble tonitruant qui porte, là aussi,
la griffe de la série Bond. Tous les canaux jouent à
un moment ou à un autre un rôle prépondérant.
Immédiatement, on notera qu'un filtre d'adaptation a été
employé. Rien de bien grave, mais il est là. Ce
sont les dialogues qui souffrent le plus d'u manque de qualité
dans leur reproduction. La séquence d'ouverture est faramineuse
sur le plan des explosions: des vagues inaugurales soutenues par
d'incroyables basses fréquences amples et très sèches
aux explosions des hovercraft qui se répartissent avec
intelligence et débordement dans tout votre espace d'écoute
(provoquant au passage de véritables coups de canon dans
le subwoofer). Large, soutenue, dense, noble aussi, mais aussi
un "grasse",, cette bande-son regorge de présence,
présence qu'elle ne cesse d'affirmer lors des séquences
clés. A elles seules, elles justifient l'achat du disque:
tous les canaux sont présents, et ce de manière
synchronique et simultanée. La violence expressive de cette
bande-son n'est pour ainsi dire que rarement prise à défaut:
elle souffre en effet de baisse de régime, de manière
inopinée, et ne dispose pas des mêmes qualités
d'enregistrement du début à la fin. Par ailleurs,
si tous les canaux sont là et bien là, on notera
une utilisation plutôt "dédramatisée"
de la scène arrière, qui, par moment, semble un
peu flasque. mais cette tendance assez nette finalement est très
vite compensée par l'indéniable énergie acoustique
et la vélocité expressive qui émanent de
cette production sonore coordonée par Chris Munro. Quelques
trouvailles sono-scéniques disons aventureuses viennent
ainsi parsemer un ensemble déjà très varié
au plan artistique: l'apparition de la voiture "vanquish",
les poursuites sur un théâtre de glace, les coups
de feu (appuyés par un beau 40 Hz, bien physiologique en
provenance du caisson). De son côté, le générique
d'ouverture m'a relativement déçu dans sa disposition
des éléments sonores: pour connaîre par coeur
chaque micro détail du mixage de la chanson de Madonna
(formidable au demeurant, faite d'amplitude soudaine et de rapidité
d'éxécution, et alliant complexité et rythmique
élaborée, elle possède une authentique dimension
sonore que le mode multicanal ne met aucunement en lumière
ici...), il m'a semblé que la disposition des sons dans
l'espace était bien plus étudiée dans les
précédentes productions.
La pièce de choix au plan de la créativité
restera sans conteste la scène initiale, où la bande-son
s'emballe crescendo, mais la poursuite entre Xao et Bond
dans leur véhicules gadgétisés n'est elle
pas mal non plus! Vous l'aurez compris, difficile de faire la
fine bouche, même si certains défauts font leur apparitions
(médiums peu affutés et aigus compromis...). Au
final, et je sais que ce qui va être lu va en choquer plus
d'un, ce que les sites web américains considèrent
comme l'une des bande-sons les plus abouties de cette année
n'arrive pas au niveau de la ceinture de Sueurs... selon
l'auteur de ces lignes! Une production sonore qui ne rompt pas
avec la tradition d'efficacité de la série Bond,
allant jusqu'à la renouveller de manière bien souvent
jubilatoire. Une fort belle expérience qui définit
à elle seule ce que peut être le home-cinema.
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?
 |
Un disque deux blindé de bonus: première
pièce maîtresse: le doculetaire chapitré en
neuf segments sur tous les aspects du film, du tournage à
la post-production. L'évolution des scènes (moyennement
réussi...), des explorations multiangles convaincantes,
la liste des gadgets présenté en images de synthèse
animées, une impressionante gallerie de photos, le clip
de Madonna et son making-of, des bandes-annonce, des spots TV,
d'autres segments... et tant d'autres choses encore ! Impossible
d'être déçu, d'autant ue le disque #1, celui
présentant le film, recelle deux commentaires audios: celui
du réalisateur et celui de Pierce Brosnan et Rosamund Pike
(assez inutile et très souvent ridicule.... une déception,
de même que des bandeaux d'informations défilants
sur le film (uniquement lorsque l 'on regarde le film en mode
Dolby Digital...). A signaler: un packaging en surétui
qui s'ouvre en deux volets, fermé par un scratch. Rare
et fort intéressant, il propose, lorsqu'il est ouvert,
des photos supplémentaires extraites du film. Les disques
sont en revanche dans un boîtier Amaray des plus classiques...
et le design des menus laisse à désirer...
Suppléments DVD-ROM : Votre PC va-t-il se régaler
?
Accès àdes contenus supplémentaires, pour
peu que l'on soit relié à Internet.
| DTS vs. Dolby Digital |
 |
L'option DTS est ici, à n'en point douter,
la plus convaincante. Les différences sont de l'ordre du
tout juste décelable la plupart du temps, mais elle sont
le mérite d'exister sur une très large échelle
lorsqu'elles s'expriment vraiment. Le canal LFE est encore plus
sec en DTS et semble se répartir plus uniformément,
mais en revanche, cette piste DTS propose moins de basses fréquences
(un des points noirs du disque...) que la piste Dolby Digital
5.1 EX. La clarté du message sonore est par contre légèrement
améliorée, et passe par une sorte d'unification
des zones directives. Je m'explique: lorsque l'on écoute
Die Another Day en DTS, l'ampleur du champ sonore est
élargie et sa lecture par l'oreille humaine parait immédiatement
facilitée. Du coup, la sensation de se retrouver devant
quelque chose de plus imposant et de plus volumineux prend le
relais. Coffre et prestance multicanale sont les maîtres
mots de l'expérience sonique de cette piste DTS qui à
défaut de décupler les effets monstrueux de la dynamique
à l'oeuvre, ouvre le champs sonore de manière plus
franche, plus large, plus volumineuse. La disposition des sons
et leur ancrage spatial, aux six points cardinaux de l'installation
s'effectue avec une souplesse ainsi qu'une franchise qui s'impose
très naturellement. Les resserements et autres étroitesses
sonores de la piste Dolby Digital disparaissent complètement.
C'est là un des plus intéressants point positif
de cette piste son. Le niveau de reproduction de chaque canal
est placé plutôt haut (ne serait-ce que durant la
scène de combat à l'épée ou lors du
passage dans le métro reconverti), ce qui autorise une
immédiateté à toute épreuve. Seul
le signal sur bruit, supérieur en DTS, est encore perfectible
et 'bouche' d'une certaine manière le pouvoir expressif
de la bande-son. Le canal arrière ES (Matrix) reçoit
un maximum d'information et les dispense avec un fort joli savoir-faire.
Pas d'effet de type DSP qui élargirait considérablement
l'espace sonore sur cette piste DTS, juste un réhaussemnt
du niveau global qui retrouve une intégrité sonique
(qui a tendance à m'émietter sur la piste Dolby
Digital). Cette piste DTS est à l'image d'une bulle sonore
moins concentrée sur elle-même, mais plus ouverte,
émargeant davantage d'informations intelligibles sans pour
autant en perdre une seule miette. Pour le premier Bond disponible
en DTS sur DVD, on ne peut cacher sa déception, surtout
lorsque l'on repense aux magnifiques Laserdisc DTS des derniers
opus de la série 007, qui eux démolissaient littéralement
la pourtant très bonne piste Dolby Digital. De même,
pour un titre MGM (leur deuxième titre DTS, après,
justement Hanibal), on aurait souhaité que le
degré de qualité que proposait Hanibal dans
sa section son soit conservé. Ici, la piste DTS est certes
convaincante, et c'est là le moins quel'on puisse dire,
mais reste loin d'éblouir l'amateur éclairé
qui, de toute façons, en demandera toujours plus!
Conclusion
Difficle de la manquer, difficile d'y résister... cette
édition est qualitativement proportionelle au succès
du film. On mettra deux trois choses de côté tout
de même, mais on ne cachera jamais le plaisir que l'on trouvera
à savourer un spectacle enlevé et tonitruant, ici
présenté dans un bel écrin numérique.
Notes du Disque
|