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DIAPASON


 

 

 


titre du film

DIAPASON Anglais Mi Débit (754.75 Kbps)
DIAPASON Anglais (448 Kbps)
DIAPASON Français (448 Kbps)
DIAPASON Anglais (192 Kbps)
Normalisation des Dialogues... 0 dB
DIAPASON DIAPASON CinémaScope

Zone: 2 (PAL)
Editeur:
Europa (via FPE)
Sous-Titres:
Français
Bitrate:
7.25 Mbps
Durée: 116 minutes
Boîtier
: Amarray simple
Disponibilité DVD: 31 mai 2006


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TROIS ENTERREMENTS (2005)

(THE THREE BURIALS OF MELQUIADES ESTRADA)


Réalisé par: Tommy Lee Jones
aa Avec: Tommy Lee Jones, Barry Pepper, Julio Cedillo...
aa Scénario: Guillermo Arriaga
aa Chef Opérateur: Chris Menges
aa Musique: Marco Beltrami

 

Le corps de Melquiades Estrada, paysan mexicain, est retrouvé en plein désert, où il a été rapidement enterré après son assassinat. Par qui ?

Pete Perkins, contremaître de la région et meilleur ami de Melquiades, va mener lui-même l'enquête que les autorités locales refusent d'assumer. Seul garant, dans cette étrange région du Texas, d'une réelle humanité, il va découvrir le meurtrier, lui faire déterrer le corps et offrir à son ami le plus beau voyage de sa vie, vers une sépulture honorable dans son Eldorado natal, le Mexique.

Il va aussi offrir à son assassin une magnifique leçon sur la vie des hommes, le sens des valeurs, le respect de la vie.



DOSSIER DE PRESSE

Festival de Cannes 2005. Lors de la remise des Palmes, le premier long-métrage pour le cinéma de Tommy Lee Jones, 3 Enterrements, reçoit les Prix de l’Interprétation Masculine (Tommy Lee Jones) et du Meilleur Scénario (Guillermo Arriaga). A l’annonce des récompenses, la salle se lève pour une Standing Ovation passionnée de 15 minutes. Hommage mérité à une œuvre âpre et poignante comme il en existe peu.


Avec 3 Enterrements, le producteur Luc Besson (DANNY THE DOG) et le réalisateur-acteur Tommy Lee Jones (MEN IN BLACK 1 et 2...) prennent le monde du cinéma à revers et signent une œuvre à mille lieux des blockbusters dont ils sont coutumiers. Sur un scénario du prodige Guillermo Arriaga (21 Grams), le film est tourné en 43 jours dans la région aride de l’Ouest du Texas et du Nord du Mexique. Une région dont est originaire Tommy Lee Jones et que le directeur photo Chris Menges (Mission, The Pledge) magnifie via une photographie teintée d’ocre, de jaune et de rouge.


3 Enterrements, s’interroge sur la condition des clandestins mexicains. Le film s'attache à ces destins solitaires, sur l’amertume de leur existence ignorée et sur l’indifférence que soulève leur sort. Une indifférence que Pete (Tommy Lee Jones, sidérant de pureté) tente de faire comprendre à Barry Pepper (LA 25e HEURE), l’assassin de son ami. Autour de ce duo, gravite une galerie de personnages forts. Comme ce vieil aveugle - Levon Helm, guitariste de « The Band » - qui veut mourir pour ne plus être seul. Ou encore Melissa Leo (21 GRAMMES) dans le rôle de Rachel et January Jones (LOVE ACTUALLY) dans celui de Lou Ann, sans oublier le clandestin Melquiades, Julio Cesar Cedillo (ALAMO).





CRITIQUES

Positif, Pascal Sennequier
Trois enterrements malgré sa contemporanéité, continue d'emprunter, à travers Pete, un point de vue pionnier, révélant tout ce qui sépare maintenant le Nouveau Monde de son mythe.

TéléCinéObs, François Forestier
A voir, de préférence, sur grand écran: ici, tout est ample, paysages et sentiments.

'Humanité, Jean Roy
Le comédien Tommy Lee Jones frappe fort et juste dans son appel à la dignité pour les immigrés mexicains.

 

 

Lors de ce passage vers la mise en scène réussi comme rarement, Tommy Lee Jones parvient à un état de radicalité qui touche à l'épure quasi-Melvillienne. L'oeuvre est dense, forte, sensible, intègre, et représente un très grand moment de cinéma. Entouré d'une équipe artistique fidèle et elle aussi remarquablement intègre, Chris Menges en tête, le cinéase réussit à 'élever' son film plutôt qu'à le développer, atteignant par la même une forme de hauteur qui ne sied d'ordinaire qu'aux grands inspirés. Oeuvre lumineuse et ambitieuse, jusque dans son économie narrative qui intègre dans sa structure même l'intimité existentielle de ses personnages, 3 Enterrements marque durablement les consciences et se pose en poème tragique, en oeuvre-mémoire. Rompant avec toute forme de voix-off ou de soliloque qui recentrerait l'attention sur des personnages choisis, le film délivre son message d'humanité via son essence même, et ses substances se répandent entre tous les êtres qui le composent, saisis dans leur force et leur épaisseur brute.

Savamment interprété par un quatuor d'acteurs au diapason, le film impose une justesse émouvante, et possède cette force vive caractéristique des expériences fortes. Celle de la vérité.

 

 

 


Retour à la liste des tests...

L'image

Sensationnel rendu argentique de la sublime photographie du grand Chris Menges. Les lumières affichent uen divine clarté, la définition se montre aigue et saisissante, les contrastes détaillés et subtils, forts et découpés avec soin. Une image DVD d'une très grande classe et qui affiche une prestance de tous les intants, des scènes de nuit sophistiquées aux compositions savantes sur les grands espaces (sens duc adre à tomber à la renverse), elle suit la cadence et s'adapte à chaque circonstance avec un brio qui laisse sur le carreau. Sa finesse dans les bleu du ciel se voit magnifiéé par une palette colorimétrique douce et saturée à la fois (ocres, oranges et autres couleurs transparaissent à la perfection) réaliste et formidablement argentique, jusque dans les tons de chair. Un remarquable ouvrage visuel, marquant durablement la conscience, d'autant que cette édition ne comporte aucun défaut compressif notable outre un léger grain de temps à autres. Mention spéciale à la m-é-m-o-r-a-b-l-e photo de Chris Menges, véritable bijou d'absolu cinématographique, des cadres jusqu'aux compositions qui captent la chaleur et la saturation des couleurs naturelles avec un savoir-faire à se damner, idéalement restituées sur ce DVD.

 

 

Le son

La version Française, doublée par les artistes habituels, notamment pour ce qui est de la voix de Jones, a visiblement subi des retouches importantes et affiche un non respect total face à la version originale: bruitages supplémentaires (criquets omniprésents) en VF inaudibles en VO, façade avant certes plus claire mais délavée etc... A fuir donc, sans quoi Trois Enterrements ne ressemblera qu'à un banal téléfilm avec une acoustique flasque et artificielle.

Les version originales (DTS, Dolby Digital et 2.0) se montrent donc beaucoup plus calmes et nettement plus réalistes. Avec des voix texanes ou Méxicaines captées de manière brute et ultra-fidèle, la bande-son s'anime peu sur les autres voies, mais se concentre efficacement sur l'ampleur des dialogues, qu'elle met en scène adroitement et avec une gamme dynamique et une transparence immanquables. La bande-son restitue le design global que l'on retrouve sur une oeuvre comme 21 Grams: ténue mais intense, loin de toute disposition commerciale ou spectacularisante. En ce sens, une grande intimité envahit la scène sonore mais l'ampleur attendue ne se manifeste pour ainsi dire jamais, avec une réserve expressive sur la façade arrière fort dommageable. Celle-ci ne sera employée que lors des coups de feu qui émaillent le film ou lors d'événements localisés, mais ne contiendra qu'une part très timorrée de partition musicale ou d'émotion acoustique. Sans pour autant renoncer à sa propre ampleur, le film repose sur sa dynamique assez massive, ses dialogues percutants et perçants dont l'épaisseur sonore et les timbres dominent le paysage sonore du film, à l'image de ses personnages qui dominent, chacun à leur façon, leur espace de vie. Aucun artifice, un renoncement certain à l'abstrait (projet de mis een scène sonore différent de celui fréquemment noté chez un Egoyan par exemple) et une disposition acoustico-scénique qui se veut une restitution du sens et du réalisme du drame. On regrettera vivement que l'ouverture sonore soit très limitée, mais l'on appréciera la grande justesse dont elle fait preuve: transparente, plutôt vive, elle ne s'emprisonne jamais dans une étroitesse peu confortable. Disposant d'une réponse en fréquence idoine, la bande-son se répand sur tout le spectre avec une énergie certaine et des valeurs de véracité qui sont le véritable objet de la mise en scène sonore.

Comme c'est d'ordinaire le cas chez l'éditeur, Europa, presque aucune différence n'est audible entre les codages multicanaux, et le passage en Downmix Stéréo Surround analogique de la piste Dolby Digital 5.1 donne des résultats enthousiasmants... La piste Dolby Surround 2.0 se voit limitée par ses faibles capacités réactives et acoustiques et Dieu merci, ne dépasse aucunement le rendu des pistes 5.1. Ces dernières affichent des caractéristques techniques comparables en tout points, à quelques nuances près: le format DTS dispose d'une ouverture acoustique générale ainsi que d'un pouvoir de recouvrement légèrement plus ample et évocateur. Aucune normalisation des dialogues n'a été détectée, ce qui autorise une comparaison directe entre Dolby Digital et DTS (offset: 0 dB ). Au final, l'intimité acoustique et les micro-variations sonores de cette bande-son ne se voient pas restotuées avec davantage de fermeté ou de subtilité par cette piste DTS qui se contente d'être là comme sur bien des sorties de l'éditeur, mais révèle finalement une forme d'inutilité en raison du traitement qui lui est apporté... Aucune différence de tonalité ou de réponse en fréquence, mais une élongation et une pointe de prolongement acoustique sont à détecter sur le format DTS qui, de manière timide toutefois, semble prolonger et affiner le paysage sonore de ces Trois Enterrements avec une grâce légèrement plus substantielle.

 

 

 

L'interactivité

DISQUE # UN

Bandes-annonces (Dolby Digital 2.0 et 4/3).

Making-of (14 minutes 45) finement pensé, réalisé par une équipe Française, et mêlant tournage, courts bêtisiers, interviews (Cannes...). On y découvre un Tommy lee Jones profondément intègre et austère, mais d'une sincérité absolue, qui devait faire autorité. Un court segment conçu avec tact et efficacité, et proposé dans une très grande qualité d'image.

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DISQUE# DEUX

Documentaire de Canal+ : « Le retour à la terre de Tommy Lee Jones » Remarquable documentaire qui suit le cinéaste-acteur sur les lieux du tournage, dans on véhicule, lunettes de soleil vissées sur les yeux. Un voyage rétrospectif sur fond de musique du film, un supplément que l'on apprécierait de voir plus souvent.

Présentation du film au Festival de Cannes 2005 (14min55), superbement monté et fort en émotion... mais surtout très complet.

Avant-première à Paris

Le making-of de la musique (7min52) qui donne la parole au cinéaste sur ses choix musicaux (chansons, inspiration...), et ses raisons d'avoir opté pour Marco Beltrami (ancien apprenti de Ennio Morricone).

Interview de Tommy Lee Jones

Interview du scénariste Guillermo Arriaga

Scènes coupées

CD Exclusif de la bande originale du film composée par Marco Beltrami

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Edition spéciale Fnac


Un DVD-5 incluant la masterclass de Tommy Lee Jones et Guillermo Arriaga enregistrée le mercredi 16 novembre 2005.

 

 

Note Image

Note DTS

Note DD

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Note Globale

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