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ghosts of the abyss
Geneon /2004 / 61 minutes.
"DTS version, 3D Premium Version", exclusive au marché Japonais.
Edition limitée à 10000 pièces.
Test conduit par Cornwall, août 2004
film1
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En 1995, alors qu'il préparait son film Titanic, James Cameron effectua une plongée sur l'épave du plus luxueux paquebot du monde, engloutie par plus de 4 000 mètres de profondeur. La vision de cet immense vaisseau le bouleversa. Le naufrage n'était plus pour lui un mythe, mais une réalité tangible, effrayante, fascinante. Pendant quelques précieuses minutes, à bord d'un batiscaphe expérimental, il put longer les ponts et la coque du géant des mers qui sombra lors de son voyage inaugural dans la nuit du 14 avril 1912, au sud de Terre-Neuve. Plus de 1 500 personnes disparurent dans la catastrophe. En remontant à la surface, James Cameron n'était plus tout à fait le même.

Entre documentaire éclairé et fiction reconstituée, le film de Cameron se savoure de manière parfois intense. On regrettera la faible durée du métrage sur la version 3D (theatrical) et son caractère versatile, ses lignes de script écrites à l'avance alors que l'auteur lui-même avoue à un Bill Paxton (d'ailleurs assez fadasse) que rien n'est composé ou écrit à l'avance, mais on s'étonnera devant ces images composées de plans volés du monstre transatlantique au fond de l'océan et des reconstitutions en 3D: une fois accolées les unes aux autres, le spectateur découvre des images incroyables qui donnent à elles seules la mesure du drame. Certains plans restent poignants, comme cette découverte de vitraux intacts depuis toutes ces années passées sous l'eau à plus de 3,5 Km de fond, ou cette botte, lacée, laissée intacte au fond de l'océan, conforme en tous points à ce qu'elle avait du être la nuit du naufrage, le corps de son propriétaire en moins. Les incrustations des fantômes peuvent surprendre pour leur niaiserie mais s'avèrent finalement assez justes et amplifient la reconstitution. En outre, les spectateurs seront frappés par la précision quasi-chirurgicale de l'approche scientifique: des plans du navire aux détails bactériologiques, tout est abordé de manière simple mais très complète. Lorsque la musique s'invite à l'exploration, certaines images prennent une dimension très appréciable, ouvrant par la même de toutes nouvelles perspectives à ce documentaire unique et, avouons le franchement, plutôt passionnant en dépit de ses nombreuses faiblesses.

Filmé en juin 2001, Les Fantômes du Titanic a permis au réalisateur James Cameron de retrouver la célèbre épave six ans après sa première plongée sous les eaux de l'Atlantique pour préparer son Titanic. Le documentaire a débarqué sur les écrans français en septembre 2003, soit près de cinq ans et demi après la sortie phénoménale du film aux onze Oscars, en janvier 1998 en France.

James Cameron est un véritable passionné de plongée, sport qu'il pratique régulièrement. De Piranha 2 - Les Tueurs volants (Piranha II - The Spawning) aux Fantômes du Titanic, la filmographie du réalisateur est fortement influencée par cette passion, avec Abyss (The Abyss) et Titanic comme exemples les plus frappants. Avant Les Fantômes du Titanic, James Cameron avait déjà réalisé un autre documentaire sous-marin intitulé Expedition : Bismarck, consacré à l'épave du Bismarck, navire de guerre allemand coulé en 1941.

Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

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Cette édition zone 2 est la seule au monde à proposer le film en 2D et en 3D (sur le disque 2). Des lunettes (une seule paire, il faut le savoir) sont fournies avec le coffret. Elle présentent deux "verres", jaune et cyan, et permettent de découvrir le film exactement comme il a été conçu à la base, d'après un master IMAX 3D. La technique du ColorCode (25 images secondes converties en 24) pour la 3D a été exploitée en salles en France (10 copies seulement à l'échelle nationale). En salles, deux verres gris fumés constituaient les lunettes, et l'écran de projection était lui aussi gris sombre. Si la même technologie a été employée afin de réaliser cette édition DVD, en revanche, des ajustements très significatifs ont bien évidemment été nécessaires, dans le mauvais sens du terme: le ColorCode conserve son essence, mais ce sera au dépit de toute qualité d'image. une fois chaussées les lunettes, l'image apparaît extrêmement sombre et terne, et l'étalonnage colorimétrique, parfait sur le disque 1 en 2D, s'annule, se dés-étalonne de lui-même, les filtres des lunettes en étant la cause directe. La définition reste idyllique, source IMAX Haute Définition (mais support vidéo, pas de traditionnel film IMAX, trop encombrant lors des transports et des prises de vue sous-marines) oblige, mais on ne peut pas vraiment dire que l'on prend du plaisir à découvrir le film dans une copie aussi sombre et éteinte. Même en jouant sur les valeurs de contrastes ou de luminosité sur le diffuseur, on ne parvient pas à équilibrer l'ensemble, définitivement trop sombre. Pire encore, si les sensations 3D sont absolument identiques à celles ressenties en salles, celles-ci n'ont rien de légendaire ou de très significatif. Cette technologie 3D fournit cependant une très belle profondeur à l'image, qui gagne parfois en relief de manière dramatique, notamment lorsque les images des micro robots se placent devant vous au premier plan visuel, tandis que défilent les images de l'épave du monstre à l'arrière plan, loin derrière les autres. La sensation de relief est accentuée la plupart du temps, même lors des séquences dialoguées mais les effets 3D véritables sont quasi inexistants, à l'exception d'un lancer de corde qui semble sortir de l'écran. Les curieux remarqueront qu'en ôtant les lunettes, certaines parties de l'image sont entourées d'un liseré jaune et cyan représentant les zones où le relief 3D va s'exercer. Le site du format 3D Stéréo, accessible à cette adresse (même une vidéo superbement encodée en 3D est visible, avec la même technique que Ghosts of the Abyss), propose des résultats saisissants sur des images fixes. Et en effet, lorsque l'on met en pause le lecteur, certaines images laissent transparaître de beaux résultats, avec un relief très net où s'étalent les premiers et arrières plans de manière très profonde. On ne cachera donc pas notre petite déception devant les résultats assez timides, d'autant que la partie 2D dispose d'une excellente image, où chaque parcelle et chaque grain des objets découverts au fond de l'océan sont visibles. On sauvera tout de même ces quelques plans où les coursives du bateau, offrant des perspectives, révèlent leur profondeur, et l'excitation que propose cette technologie sur support DVD. En conservant son enthousiasme, on parvient tout de même à en tirer quelques satisfactions fort bienvenues.

 

Audio : Analyse des pistes sons du disque

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Une bande-son IMAX est généralement l'occasion de découvrir un spectacle audio de tout premier ordre. mais ici, les résultats sont très timorés, très discrets, au point que le downmixe Dolby Surround de la piste Dolby Digital 5.1 via les sorties analogiques de votre lecteur donne des résultats quasiment équivalents... La voie centrale est très claire, mais le reste de la bande-son n'est jamais vraiment dominée par une activité intense. La bande-son se contente d'ailleurs de restituer les ambiances à bord de manière très timide, exception faite de quelques tumultes lors des tempêtes, où de très belles infra-graves s'invitent au spectacle. La diaphonie est correcte, mais les transitoires et autres pointes d'intermodulation, de toutes façons très rares vu le caractère léger de cette bande-son, ne sont pas négociées comme elles se seraient sur autre bande-son IMAX. La scène sonore est calme, tempérée, et s'étage avec soin tout de même, de l'avant à l'arrière, sans que les sons ne se déplacent en donnant l'illusion d'une course sonore. Les arrières sont marquées par une activité très sobre, où les caractéristiques d'un voyage sous-marin sont retranscrites discrètement: bruits de coque, craquement des profondeurs, pression, oxygène... Lors de l'apparition des fantômes, la scène frontale se voit irriguée d'un peu plus de vie, avec délocalisation des voix sur les trois frontales et quelques graves bien nets. La stature de la scène sonore est en revanche intacte et parfois massive, mais c'est toute l'humeur sonore et multicanale qui font presque cruellement défaut.

Une autre déception tout de même, car l'on s'attendait à une activité plus nettement prononcée, et à une franchise acoustique davantage accentuée. Le naturel et la fluidité audio, associés à une douceur certaine du signal dominent un ensemble calme et tempéré, plutôt neutre dans sa réponse en fréquence, à l'exception des basses fréquences. Le haut du spectre est assez neutre mais toujours juste, tandis que les médiums manquent d'un peu d'ouverture, même sur la piste DTS 5.1. L'évocation est là, mais la vivacité et l'éclat sont aux abonnés absents.



Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?

Réparties sur le disque un, vous pourrez découvrir un making of, "Reflections From the Deep", subdivisé en six parties et où le ton est volontiers chaleureux et propice aux petits délires, ainsi que "The ROV Experience" (une featurette en multi-angle, au nombre de six, de 8:25 minutes), et les bandes-annonces Américaines et Japonaises.

Attention! Tous les menus sont rédigés en Japonais, et seuls les sous-titres Anglais sont présents durant le film.


DTS vs. Dolby Digital DTS vs. DD

Dernière déception officiellement rapportée ici: en dépit de son encodage en Plein Débit (1509.75 Kbps, soit près de quatre fois le taux de transfert du codage Dolby Digital), la piste DTS 5.1 ne réhausse aucunement le niveau et n'affiche aucune différence réelle avec le format AC3... Aucune nuance réelle sur le plan audio ne vient départager les bandes-son, et c'est tout juste que l'on décelera une partie frontale plus claire en DTS, et des basses (qui sont par moments incroyablement profondes sur cette piste son) plus tendues, plus charpentées.

La surprise est de taille donc, mais il faut avouer que les éléments-source ne brillent pas par leur capacités acoustiques. Les deux format d'encodage son suivent donc la tournure multicanale assez fade de cette bande-son, et se démarquent pas l'un de l'autre. Tous deux restituent le sentiment de naturel et de refus de l'artifice sonore de la bande-son. Pour une bandes-on enregistrée au Skywalker Ranch de George Lucas, il faut bien avouer qu'il n'y a rien de particulièrement intéressant. La séparation des canaux est maximale lors de l'exploration avec les mini-robots, où tout le monde parle en même temps et où même le bruit rose des instruments de communication ont été conservés, tout comme les conversations, captées comme en temps réel, dans les deux sous-marins, sans sur-montage sonore excessif. Peu de choses à retenir donc, hormis une clarté et une fluidité audio qui pourraient bien flatter vos électroniques.

Conclusion

Si notre sentiment de déception domine, on ne peut s'empêcher d'apprécier ce coffret limité à 10000 pièces seulement, et dont les fabricants ont osé aller jusqu'au bout. En effet, dans d'autres zones (et c'est le cas dans nos verstes contrées Françaises), le film n'est accessible qu'en 2D et en Dolby Digital 5.1 (384 Kbps). Sur cette édition Premium Japonaise, le format DTS est encodée en Plein Débit et les deux versions du film sont disponibles, dont la 3D utilisant le procédé ColorCode (n'oubliez pas de jetter un oeil sur le site du fabricant si vous avez ces lunettes). Un monde tout de même !

Nos Notes du Disque

Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivié
Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivité

Note Globale

 

jaquette



specifications techniques

- DVD Vidéo
- DVD-5 x2 (3.76 Go/disque)
- Zone 2 (NTSC) Japon
- RCE : Non
- Intro DTS: Sonic Landscape
- Fichier DTS: 705 Mo
- Fichier DD: 180 Mo
- Changement de piste son à la volée possible.

format video
- 16/9 anamorphique
- Ratio : 1.77:1 environ

format DTS
- Anglais 5.1 (PLEIN DEBIT)

format DD
- Anglais 5.1
- Japonais 5.1

format PCM
- Aucun

debit audio
- DTS : 1509.75 Kbps
- DD : 384 Kbps

sous-titres
- Anglais
- Japonais

interactivite
- Menus fixes
- Chapitrage
- Sélection codage son

bonus
- Bandes-Annonces
- Documentaire
- Modules multi-angle

dvd-rom
- Aucun...


prix
- ???


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