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iznogoud
(édition collector)

TF1 Video (sortie vente 18/08/2005)

Un film de Patrick Braoudé
Avec: Michael Youn , Jacques Villeret , Arno Chevrier , Elsa Pataky , Franck Dubosc , Kad Merad , Olivier Barroux , Rufus , Magloire Delcros-Varraud...

D'après l'oeuvre de Jean Tabary et René Goscinny
Dialoguiste: Patrick Braoudé
Son/Mixage: Jérôme Wiciak, Michel Kharat, Vincent Vatoux...


Test conduit par Cornwall, 14 août 2005
film1
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Le grand vizir Iznogoud a pour unique ambition de devenir Calife à la place du Calife Haroun El Poussah. Cet être mauvais et risible est prêt à tout pour parvenir à ses fins...

NOTEZ LE FILM:

DOSSIER DE PRESSE

Iznogoud est la première adaptation cinématographique des bandes dessinées créées par le scénariste René Goscinny, le père d'Astérix, et le dessinateur Jean Tabary, dont les personnages apparurent pour la première fois en 1962 dans les colonnes des journaux Record et Pilote. Ce personnage, petit et méchant, deviendra le héros très populaire de près de trente ouvrages. Mais Iznogoud ne faillit pourtant jamais devenir grand vizir, puisque Goscinny envisagea à l'origine d'en faire... un détective !

Le désir de voir Iznogoud évoluer sur grand écran germe dans l'esprit de René Goscinny dans les années 70. Le scénariste rédige alors un scénario avec Pierre Tchernia et imagine même Louis De Funès dans le rôle du vizir colérique, accompagné par Philippe Noiret et Michel Galabru. Mais le coût prohibitif des effets spéciaux, puis le décès brutal du scénariste en 1977 mettent un terme à l'aventure... du moins provisoirement.

Patrick Braoudé, le réalisateur de Neuf mois, a l'idée de faire une adaptation live des aventures d'Iznogoud lorsqu'il tourne Deuxième Vie. De retour du Maroc où il a réalisé quelques scènes du film, ses enfants regardent Aladdin à la télévision, Astérix et Obélix contre César sort sur les écrans... Une association d'idées lui donne soudain envie de réaliser Iznogoud. Avec le soutien de M6, il relance alors le projet d'une adaptation cinématographique. Le trublion cathodique Michaël Youn est choisi pour incarner le vizir et le tournage d'Iznogoud débute en mars 2004, au Maroc. Le rêve de René Goscinny se sera finalement réalisé...

Pour le réalisateur Patrick Braoudé, Iznogoud, dont le voeux éternel est de devenir "calife à la place du calife" est "un personnage assez rare dans la BD car il est vraiment méchant. C'est l'anti-héros type mais il est hyper attachant. (...) C'est un personnage obsessionnel qui n'a qu'une idée en tête : prendre la place d'Haroun El Poussah. Il le déteste et tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins."

Patrick Braoudé est élogieux lorsqu'il parle de Michaël Youn, l'incarnation du vizir Iznogoud sur grand écran : "Avec Michaël , nous avons eu une grande complicité avant et pendant le film, il a été très à l'écoute, très disponible, très intelligent. Je ne lui demandais pas de faire du Michaël Youn. (...) C'était évident que c'était le personnage. Il a cette puissance de comédie que je recherchais comme metteur en scène... mais aussi comme spectateur. Cela faisait longtemps que j'attendais une vraie relève, un acteur qui nous rappelle les grandes comédies françaises des années 60-70. Je crois que Michaël est de ceux-là, et pas seulement un trublion de la télé qui peut sauter sur les tables et se mettre à poil... D'abord, pour faire cela, il faut être bien dans sa peau, dans sa tête... et oser... Oser aller très loin. N'est-ce pas ce qu'on demande à un acteur de comédie ? (...) Il a énormément travaillé. Il était souvent assis sur une chaise, concentré sur le scénario."

CRITIQUE

Comment est-il possible d'arguer en faveur de cette entreprise désarmante, prise en main par un groupe d'individus conquérants qui ne sont jamais parvenus à un seul instant à insuffler une once d'inspiration à ce projet ? Mis en boîte (plutôt qu'en scène) par un metteur en scène dont le titre est usurpé et au talent toujours collé au niveau du sol, Iznogoud ne présente pas le moindre instant d'intérêt... Sans dimension et sans véritable ambition autre que celle de remplir un budget, procéder à son autojustification, le film sombre dans des territoires obscurs pourtant rarement explorés avec autant de "talent" et de hargne désabusée dans notre cinéma hexagonal... Minable de part en part (il n'y a pas d'autre terme pour évoquer ce gâchis pur et dur), cette entreprise négative le cinéma et inflige à tous ceux qui y ont pris part (pauvre Jacques Villeret...) un mauvais oeil dont ils auront du mal à se défaire ou à exorciser... Navrant, fade et braillard, voilà venu, tout droit d'où il a émergé, la pire production Française qu'il a été donné de voir depuis fort longtemps... Le passage le plus navrant? l'apparition, en marchand d'esclaves, du réalisateur qui livre une prestation grotesque presque inadmissible...

La presse ne s'y est d'ailleurs pas trompée:

"Positif" en ligne - Paul Louis Thirard
(...) on pouvait faire un film comique standard, on pouvait aussi choisir ce qui fut retenu, le "véhicule" pour le comique télévisé Michael Youn, qui continue à rater ici son passage dans la cour des grands (le long métrage comique, passage réussi par Jamel ou Lorant Deutsch). Le cher Jacques Villeret assure son minimum syndical. Navré, ce n'est pas bon.

"Cahiers du Cinéma" en ligne - Emmanuel Burdeau
Pas bon, bâclé comme de plus en plus de superproductions françaises, Iznogoud fait toutefois présent d'une grande scène : Kad et Olivier, génies rose et vert sortis d'une lampe [...] ventriloquant une conversation féminine pour le vizir Michael Youn - quant à lui imitateur pâlissime de De Funès.

"Le Monde" - Isabelle Regnier
Les cris, les grimaces et les regards caméra intempestifs de Michael Youn, en vedette dans le rôle du méchant petit homme qui voulait "devenir calife à la place du calife", exaspèrent autant qu'ils démontrent à quel point le trublion télévisuel n'est pas un acteur. Quant à Jacques Villeret, sans entrain dans ce rôle du calife Haroun El-Poussah, il se contente d'une version minimale de sa gestuelle flegmatique.





Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

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Seules les (peu nombreuses) séquences situées en extérieur (désert, jardins...) révèlent la qualité dont est capable l'image de cette édition DVD. Lors de ces rares et précieux moments, le format Scope explose, les couleurs rutilent, la lumière s'avère délicieuse tout comme la profondeur de champ, et la définition semble récupérer une qualité et une texture tridimensionnelle que l'on ne trouvera jamais vraiment dans les séquences en intérieurs (tournées en studio). En intérieurs, l'image révèle l'emploi d'un filtre vidéo passe-bas du plus mauvais effet auquel l'éditeur ne nous a jamais habitué... A ce titre, l'image perd en texture, et révèle des aplats un peu légers, manquant clairement de finesse et de 'volume'... Certaines séquences en extérieur pâtissent des mêmes difficultés. Dans l'ensemble en revanche, on restera satisfaits de l'image qui, en règle générale, diffuse un bon niveau de clarté, mais ne rend aucunement hommage aux effets spéciaux qui émaillent le film. Ceux-ci apparaissent artificiels dans le champ... Finesse n'est pas toujours de mise, tout comme le niveau des contrastes, finalement peu travaillés, qui fluctue légèrement mais sûrement d'un plan à un autre. Bitrate vidéo confortable grâce auquel le spectateur échappe aux artefacts compressifs, et jouit d'une image fluide et bien naturelle, très cinéma parfois. Nous resterons donc circonspect quant à l'emploi de ce filtre/peigne vidéo qui lisse l'image en y laissant des surfaces gommées, amoindries... Enfin, ce DVD restitue un authentique festival de couleurs, à la température colorimétrique soigneusement calibrée, empêchant tout bleeding des rouges notamment. Pour conclure, l'image présentée ici, en dépit de nombreuses réserves, décevra difficilement le grand public. Encodée selon un processus des plus recommandable, elle souffre toutefois de certaines carrences malheureuses...

 

Audio : Analyse des pistes sons du disque

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Là où Astérix et Obélix Mission Cléopâtre proposait une réussite artistique incontestable, la bande-son de Iznogoud ne partage avec son modèle et mentor que la présence d'une piste son encodée en DTS Plein Débit. Avant de nous pencher sur les vertus de cette piste son, revenons sur une autre déception de taille concernant cette production: la bande-son elle-même. Même si elle présente des arguments de poids comme un équilibre spectral certain ainsi qu'une balance tonale fort appréciable (médium-aigu ouvert), elle pâtit, là aussi, d'une carence de taille: sa propension à limiter le champ sonore et à ne pas proposer un paysage sonore créatif (inspiré d'une bande-dessinée, il y avait pourtant de quoi faire) varié et, disons, pertinent. En lieu et place d'une création inspirée comme le fut celle du film de Alain Chabat, nous trouvons ici une forme peu évoluée de bande-son, à la dimension multicanale et multidirectionnelle certes patente par moments, mais terriblement réduite et peu expressive, ténue et désespérément statique. Vitalité acoustique et dimension manquent ainsi à l’appel, et transforment ce qui aurait pu être un contrepoint dramatique majeur, moteur formel et ‘architectural’ du film, en simple travail de circonstance, en simple ‘donnée accompagnatrice’, linéaire, prévisible et fade… Ainsi, la bande-son de Iznogoud se contente de décrire les images, de les accompagner sans réel talent ni dimension, d’où sa nature purement fonctionnelle et, si l'on peut dire, secondaire… Pire: les pitreries de Micahël Youn accusent une certaine tendance à la 'braillerie' que le format 5.1 a pour conséquence de mettre encore plus en lumière... Difficilement supportable...

Lors des nombreuses séquences chantées, la bande-son s'habille légèrement plus, mais le mixage proposé ne met pas vraiment en valeur la dynamique soudaine dont dispose le film. Lors de certains passages clés, les canaux diffusent une onde sonore filée répartie avec cohérence et ouverture au cœur d'une masse sonore presque vraiment expansive, à l'image de cette séquence de tapis volant, sans conteste la section (parler de séquence serait un trop grand mot...) sonore la plus convaincante et ouverte du film. En outre, les dialogues ressortent avec une belle clarté dans la restitution des répliques, rehaussant le rôle de la voie centrale, sur laquelle défileront la majorité des sons. La façade avant de l'auditorium ne déçoit pas par sa présence pour autant: elle suffit finalement à créer l'essentiel de la scène sonore du film, mais faute de réelle mise en scène acoustique, ses extensions formelles ne sont guère exploitées, et les voies arrières, outre la musique qui elle mobilise tous les canaux avec un certain sens du volume, ne diffusent que des bruitages occasionnels générés par la scénographie à l'écran. Dichotomie assez surprenate entre intérieur et extérieur, et Dieu merci, une partie non négligeable du film se déroule en extérieur, occasion pour la bande-son de changer d'aspect en modulant son climat sonore, inepte en intérieur... Ceux-ci, s'ils s'avèrent présents, ne présentent en même temps que très peu d'intérêt... Deux trois hors champs sonores viennent 'éclairer' une scène sonore que l'on ne peut définir que comme plate, mais très claire et ouverte en terme d'évocation. Sur un terrain plus positif, rendons hommage à la clarté des sons, à la non-réégalisation opérée par l'éditeur, qui conserve toute l'ouverture sur le haut du spectre, ainsi qu'à la dynamique, claire, fraîche et presque irréprochable de cette bande-son sur ce DVD. Sur ce plan là, difficile de ne pas employer le terme de 'satisfaction' tant il s'impose.

Les basses fréquences bénéficient d'une belle intégration, et procurent à cette bande-son une once de fondation supplémentaire, bien relative toutefois. Difficile de parler de minimalisme acoustique, certaines sections bénéficiant d’un certain degré de vie sonore et se voient investies d’une authentique dimension cinégénique, lisible dans le mixage audio du film. Néanmoins, impossible de passer outre le caractère tempéré et le manque de dimension ambiophonique et directionnelle de cette bande-son qui ne semble employer les potentialités offertes par le multicanal qu’en de rares occasions. Et pourtant, dès les premières notes du générique, la scène sonore affiche une certaine volonté d’occuper l’espace, de remplir et de dimensionner l’espace acoustique à l’image des indications sonores d’une bande-dessinée… Le reste du métrage démérité complètement en affaissant cette donne initiale, et en réduisant parfois considérablement le potentiel de certaines sections. Les rares moments mettant en scène Kad et Olivier proposent quant à elles un net degré de création et d’efficacité (jet de flammes, etc…), mais loin de la fulgurance et de la créativité de Astérix et Obélix Mission Cléopâtre. Une déception donc, le traitement du son ne desservant aucun aure intérêt que celui de rendre audible les dialogues et les situations.

 

DTS vs. Dolby Digital
DTS vs. DD

film1Déception à nouveau, dans la mesure où la piste DTS, encodée rappelons-le, en Plein Débit (sous 1509.75 Kbps), si elle s'impose, ne réalise aucun exploit et ne prend l'avantage que d'une très courte tête. Les vertus du procédé sont là, mais de manière là aussi discrète, sans réelle singularité et sans ce sens de la performance qui caractèrise la majorité des pistes DTS Plein Débit sur DVD. Le rendu gagne en ouverture sur les voies arrières, qui semblent ne pas se contenter de 'sortir' un son mais d'y apporter une dimension qui le lie aux autres voies, sur le chemin de la cohérence spatiale. D'une très courte tête là aussi... Lors des passages chantés, la piste Dolby Digital 5.1 introduit une très légère distorsion (émiettement et redimensionnement par le bas), en n'accordant pas assez de matière au filé harmonique, plus délié et davantage expressif en DTS. Les dialogues s'avèrent identiques d'un codage à l'autre, ainsi que la dynamique, même si le format DTS parvient à en extraire légèrement plus de substance et à rendre la bande-son plus préhensible, plus présente, mieux liée et étagée en terme d'étalement des plans sonores, lors de ces rares sections où la dimension sonore cesse, pour une durée très relative, d'être secondaire et gagne une spontanéité éphémère fort appréciable que le codage DTS restituera avec une pointe de mordant et de clarté supplémentaire... Rien de dramatique cependant, alors que les chiffres sont parlants: en DTS Plein Débit, un auditeur devrait percevoir quatre fois mieux la bande-son dans la mesure où son débit d'informations audio-numériques se révèle être quatre fois supérieur au format Dolby Digital... Iznogoud ne réalise donc malheureusement pas de miracle, et l'on pourrait même arguer que la piste Dolby Digital 5.1 pourrait par moments aisément devenir calife à la place du calife...

NOTEZ LA PISTE DTS:




Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?

film1Sur le disque un, point de commentaire audio, mais un making-of assez inutle de 25 minutes, qui constitue, pour l'édition simple, le seul 'bonus'. Filmé au camécope pour l'esentiel, il s'attarde sur des détails insignifiants du tournage. Si le procédé s'avère au début intéressant (moments pris sur le vif par Braoudé lui-même), il se révèle au final pas plus substantiel qu'une banale featurette... risible la plupart du temps (répétitions des chorégraphies auxquelles personne ne croit etc...)... Trois teasers et une bande-annonce (tous en Dolby Digital 2.0...) et des liens internet cloturent l'interactvité de ce disque #1.

Le disque deux, présent dans l'édition dite (sic) 'collector' du film, propose pour sa part un tout autre contenu: deux heures vingt trois d'images et de documentaires variés qui explorent, avec plus ou moins de bonheur, la production et les contextes de production du film. Les menus sont animés et sonorisés en Dolby Digital 5.1, mais la typographie 'exotique' rend la navigation particulièrement difficile et peu claire...

• Le défi : 3 mois pour construire un palais
• Comment faire voler un tapis?
• La magie de Bagdad : les effets visuels
• Un compositeur, un film : la musique de Jacques Davidovici (45 minutes)
• Les exécutions : 10 scènes coupées
• Haroun et Iznogoud se découvrent
• Tabary, Iznogoud : la rencontre
• Les mille et un costumes
• Les potins du marché

L'édition 'collector' propose également une carte pop-up 3D du plus bel effet.

Conclusion

Un DVD non-événement, pour un film qui, même après une deuxième vision, n'échappe aucunement au ridicule. L'édition proposée ici s'avère techniquement solide (image par moments fort belle et DTS Plein Débit), mais, le film ayant peu à dire et à faire entendre, impossible de parler d'écrin numérique... Cossu et disposant de réels arguments, ce DVD pourrait fort bien trouver une carrière en location (édition simple), mais aussi remplir les linéaires de longues semaines durant sans pour autant les voir se vider de leur stock, l'édition 'collector' n'étant visiblement pas sur le 'top 10' de l'été DVD 2005... La technique rôdée de l'éditeur, TF1 Vidéo, qui offre toujours de très beaux produits (image et son) n'est pas à remettre en cause, bien au contraire. Difficile d'oublier que le très beau film de Oliver Hirschbiegel, La Chute (Der Untertang) ne bénéficiera pas du format DTS, alors que Iznogoud s'est vu encodé en DTS Plein Débit...

 

Nos Notes du Disque

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note artistique mixage

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

mixage artistique

Note Interactivité

 

  Note Globale

 

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jaquette


specifications techniques

- DVD Vidéo
- DVD-9
- 95 min (film)
- Zone 2 (PAL) France
- RCE : Non
- Intro DTS: non...
- Changement de piste son à la volée possible.

format video
. 16/9 anamorphique
. Ratio : 2.35:1 environ
(CinémaScope)

format DTS
- Français 5.1
(Plein Débit)

format DD
- Français 5.1

format PCM
- Aucun

debit audio
DTS : 1509.75 Kbps
DD : 448 Kbps

sous-titres
- Français

interactivite
- Menus animés
- Chapitrage
- Sélection codage son
- Accès aux bonus

dvd-rom
- Aucun...


prix
24 .99 € (Collector)
19.99 € (Simple)



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