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NOS PARTENAIRES

Versus
(the ultimate)

2004, GNBD-1035
Interdit aux moins de 16 ans

Test conduit par Cornwall, 12 octobre 2004
film1
» Parlez-en : Accès au Forums

Au Japon, deux prisonniers en fuite, matricule KSC2-303 et un voisin de cellule, courent dans une forêt mystérieuse où ils ont donné rendez-vous à leurs complices. A leur arrivée, une voiture approche. Cinq yakusas en sortent. Les deux fugitifs sont pressés de partir, mais on leur donne l'ordre d'attendre le chef du gang. Les yakusas font descendre une jeune femme qu'ils commencent à frapper. KSC2-303 lui porte secours, s'empare d'un pistolet et abat un gangster. On le croyait mort, mais tel un zombie, il se relève et saute sur l'un de ses acolytes. Abasourdis par ce qu'ils voient, les tueurs criblent de balles le mort-vivant qui finit par s'écrouler. Profitant de la panique, KSC2-303 s'enfuit avec la demoiselle dans la forêt.

 

Une oeuvre folle et déjantée, véritable manga-live ou resucée servile du meilleur de l'esprit dingo de Evil Dead, Versus possède un nombre incalculable de vertus cinématographiques et passe volontiers pour une entreprise dominée par le prinipe de surenchère total. Le sag gicle sur les arbres, les zombies sont très mal truqués, la violence y est tout ce qu'il y a de plus gratuit etc... mais l'essentiel est pourtant bien condensé: un film qui sous ses airs amateurs distille une vision de cinéma de genre, que le réalisateur confirma peu de temps après avec Azumi, autre palimpseste de l'énergie manga, autre film d'action echevelé. Tournage en grand angulaire, montage sportif et syncopé, tout est réuni pour provoquer une sensation jusqu'au-boutiste, un sentiment de sur-création, la mise en oeuvre d'un désir de cinéma déjanté. Inclassable et férocement drôle, Versus a de quoi déclencher un plaisir de spectateur des plus coupables! Nous n'en dirons pas plus: à vous de partir à la découverte... De la série B pur jus croisée au film d'action à la Yakuza. ici présentée dans sa version Director's Cut, encore plus furibonde, encore plus rythmée.


 

Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

film2

Brillantes et efficaces, elles restituent à merveille tous les supports utilisés et employés: majoritairement issues d'un matériel 16 mm, elles ne manqueront pas de surprendre par leur grain très prononcé en basse lumière et par leur étalonnage colorimétrique qui pourrait bien passer pour être complètement raté, tant les couleurs affichées paraissent fades et inconsistantes la plupart du temps. La saturation est en revanche complètement réussie lors des séquences en flash back, notamment sur cette très belle séquence qui ouvre le film. Une image atypique donc, à laquelle il faudra se faire pour pénétrer au mieux l’esprit jouissif, déjanté et jusqu’au-boutiste qui irrigue en permanence l’entreprise Versus, qui demeure un film de copains réalisé en deçà des studios normalisés et dans des conditions qui ne sont pas sans évoquer celles de Evil Dead. A cet égard, l’image paraît délavée et fade, de même que les scènes se déroulant dans la forêt Japonaise (l’intégralité du film…) font remonter du bruit vidéo et accusent un affaiblissement de la définition, mais lors des innombrables séquences sauvages, on ne note pas trop de traces de rémanence ou d’emploi grossier d’un Digital Noise Reducter (DNR) là où l’attendait exagéré. La définition reste solide pour le matériel/support employé et la fluidité est quant à elle aux abonnés présents même si ce transfert ne figurera jamais dans les annales. Le niveau de détail en revanche est très décevant, imputable au formats de pellicule utilisés. Pour une édition Ultimate, c’est sans doute la meilleure copie vidéo du film, et les futurs standards Haute Définition n’y changeront pas grand chose. Enfin, signalons que le niveau des noirs demeure bien trop approximatif tout comme l’échelle des gris, assez grossière, mais une fois de plus, difficile de faire mieux compte tenu de la nature même du film, disons le franchement, plutôt fauché et amateuriste… ce qui n’empêche pas le plaisir !

 

 

Audio : Analyse des pistes sons du disque

film3

Une section sonore apocalyptique au remixage de tout premier ordre, qui irrigue la bande-son d'une énergie multicanale tout simplement foudroyante, avec d'authentqiues accélérations sonores. Pour ceux qui n’ont connu que la version DD 2.0 du film en zone 2 Française, déjà plutôt intéressante pour du surround matrcié, cette version Ultimate se présente comme une furie furieuse, difficile à dompter et particulièrement épicée en terme de design et de rendu acoustique. Une scène sonore de tous les instants qui repose sur une façade frontale d’une très grande dynamique, capable de réellement remuer votre home cinema et de faire suer votre processeur. L’ampleur de la scène sonore sur la séquence d’ouverture laisse tout juste entrevoir la violence sonique de la suite, où les épées fendent l’air avec du poids et du volume, et où les coups de feu retentissent avec un panache et une énergie qui mobilisent tous vos sens. L’activité multicanale se construit sur cette façade avant, où la voie centrale déborde de hardiesse et de dynamique, se posant même comme un centre fédérateur, un point névralgique autour duquel s’articule toute la scène sonore. Les voies arrières se font l’écho et prolongent les effets de style appuyés avec une vigueur quasi-anthologique. Leur intervention est constante lors des nombreuses séquences sauvages et elles soulignent avec alacrité la violence acoustique de ce qui se déroule à l’avant tout en la reconduisant avec insistance et… barbarie. Le volume de reproduction est placé très haut sur ce DVD ce qui permet à la dynamique globale de se développer davantage tout en conservant un haut rapport signal sur bruit, de même qu’une réserve d’énergie suffisante pour produire son agression sonore dans de belles circonstances. De surcroît, chaque effet sonore se trouve diaboliquement maximisé et « expansé » avec un soin, une sécheresse et une rapidité d’exécution qui font très franchement plaisir à entendre et à expérimenter. Mais la bande-son parvient même à élever sa furie en laboratoire sonore, offrant quelques perspectives théoriques sur le placement scénique des sons dans une séquence d’action de même que leur retombée sur le tissu sonore ainsi formé. La directionnalité acoustique se veut avant tout ambiophonique, mais les trajectoires soniques des effets sonores sont parfaitement localisables depuis leur source, leur point d’émission, leur création, leur expansion et leur « note de traîne », de même que leur disparition. Le tout de manière très fluide, très texturé. Lors des passages les plus animés, et il y en a, la scène sonore est habitée de toute part et rugit avec une dynamique colossale et un pouvoir d’envahissement sonore véritablement volumétrique, toutes les voies participant ardemment à la création d’une sensation sonore d’envergure et de tout premier ordre. Le mixage se montre extrêmement créatif en parallèle, sur les sons des épées, des coups de feu, des déplacements hors-champ, des signaux ponctuels, et ses capacités « constructrices » excèdent sans peine nombre de productions américaines.


 

 

DTS vs. Dolby Digital
DTS vs. DD

Le format DTS, présenté ici en un plein débit des plus jouissif, développe encore mieux les écarts de dynamique et accentue le relief acoustique de manière on ne peut plus probante. Une différence marquante et qui s'entend, la plupart du temps. Les effets retrouvent un souffle, une vigueur, un pouvoir d’élongation et une musculature soniques digne de figurer dans le bestiaire des bandes-sons les plus agressives. Les écoutes en DTS ES Discrete mettent en évidence des lignes de basse plus amples et plus profondes, tout comme une accentuation franche nette et ciselée de tous les effets : non pas que ceux-ci se voient revigorés ou tout simplement améliorés, ils reconquièrent leur pouvoir d’évocation au même titre que leur intégrité, qui a une sérieuse tendance à s’étioler en Dolby Digital. Ce dernier format sonore ne fait en aucun cas le poids face à la puissance démesurée et diaboliquement efficace du format DTS qui monopolise des capacités de dynamique presque enfouies dans nombre de décodeurs. Les différences ne sont peut-être pas forcément toujours objectives entre les deux formats sonores, mais lorsque l’on écoute en DTS, c’est avec la sensation d’être entourés et servis avec un renfort d’efficacité, renfort qui met très nettement en avant les potentialités extrêmes de la bande-son en rehaussant sa perceptivité, son objectivité sonore et acoustique. Effets et dynamique sont à ce titre mis en lumières, et même si la texture du son original est légèrement altérée (du à un manque de soin lors de l’enregistrement car l’on perçoit trop d’écarts entre son direct et son relevant du procédé artficiel, créés de toute pièce sur une console de mixage) et pas toujours très juste au niveau des timbres (une fois de plus, le film n’a jamais coûté bien cher), il en ressort, en DTS, une nette « sensationnalisation » dans la violence sonore qui ne devrait pas manquer de mettre en émoi un grand nombre de home cinemaniaques. Le volume sonore développé sur les voies arrières est des plus représentatifs: plus ample, plus large et surtout plus fluide en DTS. Un son rauque et massif (certains coups assénés vous atteignent au plexus), qui se joue de la surenchère avec une bonhomie confondante, une bande-son qui ne s’économise pas, pour notre plus grand plaisir. Le canal central arrière ES possède une vigueur comparable à ses comparses et se voit utilisé avec sérieux, de manière quasi-permanente. En comparaison avec le codage Dolby Digital EX, le DTS ES transcende cette partie de la scène sonore... Un KO direct, net, franc et massif.




Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?

Musique additionelle, nouveau montage avec des inserts exclusifs, le tout remixé en DTS ES 6.1 Discrete. Sur le disque bonus, le vdéphage se régalera d'environ deux heures et demi de compléments avec notamment des scènes inédites (21 minutes), des scènes coupées, des featurettes (10 et 27 minutes) puis "Behind Versus Part 2 - Versus the Legend" (46 mins.). Des courts métrages, Nervous 1 et 2 (7 et 16 minutes).

Rappelons que le film est présenté dans un fourreau cartonné dont les Japonais ont le secret. Simple, mais très efficace.

 

Conclusion

Une édition extrêmement soignée, dont on regrette en revanche l'absence totale de sous-titrage Anglais, ce qui réserve le film à quelques indéboulonnables amateurs du cinéma de Ryuhei Kitamura.

Nos Notes du Disque

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note artistique mixage

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

mixage artistique

Note Interactivité

 

  Note Globale
 
jaquette


specifications techniques

- DVD Vidéo
- DVD-9
- 136 min (film)
- Zone 2 (NTSC) Japon
- RCE : Non
- Intro DTS: non...
- Changement de piste son à la volée possible.

format video
1 .85:1

format DTS
Japonais 6.1 ES Discrete


format DD
Japonais 5.1 EX

format PCM
Aucun

debit audio
DTS : 1509.75 Kbps
DD : 384 Kbps

sous-titres
Japonais

interactivite
- Menus animés
- Chapitrage
- Sélection codage son
- Accès aux bonus

dvd-rom
- Aucun...



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