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titre du film
Le DVD possède une piste audio DTS 5.1 mi-débit sur la VO, en plus d'une piste Dolby Digital 5.1 (VO et VF). Des sous-titres Anglais sont disponibles. Le format de l'image est en NTSC, 16/9 anamorphique, 1.85:1, le boîtier, de type amaray, contient 1 DVD. Le fichier DTS pèse 694 MégaOctets (contre 412 Mo pour le fichier Dolby Digital). Universal/Alliance Atlantis édite ce DVD. Deluxe Digital Studios a signé l'encodage.

Attention: absence de logo DTS sur la jaquette, mais la piste est bel et bien présente.

NOTEZ LE FILM:

21 Grams

On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort...

Le poids de cinq pièces de monnaie.
Le poids d'une barre de chocolat.
Le poids d'un colibri.
21 grammes.
Est-ce le poids de notre âme ?
Est-ce le poids de la vie ?

Paul attend une transplantation cardiaque. Cristina, ex-junkie, est mère de deux petites filles. Jack sort de prison et redécouvre la foi. A cause d'un accident, ils vont s'affronter, se haïr... et s'aimer.


Peu de films contemporains peuvent revendiquer le statut d'oeuvre de cinéma: 21 Grams parvient à s'imposer avec stature et pugnacité parmi les films les plus brillants et les plus bouleversants de ces dernières années. Authentique requiem depressif, le film embarque le spectateur pour un voyage narratif au coeur duquel chacun parviendra à construire sa propre logique, le récit étant constitué de fragments, de brisures disparates et éclatées qui, mise bout en bout, forment une somme d'émotion d'une profondeur comme on en rencontre peu souvent. A cet éclatement narratif parfaitement mesuré, Inarritu greffe une mise en scène électrique, aux gestes et aux propositions d'écriture fulgurants, tendue comme un arc, d'une infinie justesse dans l'évocation et qui ne manquera pas de marquer les mémoires de cinéphiles. Assisté par des acteurs totalement invetsis dans leur travail et leur évolution dramatiques (Sean Penn touche au génie et Naomi Watts se révèle littéralement en libérant son talent dans cette composition incroyablement puissante), le cinéaste libère une énergie créatrice débordante et insuffle a ses petites touches de réalité une vérité émotionelle à proprement parler déstabilisante. Son film demeure intense, viscéral et possède indéniablement la force brute d'une expérience de la vérité. Sublime. Les cinéphiles auront noté qu'Inarritu et ses scénaristes ont puisé dans le cinéma d'Atom Egoyan, où les différentes strates temporelles et l'hétérogénéité narrative du récit parviennent à creuser au coeur même du film, bien en deça de son apparente complexité. Un effort est certes nécesssaire pour recevoir l'oeuvre, mais autant la laisser venir à soi, lui redonner sa liberté.

Selon Frank Garbarz, de la revue Positif: "(...) Inarritu s'impose (...) comme un des talents les plus vigoureux et les plus originaux de sa génération (...) Son style fiévreux, survolté, sa direction d'acteurs impérieuse (...) son jeu baroque avec les spirales du temps, allant de pair avec une fulgurante intensité émotionnelle, font de 21 grammes une expérience rare."

 

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L'image

Le film propose à lui seul une intense expérience visuelle, quasiment entièrement tourné caméra à l'épaule afin de maximiser le côté pris sur le vif, à fleur de peau de la réflexion proposée. Cette édition DVD se révèle délicieusement réussie, avec un grain d'origine parfaitement respecté et un superbe étalonnage colorimétrique, respectant l'intégrité visuelle de chaque lieu où se déroule le film. L'image ne subit jamais les artefacts du numérique, notamment en terme de lissage, et présente de véritables aspérités visuelles héritées de l'argentique. Le grain est omniprésent, mais l'internégatif utilisé est quasiment libre de tout défaut. La fluidité n'est jamais prise à défaut, tout comme la compression, soit au final un excellent niveau de fidélité. Les gros plans possèdent une densité très charnue et la profondeur de champ s'étire très loin. Une réussite technique qu'il convient de souligner, à n'en point douter. A noter le somptueux travail du chef opérateur atitré d'Inarritu, Rodrigo Prieto, qui à lui seul mériterait l'Oscar: des ambiances et des scènes de vie quotidienne incrustées dans la chair même des images. Eblouissant!

Le son

Pour ceux accordant une importance suprême à la fidélité d'une bande-son celle de 21 Grams brillera de mille feux. Mixage artistique très ténu et d'une grande discrétion, mais qui s'occupe d'extirper l'intimité des situations, notamment grâce à un très bon rendu des dialogues. Tantôt délicate, tantôt agressive (coups de feu) mais toujours juste dans son évocation, la bande-son repose sur une base réaliste qui irrigue toute la scène frontale, les voies arrières étant très peu sollicitées. Elles relayent cependant les ambiances et les bribes musicales avec une clarté identique et un rapport signal sur bruit qui sait parfaitement mettre en valeur les plans sonores, du premier au troisième. Une bande-son de première catégorie que certains trouveront timide, voire timorrée, mais qui mise intensément sur la vérité acoustique en abordant chaque événement sonore et chaque lieu (et on en change souvent!) avec clarté et pertinence. Cette apocalypse intime est suivie de très près par le travail sur la bande-son qui met en scène les voix plutôt qu'il les matérialise: à cet égard, on notera que toutes les nuances du jeu très sophistiqué de Naomi Watts sont reproduites dans leurs moindres inflexions. A l'image d'un requiem, cette bande-son immerge discrètement les spectateurs. En outre, cette réussite dans la discrétion est épaulée par un montage sonore certes peu inventif mais qui sait alterner les sensations et les émotions au même titre que la caméra, virtuose. La piste DTS excelle considérablement à créer cette émotion et à définir l'intimité sonore en la détourant avec soin. Sur certains passages, les différences avec la piste Dolby Digital sont très convaincantes. Le format DTS permet de par sa plus grande capacité dynamique un réhaussement très net des masses sonores (scènes situées en extérieurs, piscine) qui du coup retrouvent une fougue qui fait cruellement défaut à la piste Dolby Digital lorsque l'on fait grimper les décibels. De plus, le Dolby Digital peine à reproduire l'intégrité sonique du film en proposant une scène sonore trop ténue, trop mince. Lorsque intervient la musique, le champ sonore se pare de superbes médiums, reproduits avec impact et tessiture, comme le grain de la voix de Sean Penn, captée avec délectation, sans compression numérique sonore notable et sans distorsion apparente. La réponse en fréquence s'avère linéaire et même plutôt "étirée" vers les extrêmes, de manière surprenante pour un film intimiste. La voie centrale bénéficie ainsi d'atouts de taille et remplit son office avec un aplomb qui nous convainc totalement, surtout en DTS 5.1. On pourrait se demander si la finesse du son serait reproduite à l'identique en Dolby Surround avec un autre codage (PCM non compressé, MPEG I analogique etc...)... Néanmoins, la bande-son possède suffisamment de nuances discrètes et de micro informations soniques pour prendre tout son sens en multicanal, surtout lorsque l'on réalise le soin dans la clarté de la reproduction globale. La piste DTS élargit également la perception psycho-acoustique de la scène frontale, et accentue le côté triphonique en faisant palpiter les voies latérales, en parallèle de la voie centrale. Une réussite indéniable, incrustée d'événements sonores donc de variété et de nuances, magnifiquement mis en scène par le format DTS. Enfin, petite parenthèse, cette bande-son nous rappelle quelques mots de André Bazin relatifs au cinéma: " Comme dans le roman en effet, ici ce n'est pas seulement le dialogue, la clarté descriptive mais le style imprimé au langage qui crée le sens". Et à ce titre, dans sa dimension intime, la bande-son 5.1 de 21 Grams oeuvre comme un véritable langage.

L'interactivité

Pas l'ombre d'un bonus, pas même une bande-annonce... On attend, en croisant les doigts, que justice soit faite sur une prochaine édition... en zone 2 peut-être? Inarritu se la jouerait-il Terrence Malick ?

Une bizarrerie à noter: la présence d'une bande-annonec contenant des extraits des films Universal de 2004 est présente sur le disque mais inaccessible sur un lecteur de DVD de salon. Pire: aucune bande-son n'est présente... Et pourtant, on y découvre la bande-annonce du très attendu Eternal Sunshine of the Spotless Mind... Etrange!


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