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Adapté
du très célèbre roman de H.G Wells ( L’île
du Dr Moreau, La Machine à explorer le Temps
etc.) War of the Worlds parut en 1898 fit l’objet
de deux adaptations dont l’une date de 1953 et fait figure
de classique auprès d’une large majorité
de cinéphiles. Celle-ci est un très bon film soit,
mais dont l’énorme défaut à notre
avis réside dans le fait qu’il suit de manière
beaucoup trop linéaire le roman, mais ne sombrait pourtant
pas dans de l’académisme. Cette version reste à
ce jour une œuvre, certes ayant prit de l’âge,
mais qui ne démérite pourtant pas face à
ce que l’on peut voir actuellement au cinéma (suite
à répétitions, pénurie de scénarios
brillants etc.) mais nous nous dirigeons vers un autre sujet,
celui de la remise en question de Hollywood, qui devrait prendre
conscience que les blockbusters n’ont plus le même
impact face au public...
La seconde adaptation date de 2004 et est signé Steven
Spielberg. Réussite totale ou demi-échec ? un
peu des deux c’est ce que nous allons voir. En effet,
La Guerre des Mondes devait être le film de cet
été, celui qui allait complètement révolutionner
le genre SF, engranger des sommes astronomiques ; mais dans
les faits il en est tout autrement. Le film à engranger
bien évidemment des recettes mirobolantes, et son démarrage
en salle est au niveau d’un Star Wars Episode 3,
mais malgré son début en fanfare, la suite est
beaucoup moins heureuse que l’on aurait pensé au
départ. Les raisons de ceci ne sont pas du au film en
lui-même que nous analyserons en détails par la
suite, mais par deux faits : le premier, que Spielberg à
largement boudé les différentes avant-premières
et autres promotions, et le second, que le réalisateur
à laissé le soin de s’occuper de cette partie
à son acteur vedette Tom Cruise. Qui reconnaissons-le
dans les différentes interviews parlaient beaucoup plus
de sa relation avec Katie Holmes, et de ses penchants religieux,
que sur le film en lui-même ! Deux petits problèmes
qui semblent anodins aux premiers abords mais qui malheureusement
ont nuit au film.
Artistiquement, cette version 2004 est largement supérieure,
et à la précédente au sein de la rédaction
nous sommes unanimes. Disons le sincèrement, le réalisateur
lors de ses derniers films dont Minority Report qui
n'était malheureusement pas à la hauteur de ses
prétentions, ainsi que l'"immonde" Le Terminal.
Dans une très mauvaise passe filmographique dirons-nous,
il se devait de réagir et La Guerre des Mondes
est la parfaite incarnation de ce sursaut. Nous voyons arriver
les détracteurs affirmant que le film est incomparable
avec la version de 1953 et c'est en ceci que réside toute
la force du film. En effet, contrairement à la trop grande
linéarité scénaristique de cette version,
Spielberg se détache incontestablement de l'oeuvre littéraire
pour nous offrir deux heures de bonheur à savourer sans
modération. Commençons tout d'abord par le casting
de haute volée: nous retrouvons ainsi Tom Cruise (qu'il
avait déjà dirigé sur Minority Report),
la délicieuse Dakota Fanning, Tim Robbins dans le rôle
d'un vétéran pour le moins tourmenté ainsi
que Miranda Otto et David Alan Basche, autrement dire nous sommes
face à un casting pour le moins prestigieux. Toute la
force de mise en scène de Spielberg est ici présente,
et le fait est qu'il ne verse pas dans l'académisme,
et encore moins dans le patriotisme si souvent clamés
dans les blockbusters. Pourquoi? Tout simplement dans des choses
qui, aux premiers abords, paraissent incongrues mais qui, au
final, se révèlent d'une subtilité à
toute épreuve.
Nous ne
verserons évidemment pas dans une analyse politique de
l'oeuvre mais ne nions pas le plus évident toutefois.
Spielberg est un Républicain affirmé, et fut l'un
des pionniers de la lutte contre la réelection de George
W.Bush; anti-patriotisme, incarnation de l'Amérique idéale
par le personnage principal, peur infondée de l'après
11 Septembre,du terrorisme,ainsi que du colonialisme, c'est
incroyable, mais en regardant le long-métrage sous un
tout autre aspect ces messages quasi-subliminaux sont d'une
évidence implacable. Attention toutefois à ne
pas prendre ces avis au pied de la lettre, et heureusement car
le cinéma reste un art ou chacun possède le droit
d'avoir sa propre opinion. Recentrons-nous donc sur le film
lui-même. Les effets spéciaux conçuent en
étroite collaboration d'ILM sont tout simplement grandioses,
et notamment les Tripodes ainsi que le physique des "petits
homme gris". Ils prennent surtout leur ampleur lors des
passages musclée du film, et vous garderez un souvenir
intarissable de l'effondrement de l'autoroute... Le défaut
que nous pouvons toutefois formuler, réside dans le fait
que la fin du film est très très frustrante, et
on s'aperçoit très vite qu'elle a été
bâclée par son aspect cliché grandilotesque.
Certains dirons que le film possède son lot d'incohérences,
nous sommes d'accord sur ce fait, mais pour ceux qui ont lu
l'oeuvre de H.G Wells, celle-ci s'avérait incohérante
par moments, si bien que l'on en vient à penser qu'un
grande partie des oeuvres de SF possède de nombreuses
incohérences, et La Guerre des Mondes ne fait
pas abstraction à ceci. Au final, le film est bel et
bien une oeuvre que ce soit de par ses qualités artistiques
et narratologiques, et Steven Spielberg y retrouve toute sa
virtuosité. Il signe sans nuls doutes l'une des plus
grosses pierres de l'édifice qu'est sa carrière.
NOTEZ LE FILM:
Vidéo : Que vaut l'image de ce
DVD ?
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Le
chef-opérateur attitré de Spielberg, à savoir
Janusz Kaminski, qui accompagne le réalisateur depuis la
Liste de Schindler réalise sans nul doute l'une des plus
grandes oeuvres de sa carrière. Nous émettions une
crainte quand à l'adaptation sur dvd, et notamment une
perte significative des contrastes. Heureusement, le constat est
plus proche de la copie sortie en salle que d'une banale édition
promotionnelle. L'encodage est optimal, les contraste d'un niveau
éblouissant (veillez à bien régler votre
projecteur, le choc est rude une fois celui-ci calibré
de manière optimale), et le piqué saisissant. Quelques
petits bémols apparaissent de temps à autres, et
notamment un léger effet de rémanence lors de certains
passages. Les éclairages sont splendides, le grain qui,
je vous le rappelle, est une constante des films de Spielberg,
est bien présent ainsi que des sources lumineuses d'une
beauté délicieuse.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
Le
mixage de la bande-son fut réalisé par deux légendes
du milieux que sont Richard King et Randy Thom. Véritable
oeuvre à part entière artistiquement, La Guerre
des Mondes fut la bande-son de l'été voire allons
encore plus loin en affirmant qu'elle fait partit tout simplement
des plus grandes jamais conçues! Véritable révélation,
tous les spectateurs ayant vu le film en salle vous affirmeront
qu'ils ont été littéralement happés
par celle-ci et démontre encore une fois l'impact de l'Art
du son dans un long-métrage et non à son service...
la distinction étant très importante. Le dvd Zone
1 se devait d'être de haute volée et le constat est
qu'il l'est sans peine, mais comme de coutume, un coup de gueule
est à pousser à l'encontre de Dreamworks qui, je
vous le rappelle, a pour fâcheuse habitude de réégaliser
les bande-sons de ses titres... Le disque nous propose quatre
pistes: Dolby Digital 5.1 EX sur la VO, Dolby Digital 5.1 EX en
Version Française, Dolby Surround 2.0 et DTS-ES Matricé
(VO) ! Oui la grande question était évidemment de
savoir si un flag manuel allait enclencher du Matrix
qui rend les voix arrières d'une superificialité
évidente, ou du Discrete qui est au service de l'oeuvre
quand le travail opéré sur le disque est à
la hauteur évidemment. Les pistes DD 5.1 EX sont d'une
très belle efficacité, et proposent une dynamique
tout à fait honorable et des effets surrounds sympathiques...
mais sans plus. Car l'évidence est frustrante, ces deux
pistes ont subi une ré-égalisation évidente
et qui nous permet de vous faire la révélation que
la piste Dolby Surround 2.0 est par moments deux fois supérieure
aux Dolby Digital 5.1 EX... La scène de l'autoroute et
d'autres précisent notre verdict: ces pistes ont un niveau
d'aigu contenu, alors que la piste Dolby Surround monte plus haut
dans le spectre et propose une dynamique prenant beaucoup d'ampleur
par moments, mais ceci n'est pas le cas tout au long du film.
Mais nous prenons cet exemple pour vous démontrer le travail
opéré au sein de Dreamworks, et qui avouons-le est
bâclé (Cornwall ne contredira pas ces dires! ndlr).
La
grande inquiétude venait de la piste DTS ES (flag manuel
nécessaire) consacrée à la VO, et rassurez-vous
elle mérite un diapason d'Argent. Pourquoi pas d'Or demanderez-vous?
Pour la simple raison du problème évoqué
plus haut et qui est une constante chez l'éditeur, contrairement
à Paramount... Cette piste ES réussit à nous
faire vivre une expérience sonore à la limite du
choc que vous avez pu entendre en salles. Contrairement à
d'autres pistes ES Matricées, le son projeté sur
les deux surrounds back n'est pas superficiel mais prend une ampleur
accrue et phénoménale. Le son glisse aussi bien
lentement que violemment, en partant des enceintes avants jusqu'aux
enceintes centrales arrières. Nous sommes face à
une diaphonie parfaite, cohérente et qui nous fait ressortir
de notre canapé avec une tête emplie de bonheur.
Différents passages relèvent de la démonstration,
que ce soit la chute de l'autoroute, les sons stridents des tripodes,
le passage d'avions de chasse sur la colline etc. Les surrounds
réagissent de manière très intelligente et
sont découpés mais totalement imperceptibles et
croyez-moi c'est une grande joie que ceci. Au niveau des basses,
celle-ci vont définitivement vous fâcher avec la
grand-mère du palier car elle se révèlent
d'une très grande profondeur, et les chutes dans le bas
du spectre d'une richesse exceptionnelle. Au niveau des timbres
de voix, ils prennent une ampleur accrue dans ce format, et sont
parfaitement intelligibles. Un travail exceptionnel sur cette
édition Zone 1, mais La Guerre Des Mondes frôle
de peu le diapason d'Or pour les raisons développées
plus haut.
NOTEZ LA PISTE DTS:
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette
?
Disque 1
: Featurette de 14 minutes.
Une
version Collector est également disponible.
Nos Notes du Disque
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