

A TON
IMAGE (2004)
Avec Nastassja Kinski , Christophe Lambert , Audrey De
Wilder , Rufus , Francine Bergé...
Mathilde
et Thomas ont eu, chacun de leur côté,
un passé douloureux. Ils voient dans leur
fraîche rencontre la chance de réapprendre
à vivre et à aimer. Seule ombre dans
leur idylle : Mathilde ne peut plus avoir d’enfant.
Thomas, obstétricien, en parle au professeur
Cardoze qui a peut-être la solution à
leur problème. D’abord réticent,
Thomas décide de lui confier la grossesse
de Mathilde. La naissance de Manon leur apporte
tout d’abord un immense bonheur. Mais en grandissant,
la petite fille développe une personnalité
de plus en plus troublante. Anormalement précoce
et violente, Manon fait ressurgir dans cette famille
des secrets enfouis, et les fantômes du passé
n’attendent que leur heure pour frapper...
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Avant de passer à la réalisation,
Aruna Villiers a été scripte sur des films
de Jean-Pierre Jeunet, Michelangelo Antonioni, Nicole
Garcia ou encore, Luc Besson.
Le titre du film était à
l’origine “Portrait craché”.
Louise L. Lambrichs, l’auteur
du livre dont est tiré le film, a co-écrit
le scénario de LA FLEUR DU MAL de Claude Chabrol,
sorti en 2003.
Le film de Aruna Villiers déçoit
par son manque d'ampleur et par ses "injustesses"
de mise en scène, permanentes et parfois atterantes.
On le gardera tout de même à l'esprit pour
la qualité de jeu des acteurs, la jeune Audrey
DeWilder en tête. Elle parvient à saisir
son personnage avec brio et à incarner une force
en marche non sans efforts mais avec une certaine délectation.
A ce titre, la direction d'acteur, rigoureuse et exigente,
visiblement, s'impose comme la qualité première
d'une jeune cinéaste en quête d'identité
formelle et artistique. Son film repose sur les promesses
jamais tenues vraiment de son scénario certes original
et coup de poing, mais affadi par un traitement superficiel
et dénué de réelle d'ambiguité.
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L'image
Europacorp, sous la bannière de
FPE, livre ici une image bien numérique, lissée,
mais cependant convenable. La compression n'est pas invisible
et propose un rendu parfois couvert d'artefacts, tout en
lissant la surface de l'image. Colorimétrie là
plus convaincante, notamment dans les tons de chair, mais
définition en deça du potentiel du support.
Une image finalemet typique des productions d'Europacorp,
jamais tout à fait convaincante, mais jamais vraiment
ratée non plus. Les noirs ne sont pas particlièrement
vigoureux, tout comme la dynamique vidéo, au final
assez quelconque... Lisse et en aplat, l'image de ce DVD
a de quoi décevoir plus d'un spectateur attentif
et exigent... Une image DVD standardisée et asceptisée
qui a suivi, sans aucun doute, un processus indutriel de
production...
Le son
En dépit de grands noms au générique,
comme la présence de Eric Devulder ou encore Vincent
Arnardi ou Alexandre Hernandez, et d'un mixage dans les
prestigieux studios de Luc Besson, la bande-son de A
Ton Image ne marquera certainement pas les esprits
de par son côté anecdotique et vide de substance.
La scène sonore se veut essentiellement frontale,
ne distillant par la même qu'une quantité
minimale d'informations. Les dialogues sont reproduits
convenablement bien, mais sonnent un peu haut et légèrement
décharnés. L'espace acoustique est quasiment
inexistant, ne s'ouvrant jamais vraiment pour épanouir
la perception sonore des données dramatiques. La
scène arrière est au repos, et à
part deux trois exceptions bien banales, ne s'active jamais
vraiment, ce qui nous laisse penser qu'une diffusion en
Dolby Surround devrait donner davantage de résultats...
Asceptisée, cette bande-son l'est presque à
l'excès, n'offrant même pas de préhension
ou d'imagination à ses séquences les plus
intenses... Désespérement frontales et en
aplat, la scène sonore souffre véritablement
d'un manque d'ampleur et de pouvoir d'évocation,
allant même jusqu'à proposer un resserement
de ses maigres éléments sonores qui glisse
vers une surcompression. Reproduite dans des conditions
finalement peu optimales, la bande-son ne sortira jamais
d'elle-même et n'offrira jamais de perspective acoustique
réelle. Les voies ne débordent jamais les
unes sur les autres et auraient même tendance à
révéler des creux entre les diffuseurs...
un comble. La musique n'est même pas intégrée
avec soin dans ce mixage: plate et inconsistante, et n'épaissit
jamais vraiment les sensations sonores et demeure étrangère
à la progression dramatique. Quelconque et banal
d'un point de vue strictement formel, cette bande-son
ne présente jamais la mesure du film et le dessert
encore moins. Nous avons déjà vu et entendu
des films plus intimistes bein plus convaincants au niveau
du travail sur le son, ne serait-ce qu'en terme de justesse
de timbres. L'étroitesse de la scène sonore,
tout comme ses faibles qualités sur le plan de
l'évocation finissent presque par générer
un contre-courant artistique... Le DVD est encodé
en DTS 5.1, mais le format multicanal n'est pas non plus
à son avantage tant la qualité des matériaux
source se révèle faible et inconsistante.
Lorsque l'on compare à la piste Dolby Digital 5.1,
aucune différence notable ne vient à l'esprit,
qu'il s'agisse de textures sonores, de dynamique, de réhaussement
des performances surround ... C'est tout juste si l'on
note une prolongation dans l'évocation, qui dessine
une maigre perspective et affine légèrement
les contours de la scène sonore lors des moments
clé, comme lors de l'annonce du décès
du grand-père, où les basses fréquences
viennent soutenir la scène de manière fonctionnelle
et adéquate. Pour le reste, impossible de voir
s'étoffer la bande-son, ni même de la saisir
selon une nouvelle perspective acoustique, plus tendue
et davantage constituée, qui sont les ferments
d'une piste DTS réussie. Ici, ni réexploitation
ni réinvestissement des forces acoustiques ne viennent
s'illustrer... L'ensemble demeure désespérément
inexpressif, même lorsque des morceaux musicaux
viennent à être diffusés. En downmixant
la piste Dolby Digital 5.1 en Dolby Surround analogique,
on obtient des résultats similaires, et l'on rajoute
même une nuance de bas-médium sur les voix
des acteurs et sur l'ensemble de la scène sonore...
Une bande-son qui n'existe que par sa nécessité
d'être présente, et dont on restera complètement
étranger à sa nature et à son intégrité.
L'interactivité
• Making-of de dix minutes qui insiste
sur les personnages et le jeu des acteurs, plutôt
bien ficellé, court, mais pas promotionnel. On y
découvre des images du tournage assez intéresantes...
• Bandes-annonces d'autres films
de l'éditeur en 4/3 et DD 2.0. Le mixage de celle
de A Ton Image est nettement plus vigoureux dans
son rendu que le son en 5.1 DTS sur le film lui-même...
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