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En 1898, Harry Feversham, un officier de l'Empire britannique,
refuse d'aller défendre la forteresse coloniale de Khartoum
attaquée par une armée de rebelles soudanais.
La veille du départ des troupes, Harry tourne le dos
à la guerre et quitte l'armée. Choqué par
l'acte de son fils, son propre père le désavoue.
Trois de ses amis, dont le lieutenant Jack Durrance et sa fiancée
Ethne Eustace, lui envoient par ailleurs quatre plumes blanches
symbolisant la lâcheté. Incompris, solitaire et
tourmenté, Harry vit à Londres où il apprend
que son meilleur ami Jack et son ancien régiment sont
tombés aux mains des rebelles. L'officier britannique
décide alors de regagner son honneur en participant à
leur sauvetage déguisé en bédouin.
. Film américain (2001) (Remake de Les Quatre Plumes
blanches)
. Date de sortie cinéma: 05 Novembre 2003
. Avec Heath Ledger, Wes Bentley, Djimon Hounsou, Kate Hudson,
Kris Marshall Plus...
. Réalisé par Shekhar Kapur
| "Frères du Désert", pour vous, est un film: |
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Quelle extraordinaire surprise !
Non content d'infliger une véritable leçon
de home-cinéma (nous allons y revenir), le film
de Kapur se paye même le luxe d'être une oeuvre
vigoureuse, paré d'un classiscisme lumineux et
fort à propos. Les références sont
nombreuses: David Lean (qui n'aurait certainement pas
dit non à ce projet), Ridley Scott (la lumière
froide et si Anglaise des Duellistes inonde les
passages situés en Angleterre), mais aussi Nikita
Mikhalkov, avec son Barbier de Sibérie.
Un souffle romanesque dévastateur, une mise en
scène inspirée et créative, une interprétation
irréprochable achèvent un tableau on ne
peut plus réussi. Au passage, le film contribue
à un embryon de réflexion, toujours dans
une veine très romanesque, du moins littéraire,
sur la colonisation et la décheance, sur le courage,
la loyauté, l'intégrité. |
Son pari est réalisé avec une bravoure et un
éclat qui font très sincèrement merveille.
L'adaptation du roman de Mason réalisée ici bénéficie
d'une belle fluidité narrative, elle-même renforcée
par une approche à l'ancienne, qui sied tellement à
ce type de production. Car de production il est question, au
sens Hollywoodien du terme. Si ce film avait été
réalisé il y a quelques années, nul doute
que nous aurions eu droit à un tournage en 70 mm et à
un budget colossal. Ce long-métrage a été
épaulé par Paramount et Miramax Films. Le cinéaste
à qui l'on devait déjà The Cell
semble être un atout de taille: il signe son film avec
une touche très british, sans jamais désamorcer
l'essentiel des éléments dramatiques, brossant
au passage une page d'histoire avec aisance et une grande facilité.
Souple et parfaitement bien tenu, le déroulement de son
histoire associe ampleur et rigueur, que le cinéaste
conjugue sur un mode unifié, avec de très belles
proposition d'écriture filmique. Le désert, véritable
'véhicule' narratif en soi, en sort magnifié et
incarne un espace de référence au bout duquel
les personnages se découvrent et s'acceptent. A partir
d'une amitié trahie par un renoncement de valeur, le
voyage intérieur du personnage interprété
par Heath Ledger devient une quête où chacune des
évolutions successives est rendu presque palpable. On
ne finira jamais, enfin, de s'extasier devant un tel talent
derrière la caméra, devant ce renoncement aux
effets visuels faciles, trop toc. Une réelle surprise,
d'autant que le film a été complètement
ignoré lors de son court passage dans les salles obscures...
une oeuvre dense, intense et réussie ! Comme j'apprécie
le dire lorsque cela est possible, voici une belle pièce
de cinéma !
Vidéo : Que vaut l'image de ce
DVD ?
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Robert Richardson avait déjà oeuvré
sur le dyptique Kill Bill, sur Casino de Scorsese
ou encore JFK, Platoon et L'homme qui Murmurait
à l'Oreille des Chevaux, signe ici des compositions
lumineuses et très savantes. Ses éclairages et ses
choix de cadre renvoient en permanence à un univers romanesque
construit avec tact et avec un très rare sens de l'à
propos. Le DVD PAL que nous chroniquons ici lui rend justice:
l'image ne perd jamais vraiment de sa texture et de sa richesse
expressive. La gamme chromatique est très large: des tons
ocres et lumineux du désert (irréprochable saturation
des couleurs sur les costumes par exemple) aux lumières
Anglaises très froides, le DVD ne perd pas pieds et délivre
un ensemble visuel toujours très riche, épaulé
par un très bon degré de définition. Les
noirs sont profonds et volumineux, et les scènes de guerre
sont d'une grande lisibilité. Soyeuse et satinée
(comme la bande-son, mais nous allons y venir), l'image délivrée
ici ne souffre d'aucun défaut notable, mis à part
une très légère tendance à la granulation,
voulue semble t-il par le chef opérateur, et partie intégrante
du rendu argentique. Fluide et très dense, l'image ne déçoit
jamais. l'encodage PAL fait des petites merveilles.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
E-X-C-E-P-T-I-O-N-N-E-L-L-E
qualité audio, dont le rendu global surclasse celui entendu
sur les DVD Version Longue de la trilogie Le Seigneur des
Anneaux. L'auteur de ces lignes l'affirme sans se tromper
(!!): nous tenons là une petite perle sonore. Le spectacle
proposé est de tout premier ordre et se distingue du tout-venant
sur DVD par son niveau de reproduction placé plus haut
d'ordinaire (vous devriez l'écouter environ 5 à
6 dB de moins que d'habitude). Le rapport signal sur bruit est
qualifiable de parfait, tout comme la dynamique dont fait preuve
cette impressionante bande-son au point que même les sons
les plus faibles percent vos enceintes avec vigueur et agilité,
ce qui n'est pas souvent le cas sur le support DVD. Mieux encore,
c'est l'absence de filtre audio correctif: ici, rien ne semble
avoir été retouché pour adapter la bande-son
à un environnement sonore domestique, contrairement au
Seigneur des Anneaux où la qualité sonore
laissait plus que des plumes. La musique de James Horner bénéficie
d'une mise ne scène sonore complètement multicanale:
son rendu est d'une extrême limpidité, soyeux, raffiné,
satiné. Un régal de tous les instants. La partition
domine la bande-son et se déplace sur les arrières
avec une agilité et un degré d'intelligibilité
qui confine à la perfection. Toutes vos enceintes seront
sollicités. Leurs gammes dynamique respective tout comme
leurs qualités de réponse impulsionnelle et de transitoire
seront mise à contribution. A côté, la partition
du Seigneur des Anneaux, du moins dans sa reproduction,
ferait presque figure de fichier MP3 tant nous avons été
surpris par l'étincellante (c'est d'ailleurs le mot parfait
pour évoquer les résultats audio de cette bande-son)
qualité que propose la pise DTS VO de cette édition
DVD.
| Vous l'avez vu? Notez sa bande-son: |
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Qui dit résultats
formidables dit, normalement, enregistrement de référence.
Ce fut le cas: le score du film a été
entièrement enregistré en numérique
et en 5.1 multicanal aux mythiques Studios Abbey Road, à
Londres. Chacun de leur travaux sont en soi des perles rares,
d'une rare accuité et d'une belle perfection. Face
à de tels résultats, une piste Dolby Surround
ne rivalisera jamais et une écoute en stéréo
écraserait tout le relief quasiment vertigineux créé
par les ingénieurs du son. Non pas que le son soit
phénoménal ou par trop démonstratif.
Il est au contraire feutré et loin de tout effet
de surenchère. La réponse en fréquence
est idéale: les dialogues et les détails sur
la voie centrale sont reproduits avec une dynamique sans
commune mesure (vous redécouvrirez votre diffuseur
central et vous rendrez compte de son importance dans l'équilibre
des forces 5.1). |
La qualité des timbres fait merveille
(Diantre, que de superlatifs!) et le corps et le grain des voix
sont magnifiés à chaque instant, même dans
les scènes calmes, par ailleurs tout aussi démonstrative
que les scènes animées. Avec Kill Bill Volume
I, il s'agit là des voies centrales les plus claires
entendues depuis longtemps. La balance musique/effets/dialogues
est sans reproche. le degré de qualité est qualifiable
d'infernal ! D'un point de vue artistique, le message sonore se
déploie fréquemment sur toutes les voies: lors du
début du film, les arrières délivrent l'acoustique
du lieu avec une étonnante précision en renforçant
les médiums (charnus et tendus). Un niveau de réalisme
et de crédibilité qui fait aussi plaisir à
écouter. Les scènes situées dans le désert
présentent un panache certain à mesure que les masses
sonores se déploient. le film ne réinvente rien
d'un point de vue sonore (pas de révolution), mais réalise
son travail ambiophonique dans d'excellentes conditions, dopé
par une dynamique capable des plus grands écarts. La prise
de son, notamment sur les dialogues, est excellente: elle a pour
caractéristique principale un grand respect des lieux (à
l'acoustique travaillée, cf. les scènes de prison
de la deuxième partie du film) et une vivacité pétillante
au niveau de l'évocation. A partir d'un corpus de sons
plus vrais que nature, l'équipe chargée du design
sonore a réussi à construire une architecture sonore
de tous les instants. Il y a peut-être peu d'instants mémorables
(le film n'étant pas une démonstration), mais c'est
ici la pertinence acoustique qui frappe l'auditeur. Le son traverse
l'espace de droite à gauche, d'arrière en avant
avec un sens inné de l'immersion. Un véritable paysage
sonore comme on aime en entendre. En outre, la scène frontale
est ultra-définie et creuse de superbes ambiances. Bref,
le son est tout simplement étonnant dans son ensemble,
et il est clair que les habitués et autres maniaques du
home-cinema sauront reconnaître là la patine des
grandes bande-sons. Les hautes fréquences et celles intermédiaires
ne trahissent jamais l'équilibre tonal, très clair,
et les aigus vous chatouillent les tympans. Les très basses
fréquences sont nombreuses et révèlent un
sous-grave inquiétant, réel, palpable. En un mot,
la transparence est de rigueur, et elle révélera
les potentialités cachées de votre home cinema,
plutôt enterrées sur bien d'autres DVDs. Faites le
test: vous serez étonné ! Chaque nuance est ressentie,
dans la musique et dans le paysage sonore qui forment un ensemble
cohérent et sincèrement très abouti.
Si seulement toutes les bande-sons pouvaient
être à la mesure de celle-ci... Le Seigneur des
Anneaux en sortirait grandi et perfectionné... Quoi
qu'il en soit, pour cette concentration heureuse d'éléments
positifs, Frères du Désert
est une bande-son comme en entend finalement peu.
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette
?
Un maigre documetaire où le réalisateur
se révèle très pertinent sur ses choix dramatiques,
et sur ses décisions de valoriser tel ou tel personnage.
Une bande-annonce en VF, 4/3 et DD 2.0, très mal reproduite.
Suppléments DVD-ROM : Votre PC va-t-il se régaler
?
Comme tous les disques TF1 Vidéo, ce DVD propose un lien
vers le site internet de l'éditeur.
| DTS vs. Dolby Digital |
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Jettez-vous sur la Version originale et optez pour l'option DTS:
les différences entre les deux codages concurrents sont
édifiantes par moments (générique d'ouverture:
la piste Dolby Digital est bien trop concentrée sur elle-même
et réduit considérablement l'espace d'écoute,
etc...). Le codage DTS creuse l'espace de manière surprenante
et extirpe des informations acoustiques belle et bien présentes
dans la bande-son, mais que le Dolby Digital, pourtant lui aussi
très bon, ne parvient pas à restituer de façon
optimale. La largeur s'intensifie encore, le 'corps' sur la voie
centrale s'étoffe et les plans sonores s'étagent
avec davantage d'évidence et de fluidité. La musique
gagne encore en vivacité et la dynamique grimpe d'un bon
cran. Cette piste DTS VO souligne l'action à l'écran
avec vigueur et persuasion. Lors des passages les plus denses,
la piste DD 5.1 ne s'intègre pas tellement dans l'environnement
d'écoute et il lui manque ce degré de vérité
et de clarté supplémentaire qu'apporte l'encodage
DTS. Toute la puissance sonique dont bénéficie le
mixage est ainsi révélée au grand jour et
vos enceintes seront à la fête. Et devant un tel
mixage, même dans ses passages les plus discrets, il faut
évidemment se doter des meilleures dispositions pour en
apprécier tout l'éclat, ce que cette piste DTS réalise
avec une belle aisance. Et ce n'est que du mi-débit...
alors que le codage DTS 96/24 existe. Quel dommage qu'il n'ai
pas été exploité sur cette édition
DVD...
Conclusion
Vous l'aurez compris, cette édition DVD
mérite au moins une location, ne serait-ce que pour le
plaisir de découvrir un film vivant et très réussi,
mais aussi pour redécouvrir son matériel home-cinema.
Comme je le notais un peu lus haut, cette édition DVD est
en soi une véritable leçon de home-cinema: elle
réunit l'essentiel des qualités technqiues dont
le support est capable et les présente à la perfection.
Décidément, après Sueurs, c'est
à croire que le désert inspire le home-cinema !
Notes du Disque
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