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NOS PARTENAIRES

Swades
Nous le peuple

Bodega Films
(sortie vente zone 2 France 04/01/2006)

Un film de Ashutosh Gowariker
Avec:
Shah Rukh Khan, Gayatri Joshi, Kishori Balal
Scénariste: Ashutosh Gowariker
Producteur: Ashutosh Gowariker
Directeur de la photographie: Mahesh Aney
Chef Monteur: Ballu Saluja
Chef décorateur: Nitin Chandrakant Desai
Producteur exécutif: Sunita A. Gowariker
Choregraphe: A. R. Rahman

Test conduit par Cornwall (Stéphane Roger), le 07 janvier 2006
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En hindi, "swades" signifie "notre peuple". L'Inde compte plus d'un milliard d'habitants. Une main d'oeuvre colossale capable de créer les plus grandes richesses. Et pourtant, la réalité du pays est toute autre. Des paysans et leurs familles meurent de faim dans les campagnes. Leurs enfants ne sont pas scolarisés. Les castes divisent les habitants d'une même région. Et dans les villages, les coupures d'électricité incessantes rendent impossible d'étudier, de travailler, de vivre normalement.

C'est cela que raconte Swades, l'un des rares films "Bollywood" à montrer le vrai visage de l'Inde. C'est cela mais c'est aussi l'espoir ! L'idée qu'il est toujours possible de tout mettre en oeuvre pour que les rêves se réalisent. Et que si les talents parviennent à se rencontrer, à se réunir, à se compléter, alors les miracles peuvent arriver, les étincelles peuvent jaillir !

NOTEZ LE FILM:


DOSSIER DE PRESSE

Swades présente la particularité d'avoir une grande vedette du cinéma de Bollywood à son générique : Shah Rukh Khan. Ce dernier retouve pour l'occasion le réalisateur Ashutosh Gowariker quelques années après le show télévisé Circus.

Swades permet également de découvrir une jeune actrice inconnue du grand public en la personne de Gayatri Joshi. A propos de son personnage de Gita, la maîtresse d'école, le réalisateur Ashutosh Gowariker dit : "L'histoire nécessitait un visage inconnu des spectateurs, qu'ils ne pouvaient pas identifier à un rôle joué auparavant, et qu'ils pourraient uniquement regarder comme Gita. En même temps, je ne devais pas perdre de vue que cette actrice devait pouvoir tenir la route derrière un acteur et une célébrité de l'échelle de Shah Rukh Khan." Le cinéaste repéra Gayatri Joshi dans le journal Bombay Times. Etonnante coïncidence : lors de sa première audition avec Shah Rukh Khan, le jeune femme s'aperçut qu'elle l'avait déjà eu pour partenaire quelques années plus tôt dans une publicité pour Hyundai !

Le Mahatman gandhi comme inspiration majeure: le réalisateur Ashutosh Gowariker a eu l'idée de mettre en scène Swades bien avant qu'il ait rencontré le succès avec Lagaan. C'est le Mahatma Gandhi, le guide spirituel et apôtre de la non-violence, qui lui a inspiré le sujet du film.

La majeure partie du tournage de Swades s'est déroulée en Inde, dans trois villages de l'Etat du Maharashtra, un Etat dans lequel se situe Bombay, à l'ouest. Pour la partie du film qui se situe dans les locaux de la Nasa, le réalisateur Ashutosh Gowariker n'aurait jamais imaginé une seconde pouvoir tourner dans les véritables locaux de la Nasa. Il envoya tout de même son script à la compagnie américaine pour une demande d'autorisation... qui lui fut accordée ! Ainsi, durant une dizaine de jours, l'équipe de Swades posa ses valises aux Etats-Unis, le temps de tourner quelques scènes au Goddard Space Flight Centre de Washington et au Kennedy Space Centre de Cape Canaveral.


CRITIQUE

Le Figaroscope - Geneviève Joublin
Cette radiographie du monde rural n'a pas le souffle épique de Lagaan, mais en a la force de la conviction. Gowariker aborde les problèmes les plus vitaux de son pays d'une manière simple, frontale et douce, sans cynisme, à l'indienne, avec une capacité permanente d'émerveillement et une émotion toujours à fleur d'image.

Positif - Hubert Niogret
Un film généreux, jamais paternaliste, mais emporté par l'énergie du réalisateur que l'on connaît depuis Lagaan, dans un mouvement suffisamment fort pour que le film se suive sans relâche pendant 3h10.

Première - Gaël Golhen
Même en intégrant un peu de critique sociale et de réalisme, le film multiplie les embardées soap et se termine sur une haute leçon de vie. De quoi rallier les amateurs.

 

Fantaisie de couleurs et de sons, cette oeuvre majeure du cinéma Indien contemporain se montre impérieuse et multiplie les morceaux de bravoure. Epaulé par une mise en scène ambitieuse et sereine, Swades se déguste durant plus de trois heures, en dépit de quelques rallonges qui auraient mérité de disparaître. Emporté par un tourbillon de sonorités, habile mélange d'instrumentations traditionelles et de sons synthétiques, le film ne repose pour autant pas essentiellement sur sa dimension chorale, mais insiste parfois lourdement sur certains aspects détestables de la vie en Inde de nos jours. Avec une énergie dévastatrice et une sincérité à fleur d'image, le cinéaste transmet une leçon de vie et d'amour pour un pays, une histoire, une culture, un peuple, des couleurs et des chants. L'interprétation inoubliable de Shah Rukh Khan, la rythmique dynamique et oxygénée des chansons et l'élan lyrique qui s'empare de la mise en scène tel un souffle ingénu et libérateur font de Swades un classique immédiat pétri de sincérité et d'authenticité. Une vision de cinéma puissante, intègre, bouleversante de force vive. Le meilleur de Bollywood couplé à l'exigence d'un regard parfois digne du néo-réalisme.



Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

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Répartie sur deux disques, pour maximiser le bitrate et ne pas sombrer dans les affres d'une sur-compression du fait de la durée plus qu'éloquente du film (190 minutes), l'éditeur a soigné l'image de Swades au point de proposer, sans doutes, l'une des meilleures images d'un film Bollywood disponible sur DVD. Le format CInémaScope se montre rutilant et gigantesque, et l'on ne compte plus les objets et les silhouettes sur-anamorphosées. Si les couleurs demeurent toujours explosives, avec une balance colorimétrique très changeante, au gré des épices, des champs, des habitations, la définition, elle, accuse quelques fluctuations désagréables jusque sur le générque de fin, illisible... . Les effets immédiats sont clairs: perte de netteté souvent brutale, contours peu affinés, arrière-plans floutés etc... Ces soucis ne sont aucunement à mettre du côté de l'éditeur, mais proviennent sans le moindre doute du master, Indien, déjà difficile à encoder. Pour le reste, les contrastes se montrent convaincants lors des nombreuses scènes nocturnes, et 'image possède toujours une dynamique des plus réjouissantes, jusque dans les incroyables séquences dansées et chantées dont certaines dépassent allègrement les dix minutes. Les mouvements d'appareils, innombrables, sont restitués sans anicroche, preuve d'une compression maîtrisée et gérée avec soin. Les lumières souvent complexes sont restituées avec panache et vivacité, tandis que la fraîcheur de l'ensemble n'est jamais à prendre à défaut. Bollywood, au final, rutile et brille de mille feux avec Swades, à quelques légères poussières près, et quelques petits soucis de stabilité d'image.

 

 

 

Audio : Analyse artistique de la bande-son

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L'exploitation du paysage sonore représente, à n'en point douter, un véritable cas d'école tant la bande-son de Swades se montre convaincant et parfois même virtuose. Si l'essentiel de l'efficacité de Bollywood réside dans la prestance et l'éclat de ses chansons, en revcanche, les séquences plus calmes ou dialoguées, elles, ne bénéficient rarement d'une définition sonore supérieure. Ce ne sera pas le cas avec ce DVD, puisque du début à la fin du métrage, la bande-son maintient un degré de qualité et une vivacité en phase totale avecle propos, romanesque, lumineux, er inspiré. De prime abord, l'équilibre tonal impressionne, tout comme la réponse en fréquence: aigus comme basses accusent un bel équilibre et se montrent lorsqu'éclatent les chants, d'une diabolique efficacité. Une réelle dimension Hi-Fi s'empare alors du film, et utilise les canaux frontaux avec une vigueur et un punch qui renvoeint Moulin Rouge, décidément très plat, dans les années 60 du son au cinéma. En ce sens, Swades récupère, grâce à son mixage habilement étalonné, une énergie nouvelle, une lumière sonore et un éclat de chaleur acoustique bouleversant et sensationnel. La dynamique affiche de hautes valeurs, et la définition stéréophonique, jamais écrasée ou reléguée au second plan, solidifie les partitions et remplit la scène frontale avec délectation et complétude. En de plus rares occasions, mais n'est-ce pas là le signe d'une authentique mise en scène sonore, la scène arrière se réveille brusquement, prolongeant dans sa sphère la volonté d'en mettre plein la vue de la scène avant. Sans jamais prolonger artificiellement sous la forme d'un écho l'activité intense des voies frontales, les voies arrières ouvrent l'espace d'écoute et multiplient encore les possibilités émotionnelles, tout en préservant cette définition acoustique qui évoque, bien souvent, celle d'un CD DTS ou d'un DVD-Audio dans son rendu musical ou choral. D'autres séquences emploient les voies arrières de manière plus grandiloquente encore, et l'on atteint une sorte de dimension émotionnelle difficilement descriptible propre à Bollywood et à sa magie. Le son, dans toute sa dimension, insuffle au film une vigueur époustouflante. En exprimant l'action sur un autre mode, les chansons se posent comme l'âme du film, et articulent l'artistique et le technique dans un même effort. Fond et forme se voient ainsi unifiés et fondus. En oeuvrant de concert, ils transmettent les émotions pures et puissantes des personnages, et le spectateur ne peut qu'être emporté dans ce tourbillon de vie et de rythmes. Les sonorités plus modernes de la musique de A.R. Rahman sont restituées avec une aisance extrêmement dynamique, tandis que les instruments traditionnels tapissent l'arrière-plan sonore. Le paysage sonore se montre toujours riche mais jamais encombrant ou sur-développé. Les sons directs (dialogues dans le village) jurent quelque peu avec l'inévitable post-synchronisation des chants, mais maintiennent eux aussi une très belle réponse en fréquence et un bel équilibre tonal.

 

 

 

DTS vs. Dolby Digital
DTS vs. DD


film1Les rythmiques intra-spécifiques à Bollywood, sorte de maelström très articulé d'instruments disparates et de rythmes endiablés, sont restitués par le format DTS (présenté ici en mi-débit seulement) avec un surcroît souvent bien net de définition et d'ampleur harmonique, notamment dansle bas du spectre. Ce dernier, plus massif et articulé avec une énergie bien plus musicale, permet de rythmer les partitions et de proposer une gamme de sons dynamique. En battant la cadence, le caisson se montre essentiel et se voit utlisé avec liberté et justesse. Le surcroît de définition du format DTS est tout à fait audible lors des chansons et autorise un débattement plus en profondeur, un développement harmonique plus marquant, une profondeur de signal et une sensation de volume émancipés. En dépit d'un offset de -4dB en Dolby Digital (il faut donc écouter la piste DTS à quatre décibels de moins que la piste Dolby Digital), les différences entre les deux codages sont ici pleinement objectives: le format DTS maintient l'équilibre des canaux, et ouvre davantage la projection et la répartition des sons, et à fortiori, des sentiments des personnages l'un pour l'autre. Il accompagne donc, sur le plan technique, unde des données primordiales de Bollywood. Textures harmoniques, micro-informations musicales et force vive des chants demeurent intacts, vifs et cinglants, jusque sur la voie centrale, un modèle de netteté et de précision lors des chansons. Les médiums possèdent un soyeux fort appréciable, déployant ainsi les voix des chanteurs sur une ligne acoustique que l'oreille humaine appréciera grandement. L'activité de tous les canaux peut se montrer très dynamique.

La sensation de volume et de présence musicale se montre écrasante, notamment sur la première chanson, Yun Hi Chala Chal Raahi (Approche ô voyageur) explosive et très aérée sur le plan sonore. Voix et instruments sont intégrés dans la bande-son avec une balance parfaite, et entretiennent des rapports 'charnels' qui donneront du fil à retordre à votre système. Sans jamais noyer le film, la bande-son l'enveloppe dans une bulle de sonorités, et diffuse parfois quelques effets sonores particulièrement impressionnants, à l'image de la roue de pierre du chapitre huit (disque un), ou de l'arrivée à l'aéroport, complètement amiophonique, et restituée en haute définition (passages d'avions). Le codage DTS 'enfonce le clou', lisse la réponse, et offre un apprêt différent du format Dolby Digital aux multiples sons du film. Swades, en confrontant le monde traditionnel et moderne, dispose d'une bande-son qui se joue de ces différences, mais qui révèle aussi une certaine mixité audible dans la partition rythmée de A.R. Rahman. On se prendrait presque en flagrant délit à l'écoute de la bande-son: taper du pied, gesticuler... tant celle-ci se montre entraînante sur le plan artistique et technique. Cette édition DVD prouve que ces deux aspects peuvent être composés à l'unisson et représenter une symbiose formelle dont Swades en est la représentation la plus illustrative. Le diapason d'Argent est donc, en ce sens, doublement mérité.

La piste DTS témoigne de l'attention dont a bénéficié le film, surtout lorsque l'on sait que depuis trois ans, DTS a implanté des unités de mixage et traitement du son entièrement dédiés aux productions Boillywood.

A signaler: ce DVD est le tout premier de notre zone 2 (et pourquoi pas mondial?) à proposer le nouveau logo DTS "Sparks" en ouverture du film. présenté en DTS ES 6.1 Discrete Plein Débit, il ouvre le spectacle avec une belle dextérité... et constitue, au delà de l'aspect cinéphilique du film, une raison de plus (y en a t-il réellement besoin?) de se procurer le DVD de Swades ...

NOTEZ LA PISTE DTS:




Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?

film1En dépit de la présence de deux disques et d'un packaging au design innovant et très réussi (présence d'un livret agrémenté d'une étude sur le film et de photos, digipack élégant), les suppléments déçoivent quelque peu. L'éditeur offre néanmoins un Chapitrage du film et un Chapitrage par chanson (accès direct, mais les chansons ne sont présentés qu'en PCM 2.0), un court bêtisier assez peu pertinent et drôle, une poignée de scènes coupées (8 minutes), un clip d'une chanson inédite, Aahista, par ailleurs très réussie (Dolby Digital 2.0 et 16/9), 23 minutes d'auditions et de répétitions des acteurs principaux, et un segment complet en plusieurs volets présentant les bande-annonces du film.

En exclusivité pour cette édition, Bodega Films offre, dans le packaging, un CD Audio inédit
de Veer Zaara, avec le clip Ainsi Mon Pays accessible en vidéo (7 minutes 10). Une bande-annonce dela Bollywood Week (qui se tiendra en avril 2006 sur Paris), est également incluse.

Conclusion

A l'image du film qu'il propose dans un écrin fort réussi, le DVD de Swades s'impose naturellement comme une formidable réussite que nous ne pouvons que vous conseiller sans réserve. Paré d'une piste DTS flambante et d'une prodigieuse définition acoustique (elle rappelle un CD DTS dans sa disposition spatiale), le film constitue un événement cinématographique que le DVD célèbre comme il se doit, grâce aux efforts de l'équipe de Bodega Films.

 

Nos Notes du Disque

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note artistique mixage

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

mixage artistique

Note Interactivité

DIAPASON

  Note Globale

 

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jaquette


specifications techniques

- DVD Vidéo
- 2 x DVD-9
- 190 minutes (film)
- Zone 2 (PAL) - France
- RCE : Non
- Intro DTS: oui
- Changement de piste son à la volée possible

format video
2 .35:1 CinémaScope

format DTS
- Hindi 5.1


format DD
- Hindi 5.1 (offset -4dB)

format PCM
- Aucun

debit audio
DTS : 754.75 Kbps
DD : 448 Kbps

sous-titres
- Français

interactivite
- Menus animés
- Chapitrage
- Sélection codage son

dvd-rom
- Aucun...


prix
21 .99 €




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