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Kimberly part en week-end avec ses amis, mais une vision d’horreur
– un horrible accident sur une autoroute – l’assaille
soudainement. Convaincue que cette vision est une prémonition,
Kimberly change le cours des choses et évite de justesse
de mourir, tout comme un groupe de personnes qu’elle a
réussi à convaincre. Elle a pu choisir son destin,
même si son heure était venue. Mais la Grande Faucheuse,
intangible et invisible, réclame son dû et va pourchasser
ces rescapés en trouvant à chaque fois une manière
ingénieuse de les éliminer. A moins que Kimberly
n’aille demander de l’aide à la seule survivante
d’un accident d’avion, un événement
dont on vient de fêter le premier anniversaire...
La suite du précédent opus (un petit succès)
ne pouvait décevoir. L'un des Blockbuster les plus réussi
de cet été 2003, le film de David R. Ellis réussit
un certain nombre de micro exploit et nous surprend là
où on ne l'attendait pas vraiment. D'une part, parce
qu'il redonne sa pleine mesure au terme gore. En effet,
les innombarbales séquences horrifiques déroulent
une logique macabre on ne peut impressionnate et qui de plus
se paye le luxe de devenir réjouissante. La mort est
partout, dans chaque scène, et installe une ambiance
sombre, presque noire, mais d'une infinie drôlerie (du
moins, c'est ainsi qu'il conviendrait de le prendre à
l'écoute du commentaire audio). De plus, la réalisation,
efficace, repose sur des principes stricts mais surtout très
simple, loin de tout chichi toc et hors propos. Au terme de
l'heure et demie de projection, pas un temps mort, mais que
de sursauts d'angoisse et de surprises. Car à chaque
manifestation de la Mort surgit un effet de terreur insoupçonné.
Véritable train fantôme fou, le film accumule les
images choc. Leur briéveté dans l'évocation
est à ce titre partie intégrante du projet horrifique.
Tel un couperet (ou une vitre qui s'effondre), ils vous assaillent
aussi sèchement que possible. Une belle friandise à
ne cependant pas mettre sous tous les yeux, certaines images
bénéficiant d'un pouvoir de conviction un peu
poussé pour qui ne prend pas cette farce superbement
organisée à la légère...
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
New Line noys livre une fois de plus un pressage
entièremen satisfaisant. Les matériaux source n'étant
pas des plus raffinés (les caméras et objectif font
tout de même assez cheap...) l'encodage peut se
réaliser de manière linéaire et efficace.
Une palette de couleurs très bien saturées (les
rouges sont saisissants tout comme eols flammes de l'accident
initial), une définition très belle qui jamais ne
vient à être prise à défaut. Le niveau
des noirs en revanche semblent poser deux trois soucis (dommage
pour ce type de film), et la compression révèle
quelques faiblesses de ci de là mais dans l'ensemble, c'est
très franchement un disque des plus aboutis, fluide et
fidèle, très fidèle même à la
vision salle. Bien joué compte tenu du nombre impressionant
de bonus et du procédé Infinifilm, plutôt
gourmant sur bien des plans.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
D'ue efficacité furibonde, cette bande-son
tonitruante est indispensable pour amplifier les effets horrifiques.
Elle a été spécialement 'préparée'
(comprendre retraitée et réégalisée
pour se conformer à un environement sonore domestique...
beurk...) pour le DVD par Mi Casa Audio production. Précisons
que nous sommes plusieurs sur notre forum à nous opposer
à ce type d'usage... qui sera d'ailleurs employé
pour l'édition collector des Deux Tours de Peter
Jackson. Du surround à tout prix! La scène sonore
est complètement dédiée au film, et aligne
un ensemble d'ambiances qui raviront les possesseurs d'enceintes
"pleine bande". De la profondeur et l'impact rauque
des explosions aux ambiances extérieures/intérieures
subtiles mais palpables à l'arrière, la bande-son
s'illustre avec force et finesse. Les dialogues sont clairs, bénéficient
d'une prise de son très bien réalisée, et
conservent une qualité globale assez marquante. Les voies
arrières circonscrivent d'incroyables scènes sonores
ponctuelles lors des scènes horrifiques. Elles ouvrent
l'espace en repoussant les murs, d'une part, mais attirent aussi
l'oreille par une très grande précision lors d'effets
plus éphémères. Certains (l'explosion sur
l'autoroute, l'incroyable grillage-à-beurre et ses effets
ES à foison, ainsi que l'éclair chez le dentiste)
bénéficient d'une reproduction quasi chirurgicale,
très peu entâchée par un filtre de ré-égalisation.
Présent (il est clairement indiqué dans le menu
son "No equalization required for Home Theatre", comme
sur Blade II), ce filtre n'impose pas d'effets négatifs
comme sur d'autres titres (pour une fois!). Le haut du spectre
demeure clair et net (encore que...) rendant ainsi possible une
excellente localisation des effets (de par la directivité
physique des aigus) et une ouverture probante, alors que sur d'autres
titres, c'est cette zone qui subit généralement
les effets les plus destructeurs. Les basses fréquences
sont rugissantes et descendent très régulièrement
dans l'infra-grave (voir le générique, encore davantage
accenté en DTS où la descente est rendue vraiment
plus objective), qui tapisse une ambiance souterraine et inquiétante
du plus bel effet. Lors des scènes fortes, elles procurent
un "oooommph" ponctuel du plus bel effet qui a de quoi
faire descendre bien des chaussettes ! Pour ce qui est du design,
il repose sur une approche frontale des sons, à très
haute dynamique, et suit un principe d'accentuation perpétuelle.
Très ample, et s'appuyant sur la largeur de l'espace
sonore en toutes circonstances, il est très rarement bouché
par une abondance d'informations, preuve ultime de son pouvoir
de recouvrement et de reproduction. En outre, les bruitages s'appuient
davantage sur la réalité que sur des créations
plus abstraites. Une petite bombe sonique, loin, certes, du raffinement
de Amélie Poulain ou des Sentiers de la Perdition,
mais dont l'énergie acoustique et l'impact sonique r-a-v-i-r-o-n-t
les amateurs de "gros son". Un mixage épatant,
point barre.
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette
?
Le procédé Infinifilm (dans lequel
il n'est pas forcément aisé de se repérer
tant les options fusent...), que l'on ne présente plus,
vous permet d'aller "au-delà du film". Des informations
tantôt artistiques, tantôt amusantes défilent
lors de la projection, et ce sont 62 sollicitations pour une heure
et demie de métrage! Le reste du disque est à l'avenant:
making of bien conçu, documentaire sur la manière
de créer lamort au cinéma, documentaire sur les
effets des images choc du film, scènes coupées ou
rallongées (inutiles en revanche...) commentées,
jeu interactif où l'on va vous "tirer" les cartes.
Les traditionnels trailers sont présentés en DD
5.1 (très réussi!). Etcetera etcetera ! Une édition
très riche, complète... et auxmenus sonorisés
en 5.1 dans le ton du film. Bravo à la New Line une fois
de plus.
Suppléments DVD-ROM : Votre PC va-t-il se régaler
?
Accès à des contenus supplémentaires, pour
peu que l'on soit relié à Internet. Accès
au script et au site web original, fond d'écran etc...
Bref, une vraie section DVD-Rom, plutôt richement élaborée.
| DTS vs. Dolby Digital |
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Euphorisant! La piste DTS propose une scène
sonore entièrement holographique. Les six canaux sont utilisés
de telle sorte qu'une sensation palpable de réalité
s'opère, dans les scènes ne faisant pas appel à
l'horreur. Pour le reste du film, la piste Dolby Digital est très
loin derrière celle proposée en DTS: ouverture arrière
moins franche, voire effondrement sur les avants. Le tout début
du chapitre deux, et son audaucieux panoramique sonore arrière
affirme dors et déjà la supériorité
théorique et pratique du codage DTS, même sur les
petits système de diffusion: plus fluide, plus marqué,
plus profond, plus précis sur le plan tonal et surtout
2 fois plus convaincant, il propose un boost dynamique
immanquable. Et que dire du carambolage, véritable monceaux
dynamique! En Dolby Digital, la centrale en retrait et la présence
du champ sonore moindre, même en montant le volume. Vous
l'aurez compris, notre codage préféré est
à l'honneur ici, et se pose comme le candidat parfait pour
retranscrire toutes les nuances de cette bande-son qui n'en manque
pas. La rapidité des effets et leur irruption soudaine
gagnent en présence et en dynamique. Cette piste DTS possède
des caractéristiques révélatrices qui accentuent
considérablement la plupart du temps l'expérience
que propose le film. Sa vivacité n'est pas à mettre
en doute, et son pouvoir de recouvrement spatial est particulièrement
à l'oeuvre dans la dernière scène, pourtant
calme ou dans celle du crematorium. La comparaison avec le format
concurrent n'a pas lieu d'être tant le format DTS oeuvre
pour approfondir toutes les ambiances. Aucune différence
de tonalité n'est à détecter entre les deux
formats. L'activité est en effet permanente sur tous les
canaux , et cette bande-son sera pour vous une très belle
occasion de tester la cohérence entre vos diffuseurs. On
ne le répetera jamais assez, mais la mise en scène
des sons va de pair avec leur mise en espace. Ici, c'est une fois
de plus le cas.
A noter que lorsque l'on downmixe la
piste DD 5.1 en utilisant les sorties analogiques du lecteur VD
relié à l'ampli (pour obtenir un son Dolby Surround),
les résultats sont exceptionnels (et cela surprend). Cela
signifie qu'une personne non équipée en matériel
5.1 pourra bénéficier d'une piste surround nettement
plus convaincante que sur d'autres DVDs.
Quoi qu'il en soit, la force vive de la piste
DTS n'est jamais prise à défaut. Voilà un
bel exemple d'ambiophonie discrete où chaque canal,
y compris la musique, a été mixé en parallèle
avec les autres afin de créer une perspective sonore de
tous les instants qui, pour un peu, révélerait même
une hauteur et une profondeur du son. On regrettera juste que
certains éléments n'aient pas de tonalité
réellement HiFi, mais le budget de cette production étant
on ne peut plus serré, on ne s'en étonnera pas.
Une très belle construction sonore donc, violente et démonstrative.
Nous regrettons l'absence de logo en ouverture, mais sachez que
le jingle Infinifilm qui démarre lors de l'insretion du
disque dans votre lecteur est remarquablement mixé en 5.1.
Conclusion
Très belle édition, ne serait-ce
que pour la piste DTS franchement convaincante. Le film étant
pour l'auteur de ces lignes une bien belle surprise (une série
B -et encore!- réussie), et le procédé infinifilm
une fois de plus à son avantage... il serait fort dommage
d'attendre le zone 2 français qui risque de faire disparaître
la piste DTS précédemment citée...
Notes du Disque
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