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lost in translation
Universal / 2004 / 101 minutes
Date de parution : 6 février 2004
Test réalisé par Cornwall le 28 mars 2004
film1
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Un film de Sofia Coppola, avec avec Bill Murray, Scarlett Johansson, Giovanni Ribisi, Anna Faris, Akiko Takeshita, ...

3 Golden Globe: Meilleur Film, Meilleur Acteur, Meilleur Scénario.

1 Oscar: Meilleur Scénario Original

Bob Harris, un acteur célèbre sur le déclin, arrive à Tokyo pour tourner une publicité. Il sait qu’en acceptant cette offre, il renie son envie de jouer la comédie pour répondre à son besoin d’argent. Une fois à Tokyo, il oublie même de souhaiter l’anniversaire de son fils. Dans sa chambre, incapable de communiquer avec sa femme et victime du décalage horaire, il ne trouve pas le sommeil. Dans ce même hôtel, est installée Charlotte, venue accompagner son mari photographe à la mode. Pendant une grande partie de la journée, il est occupé en prises de vue, et elle s’ennuie toute seule. Une nuit, Charlotte et Bob qui n’arrivent pas à dormir, se rencontrent au comptoir du bar de l’hôtel. Malgré leur forte différence d’âge, ils vont passer une partie de leurs journées et de leurs soirées ensemble...

Lost in Translation, pour vous, c'est
Un bonheur
Une merveille
Un très beau film
Une déception
Une oeuvrette


Résultats
Everyone wants to be found...
D'une délicatesse ultime, d'une beauté rare et précieuse, le dernier film de Sofia Coppola est un authentique cadeau de cinéma offert à la vie. Vibrant d'une émotion tour à tour douce-amère et profonde, son film palpite de vie et de sincérité et constitue sans nul doute l'une des plus belles surprises de ce début 2004. L'interprétation est absolument irréprochable: Scarlett Johannssen et Bill Murray oeuvrent avec une telle dextérité qu'ils épaississent leurs personnages en les travaillant de l'intérieur.

La mise en scène, dont on admire les mouvements d'appareils, subtils et veloutés, est faite de phases invitant au voyage intérieur et parvient à capter les bribes d'une émotion intense et réelle avec une maestria que peu de cinéastes contemporains pourraient revendiquer. Faite de touches et de fragments discrets, elle circonscrit son sujet avec précision, netteté et authenticité.

Qui n'a pas vécu ces moments de doutes, où les perspectives de la vie semblent s'ouvrir tout d'un coup, sans crier gare, de manière surprenante? Charlotte et Bob, ce peut être Pierre et Marion, Paul et Sophie, Anaïs et Mathieu, ou n'importe lequel d'entre nous. La vie est ainsi faite d'opportunités inexplorées, de mouvements soudains... Un tel film invite sans nul doute à la méditation, à un retour sur soi. Le découvrir, c'est un peu admettre de regarder la vie en face et de se laisser aller dans un flot d'émotions d'une étonnante sincérité. La ville de Tokyo qui sert de toile de fond est en soi une métaphore inspirée de ces états euphoriques de la vie: à la découverte et la surprise s'ajoutent la curiosité et l'ouverture de la conscience. Un peu comme des touristes qui aspireraient en un minimum de temps un maximum d'éléments d'une culture étrangère, Bob et Charlotte s'ouvrent l'un à l'autre et semblent s'offrir l'un des plus beaux tours de magie que la vie nous offre à tous. Reste à savoir le saisir à sa juste valeur. Lost in Translation est un miracle de cinéma. Une oeuvre essentielle à voir et à revoir sans jamais se lasser.

Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

film2

Le rendu 16/9 de cette photo bien spécifique est presque sans faute. On reprochera la présence d'un grain argentique (mais il s'agit sans doute avant tout d'un 'choix' de mise en scène, de structure visuelle, comme s'il s'agissait d'extirper chaque instant d'émotion dans chaque lieu visité, jusque dans ses imperfections) plutôt prononcé. le niveau des noirs est idéal (scènes de nuit, boites de nuit) et les couleurs sont saturées avec un goût certain, représentant à merveille chaque excentricité de la capitale Japonaise. La définition est par moment grandiose (scènes en extérieurs) et découpe le cadre avec une belle maestria. La photoraphie de Lance Acord est douce et veloutée, d'un immense réalisme chromatique, et le DVD zone 1 la représente fièrement et sans défaillance parasite. La compression est quasi invisible alors qu'on l'attendait au tournant de par la source (cinéma quasi indépendant) plutôt modeste des éléments visuels, et le tournage en lumière naturelle lors de certaine sséquences (chambre d'hôtel etc...). Au final, Lost In Translation est présenté dans un superbe 16/9 très légèrement recadré pour remplir les écrans adaptés et ne trahit aucunement nos souvenirs de la vision en salle. De la part d'Universal, c'est à nouveau un sans faute que les cinéphiles apprécieront à sa juste valeur.

Audio : Analyse des pistes sons du disque

film2La bande-son du film a été produite au American Zoetrope Studio fondé par le père de Sofia, Francis Ford Coppola. Tempérées, sobres et ténues: voilà comment résumer en quelques mots les sensations sonores proposées par le mixage de ce film éblouissant. La présence de la musique est ample et généreuse et constitue dès le générique un élément multicanal clé et impérieux. Sofia Coppola accorde une part fondamentale aux choix musicaux qui émaillent ses films, et celui-ci ne fait pas exception à ce principe de méthode. Véritable contrepoint dramatique, la musique revêt, surtout dans la seconde partie du film, un caractère prépondérant qui fait avancer le film, sorte d'énergie véhiculatoire essentielle et totalement assumée. Planante, rythmée ou encore contemplatve, la bande-originale du film oscille entre Air et Kevin Shields, Phoenix et quelque artistes Japonais.

La prise de son des dialogues est excellente: ils occupent le centre de la scène frontale avec une belle intégrité, avec du corps et de la présence. C'est indéniable. Pour le reste, la captation des sons est elle aussi plutôt réussie, avec une belle précision générale, doublée de très belles valeurs en terme de réponse en fréquence: les aigus filent harmonieusement tandis que les basses révèlent un sous-grave très léger mais pas sous exploité. les ambiances urbaines sont pétries de véracité (passage de train) et les signatures acoustiques de chaque lieu sont préservées lors du mixage, ce dernier étant tout entier tourné vers la reproductibilité de l'expérience Japonaise en termes sonores. Les voies surround se réveillent régulièrement et accompagnent le mouvement général de définition de la scène sonore (piscine, ville, restaurant, plateau télé...).

Les efforts de créativité sont aussi de la partie, et proposent un "état d'en phase" avec le sujet. Le terme de "scène sonore" est ici complètement à propos, et l'on savoure chaque instant du film dans la mesure où l'espace sonore acquiert une belle dimension cinématographique, aux dialogues centrés et aux voies latérales -presque- débordantes d'éléments d'ambiance. Il s'agit très sincèrement d'une belle réussite artistique et technique qui repose sur des bases solides et qui surtout, ne déçoit pas. La piste son est même plus convaincante d'un point de vue technique que les résultats obtenus sur la trilogie Indiana Jones. Quelle drôle de référence direz-vous! Je m'explique: sur le troisième opus de la trilogie, et sur la version zone 2 Anglaise, la piste Allemande encodée en DD 2.0 révèle des subtilités et des effets de mise en scène sonore littéralement absents en DD 5.1 qui s'effiloche constamment... et ce même sur le melleur home cinema du monde. Ici, notre plaisir de découvrir le film n'est jamais entâché par des données techniques aberrantes: la qualité est là et bien à, et la cohérence entre le tchnique et l'artistique est complètement totale sur ce DVD. Un argument de plus pour vous recommander ce film !

Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?

film3

Les menus sont fixes et muets, et le passage d'une piste son à une autre est, comme sur tous les titres Universal, impossible. Un redémarrage du film est imposé si l'on passe en DTS 5.1. Au programme de la section bonus: un excellen documentaire sur le tournage, des scènes coupées fascinantes (je pèse mes mots pour une fois que des scènes coupées le sont), une interview très sobre de Sofia Coppola et Bill murray (à Rome), et la bande-annonce originale présentée malheureusement en DD 2.0 et en 4/3.

Suppléments DVD-ROM : Votre PC va-t-il se régaler ?

Absence totale

DTS vs. Dolby Digital DTS vs. DD

La piste DTS est aussi une bele surprise: elle palpite de vie et présente noammentles dialogues avec une clarté et un dynamisme presque complètement différent de la piste Dolby Digital. Cette dernière ne palpite pas autant et se présente comme une outsider dès le générique avec une scène sonore éteinte et le désir profond de devoir faire grimper le volume pour commencerà obtenir quelque chose de signifiant. Terne, fade et sans goût, elle ne s'ouvre que très peu sur les arrières et ne présente pas la même clarté acoustique et la même transparence sonore qui est pour beaucoup dans notre perception de la dimension psycho-acoustique du film de Sofia Coppola.

Le format DTS excelle vraiment à découper les ambiances, dynamiser les superbes plages musicales et maximiser à sa façon (et ce n'est pourtant que du mi-débit) l'essentiel des informations disposées sur une scène sonore finalement sobre mais qui se délocalise volontiers sur les arrières avec des 'effets de masse' et de transition parfois marquants. Un réel effort de captation sonore a été réalisé, et la piste DTS 5.1 n'induit pas cette légère distorsion immanquable, elle, en Dolby Digital. Les résultats d'écoute sont forcément conditionnés par notre enthousiasme par rapport au film, mais on dira que si le sujet ne s'y prête pas vraiment, l'ambiance sonore générale est réhaussée et dynamisée par la piste DTS, de loin et de très loin l'option reine de ce DVD.
La piste DTS proposée sur le DVD zone 1 de Lost In Translation vous a semblé
Intéressante
Impeccable
Convaincante
Décevante
Ratée


Résultats

Lorsque l'on écoute en son Downmixée par les sorties analogiques du lecteur, le son reste quand même clair et enjoué (grrr....) mais il est très loin des résultats proposés par le codage DTS qui maintient chaque aspérité sonore, chaque souffle, chaque émotion intactes et avec toute la mesure de leur intégrité. Le caractère sonore est chaud et plutôt dense en dépit d'un design relativement sobre, et c'est là bien l'essentiel de ce que l'on attendait de cette piste DTS 5.1. Les différences avec la piste DD 5.1 ne sont pas minces ou indiscernables. Elles sont tout comme le film: réelles et palpables.

Conclusion

Vous l'aurez compris, cette édition s'impose à tous points de vue. Qu'attendez-vous pour vous immerser et vous perdre dans la translation?

Notes du Disque

Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivié
Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivité

Note Globale

 

jaquette


specifications techniques

- DVD Vidéo
- Double Couches
- Zone 1 (NTSC)
- RCE : Non
- Intro DTS : Sonic Landscape

format video
- 16/9
- Ratio : 1.85:1

format DTS
- Anglais 5.1

format DD
- Anglais 5.1
- Français 5.1 (Québec)

format PCM
- Aucun

debit audio
- DTS : 754.50 Kbps
- DD : 448 Kbps

sous-titres
- Anglais
- Français

interactivite
- Menus fixes
- Chapitrage

bonus
- Bande-Annonce
- Documentaire
- Interview

dvd-rom
- Aucun


prix
- 17,15 Euros chez notre partenaire


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