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DIAPASON

 

 

 


titre du film

DIAPASON Français
DIAPASON Français
DIAPASON 0 dB
DIAPASON DIAPASON CinémaScope
Jingle "Science of Sensation"

Zone: 2 (PAL)
Editeur:
Europa
Sous-Titres:
Français
Durée:
81 minutes
Bitrate:
9.32 Mbps
DVD-9
05 décembre 2005 - 16.99 €

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Banlieue 13 (2004)

Avec:

Paris, 2013. Damien est l'élite de la police. Officier d'une unité spéciale d'intervention, expert en arts martiaux, il est passé maître dans l'art de l'infiltration et sait mener à terme ses opérations par des actions rapides, précises et néanmoins musclées.

Et c'est bien la mission la plus extrême de sa carrière qui vient de lui être confiée : une arme de destruction massive a été dérobée par le plus puissant gang de la banlieue. Damien est chargé d'infiltrer dans le secteur pour désamorcer la bombe ou la récupérer.

Réalisé sans le moindre souffle ni la moindre inspiration artistique, Banlieue 13 ne se distingue guère sur le plan plastique. Outre ses chorégraphies rapides et echevellées, la seule réussite du film (les cascades sont réalisées en live, sans câble la plupart du temps), Banlieue 13 constitue avant tout un gâchis sans âme, un film de commande de plus à mettre au crédit de Besson-le-producteur. Dialogues insipides, consistance nulle, durée anecdotique, rien ne semble élever le film au-dessus de ce qu'il demeure: une oeuvrette certes impeccable techniquement (le réalisateur fut un chef-opérateur) mais dont la dimension ou l'essence première ne cessera de nous échapper... sans que l'on cherche à l'atteindre. Cependant, le film baigne dans une technicité certaine qui dépasse allègrement celle de Blade III ! On ressent l'influance de Ong Bak voire, avec un peu d'ambition, celle de New York 1997 de Carpenter, mais Banlieue 13 ne cesse de jouer la surenchère sommaire et abrutie. Quelques séquences mouvementées mis à part (l'ouverture, le casino etc... recèlent un certain sens pratique de mise en scène et disposent d'un montage éclair d'une saisissante efficacité), le film demeure plombé par un certain atavisme. Au final, Banlieue 13 restera un gigantesque clip de démo pour les prouesses bondissantes à proprement parler hallucinantes des deux vedettes. Une série B poussive mais énervée, qui propose une lecture concertée de tous les dossiers artistiques et techniques propres aux productions Besson (notamment dans son scénario, indigne). Les séquences d'action, elles, véritable clé de voûte du film de Pierre Morel, se révèlent épatantes tant dans les prouesses physiques que dans le montage et la technicité. Elles sauvent le film du nanar patenté...









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L'image

On prend les mêmes et on recommence, par rapport à la précédente édition: une section image détonnate de précision et de présence. Le format CinémaScope est utilisé à bon escient, et la compression parvient à suivre la cadence parfois sportive des exécutions formelles du réalisateur et du chef monteur sans faillir. De bout en bout, l'image de Banlieue 13 convainc non pas pour son éclatante lecture cinématographique du monde, mais par l'univers qu'elle semble créer: baignée dans des tons aciers ou ocres, tantôt éclatants sur les extérieurs, tantôt grisaillant (le béton omniprésent de la cité...) la photo du film est retranscrite ici avec une belle fluidité et dans une lumière parfaitement calibrée. Pierre Morel, ancien chef-opérateur, ne s'y est visiblement pas trompé. La colorimétrie si spécifique au film (les couleurs ont été filtrées sur la majeure partie des séquences) se voit retranscrite là aussi sans réelle fausse note. Ajoutons à cela une gestion du contraste optimum la plupart du temps (outre la séquence du casino, plutôt terne, ce qui ne manseura pas de surprendre) et un degré de définition des plus coinvenables, et l'on obtient un nouveau titre qui incarne réellement les potentialités techniques du DVD. De manière générale, les arrières-plans sont détaillés et convenablement gérés. Le niveau des noirs est par contre légèrement moins solide et fluctue selon les passages. Solide et affinée, l'image ne manquera pas de convaincre, tout comme la compression: un sans-faute à son actif. On regrettera cependant une image un peu typée "numérique" par moments, mais complètement typique des productions EuropaCorp finalement. Tout ceci nuit finalement quelque peu au rendu argentique que nous affectionnons tant, sans pour autant constituer un défaut de taille. A noter, le superbe générique, sous influence là aussi, mélange de diverses techniques de montage, idéalement reproduites sur ce DVD. Le nouveau transfert THX n'apporte que très peu d'améliorations, si ce n'est aucune. L'image récupère un bitrate digne de ce nom, 9.32 Mbps, plutôt énorme, qui lui offre une belle densité, une meilleure assise et une meilleure lisibilité dans les scènes d'obscurité. Du reste, la définition se montre plus fine et détaillée, et les légers défauts se montrent désormais aux abonnés absents...

Le son

Mixée et préparée au Digital Domain de Luc Besson dans des conditions luxueuses, la bande-son de Banlieue 13 constitue pour le film un authentique cheval de bataille tout en proposant, fait plutôt rare pour une production Besson, une relative déception... On reconnaît de suite, dès les premières minutes du métrage, la patte si caractéristique de Didier Lozahic, mixeur émérite, "soundman" de Luc Besson depuis belle lurette. Lozahic a toujours su dessiner un paysage sonore de premier ordre, en intégrant les éléments théoriques du genre du film au cœur même de la bande-son qu'il compose. Ici, dès le générique et ses lourdes basses, ses caractéristiques techniques et artistiques se révèlent de manière évidente et patente: un son vif, rapide, hautement spatial, et qui, sans chercher à éparpiller les sons de manière grossière dans l'espace, parvient à créer un paysage acoustique au service du film. La suite est une confirmation: le métrage bénéficie d'un mixage dynamique et apprêté, qui ne se déchaîne réellement cependant que lors des scènes agitées, déployant alors une épatante énergie acoustique qui fonctionne, d'un point de vue formel, en symbiose avec l'image. Déflagrations, déplacements d'objets, coups de poing et pieds, tous se voient fermement ancrés dans des fréquences basses qui en décuplent l'impact. Sans être d'une mobilité et d'une inventivité exceptionnelle, la scène sonore repose sur une base stable, localisant les bruitages sur le devant de la scène frontale, et répartissant la musique (malheureusement peu inspirée et envahissante) sur les autres voies disponibles. Fugacité et rapidité caractérisent ce travail sonore: les éléments ambiophoniques ne s'installent jamais vraiment dans les voies surround, mais y circulent de manière rapide, nette et franche, d'où ce sentiment de célérité, d'évanescence et "d'éphémère" que nous abordions plus haut, bien que ces termes soient un peu forts. Rythmée et de nature changeante, la bande-son propose un pouvoir de recouvrement spatial relativement limité la plupart du temps (déception, donc, pour les séquences dialoguées), mais qui parvient à s'ouvrir de manière outrancière (sous contrôle toutefois, et jamais dans l'excès), aidée en cela par une gamme dynamique idoine, lors des séquences d'action pure, comme celle du casino ou encore de l'évasion en voiture. Lozahic affectionne particulièrement les basses fréquences, qui sont mise en scène avec un brio technique bluffant dans Haute Tension. Ici, le constat est à peu près le même: moteurs des véhicules, coups de feu ou bien simple tapis acoustique figurant la dangerosité d'une situation, elles se révèlent efficaces et quasi-omniprésente dans le projet sonore du film. Pour continuer sur le terrain de la technique pure, nous serions tentés de dire que ce DVD est en soit une réelle déception... Les raisons sont bien simples: comme tous les films édités par EuropaCorp, le rendu de la bande-son se voit altéré par quelques "bidouilles" audio pas forcément nécessaires et par un mastering final qui ne vise pas l'efficacité totale du son multicanal... Explications: Lorsque vous downmixez la piste Dolby Digital 5.1 en analogique par votre lecteur de DVD, vous obtenez un son Dolby Surround analogique d'une qualité transcendentale, et dont le rendu, tenez-vous bien, excède en l'améliorant le rendu de la piste DD 5.1 source... Tout est une question d'encodage et de mastering: l'éditeur s'assure ainsi que les personnes non équipées de "home-cinema 5.1" puissent jouir d'une présentation audio correcte. Celui-ci a donc favorisé, lors du mastering (dernière phase de préparation d'un DVD), la qualité du "downmix" plutôt que la pêche du 5.1. Et il ne s'y est pas trompé: basses démesurées (constantes et reproduites avec une force indécente), omniprésentes, effets arrières i-d-e-n-t-i-q-u-e-s à ceux proposés en 5.1 (sans la stéréo arrière évidemment), voie centrale plus franche, dynamique assourdissante (oui, parfois plus qu'en 5.1... et nous avons mesuré au décibelmètre), franchise sonore plus marquée... Bref, sur ce plan-là, cette "version" Dolby Surround fabriquée à partir d'une piste 5.1 est une réussite éclatante, dont le rendu (faites donc le test) marque presque plus que celui de la piste 5.1, même au format DTS... D'après nos mesures, ce sont 5 à 6 dB que l'auditeur gagne lorsqu'il écoute le son downmixé... Nul attaque envers le mixeur (que nous connaissons bien en plus!) ou son équipe de notre part ! Il s'agit tout bonnement des résultats que l'on obtient sur TOUS les titres DVD édités par EuropaCorp (nous l'avons d'ailleurs déà souligné auparavant sur le site), et cette marque de fabrique" provient de l'encodeur utilisé et de ses paramètres. Et ces paramètres laissent des traces: le rendu en Dolby Digital 5.1 comme en DTS 5.1 ne semble pas des plus convaincants: les pistes disposent de sérieux atouts dynamiques, mais à l'écoute, on perçoit comme voile limitatif qui bride de manière surprenante leur pouvoir expressif. Une large partie de la gamme dynamique semble avoir été bridée, retouchée, limitée... jusque dans les basses fréquences, tantôt absolument brillantes en 5.1 (l'attaque du casino par la police), tantôt bien plus convaincantes en Dolby Surround downmixé (générique etc...). La scène sonore se bâtit autour d'un bloc sonore dynamique, aucun doute sur ce point, mais impossible de ne pas ressentir dans l'évocation sonore ce sentiment de limitation, qui provient, à nouveau, de l'encodeur employé... Une fois passé outre ces quelques réserves majeures que nous détaillons à chaque film que nous chroniquons, et dont nous nous sommes fait les spécialistes, venons-en aux détails techniques concernant les deux formats sonores employés sur ce DVD. Avant toute choses, nous n'avons pas noté de différence marquée entre les deux codages. Le format DTS s'autorise cependant un rendu acoustique davantage "homogénéisé", au sens où il dispose d'une certaine puissance, certes tempérée, au niveau de son pouvoir de recouvrement spatial. A cet égard, lors de la présence de certains sons fortement localisés sur les voies arrières, la piste DTS élargit le champ d'évocation en renforçant tout à la fois la densité sonore ainsi que sa stature physique. Certains effets sonores localisés récupèrent une dureté et une sécheresse totalement en phase avec le film. En revanche, aucune différence en terme de réponse en fréquence, tonalité ou tenue des basses fréquences (0.1 LFE) entre les deux codages son. Ceux-ci proposent un rendu sonore identique dans ses formes aspectuelles, jusque dans sa géométrie acoustique. Les similitudes sont donc légion, mais les différences (le mot est-il correctement choisi?), disons les "non-similitudes" sont à débusquer dans le poids du son, dans sa densité plus que dans sa lecture spatiale multicanale (à nouveau l'encodeur employé par l'éditeur, aussi bon soit-il, est en cause...). Sur lé générique initial, aucune différence n'apparaît entre DD et DTS 5.1. En apparence seulement, puisqu'une fois écoutée la piste DTS, l'auditeur attentif se rendra compte que les voies frontales disposent d'un regain de puissance, ainsi que d'une présence acoustique légèrement plus marquée. Durant la suite du métrage, ces remarques restent les mêmes, et c'est à fort juste raison que les scènes agitées possèderont non pas un impact différent, mais une consonance sonore plus nette, plus objective, tout comme une légère amélioration de l'homogénéité de diffusion des sons sur l'arrière. D'où cette scène sonore un petit peu plus épaisse et étendue en DTS, qui revivifie certaines séquences plus calmes, et qui redonne, de manière anecdotique toutefois, un léger "peps" au mixage tonique et alerte de Didier Lozahic qui a du être atténué en vue de son exploitation en vidéo sur DVD. Le relief sonore est toujours relativement neutre, que ce soit en Dolby Digital ou DTS 5.1...

La nouvelle mouture certifiée THX n'induit aucune différence réelle avec la piste DTS de la précédente édition... Cette piste DTS est tout à fait commutable en ES ou en Dolby Digital EX, ce qui permet un "arrangement" de la scène arrière légèrement plus uniforme et propre. La dynamique conserve ses bonnes valeurs et se montre toujours convaincante, mais nous n'avons pas noté d'améliorations notables, pas même un passage en DTS Plein Débit.

 

L'interactivité

Packaging Steelbook (métal brossé) du plus bel effet. L'intégralité des suppléments a été répartie sur le deuxième DVD.

• Making-of du tournage (26')

• Deux courts-métrages: le second court-métrage, Mukiai, qui e révèle des plus surprenants, et évoque Versus, film Japonais emblématique d'un certain genre à la mode. Réalisé par Cyril Raffaelli lui-même, ce court-métrage révèle du rythme, des audaces formelles et une liberté expressive qui emportent finalement l'adhésion, d'autant que ce travail a entèrement été réalisé au caméscope (en 2001). Combats au sabre, aux poings et aux pieds, ce court constitue une agréable surprise au coeur du contenu de ce DVD. Véritable démo des capacités physiques du comédien-cascadeur, ce court-métrage ne devrait pas manquer de surprendre... Surprise dissimulée: un making-of très court (3 min 30) suit le générique du court-métrage.

• Combat du casino : montage long

• Bêtisier

• THX Optimizer


 


Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

interactivite


Note Globale



 


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