|
Un film de Sofia Coppola, avec avec Bill Murray,
Scarlett Johansson, Giovanni Ribisi, Anna Faris, Akiko Takeshita,
...
3 Golden Globe: Meilleur Film, Meilleur Acteur, Meilleur Scénario.
1 Oscar: Meilleur Scénario Original
Bob Harris, un acteur célèbre sur
le déclin, arrive à Tokyo pour tourner une publicité.
Il sait qu’en acceptant cette offre, il renie son envie
de jouer la comédie pour répondre à son besoin
d’argent. Une fois à Tokyo, il oublie même
de souhaiter l’anniversaire de son fils. Dans sa chambre,
incapable de communiquer avec sa femme et victime du décalage
horaire, il ne trouve pas le sommeil. Dans ce même hôtel,
est installée Charlotte, venue accompagner son mari photographe
à la mode. Pendant une grande partie de la journée,
il est occupé en prises de vue, et elle s’ennuie
toute seule. Une nuit, Charlotte et Bob qui n’arrivent pas
à dormir, se rencontrent au comptoir du bar de l’hôtel.
Malgré leur forte différence d’âge,
ils vont passer une partie de leurs journées et de leurs
soirées ensemble...
| Lost in Translation, pour vous, c'est |
|
|
|
|
Everyone wants to be
found...
D'une délicatesse ultime, d'une beauté rare
et précieuse, le dernier film de Sofia Coppola est
un authentique cadeau de cinéma offert à la
vie. Vibrant d'une émotion tour à tour douce-amère
et profonde, son film palpite de vie et de sincérité
et constitue sans nul doute l'une des plus belles surprises
de ce début 2004. L'interprétation est absolument
irréprochable: Scarlett Johannssen et Bill Murray
oeuvrent avec une telle dextérité qu'ils épaississent
leurs personnages en les travaillant de l'intérieur. |
La mise en scène, dont on admire les mouvements
d'appareils, subtils et veloutés, est faite de phases invitant
au voyage intérieur et parvient à capter les bribes
d'une émotion intense et réelle avec une maestria
que peu de cinéastes contemporains pourraient revendiquer.
Faite de touches et de fragments discrets, elle circonscrit son
sujet avec précision, netteté et authenticité.
Qui n'a pas vécu ces moments de doutes,
où les perspectives de la vie semblent s'ouvrir tout d'un
coup, sans crier gare, de manière surprenante? Charlotte
et Bob, ce peut être Pierre et Marion, Paul et Sophie, Anaïs
et Mathieu, ou n'importe lequel d'entre nous. La vie est ainsi
faite d'opportunités inexplorées, de mouvements
soudains... Un tel film invite sans nul doute à la méditation,
à un retour sur soi. Le découvrir, c'est un peu
admettre de regarder la vie en face et de se laisser aller dans
un flot d'émotions d'une étonnante sincérité.
La ville de Tokyo qui sert de toile de fond est en soi une métaphore
inspirée de ces états euphoriques de la vie: à
la découverte et la surprise s'ajoutent la curiosité
et l'ouverture de la conscience. Un peu comme des touristes qui
aspireraient en un minimum de temps un maximum d'éléments
d'une culture étrangère, Bob et Charlotte s'ouvrent
l'un à l'autre et semblent s'offrir l'un des plus beaux
tours de magie que la vie nous offre à tous. Reste à
savoir le saisir à sa juste valeur. Lost in Translation
est un miracle de cinéma. Une oeuvre essentielle à
voir et à revoir sans jamais se lasser.
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
 |
Le rendu 16/9 de cette photo bien spécifique
est presque sans faute. On reprochera la présence d'un
grain argentique (mais il s'agit sans doute avant tout d'un 'choix'
de mise en scène, de structure visuelle, comme s'il s'agissait
d'extirper chaque instant d'émotion dans chaque lieu visité,
jusque dans ses imperfections) plutôt prononcé. le
niveau des noirs est idéal (scènes de nuit, boites
de nuit) et les couleurs sont saturées avec un goût
certain, représentant à merveille chaque excentricité
de la capitale Japonaise. La définition est par moment
grandiose (scènes en extérieurs) et découpe
le cadre avec une belle maestria. La photoraphie de Lance Acord
est douce et veloutée, d'un immense réalisme chromatique,
et le DVD zone 1 la représente fièrement et sans
défaillance parasite. La compression est quasi invisible
alors qu'on l'attendait au tournant de par la source (cinéma
quasi indépendant) plutôt modeste des éléments
visuels, et le tournage en lumière naturelle lors de certaine
sséquences (chambre d'hôtel etc...). Au final, Lost
In Translation est présenté dans un superbe
16/9 très légèrement recadré pour
remplir les écrans adaptés et ne trahit aucunement
nos souvenirs de la vision en salle. De la part d'Universal, c'est
à nouveau un sans faute que les cinéphiles apprécieront
à sa juste valeur.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
La
bande-son du film a été produite au American Zoetrope
Studio fondé par le père de Sofia, Francis Ford
Coppola. Tempérées, sobres et ténues: voilà
comment résumer en quelques mots les sensations sonores
proposées par le mixage de ce film éblouissant.
La présence de la musique est ample et généreuse
et constitue dès le générique un élément
multicanal clé et impérieux. Sofia Coppola accorde
une part fondamentale aux choix musicaux qui émaillent
ses films, et celui-ci ne fait pas exception à ce principe
de méthode. Véritable contrepoint dramatique, la
musique revêt, surtout dans la seconde partie du film, un
caractère prépondérant qui fait avancer le
film, sorte d'énergie véhiculatoire essentielle
et totalement assumée. Planante, rythmée ou encore
contemplatve, la bande-originale du film oscille entre Air et
Kevin Shields, Phoenix et quelque artistes Japonais.
La prise de son des dialogues est excellente:
ils occupent le centre de la scène frontale avec une belle
intégrité, avec du corps et de la présence.
C'est indéniable. Pour le reste, la captation des sons
est elle aussi plutôt réussie, avec une belle précision
générale, doublée de très belles valeurs
en terme de réponse en fréquence: les aigus filent
harmonieusement tandis que les basses révèlent un
sous-grave très léger mais pas sous exploité.
les ambiances urbaines sont pétries de véracité
(passage de train) et les signatures acoustiques de chaque lieu
sont préservées lors du mixage, ce dernier étant
tout entier tourné vers la reproductibilité de l'expérience
Japonaise en termes sonores. Les voies surround se réveillent
régulièrement et accompagnent le mouvement général
de définition de la scène sonore (piscine, ville,
restaurant, plateau télé...).
Les efforts de créativité sont
aussi de la partie, et proposent un "état d'en phase"
avec le sujet. Le terme de "scène sonore" est
ici complètement à propos, et l'on savoure chaque
instant du film dans la mesure où l'espace sonore acquiert
une belle dimension cinématographique, aux dialogues centrés
et aux voies latérales -presque- débordantes d'éléments
d'ambiance. Il s'agit très sincèrement d'une belle
réussite artistique et technique qui repose sur des bases
solides et qui surtout, ne déçoit pas. La piste
son est même plus convaincante d'un point de vue technique
que les résultats obtenus sur la trilogie Indiana Jones.
Quelle drôle de référence direz-vous! Je m'explique:
sur le troisième opus de la trilogie, et sur la version
zone 2 Anglaise, la piste Allemande encodée en DD 2.0 révèle
des subtilités et des effets de mise en scène sonore
littéralement absents en DD 5.1 qui s'effiloche constamment...
et ce même sur le melleur home cinema du monde. Ici, notre
plaisir de découvrir le film n'est jamais entâché
par des données techniques aberrantes: la qualité
est là et bien à, et la cohérence entre le
tchnique et l'artistique est complètement totale sur ce
DVD. Un argument de plus pour vous recommander ce film !
Suppléments : Que trouverez-vous
sur la galette ?
Les menus sont fixes et muets, et le passage
d'une piste son à une autre est, comme sur tous les titres
Universal, impossible. Un redémarrage du film est imposé
si l'on passe en DTS 5.1. Au programme de la section bonus: un
excellen documentaire sur le tournage, des scènes coupées
fascinantes (je pèse mes mots pour une fois que des scènes
coupées le sont), une interview très sobre de Sofia
Coppola et Bill murray (à Rome), et la bande-annonce originale
présentée malheureusement en DD 2.0 et en 4/3.
Suppléments DVD-ROM : Votre PC
va-t-il se régaler ?
Absence totale
| DTS vs. Dolby Digital |
 |
La piste DTS est aussi une bele surprise: elle
palpite de vie et présente noammentles dialogues avec une
clarté et un dynamisme presque complètement différent
de la piste Dolby Digital. Cette dernière ne palpite pas
autant et se présente comme une outsider dès le
générique avec une scène sonore éteinte
et le désir profond de devoir faire grimper le volume pour
commencerà obtenir quelque chose de signifiant. Terne,
fade et sans goût, elle ne s'ouvre que très peu sur
les arrières et ne présente pas la même clarté
acoustique et la même transparence sonore qui est pour beaucoup
dans notre perception de la dimension psycho-acoustique du film
de Sofia Coppola.
Le format DTS excelle vraiment
à découper les ambiances, dynamiser les superbes
plages musicales et maximiser à sa façon (et
ce n'est pourtant que du mi-débit) l'essentiel des
informations disposées sur une scène sonore
finalement sobre mais qui se délocalise volontiers
sur les arrières avec des 'effets de masse' et de
transition parfois marquants. Un réel effort de captation
sonore a été réalisé, et la
piste DTS 5.1 n'induit pas cette légère distorsion
immanquable, elle, en Dolby Digital. Les résultats
d'écoute sont forcément conditionnés
par notre enthousiasme par rapport au film, mais on dira
que si le sujet ne s'y prête pas vraiment, l'ambiance
sonore générale est réhaussée
et dynamisée par la piste DTS, de loin et de très
loin l'option reine de ce DVD. |
| La piste DTS proposée sur le DVD zone 1 de Lost In Translation vous a semblé |
|
|
|
|
Lorsque l'on écoute en son Downmixée
par les sorties analogiques du lecteur, le son reste quand même
clair et enjoué (grrr....) mais il est très loin
des résultats proposés par le codage DTS qui maintient
chaque aspérité sonore, chaque souffle, chaque émotion
intactes et avec toute la mesure de leur intégrité.
Le caractère sonore est chaud et plutôt dense en
dépit d'un design relativement sobre, et c'est là
bien l'essentiel de ce que l'on attendait de cette piste DTS 5.1.
Les différences avec la piste DD 5.1 ne sont pas minces
ou indiscernables. Elles sont tout comme le film: réelles
et palpables.
Conclusion
Vous l'aurez compris, cette édition s'impose
à tous points de vue. Qu'attendez-vous pour vous immerser
et vous perdre dans la translation?
Notes du Disque
|