

Oliver Twist (2005)
Avec: Barney Clark, Ben Kingsley, Leanne Rowe, Mark Strong,
Jamie Foreman, Harry Eden, Edward Hardwicke, Ian McNeice,
Jeremy Swift, Frances Cuka, Michael Heath, ...
Un film de Roman Polanski, d'après
le roman de Charles Dickens.
L'histoire émouvante, au 19è
siècle, d'un jeune orphelin élevé
dans un orphelinat à la discipline rigoureuse.
A neuf ans, on l'envoie en apprentissage chez un fabricant
de cercueils. Mais malheureux et maltraité, il
s'enfuit et se réfugie à Londres... Dans
la grande ville, il tombe sous la coupe de Fagin, un vieux
juif peu scrupuleux qui dirige une bande de gamins voleurs
et vit à leurs dépens. A la suite d'une
tentative de vol manquée, Oliver est pris sous
la protection du riche monsieur Brownlow et connaît
quelques heures de tranquillité. Mais les vauriens
retrouvent sa trace et le ramènent dans l'antre
de Fagin. Browniow qui s'est pris d'affection pour lui
le recherche en vain. Chez Fagin, Oliver s'attire les
bonnes grâces de Nancy qui l'a pris en pitié.
Nancy va trouver monsieur Brownlow et lui dévoile
la vérité.. |
Télérama - Aurélien
Ferenczi
Ce qui affleure, c'est la richesse visuelle et un vrai
sens du grotesque, typiquement polanskien, mais qui met
en lumière l'ironie de Dickens, trop souvent occultée
(...) Ou comment, d'un classique, donner naissance à
un... futur classique.
Cahiers du Cinéma - Cyril
Neyrat
"Oliver Twist" finit par n'être qu'un
long spot pompier sur les métiers du cinéma.
Ou le bonus de son making-of.
Fluctuat.net - Jérôme
Dittmar
Une image idéalisée du passé, un
passé mis sous cloche. C'est pour cela que cette
version d'Oliver Twist par Roman Polanski a finalement
très peu d'importance.
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L'image
Honteusement recadrée (décidément,
cette opération devient un véritable sport
national...) en 1.85, contre un CinémaScope 2.35
d'origine, l'image proposée ici ne manque pas de
gaieté par moments mais souffre d'importants bugs
d'ordre compressifs, très visibles, à d'autres,
dans la lignée du travail de l'éditeur...
Le recadrage a néanmoins été effecté
à partir d'un négatif Super 35mm, et l'opération
a consisté à supprimer les bandes noires inhérentes
au format CinémaScope. Il en résulte une image
légèrement 'zoomée', mais qui révèle
un peu plus de détails sur la largeur du cadre. Mais ces cadres et compositions fort élégants se voient logiquement rétrécis ou anéantis, notamment sur la fin du métrage... La
photographie de Pawel Edelman restitue l'ambiance de l'époque
Elizabéthaine dans les moindres tons (ocres, sombres...)
ainsi que la lumière (retravaillée et filtrées comme ces intérieurs de pub) des ruelles
de Londres et des intérieurs cloisonnés. La
température colorimétrique donne volontairement
lieu à des couleurs désaturées et palotes.
Définition pouvant fortement osciller de convaincante
à détestable, contrastes 'mobiles' (fluctuants
et finalement peu convaincants), et niveau de détail
pas toujours optimal lors des scènes sombres (des
noirs qui ne seront jamais plus noir que noir et qui tendent
vers un gris foncé bien atypique...). La densité
de l'image ne déçoit finalement, elle, jamais
vraiment, mais la dynamique vidéo accuse d'étranges
pertes de niveau et de performance sur l'ensemble du métrage...
Présence d'un grain asez notable dans certaines scène
sombres, et arrières-plans parfois peu définis,
aux textures flasques. Le report et le télécinéma
proposés ici ne comblent pas nos attentes, et la
future édition zone 2 (France) du film, présentée
par Pathé, en 1:2.35, devrait couvrir ce constat
assez désagréable et faire oublier ce zone
3...

Le son
Un mixage signé par le Français Jean Goudier d'une étonnante 'banalité' formelle et
qui, outre la restitution très documentaire et
formidablement dynamique des bruits et autres événements
sonores du quotidien, ne parviendra jamais à restituer
une ampleur dramatique adéquate ou un paysage sonore
qui projetterait certains détails du roman au coeur même de
la bande-son. Détaillée, certes, dynamique,
certes, mais pertinente ou même accrocheuse, jamais vraiment.
Cette bande-son repose sur une partition enjouée
et qui recouvre l'arc frontal avec une belle fluidité
orchestrale et harmonique, ainsi que sur des dialogues
exceptionnellement enregistés, et reproduits ici,
surtout en DTS 6.1, avec un impact réel et un détourage
des médiums de premier choix. La scène arrière
se voit littéralement délaissée sur
l'intégralité du film, d'où notre
étonnement de voir figurer un encodage en DTS ES
matricé. Ce dernier ne s'illustre que de manière
ultra-sporadique à deux ou trois reprises, qui
demeurent toalement ancdotiques puisque presque non justfiées.
Un encodage qui a forcé l'emploi de ce canal central
arrière sans raison autre que marketing... Les
séqunces de discussion ou de dalogues emploient
la scène frontale avec une belle netteté
acoustique, ce qui donne lieu à une mise en place
des sons libre et assez contrastée, modeste mais
réellement prenante. La dynamique de la réponse
en fréquence se focalise sur le haut médium
et le haut du spectre avec des valeurs tout à fait
convaincantes (clochettes, portes, dialogues, bruitages
divers de vêtements...), qui nous laissent penser
que seule une partie pré-sélectionnée
du domaine acoustique a été traitée
lors de l'élaboration de la bande-son. Le reste
a été délaissé et abandonné,
délibérément. L'aspect documentaire
de la toute première partie du film donne lieu
à une myriade de détails sonores tous parfaitement clairs, mélange
savant de sons directs issus du tournage en studio (ultra-détaillé),
et de placements réalisés ensuite, lors
de la phase de post-production. Ce placement demeure essentielement
frontal, mais également central, les canaux avants
stéréophoniques n'étant mis en oeuvre
que lors de séquences visant une dimension panoramiques (usine,
chambres, réféctoire).
Le format DTS, d'ordinaire maltraité
au possible par l'éditeur, se montre ici viscéralement
supérieur. Même en ajustant le volume de
quatre décibels (moins fort en DTS) pour s'acquitter
de l'offset, il subsiste une fraîcheur expressive
en DTS, une liberté expressive et une patine de
netteté presque impossible à détecter
en Dolby Digital 5.1. Les ambiances acoustiques dissipées
par la façade avant regagnent une once de propreté
et de délié, tandis que la voie centrale
récupère une spectaculaire netteté
et des articulations qui élèvent littéralement
les dialogues vers la clarté et l'expressivité
sans compromission. Les diverses valeurs phonétiques
(accentuation, accents de mots, rythme) du phrasé
vocal Anglo-Saxon sont particulièrment mis en évidence
par le format DTS qui soulève souvent nettement un voile sombre présent
en Dolby Digital 5.1 et annule une sorte de compresseur
de dynamique, amplifiant par la même la réponse
en fréquence des voix, ainsi que leur volume. Le
reste demeure à l'identique, avec une scène
arrière éteinte et inutile, mais une ampleur
volumique et un sentiment de préhension acoustique
légèrement décuplé, qui met
encore davantage en scène les sonorités
de l'univers de la rue (calèches, pavés,
ruelles, déplacements...) en élargissant
de manière toutefois timide leur présence
à l'écran et au coeur des enceintes. La
bande-son respire donc un air plus pur, plus net, plus
propre, et dynamise légèrement mieux la
bande originale très romanesque composée
pour l'occasion (enregistrée et mixée par Dean Humphrys), qui profite de cette once d'ampleur immanquable
pour suggérer une balance audio nettement plus
en phase avec le propos du film. Les quelques coups de feu tirés lors de la séquence d'action finale demeurent riches et francs, encore plus en DTS. Au final, cette piste
DTS propose une petite réussite mais qui possède
le mérite d'être objective. La piste 2.0
se montre heureusement ridicule (encore que parfois, elle dissipe de beaux effets arrières, plus qu'en 5.1..), mais le downmix Dolby
Surround de la piste DD 5.1 donne des résultats
parfois absurdes et plats, parfois plus convaincants.
Interactivité
Agréable digipack cartonné
en trois volets. En dépit d'une apparente simplicité, tous les suppléments sont signés Laurent Bouzereau, nom que l'on ne présente évidemment plus
Répartie sur le second disque
joint au coffret, vous trouverez:
Twist by Polanski (28:35) –
Documentaire centré sur le cinéaste et le tournage. Vitesse et variations fréquentes en font un petit modèle de feaurette qui grouille d'images de tournage et d'intimité.
"The Best of Twist" (17:50) –
Décors, musique, photographie, musique. Sorte de continuation du précédent segment, il en possèdela même élégance et le même sens du montage.
"Kidding With Oliver Twist" (5:45)
– A la rencontre du jeune intérprète
d'Oliver, que Dickens n'aurait sans doutes pas renié... Des images exclusives de l'acteur avant et après le tournage et la sortie du film.
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Ce
test DVD est sponsorisé par notre partenaire DVD zone 3,
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