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En hindi,
"swades" signifie "notre peuple". L'Inde
compte plus d'un milliard d'habitants. Une main d'oeuvre colossale
capable de créer les plus grandes richesses. Et pourtant,
la réalité du pays est toute autre. Des paysans
et leurs familles meurent de faim dans les campagnes. Leurs
enfants ne sont pas scolarisés. Les castes divisent les
habitants d'une même région. Et dans les villages,
les coupures d'électricité incessantes rendent
impossible d'étudier, de travailler, de vivre normalement.
C'est cela que raconte Swades, l'un des rares films "Bollywood"
à montrer le vrai visage de l'Inde. C'est cela mais c'est
aussi l'espoir ! L'idée qu'il est toujours possible de
tout mettre en oeuvre pour que les rêves se réalisent.
Et que si les talents parviennent à se rencontrer, à
se réunir, à se compléter, alors les miracles
peuvent arriver, les étincelles peuvent jaillir !
NOTEZ
LE FILM:
DOSSIER
DE PRESSE
Swades
présente la particularité d'avoir une grande vedette
du cinéma de Bollywood à son générique
: Shah Rukh Khan. Ce dernier retouve pour l'occasion le réalisateur
Ashutosh Gowariker quelques années après le show
télévisé Circus.
Swades
permet également de découvrir une jeune actrice
inconnue du grand public en la personne de Gayatri Joshi. A
propos de son personnage de Gita, la maîtresse d'école,
le réalisateur Ashutosh Gowariker dit : "L'histoire
nécessitait un visage inconnu des spectateurs, qu'ils
ne pouvaient pas identifier à un rôle joué
auparavant, et qu'ils pourraient uniquement regarder comme Gita.
En même temps, je ne devais pas perdre de vue que cette
actrice devait pouvoir tenir la route derrière un acteur
et une célébrité de l'échelle de
Shah Rukh Khan." Le cinéaste repéra Gayatri
Joshi dans le journal Bombay Times. Etonnante coïncidence
: lors de sa première audition avec Shah Rukh Khan, le
jeune femme s'aperçut qu'elle l'avait déjà
eu pour partenaire quelques années plus tôt dans
une publicité pour Hyundai !
Le Mahatman
gandhi comme inspiration majeure: le réalisateur Ashutosh
Gowariker a eu l'idée de mettre en scène Swades
bien avant qu'il ait rencontré le succès avec
Lagaan. C'est le Mahatma Gandhi, le guide spirituel et apôtre
de la non-violence, qui lui a inspiré le sujet du film.
La majeure
partie du tournage de Swades s'est déroulée
en Inde, dans trois villages de l'Etat du Maharashtra, un Etat
dans lequel se situe Bombay, à l'ouest. Pour la partie
du film qui se situe dans les locaux de la Nasa, le réalisateur
Ashutosh Gowariker n'aurait jamais imaginé une seconde
pouvoir tourner dans les véritables locaux de la Nasa.
Il envoya tout de même son script à la compagnie
américaine pour une demande d'autorisation... qui lui
fut accordée ! Ainsi, durant une dizaine de jours, l'équipe
de Swades posa ses valises aux Etats-Unis, le temps de tourner
quelques scènes au Goddard Space Flight Centre de Washington
et au Kennedy Space Centre de Cape Canaveral.
CRITIQUE
Le
Figaroscope - Geneviève Joublin
Cette radiographie du monde rural n'a pas le souffle épique
de Lagaan, mais en a la force de la conviction. Gowariker
aborde les problèmes les plus vitaux de son pays d'une
manière simple, frontale et douce, sans cynisme, à
l'indienne, avec une capacité permanente d'émerveillement
et une émotion toujours à fleur d'image.
Positif
- Hubert Niogret
Un film généreux, jamais paternaliste, mais emporté
par l'énergie du réalisateur que l'on connaît
depuis Lagaan, dans un mouvement suffisamment fort pour que
le film se suive sans relâche pendant 3h10.
Première
- Gaël Golhen
Même en intégrant un peu de critique sociale et
de réalisme, le film multiplie les embardées soap
et se termine sur une haute leçon de vie. De quoi rallier
les amateurs.
Fantaisie
de couleurs et de sons, cette oeuvre majeure du cinéma
Indien contemporain se montre impérieuse et multiplie
les morceaux de bravoure. Epaulé par une mise en scène
ambitieuse et sereine, Swades se déguste durant
plus de trois heures, en dépit de quelques rallonges
qui auraient mérité de disparaître. Emporté
par un tourbillon de sonorités, habile mélange
d'instrumentations traditionelles et de sons synthétiques,
le film ne repose pour autant pas essentiellement sur sa dimension
chorale, mais insiste parfois lourdement sur certains aspects
détestables de la vie en Inde de nos jours. Avec une
énergie dévastatrice et une sincérité
à fleur d'image, le cinéaste transmet une leçon
de vie et d'amour pour un pays, une histoire, une culture, un
peuple, des couleurs et des chants. L'interprétation
inoubliable de Shah Rukh Khan, la rythmique dynamique et oxygénée
des chansons et l'élan lyrique qui s'empare de la mise
en scène tel un souffle ingénu et libérateur
font de Swades un classique immédiat pétri
de sincérité et d'authenticité. Une vision
de cinéma puissante, intègre, bouleversante de
force vive. Le meilleur de Bollywood couplé à
l'exigence d'un regard parfois digne du néo-réalisme.
Vidéo
: Que vaut l'image de ce DVD ?
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Répartie
sur deux disques, pour maximiser le bitrate et ne pas sombrer
dans les affres d'une sur-compression du fait de la durée
plus qu'éloquente du film (190 minutes), l'éditeur
a soigné l'image de Swades au point de proposer,
sans doutes, l'une des meilleures images d'un film Bollywood disponible
sur DVD. Le format CInémaScope se montre rutilant et gigantesque,
et l'on ne compte plus les objets et les silhouettes sur-anamorphosées.
Si les couleurs demeurent toujours explosives, avec une balance
colorimétrique très changeante, au gré des
épices, des champs, des habitations, la définition,
elle, accuse quelques fluctuations désagréables
jusque sur le générque de fin, illisible... . Les
effets immédiats sont clairs: perte de netteté souvent
brutale, contours peu affinés, arrière-plans floutés
etc... Ces soucis ne sont aucunement à mettre du côté
de l'éditeur, mais proviennent sans le moindre doute du
master, Indien, déjà difficile à encoder.
Pour le reste, les contrastes se montrent convaincants lors des
nombreuses scènes nocturnes, et 'image possède toujours
une dynamique des plus réjouissantes, jusque dans les incroyables
séquences dansées et chantées dont certaines
dépassent allègrement les dix minutes. Les mouvements
d'appareils, innombrables, sont restitués sans anicroche,
preuve d'une compression maîtrisée et gérée
avec soin. Les lumières souvent complexes sont restituées
avec panache et vivacité, tandis que la fraîcheur
de l'ensemble n'est jamais à prendre à défaut.
Bollywood, au final, rutile et brille de mille feux avec Swades,
à quelques légères poussières près,
et quelques petits soucis de stabilité d'image.
Audio
: Analyse artistique de la bande-son
L'exploitation
du paysage sonore représente, à n'en point douter,
un véritable cas d'école tant la bande-son de Swades
se montre convaincant et parfois même virtuose. Si
l'essentiel de l'efficacité de Bollywood réside
dans la prestance et l'éclat de ses chansons, en revcanche,
les séquences plus calmes ou dialoguées, elles,
ne bénéficient rarement d'une définition
sonore supérieure. Ce ne sera pas le cas avec ce DVD, puisque
du début à la fin du métrage, la bande-son
maintient un degré de qualité et une vivacité
en phase totale avecle propos, romanesque, lumineux, er inspiré.
De prime abord, l'équilibre tonal impressionne, tout comme
la réponse en fréquence: aigus comme basses accusent
un bel équilibre et se montrent lorsqu'éclatent
les chants, d'une diabolique efficacité. Une réelle
dimension Hi-Fi s'empare alors du film, et utilise les canaux
frontaux avec une vigueur et un punch qui renvoeint Moulin Rouge,
décidément très plat, dans les années
60 du son au cinéma. En ce sens, Swades récupère,
grâce à son mixage habilement étalonné,
une énergie nouvelle, une lumière sonore et un éclat
de chaleur acoustique bouleversant et sensationnel. La dynamique
affiche de hautes valeurs, et la définition stéréophonique,
jamais écrasée ou reléguée au second
plan, solidifie les partitions et remplit la scène frontale
avec délectation et complétude. En de plus rares
occasions, mais n'est-ce pas là le signe d'une authentique
mise en scène sonore, la scène arrière se
réveille brusquement, prolongeant dans sa sphère
la volonté d'en mettre plein la vue de la scène
avant. Sans jamais prolonger artificiellement sous la forme d'un
écho l'activité intense des voies frontales, les
voies arrières ouvrent l'espace d'écoute et multiplient
encore les possibilités émotionnelles, tout en préservant
cette définition acoustique qui évoque, bien souvent,
celle d'un CD DTS ou d'un DVD-Audio dans son rendu musical ou
choral. D'autres séquences emploient les voies arrières
de manière plus grandiloquente encore, et l'on atteint
une sorte de dimension émotionnelle difficilement descriptible
propre à Bollywood et à sa magie. Le son, dans toute
sa dimension, insuffle au film une vigueur époustouflante.
En exprimant l'action sur un autre mode, les chansons se posent
comme l'âme du film, et articulent l'artistique et le technique
dans un même effort. Fond et forme se voient ainsi unifiés
et fondus. En oeuvrant de concert, ils transmettent les émotions
pures et puissantes des personnages, et le spectateur ne peut
qu'être emporté dans ce tourbillon de vie et de rythmes.
Les sonorités plus modernes de la musique de A.R. Rahman
sont restituées avec une aisance extrêmement dynamique,
tandis que les instruments traditionnels tapissent l'arrière-plan
sonore. Le paysage sonore se montre toujours riche mais jamais
encombrant ou sur-développé. Les sons directs (dialogues
dans le village) jurent quelque peu avec l'inévitable post-synchronisation
des chants, mais maintiennent eux aussi une très belle
réponse en fréquence et un bel équilibre
tonal.
Les
rythmiques intra-spécifiques à Bollywood, sorte
de maelström très articulé d'instruments disparates
et de rythmes endiablés, sont restitués par le format
DTS (présenté ici en mi-débit seulement)
avec un surcroît souvent bien net de définition et
d'ampleur harmonique, notamment dansle bas du spectre. Ce dernier,
plus massif et articulé avec une énergie bien plus
musicale, permet de rythmer les partitions et de proposer une
gamme de sons dynamique. En battant la cadence, le caisson se
montre essentiel et se voit utlisé avec liberté
et justesse. Le surcroît de définition du format
DTS est tout à fait audible lors des chansons et autorise
un débattement plus en profondeur, un développement
harmonique plus marquant, une profondeur de signal et une sensation
de volume émancipés. En dépit d'un offset
de -4dB en Dolby Digital (il faut donc écouter la piste
DTS à quatre décibels de moins que la piste Dolby
Digital), les différences entre les deux codages sont ici
pleinement objectives: le format DTS maintient l'équilibre
des canaux, et ouvre davantage la projection et la répartition
des sons, et à fortiori, des sentiments des personnages
l'un pour l'autre. Il accompagne donc, sur le plan technique,
unde des données primordiales de Bollywood. Textures harmoniques,
micro-informations musicales et force vive des chants demeurent
intacts, vifs et cinglants, jusque sur la voie centrale, un modèle
de netteté et de précision lors des chansons. Les
médiums possèdent un soyeux fort appréciable,
déployant ainsi les voix des chanteurs sur une ligne acoustique
que l'oreille humaine appréciera grandement. L'activité
de tous les canaux peut se montrer très dynamique.
La
sensation de volume et de présence musicale se montre écrasante,
notamment sur la première chanson, Yun Hi Chala Chal
Raahi (Approche ô voyageur) explosive et très
aérée sur le plan sonore. Voix et instruments sont
intégrés dans la bande-son avec une balance parfaite,
et entretiennent des rapports 'charnels' qui donneront du fil
à retordre à votre système. Sans jamais noyer
le film, la bande-son l'enveloppe dans une bulle de sonorités,
et diffuse parfois quelques effets sonores particulièrement
impressionnants, à l'image de la roue de pierre du chapitre
huit (disque un), ou de l'arrivée à l'aéroport,
complètement amiophonique, et restituée en haute
définition (passages d'avions). Le codage DTS 'enfonce
le clou', lisse la réponse, et offre un apprêt différent
du format Dolby Digital aux multiples sons du film. Swades,
en confrontant le monde traditionnel et moderne, dispose d'une
bande-son qui se joue de ces différences, mais qui révèle
aussi une certaine mixité audible dans la partition rythmée
de A.R. Rahman. On se prendrait presque en flagrant délit
à l'écoute de la bande-son: taper du pied, gesticuler...
tant celle-ci se montre entraînante sur le plan artistique
et technique. Cette édition DVD prouve que ces deux aspects
peuvent être composés à l'unisson et représenter
une symbiose formelle dont Swades en est la représentation
la plus illustrative. Le diapason d'Argent est donc, en ce sens,
doublement mérité.
La
piste DTS témoigne de l'attention dont a bénéficié
le film, surtout lorsque l'on sait que depuis trois ans, DTS a
implanté des unités de mixage et traitement du son
entièrement dédiés aux productions Boillywood.
A
signaler: ce DVD est le tout premier de notre zone 2 (et pourquoi
pas mondial?) à proposer le nouveau logo DTS "Sparks"
en ouverture du film. présenté en DTS ES 6.1 Discrete
Plein Débit, il ouvre le spectacle avec une belle dextérité...
et constitue, au delà de l'aspect cinéphilique du
film, une raison de plus (y en a t-il réellement besoin?)
de se procurer le DVD de Swades ...
NOTEZ
LA PISTE DTS:
Suppléments
: Que trouverez-vous sur la galette ?
En
dépit de la présence de deux disques et d'un packaging
au design innovant et très réussi (présence
d'un livret agrémenté d'une étude sur le
film et de photos, digipack élégant), les suppléments
déçoivent quelque peu. L'éditeur offre néanmoins
un Chapitrage du film et un Chapitrage par chanson (accès
direct, mais les chansons ne sont présentés qu'en
PCM 2.0), un court bêtisier assez peu pertinent et drôle,
une poignée de scènes coupées (8 minutes),
un clip d'une chanson inédite, Aahista, par ailleurs
très réussie (Dolby Digital 2.0 et 16/9), 23 minutes
d'auditions et de répétitions des acteurs principaux,
et un segment complet en plusieurs volets présentant les
bande-annonces du film.
En
exclusivité pour cette édition, Bodega Films offre,
dans le packaging, un CD Audio inédit
de Veer
Zaara, avec le clip Ainsi Mon Pays accessible en
vidéo (7 minutes 10). Une bande-annonce dela Bollywood
Week (qui se tiendra en avril 2006 sur Paris), est également
incluse.
Conclusion
A
l'image du film qu'il propose dans un écrin fort réussi,
le DVD de Swades s'impose naturellement comme une formidable
réussite que nous ne pouvons que vous conseiller sans réserve.
Paré d'une piste DTS flambante et d'une prodigieuse définition
acoustique (elle rappelle un CD DTS dans sa disposition spatiale),
le film constitue un événement cinématographique
que le DVD célèbre comme il se doit, grâce
aux efforts de l'équipe de Bodega Films.
Nos Notes du
Disque
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