

AIRPORT (1970)
Un film de George Seaton, avec Burt Lancaster,
Dean Martin, Jean Seberg, Jacqueline Bisset...
Le traffic a du être intérompu
à l'aéroport de Lincoln suite à une
tempête de neige qui paralyse un avion sur la piste
de décollage. Le directeur général
Mel Bakersfeld tente de faire son possible pour débloquer
la situation tandis que son beau frère Vernon Demarest
qui est pilote de ligne prépare son vol pour Rome
où il doit retrouver Gwen sa maîtresse et
hôtesse de l'air enceinte de lui. Parmis les passagers
un homme désespéré à projeté
de faire exploser une bombe...
Premier film catastrophe réel
à suspense d'une lignée de quatre, ce film
original déroule son intrigue sur la longueur et
solidifie les relations entre les personnages, dont nous
découvrons chaque point de vue respectif face à
la catastrophe qui se noue, dans la pure tradition du
film catastrophe Américain. Après ce coup
d'essai et coup de maître qui remporta pas moins
de 10 nominations aux Oscars dont celle du Meilleur Son
et du Meilleur Film, trois suites verront le jour. Ces
histoires successives (Airport 1975, Airport '77
et The Concorde: Airport '79, véritable
nanar patenté avec Alain Delon, dont le personnage
esquive un missile au commandes du Concorde...) se sont
révélées décevantes voire
anthologique dans leur ringardise, et s'éloignèrent
du modèle psychologique et théorique qu'était
Airport. Le DVD permet de redécouvrir
le film original dans des conditions très intéressantes,
mais sans la présence de moindre bonus, outre une
bande-annonce d'époque...
Disponible en coffret zone 1,
ces quatre films sont réunis dans ce "Terminal
Pack". Seul le film original, Airport, est
encodé en DTS 5.1 Mi-Débit et en Dolby Digital
5.1. Les autres opus ne bénéficient que
d'une piste Dolby Digital Mono 2.0.
Ces
DVDs sont disponibles chez notre partenaire
pour
la somme de 13 Euros (prix du pack), à cette adresse.
Critique rédigée par Cornwall
Retour
à la liste des tests »
|
|
L'image
L'image a été remasterisée
de manière très légère, et n'offre
pas de prestations visuelles convaincantes. L'étalonnage
colorimétrique respecte la nature CinémaScope
et Panavision en proposant des couleurs retapées
et onctueuses. Le niveau de contratse est correct, mais
les noirs ne sont pas abyssaux, tout comme la lumière,
pourtant très étudiée, qui ne brille
jamais vraiment pour ses qualités intrinsèques.
Une présentation de type standard encodée
en 16/9 qui laisse planer sur l'intégralité
du métrage une sorte de filtre adoucissant qui lisse
l'image de manière notable. Utilisation d'un filtre
passe-bas indéniable lors du mastering. Profondeur
de champ perfectible et dynamique visuelle quelque peu décevante.
Quoi qu'il en soit, il s'agit ans doute de la meilleure
copie du film à ce jour. Ajoutons que les intérieurs
de l'avion sont très bien restitués, tout
comme les bureaux dans l'aéroport, mais dès
que le film s'intéresse à l'extérieur,
les choses se compliquent au niveau de l'encodage, notamment
sur la neige qui tombe abondamment... Pour poursuivre la
découverte de ce DVD, nous vous suggérons
de découvrir les comparartifs image que nos collègues
de DVDbeaver ont réalisés, à
cette adresse.
Le son
La VO DTS, grosse surprise de cette édition,
n'a jamais été annoncée par l'éditeur
via les sites de vente. Il s'agit donc d'une très
agréable surprise... Mais en réalité,
l'espace sonore multicanal n'est jamais vraiment utilisé:
aucun effet surround, ni d'effet sonore de remplissage
de l'espace acoustique. Ce DVD présente une simple
lecture Stéréophnique de la scène
sonore, qui ne s'étale que de la gauche vers la
droite, mais de manière très discrète.
Les autres canaux ne sont jamais sollicités: arrières
et caisson ne broncheront pas une seule seconde, alors
qu'il y avait pourtant un potentiel à exploiter.
En revanche, dans ce marasme technique, il émerge
cependant un élément de taille, immanquable
et des plus notables: la qualité de la piste DTS,
qui balaye la piste DD 5.1 d'un seul coup d'aile, offrant
à la bande-son une gamme dynamique et une prestance
stéréophonique inattendues. Cette piste
DTS est davantage projettée et dispose d'une clarté
(notamment sur la reproduction de la musique) complètement
absente sur la piste DD 5.1. Dialogues, solidement ancrés
au centre mais sans dynamique, sons parallèles
et pouvoir de recouvrement permettent de réévaluer
techniquement cette bande-son, sans toutefois animer,
activer les voies annexes comme les voies arrières
et le caisson. Lors de l'explosion vers la fin du film,
seuls les canaux frontaux sont activés. Cette courte
scène est sans doute la plus dynamique du film,
et donne à la bande-son l'occasion de s'exprimer,
mais force est de constater que la mollesse expressive
qui plombe le métrage depuis le début est
conservé... En outre, seule la musique, subtilement
répartie en DTS, avec un avantage réel pour
ce qui est de la largeur et de la dynamique expressive,
tire son épingle du jeu et anime enfin la bande-son
avec un peu plus de vigeur. Le reste semble délibérément
restreint et cloisonné, d'où ce son "resseré",
contraint, que la piste DTS libère un peu plus,
mais sans toutefois accomplir de miracle. La prestation
mutlicanale n'ayant pas été prise en compte
lors du remastering, la bande-son conserve, sur toute
la durée du film, son inexpressivité des
premières secondes. Enfin, notons que la piste
DTS se distingue par sa franchise et sa faculté
de mettre en avant des détails spatiaux certes
restreints dus à la nature du mixage, mais que
l'on ne retrouve pas en Dolby Digital, dont les prestances
sont occultées très aisément par
celles, plus ouvertes et bien moins cloisonnées
du format DTS qui constitue ici, vous l'aurez aisément
compris, le seul choix qui s'impose pour redécouvrir
le film. Techniquement, il était clairement envisageable
de "faire mieux", mais la bande-son semble avoir
été enfermée dans un carcan étroit
et inexpressif, dont l'enclave sonore est cependant annihilée
par la qualité de la piste DTS.
L'interactivité
Complètement absente... Seule
une bande-annonce est présente, d'époque,
sur le premier film. Les menus sont fixes et muets, d'une
grande neutralité graphique. Tou ceci témoigne
du manque de soin évident qui a présidé
à l'élaboration de cette édition...
|

|