

Alien Resurrection
(Alien Quadrilogy)
(1997) Ellen Ripley s'est donné
la mort pour supprimer l'alien fécondé en
elle. Deux cents ans plus tard, des généticiens
la ressuscitent en croisant son ADN avec celui d'une créature
et la retiennent prisonnière, comme cobaye, à
bord de la station spatiale "Auriga", où
elle donne naissance à une "fille" qui
lui est aussitôt retirée. L'"Auriga"
est alors accostée par un vaisseau pirate, le "Betty",
porteur d'une cargaison d'aliens pour le compte des militaires
fous que dirige le général Perez. Le chef
des mercenaires-pirates, Elgyn, est tué par les
aliens, qui dès lors envahissent la station et
massacrent ses occupants. Ripley se joint aux pirates,
qui ont emmené le dernier démiurge, Wren,
et tente avec eux de rejoindre le "Betty", seule
chance de salut. Il leur faut traverser les cuisines,
inondées, et dénombrer d'autres victimes
parmi eux, comme Christie, qui se sacrifie pour sauver
Vriess, le cul-de-jatte...
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L'image
Le report est quasiment optimal pour ce
presage THX qui met en avant la photo sombre et glauque
de Darius Khondji. La définition, pour du codage
NTSC est la plupart du temps optimisée par rapport
au précédent pressage de la Fox. Les couleurs
sont volontairement désaturées ou filtrées
mais le niveau de rendu des noirs est très loin d'être
abyssal la pluaprt du temps et pose des soucis d'intégration
au reste du spectre. Au final, une édition sérieuse
et bien portante qui porte une immanquable marque de qualité
mais qui ne convainc pour autant pas complètement.
Peu de défauts sont à signaler, la copie ayant
été lavée de toute petite trace de
poussière ou de 'speckle' qui pourraient
entâcher le télécinéma. Disponible
en édition simple ou en coffret. Les deux versions
du film présentées ont des qualités
identiques, avec un plus pour l'édition spéciale
et ses tons ocres dans la fin alternative non loin de Paris
(et quelle surprise d'ailleurs!).
Le son
Une cruelle décpetion... Si les
pistes 5.1 sont absolument comparables (la piste DTS rajoute
simplement une descente dans le grave plus lourde et plus
ténue et une reproduction des dialogues plus charnue
mais il faut le dire bien vite), la piste Dolby Digital
2.0 est elle stupéfiante... Evidemment, la reproduction
de la musique perd de sa dimension symphonique/orchestrale
en y laissant des plumes en teme de réponse en
fréquence et de diaphonie, mais les effets sonores
du film, notamment au niveau des arrières sont
presque plus accentués sur cette bande-son matricée.
Encodée un bon décibel plus haut que les
pistes 5.1 (si si, vérifié au Décibelmètre),
la piste DD 2.0 est tour à tour large, dynamique,
grasse et enveloppante. Il faut vraiment attendre la deuxième
partie du film pour que d'importantes différences
entre 5.1 et 2.0 se manifestent avec éclat. Tout
de même! Mis à part l'absence de vrai canal
de grave dédié (0.1 LFE) qui se ressent
sur les coups de feu pétaradants en 5.1, la plupart
du temps elle est tout à fait comparable au 5.1
et se montre même plus précise (si si...)
et plus profonde, plus dynamique. Ceci est assez rare
pour être signalé et assez marquant pour
que l'on pousse son petit coup de gueule. Au final, des
pistes 5.1 normales (aux effets savamment ventilés
tout de même et à la propension atmosphérique
certaine, donc intéressantes pour que l'on s'y
arrête, notamment lors de loa seconde partie du
film, très réussie, ou sur les scènes
d'action, incomparablement supérieures en 5.1 si
on compare au 2.0, je vous rassure!) qui circonscrivent
un bel espace sonore pleine bande, et une piste surround
2.0 (192 Kbps... du vulgaire MP3 bas débit pour
ainsi dire...) boostée aux amphétamines
qui sur la plupart des installations home cinema
donnera des résultats supérieurs (ou presque)
aux deux pistes 5.1. Sur un blind test de 10 secondes,
entre DD/DTS 5.1 et DD 2.0, 95% des auditeurs se feraient
avoir tant la piste surround est convaincante pour ce
qu'elle est. Et nous ne pensons pas que l'édition
Japonaise attendue fin avril change quelque chose. Un
brin d'espoir tout au plus... Les effets d'ambiance sont
en revanche là et bien là, et la déception
que nous pointons du doigt traite de la technique aval
du disque, qui aurait du nettement plus optimiser les
pistes 5.1 lors du mastering (THX est passé par
là, d'où la présence d'une piste
2.0 d'excellente qualité...). Le niveau de reproduction
des voix et des dialogues est tout particulièrement
soigné dans cette bande-son (un point important)
et la centrale disspose d'une fort belle clarté.
A noter que le changement de piste son à la volée
est impossible, du à la présence du procédé
seamless branching.
L'interactivité
Complète sur le disque 2: making
of, galeries photos, modules sur les effets spéciaux,
décors etc... Un commentaire audio sur le disque
un révèle l'accent Américain très
très rigolo du jean-Pierre Jeunet, tout comme dans
son introduction au film. Une bribe d'ironie de la part
d'un cinéaste maltraité à Hollywood
qui annonce platement que la version cinéma est
en soi un director's cut ?
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