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les frères du désert (the four feathers)
TF1 Vidéo/ 2004 / 129 minutes
Test réalisé par Cornwall le 22 juin 2004
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» Parlez-en : Accès au Forums

En 1898, Harry Feversham, un officier de l'Empire britannique, refuse d'aller défendre la forteresse coloniale de Khartoum attaquée par une armée de rebelles soudanais. La veille du départ des troupes, Harry tourne le dos à la guerre et quitte l'armée. Choqué par l'acte de son fils, son propre père le désavoue. Trois de ses amis, dont le lieutenant Jack Durrance et sa fiancée Ethne Eustace, lui envoient par ailleurs quatre plumes blanches symbolisant la lâcheté. Incompris, solitaire et tourmenté, Harry vit à Londres où il apprend que son meilleur ami Jack et son ancien régiment sont tombés aux mains des rebelles. L'officier britannique décide alors de regagner son honneur en participant à leur sauvetage déguisé en bédouin.

. Film américain (2001) (Remake de Les Quatre Plumes blanches)
. Date de sortie cinéma: 05 Novembre 2003
. Avec Heath Ledger, Wes Bentley, Djimon Hounsou, Kate Hudson, Kris Marshall Plus...
. Réalisé par Shekhar Kapur

"Frères du Désert", pour vous, est un film:
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Quelle extraordinaire surprise ! Non content d'infliger une véritable leçon de home-cinéma (nous allons y revenir), le film de Kapur se paye même le luxe d'être une oeuvre vigoureuse, paré d'un classiscisme lumineux et fort à propos. Les références sont nombreuses: David Lean (qui n'aurait certainement pas dit non à ce projet), Ridley Scott (la lumière froide et si Anglaise des Duellistes inonde les passages situés en Angleterre), mais aussi Nikita Mikhalkov, avec son Barbier de Sibérie. Un souffle romanesque dévastateur, une mise en scène inspirée et créative, une interprétation irréprochable achèvent un tableau on ne peut plus réussi. Au passage, le film contribue à un embryon de réflexion, toujours dans une veine très romanesque, du moins littéraire, sur la colonisation et la décheance, sur le courage, la loyauté, l'intégrité.

Son pari est réalisé avec une bravoure et un éclat qui font très sincèrement merveille. L'adaptation du roman de Mason réalisée ici bénéficie d'une belle fluidité narrative, elle-même renforcée par une approche à l'ancienne, qui sied tellement à ce type de production. Car de production il est question, au sens Hollywoodien du terme. Si ce film avait été réalisé il y a quelques années, nul doute que nous aurions eu droit à un tournage en 70 mm et à un budget colossal. Ce long-métrage a été épaulé par Paramount et Miramax Films. Le cinéaste à qui l'on devait déjà The Cell semble être un atout de taille: il signe son film avec une touche très british, sans jamais désamorcer l'essentiel des éléments dramatiques, brossant au passage une page d'histoire avec aisance et une grande facilité. Souple et parfaitement bien tenu, le déroulement de son histoire associe ampleur et rigueur, que le cinéaste conjugue sur un mode unifié, avec de très belles proposition d'écriture filmique. Le désert, véritable 'véhicule' narratif en soi, en sort magnifié et incarne un espace de référence au bout duquel les personnages se découvrent et s'acceptent. A partir d'une amitié trahie par un renoncement de valeur, le voyage intérieur du personnage interprété par Heath Ledger devient une quête où chacune des évolutions successives est rendu presque palpable. On ne finira jamais, enfin, de s'extasier devant un tel talent derrière la caméra, devant ce renoncement aux effets visuels faciles, trop toc. Une réelle surprise, d'autant que le film a été complètement ignoré lors de son court passage dans les salles obscures... une oeuvre dense, intense et réussie ! Comme j'apprécie le dire lorsque cela est possible, voici une belle pièce de cinéma !

Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

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Robert Richardson avait déjà oeuvré sur le dyptique Kill Bill, sur Casino de Scorsese ou encore JFK, Platoon et L'homme qui Murmurait à l'Oreille des Chevaux, signe ici des compositions lumineuses et très savantes. Ses éclairages et ses choix de cadre renvoient en permanence à un univers romanesque construit avec tact et avec un très rare sens de l'à propos. Le DVD PAL que nous chroniquons ici lui rend justice: l'image ne perd jamais vraiment de sa texture et de sa richesse expressive. La gamme chromatique est très large: des tons ocres et lumineux du désert (irréprochable saturation des couleurs sur les costumes par exemple) aux lumières Anglaises très froides, le DVD ne perd pas pieds et délivre un ensemble visuel toujours très riche, épaulé par un très bon degré de définition. Les noirs sont profonds et volumineux, et les scènes de guerre sont d'une grande lisibilité. Soyeuse et satinée (comme la bande-son, mais nous allons y venir), l'image délivrée ici ne souffre d'aucun défaut notable, mis à part une très légère tendance à la granulation, voulue semble t-il par le chef opérateur, et partie intégrante du rendu argentique. Fluide et très dense, l'image ne déçoit jamais. l'encodage PAL fait des petites merveilles.

 

Audio : Analyse des pistes sons du disque

film2E-X-C-E-P-T-I-O-N-N-E-L-L-E qualité audio, dont le rendu global surclasse celui entendu sur les DVD Version Longue de la trilogie Le Seigneur des Anneaux. L'auteur de ces lignes l'affirme sans se tromper (!!): nous tenons là une petite perle sonore. Le spectacle proposé est de tout premier ordre et se distingue du tout-venant sur DVD par son niveau de reproduction placé plus haut d'ordinaire (vous devriez l'écouter environ 5 à 6 dB de moins que d'habitude). Le rapport signal sur bruit est qualifiable de parfait, tout comme la dynamique dont fait preuve cette impressionante bande-son au point que même les sons les plus faibles percent vos enceintes avec vigueur et agilité, ce qui n'est pas souvent le cas sur le support DVD. Mieux encore, c'est l'absence de filtre audio correctif: ici, rien ne semble avoir été retouché pour adapter la bande-son à un environnement sonore domestique, contrairement au Seigneur des Anneaux où la qualité sonore laissait plus que des plumes. La musique de James Horner bénéficie d'une mise ne scène sonore complètement multicanale: son rendu est d'une extrême limpidité, soyeux, raffiné, satiné. Un régal de tous les instants. La partition domine la bande-son et se déplace sur les arrières avec une agilité et un degré d'intelligibilité qui confine à la perfection. Toutes vos enceintes seront sollicités. Leurs gammes dynamique respective tout comme leurs qualités de réponse impulsionnelle et de transitoire seront mise à contribution. A côté, la partition du Seigneur des Anneaux, du moins dans sa reproduction, ferait presque figure de fichier MP3 tant nous avons été surpris par l'étincellante (c'est d'ailleurs le mot parfait pour évoquer les résultats audio de cette bande-son) qualité que propose la pise DTS VO de cette édition DVD.

Vous l'avez vu? Notez sa bande-son:
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Résultats
Qui dit résultats formidables dit, normalement, enregistrement de référence. Ce fut le cas: le score du film a été entièrement enregistré en numérique et en 5.1 multicanal aux mythiques Studios Abbey Road, à Londres. Chacun de leur travaux sont en soi des perles rares, d'une rare accuité et d'une belle perfection. Face à de tels résultats, une piste Dolby Surround ne rivalisera jamais et une écoute en stéréo écraserait tout le relief quasiment vertigineux créé par les ingénieurs du son. Non pas que le son soit phénoménal ou par trop démonstratif. Il est au contraire feutré et loin de tout effet de surenchère. La réponse en fréquence est idéale: les dialogues et les détails sur la voie centrale sont reproduits avec une dynamique sans commune mesure (vous redécouvrirez votre diffuseur central et vous rendrez compte de son importance dans l'équilibre des forces 5.1).

La qualité des timbres fait merveille (Diantre, que de superlatifs!) et le corps et le grain des voix sont magnifiés à chaque instant, même dans les scènes calmes, par ailleurs tout aussi démonstrative que les scènes animées. Avec Kill Bill Volume I, il s'agit là des voies centrales les plus claires entendues depuis longtemps. La balance musique/effets/dialogues est sans reproche. le degré de qualité est qualifiable d'infernal ! D'un point de vue artistique, le message sonore se déploie fréquemment sur toutes les voies: lors du début du film, les arrières délivrent l'acoustique du lieu avec une étonnante précision en renforçant les médiums (charnus et tendus). Un niveau de réalisme et de crédibilité qui fait aussi plaisir à écouter. Les scènes situées dans le désert présentent un panache certain à mesure que les masses sonores se déploient. le film ne réinvente rien d'un point de vue sonore (pas de révolution), mais réalise son travail ambiophonique dans d'excellentes conditions, dopé par une dynamique capable des plus grands écarts. La prise de son, notamment sur les dialogues, est excellente: elle a pour caractéristique principale un grand respect des lieux (à l'acoustique travaillée, cf. les scènes de prison de la deuxième partie du film) et une vivacité pétillante au niveau de l'évocation. A partir d'un corpus de sons plus vrais que nature, l'équipe chargée du design sonore a réussi à construire une architecture sonore de tous les instants. Il y a peut-être peu d'instants mémorables (le film n'étant pas une démonstration), mais c'est ici la pertinence acoustique qui frappe l'auditeur. Le son traverse l'espace de droite à gauche, d'arrière en avant avec un sens inné de l'immersion. Un véritable paysage sonore comme on aime en entendre. En outre, la scène frontale est ultra-définie et creuse de superbes ambiances. Bref, le son est tout simplement étonnant dans son ensemble, et il est clair que les habitués et autres maniaques du home-cinema sauront reconnaître là la patine des grandes bande-sons. Les hautes fréquences et celles intermédiaires ne trahissent jamais l'équilibre tonal, très clair, et les aigus vous chatouillent les tympans. Les très basses fréquences sont nombreuses et révèlent un sous-grave inquiétant, réel, palpable. En un mot, la transparence est de rigueur, et elle révélera les potentialités cachées de votre home cinema, plutôt enterrées sur bien d'autres DVDs. Faites le test: vous serez étonné ! Chaque nuance est ressentie, dans la musique et dans le paysage sonore qui forment un ensemble cohérent et sincèrement très abouti.

Si seulement toutes les bande-sons pouvaient être à la mesure de celle-ci... Le Seigneur des Anneaux en sortirait grandi et perfectionné... Quoi qu'il en soit, pour cette concentration heureuse d'éléments positifs, Frères du Désert est une bande-son comme en entend finalement peu.

 

Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?

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Un maigre documetaire où le réalisateur se révèle très pertinent sur ses choix dramatiques, et sur ses décisions de valoriser tel ou tel personnage. Une bande-annonce en VF, 4/3 et DD 2.0, très mal reproduite.

Suppléments DVD-ROM : Votre PC va-t-il se régaler ?

Comme tous les disques TF1 Vidéo, ce DVD propose un lien vers le site internet de l'éditeur.

 

DTS vs. Dolby Digital DTS vs. DD


Jettez-vous sur la Version originale et optez pour l'option DTS: les différences entre les deux codages concurrents sont édifiantes par moments (générique d'ouverture: la piste Dolby Digital est bien trop concentrée sur elle-même et réduit considérablement l'espace d'écoute, etc...). Le codage DTS creuse l'espace de manière surprenante et extirpe des informations acoustiques belle et bien présentes dans la bande-son, mais que le Dolby Digital, pourtant lui aussi très bon, ne parvient pas à restituer de façon optimale. La largeur s'intensifie encore, le 'corps' sur la voie centrale s'étoffe et les plans sonores s'étagent avec davantage d'évidence et de fluidité. La musique gagne encore en vivacité et la dynamique grimpe d'un bon cran. Cette piste DTS VO souligne l'action à l'écran avec vigueur et persuasion. Lors des passages les plus denses, la piste DD 5.1 ne s'intègre pas tellement dans l'environnement d'écoute et il lui manque ce degré de vérité et de clarté supplémentaire qu'apporte l'encodage DTS. Toute la puissance sonique dont bénéficie le mixage est ainsi révélée au grand jour et vos enceintes seront à la fête. Et devant un tel mixage, même dans ses passages les plus discrets, il faut évidemment se doter des meilleures dispositions pour en apprécier tout l'éclat, ce que cette piste DTS réalise avec une belle aisance. Et ce n'est que du mi-débit... alors que le codage DTS 96/24 existe. Quel dommage qu'il n'ai pas été exploité sur cette édition DVD...

Conclusion

Vous l'aurez compris, cette édition DVD mérite au moins une location, ne serait-ce que pour le plaisir de découvrir un film vivant et très réussi, mais aussi pour redécouvrir son matériel home-cinema. Comme je le notais un peu lus haut, cette édition DVD est en soi une véritable leçon de home-cinema: elle réunit l'essentiel des qualités technqiues dont le support est capable et les présente à la perfection. Décidément, après Sueurs, c'est à croire que le désert inspire le home-cinema !

Notes du Disque

Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivié
Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivité

Note Globale

 

 
jaquette


specifications techniques

- DVD Vidéo (x1)
- Double Couche DVD-9
- Zone 2 (France)
- RCE : Non
- Intro DTS : non

format video
- 16/9 compatible 4/3
- Ratio : 2.35:1

format DTS
- Anglais5.1
- Français 5.1

format DD
- Anglais5.1
- Français 5.1

format PCM
- Aucun

debit audio
- DTS : 754.50 Kbps
- DD : 448 Kbps

Changement à la volée impossible.

sous-titres
- Français imposés

interactivite
- Menus animés
- Chapitrage

bonus
- Making of (17 min)

dvd-rom
- Liens Internet

prix
- environ 28 Euros


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