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En 1995, alors qu'il préparait son film
Titanic, James Cameron effectua une plongée sur
l'épave du plus luxueux paquebot du monde, engloutie par
plus de 4 000 mètres de profondeur. La vision de cet immense
vaisseau le bouleversa. Le naufrage n'était plus pour lui
un mythe, mais une réalité tangible, effrayante,
fascinante. Pendant quelques précieuses minutes, à
bord d'un batiscaphe expérimental, il put longer les ponts
et la coque du géant des mers qui sombra lors de son voyage
inaugural dans la nuit du 14 avril 1912, au sud de Terre-Neuve.
Plus de 1 500 personnes disparurent dans la catastrophe. En remontant
à la surface, James Cameron n'était plus tout à
fait le même.
Entre documentaire éclairé et fiction reconstituée,
le film de Cameron se savoure de manière parfois intense.
On regrettera la faible durée du métrage sur la
version 3D (theatrical) et son caractère versatile, ses
lignes de script écrites à l'avance alors que l'auteur
lui-même avoue à un Bill Paxton (d'ailleurs assez
fadasse) que rien n'est composé ou écrit à
l'avance, mais on s'étonnera devant ces images composées
de plans volés du monstre transatlantique au fond de l'océan
et des reconstitutions en 3D: une fois accolées les unes
aux autres, le spectateur découvre des images incroyables
qui donnent à elles seules la mesure du drame. Certains
plans restent poignants, comme cette découverte de vitraux
intacts depuis toutes ces années passées sous l'eau
à plus de 3,5 Km de fond, ou cette botte, lacée,
laissée intacte au fond de l'océan, conforme en
tous points à ce qu'elle avait du être la nuit du
naufrage, le corps de son propriétaire en moins. Les incrustations
des fantômes peuvent surprendre pour leur niaiserie mais
s'avèrent finalement assez justes et amplifient la reconstitution.
En outre, les spectateurs seront frappés par la précision
quasi-chirurgicale de l'approche scientifique: des plans du navire
aux détails bactériologiques, tout est abordé
de manière simple mais très complète. Lorsque
la musique s'invite à l'exploration, certaines images prennent
une dimension très appréciable, ouvrant par la même
de toutes nouvelles perspectives à ce documentaire unique
et, avouons le franchement, plutôt passionnant en dépit
de ses nombreuses faiblesses.
Filmé en juin 2001, Les Fantômes du Titanic
a permis au réalisateur James Cameron de retrouver la célèbre
épave six ans après sa première plongée
sous les eaux de l'Atlantique pour préparer son Titanic.
Le documentaire a débarqué sur les écrans
français en septembre 2003, soit près de cinq ans
et demi après la sortie phénoménale du film
aux onze Oscars, en janvier 1998 en France.
James Cameron est un véritable passionné de plongée,
sport qu'il pratique régulièrement. De Piranha
2 - Les Tueurs volants (Piranha II - The Spawning) aux Fantômes
du Titanic, la filmographie du réalisateur est fortement
influencée par cette passion, avec Abyss (The Abyss) et
Titanic comme exemples les plus frappants. Avant Les Fantômes
du Titanic, James Cameron avait déjà réalisé
un autre documentaire sous-marin intitulé Expedition
: Bismarck, consacré à l'épave du Bismarck,
navire de guerre allemand coulé en 1941.
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
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Cette édition zone 2 est la seule au monde
à proposer le film en 2D et en 3D (sur le disque 2). Des
lunettes (une seule paire, il faut le savoir) sont fournies avec
le coffret. Elle présentent deux "verres", jaune
et cyan, et permettent de découvrir le film exactement
comme il a été conçu à la base, d'après
un master IMAX 3D. La technique du ColorCode (25 images secondes
converties en 24) pour la 3D a été exploitée
en salles en France (10 copies seulement à l'échelle
nationale). En salles, deux verres gris fumés constituaient
les lunettes, et l'écran de projection était lui
aussi gris sombre. Si la même technologie a été
employée afin de réaliser cette édition DVD,
en revanche, des ajustements très significatifs ont bien
évidemment été nécessaires, dans le
mauvais sens du terme: le ColorCode conserve son essence, mais
ce sera au dépit de toute qualité d'image. une fois
chaussées les lunettes, l'image apparaît extrêmement
sombre et terne, et l'étalonnage colorimétrique,
parfait sur le disque 1 en 2D, s'annule, se dés-étalonne
de lui-même, les filtres des lunettes en étant la
cause directe. La définition reste idyllique, source IMAX
Haute Définition (mais support vidéo, pas de traditionnel
film IMAX, trop encombrant lors des transports et des prises de
vue sous-marines) oblige, mais on ne peut pas vraiment dire que
l'on prend du plaisir à découvrir le film dans une
copie aussi sombre et éteinte. Même en jouant sur
les valeurs de contrastes ou de luminosité sur le diffuseur,
on ne parvient pas à équilibrer l'ensemble, définitivement
trop sombre. Pire encore, si les sensations 3D sont absolument
identiques à celles ressenties en salles, celles-ci n'ont
rien de légendaire ou de très significatif. Cette
technologie 3D fournit cependant une très belle profondeur
à l'image, qui gagne parfois en relief de manière
dramatique, notamment lorsque les images des micro robots se placent
devant vous au premier plan visuel, tandis que défilent
les images de l'épave du monstre à l'arrière
plan, loin derrière les autres. La sensation de relief
est accentuée la plupart du temps, même lors des
séquences dialoguées mais les effets 3D véritables
sont quasi inexistants, à l'exception d'un lancer de corde
qui semble sortir de l'écran. Les curieux remarqueront
qu'en ôtant les lunettes, certaines parties de l'image sont
entourées d'un liseré jaune et cyan représentant
les zones où le relief 3D va s'exercer. Le site du format
3D Stéréo, accessible
à cette adresse (même une vidéo superbement
encodée en 3D est visible, avec la même technique
que Ghosts of the Abyss), propose des résultats
saisissants sur des images fixes. Et en effet, lorsque l'on met
en pause le lecteur, certaines images laissent transparaître
de beaux résultats, avec un relief très net où
s'étalent les premiers et arrières plans de manière
très profonde. On ne cachera donc pas notre petite déception
devant les résultats assez timides, d'autant que la partie
2D dispose d'une excellente image, où chaque parcelle et
chaque grain des objets découverts au fond de l'océan
sont visibles. On sauvera tout de même ces quelques plans
où les coursives du bateau, offrant des perspectives, révèlent
leur profondeur, et l'excitation que propose cette technologie
sur support DVD. En conservant son enthousiasme, on parvient tout
de même à en tirer quelques satisfactions fort bienvenues.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
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Une bande-son IMAX est généralement
l'occasion de découvrir un spectacle audio de tout premier
ordre. mais ici, les résultats sont très timorés,
très discrets, au point que le downmixe Dolby Surround
de la piste Dolby Digital 5.1 via les sorties analogiques de votre
lecteur donne des résultats quasiment équivalents...
La voie centrale est très claire, mais le reste de la bande-son
n'est jamais vraiment dominée par une activité intense.
La bande-son se contente d'ailleurs de restituer les ambiances
à bord de manière très timide, exception
faite de quelques tumultes lors des tempêtes, où
de très belles infra-graves s'invitent au spectacle. La
diaphonie est correcte, mais les transitoires et autres pointes
d'intermodulation, de toutes façons très rares vu
le caractère léger de cette bande-son, ne sont pas
négociées comme elles se seraient sur autre bande-son
IMAX. La scène sonore est calme, tempérée,
et s'étage avec soin tout de même, de l'avant à
l'arrière, sans que les sons ne se déplacent en
donnant l'illusion d'une course sonore. Les arrières sont
marquées par une activité très sobre, où
les caractéristiques d'un voyage sous-marin sont retranscrites
discrètement: bruits de coque, craquement des profondeurs,
pression, oxygène... Lors de l'apparition des fantômes,
la scène frontale se voit irriguée d'un peu plus
de vie, avec délocalisation des voix sur les trois frontales
et quelques graves bien nets. La stature de la scène sonore
est en revanche intacte et parfois massive, mais c'est toute l'humeur
sonore et multicanale qui font presque cruellement défaut.
Une autre déception tout de même,
car l'on s'attendait à une activité plus nettement
prononcée, et à une franchise acoustique davantage
accentuée. Le naturel et la fluidité audio, associés
à une douceur certaine du signal dominent un ensemble calme
et tempéré, plutôt neutre dans sa réponse
en fréquence, à l'exception des basses fréquences.
Le haut du spectre est assez neutre mais toujours juste, tandis
que les médiums manquent d'un peu d'ouverture, même
sur la piste DTS 5.1. L'évocation est là, mais la
vivacité et l'éclat sont aux abonnés absents.
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette
?
Réparties sur le disque un, vous pourrez
découvrir un making of, "Reflections From the Deep",
subdivisé en six parties et où le ton est volontiers
chaleureux et propice aux petits délires, ainsi que "The
ROV Experience" (une featurette en multi-angle, au nombre
de six, de 8:25 minutes), et les bandes-annonces Américaines
et Japonaises.
Attention! Tous les menus sont rédigés en Japonais,
et seuls les sous-titres Anglais sont présents durant le
film.
| DTS vs. Dolby Digital |
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Dernière déception officiellement
rapportée ici: en dépit de son encodage en Plein
Débit (1509.75 Kbps, soit près de quatre fois le
taux de transfert du codage Dolby Digital), la piste DTS 5.1 ne
réhausse aucunement le niveau et n'affiche aucune différence
réelle avec le format AC3... Aucune nuance réelle
sur le plan audio ne vient départager les bandes-son, et
c'est tout juste que l'on décelera une partie frontale
plus claire en DTS, et des basses (qui sont par moments incroyablement
profondes sur cette piste son) plus tendues, plus charpentées.
La surprise est de taille donc, mais il faut
avouer que les éléments-source ne brillent pas par
leur capacités acoustiques. Les deux format d'encodage
son suivent donc la tournure multicanale assez fade de cette bande-son,
et se démarquent pas l'un de l'autre. Tous deux restituent
le sentiment de naturel et de refus de l'artifice sonore de la
bande-son. Pour une bandes-on enregistrée au Skywalker
Ranch de George Lucas, il faut bien avouer qu'il n'y a rien de
particulièrement intéressant. La séparation
des canaux est maximale lors de l'exploration avec les mini-robots,
où tout le monde parle en même temps et où
même le bruit rose des instruments de communication ont
été conservés, tout comme les conversations,
captées comme en temps réel, dans les deux sous-marins,
sans sur-montage sonore excessif. Peu de choses à retenir
donc, hormis une clarté et une fluidité audio qui
pourraient bien flatter vos électroniques.
Conclusion
Si notre sentiment de déception domine,
on ne peut s'empêcher d'apprécier ce coffret limité
à 10000 pièces seulement, et dont les fabricants
ont osé aller jusqu'au bout. En effet, dans d'autres zones
(et c'est le cas dans nos verstes contrées Françaises),
le film n'est accessible qu'en 2D et en Dolby Digital 5.1 (384
Kbps). Sur cette édition Premium Japonaise, le format DTS
est encodée en Plein Débit et les deux versions
du film sont disponibles, dont la 3D utilisant le procédé
ColorCode (n'oubliez pas de jetter un oeil sur le site
du fabricant si vous avez ces lunettes). Un monde tout
de même !
Nos Notes du Disque
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