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DIAPASON

 


titre du film
Le DVD (zone 3, CJ Entertainment) possède une piste son encodée en DTS 6.1 ES Matrix Mi Débit (VO, flaggée, 754.75 Kbps), et une autre encodée en Dolby Digital 5.1 EX (même langue, flaggée), sous 384 Kbps. Des sous-titres Anglais sont inclus. Le format de l'image est en NTSC, 16/9 anamorphique, 2.35:1 environ CinémaScope. 118 minutes environ (film). Deux disques sont présents dans le Digipack (DVD-9).

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NOTEZ LE FILM:


NOTEZ LA PISTE DTS:

A BITTERSWEET LIFE (2004)

Avec Byung-hun Lee, Shin Min-a, Kim Young-Cheol.

Sélection officielle Festival de Cannes 2005, Hors Compétition.

Sunwoo est un manager d'hôtel très précis et efficace. Il est le bras-droit du président Kang, figure éminente de la pègre. L¿unique point vulnérable de Kang est sa jeune compagne Heesoo. Doutant de sa fidélité, Kang ordonne à Sunwoo de suivre la jeune fille et de remédier au problème. Quand Sunwoo la trouve aux bras d¿un autre homme, il hésite et les laisse libres sans savoir pourquoi. Furieux, Kang lance sa bande à la recherche de Sunwoo. L¿enfer commence. Sunwoo doit mener une bataille irréversible contre sa propre bande, ce qui l'amènera très près de Kang...

Tourmenté jusqu'au fond de son âme et prêt pour une révolte personnelle qui prendra des airs de révolution existencielle, le personnage central de A Bittersweet Life étend à l'infini le mythe du héros/anti-héros contemporain tel que le développe le cinéma mondial depuis quelques années déjà. Suite à une première partie inégale dans sa construction et dans sa dimension dramatique tout comme dans ses mécanismes dramaturgiques purs, il s'ensuit une réelle seconde partie qui ferait presque office de "film dans le film", et dans laquelle le cinéaste emballe une vengeance aussi noire que l'enfer tout en filant un tissu filmique qui frôle bien souvent la virtuosité formelle. Maîtrisé, son exercice de mise en scène l'est jusqu'au bout, et ce n'est qu'au terme de 118 minutes des plus intenses que le repos du guerrier pourra s'exercer. Et l'enfer est à lui !

Alliant élégance facile et académisme habité, tourmenté aussi, son film, ultra-stylé, sans maniérisme aucun, navigue sur des eaux troubles et narquoises, laissant au personnage le poids de l'essentiel du film. Véhicule narratif imbattable et obstiné, magistralement incarné par Byung-hun Lee, il s'aventure sur les territoires de l'absurde et met à nu la violence contenue dans l'univers insaisissable de la pègre Asiatique, au fond duquel le film se cherche une identité et se construit autour d'alibis narratifs déjà certes rebattus, mais qu'il explore avec un réel investissement artistique, doublé d'une performance technique qui met elle en avant l'évidente dextérité d'un cinéaste qui prouve qu'une séquence se lit sur un axe dramatique et formel davantage qu'elle ne se conçoit. Sans pour autant se faire succéder des ballets ou des séquences d'action Wooiennes, A Bittersweet Life représente un authentique coup d'éclat dans sa toute dernière partie, et laisse augurer un avenir radieux pour son metteur en scène surdoué et singulier. Violent, âpre et désespéré, le film incarne à lui seul tout un pan du polar/thriller lyrique Asiatique. Une amertume, aux images et au climat psychologique doux amèr, au parfum de mort et de scandale...

Présenté hors compétition, A Bittersweet Life marque la première venue de Kim Jee-woon au Festival de Cannes. Le réalisateur coréen s'était fait remarquer l'année dernière avec un thriller intitulé Deux Soeurs (voir notre test du DVD zone 3, à cette adresse) . Son nouveau long métrage nous entraîne dans le monde mystérieux des gangsters, des hommes de main et autres caïds de la mafia coréenne. Le cinéaste s'intéresse à Sunwoo, le bras droit de Kang, un gros ponte de la pègre. En refusant d'exécuter un ordre "délicat", Sunwoo se retrouve contraint de mener une guerre implacable contre sa propre bande.

Kim Jee-woon parle de son style : "Il n'y a pas que la narration qui permet de raconter une histoire, mais aussi les images, les matières, les expressions de visages, les nuances de jeu des acteurs. Dans mes films, aussi limpide soit la narration, ce n'est pas vraiment elle qui guide la compréhension de l'histoire. Mon style consiste à trouver un équilibre subtil entre les différents éléments de la mise en scène afin de donner un sens à l'intrigue."

Kim Jee-woon sur ses influences : "Pour A Bittersweet Life, je me suis beaucoup inspiré du cinéma de Jean-Pierre Melville, surtout d'Un Flic, et plus généralement des films noirs français des années 70. Ce qui m'intéressait, c'était de montrer un sentiment de néant et d'ironie. (...) Et si j'avais découvert Le Samouraï avant la fin du tournage, mon film aurait été bien meilleur."

La frontalité des cadrages qui confrontent les personnages à leur destin macabre, et qui les accompagnent sur les voies serpenteuses d'un enfer grandissant autour d'eux, ainsi que l'inéluctabilité de leur trajectoire existencielle qui baigne la deuxième partie du film ne cessent en effet d'évoquer l'auteur de l'Armée des Ombres. Néamnmoins, Kim Jee-woon parvient sans mal à se forger une intégrité et une singularité que lui a reconnu le Festival de Cannes. En ce sens, A Bittersweet Life pourrait fort bien constituer les premières pierres d'un édifice cinématographique complet et abouti dont on attend l'achèvement avec une vive impatience. Scorsese aurait-il rencontré P.T.Anderson en Asie ?

 


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L'image

A film singulier, signature visuelle unique. Cet adage se vérifie, en partie toutefois, sur cette édition DVD. Les tons sombres et ternes qui composent l'essentiel du métrage sont restitués avec conviction, épaulés par des contrastes convenables mais qui ont une certaine tendance à s'effilocher lors des séquences les plus sombres, donnant à voir une image perfectible et parfois terreuse. Il en va de même pour la définition globale, correcte/dans la norme la pluaprt du temps, mais dont le pouvoir de conviction se voit aisément mis en doute lors de nombreuses séquences finalement peu définies ou qui, du moins, appellaient à davantage d'efforts lors de l'encodage. Toute la palette colorimétrique est restituée de manière convaincante, même lorsque des filtres ocres (repaire Russe...) sont employés, ou bien lorsque doivent exploser les rouges ardents d'un décor d'hôtel de luxe. Les séquences en intérieur composent l'essentiel du film, mais s'avèrent parfois peu lisibles (arrière-plans, zones sombres, échelles de gris et de noir...) en raison d'une granulation argentique prononcée. Au final, un manque de piqué caractéristique émaille cette édition DVD (plans larges surtout), mais un encodage respectueux des parti-pris esthétiques du cinéaste, qui ne présente que très peu de défauts (mosquito noise, artefacts...) et qui propose une compression qui maintient une belle fluidité en toutes circonstances. Nous attendions mieux, mais les futures éditions d'autres zones devraient souffrir des mêmes soucis inhérents aux choix de pellicule...

Le son

Sans œuvrer vers l'anthologique, la bande-son du film propose une expérience acoustique somme toute tempérée et nuancée, mais qui souffre elle aussi de légères carences aspectuelles... Avant toute chose, signalons l'absence assez flagrante de différences notables entre les deux codages son... Le format Dolby Digital EX distillant même, sur ce titre, de meilleurs effets arrières, davantage localisés et bénéficiant d'un pouvoir dynamique légèrement plus poussé qui forment tout de même une différence de taille avec le format DTS (pourtant flaggé ES), plus diffus et... moins précis sur la partie arrière de la scène sonore... Allez comprendre. En revanche, le format DTS parvient à extirper un niveau de basses fréquences du master que la piste Dolby Digital EX peine à matérialiser. Ainsi, ce registre est très nettement plus ouvert et bien mieux représenté en DTS, jusque dans les partitions musicales, qui possèdent un registre grave inexploré en Dolby Digital, mais ouvert, palpable et faisant saillie de manière immanquable (très agréable à l'écoute) en DTS. D'un point de vue artistique, la bande-son ne déploie jamais vraiment l'artillerie lourde, exception faite du gunfight final, mais préfère se recentrer sur une certaine réserve expressive doublée d'une ténuité expressive fort dommageable lors de certaines séquences. La première partie dispose d'une mise en espace acoustique très plane, aplanie et linéaire, et use de l'espace sonore avec une grande parcimonie que seule la précision constante du canal central, qui articule tout le film, vient briser ou tout du moins atténuer. La présence arrière demeure secondaire et peine à s'imposer, à se faire exister. Lors des séquences dans les véhicules en revanche, la bande-son respire un peu plus et tapisse légèrement la pièce. La musique, sublime, autre marque de signature forte du film et qui accompagne le développement thématique de son lyrisme incendiaire, ne se voit elle non plus peu mise en valeur. Son emploi demeure des plus académiques, dans la mesure où elle se cantonne aux voies frontales sans vraiment proposer une pureté et une netteté acoustique hors pair. Matte, la bande-son le demeure jusqu'au bout. Nous retrouvons en revanche la présence d'effets arrières purement scéniques (déplacements des personnages vers le hors champ audibles sur une enceinte arrière de longs moments durant) et très marqués, déjà à l'œuvre sur Deux Sœurs, le précédent film du cinéaste. Les quelques séquences de combat permettent à la bande-son de retrouver l'ampleur autour de laquelle elle aurait du se construire, de manière timorée toutefois. Net rehaussement des basses fréquences, coups de feu qui claquent et traversent l'espace avec une efficacité indéniable, rondeur expressive du fait de l'emploi simultané de tous les registres expressifs du spectre audio... Sans oublier une délocalisation parfois poussée des sons sur le reste de l'espace sonore (balles, douilles, chutes...) et un usage du hors champ et de l'expansivité de la stéréo frontale assez convaincant. La descente aux enfers et au bout de la vie du personnage ne sera finalement que très peu acoustique, la bande-son ne servant pas ici de contrepoint dramatique abstrait mis en forme mais œuvrant seulement à se recentrer sur les visuels. Difficile de ne pas parler de déception tant la mise en scène acoustique demeure invariablement ténue et étroite. Elle n'est pas même aidée par la réponse en fréquence offerte lors du mixage qui elle aussi affiche une réserve dynamique (libérée en de rares occasions toutefois) et tonale. Le champ sonore proposé par le format DTS, guère plus large, n'arrange pas vraiment l'affaire. A Bittersweet Life 'pâtit' en ce sens d'une manque de volume, d'ampleur et d'expansion. Ses instants sublimés de mise en scène, fougueux et lyriques, ne se voient aucunement transcendés ou mis en exergue sur ce mode artistique parallèle (mais substantiel) que représente une bande-son. Notre constat formel se conclut donc sur une lacune en terme d'exploitation de l'espace sonore qui, à terme, finit par dissiper un sentiment d'incomplétude parfois désagréable... Par rapport à celle de Deux Soeurs, la bande-son de A Bittersweet Life constitue sans aucun doute une régression artistique.

 

L'interactivité


Editions signées par le réalisateur et l'équipe réparties de manière aléatoire sur le marché... Aurez-vous suffisament de chance ? De notre côté, il faudra rejouer !

Disque 1:

Deux Commentaires audio en VO malheureusement non sous-titrés... .

Disque 2:

Interactivité archi-complète et ultra-réussie, des plus conéquente, même s'il va falloir réaliser des efforts langagiers gigantesques, aucun sous-titre n'étant fourni, ni Anglais ni Français...

La Dolce Vita
Segements de tournage (environ 37 minutes en six chapitres) entrecoupés d'interviews sur le vif. Sympathique et complet.


Making of A Bittersweet Life
25 minutes 35 très complètes qu'il est possible d'écouter avec ou sans les commentaires de l'équipe (non sous-titrés...). Quoi qu'il en soit, rien n'est sous-titré...Images du tournage, prépartion des scènes, interviews... Un module détaillé et qui remplit son office sans jamais voler son nom de "making-of".


Style of A Bittersweet Life
Art / Music / Sound / Action / Gun Smith / SPecial Effect / Special Art / CG: huit segments passionnants de 5 à 15 minutes, malheureusement non sous-titrés...

WHY ?
Succession d'interviews (21:22 minutes) toujours non sous-titrées...


Deleted and Alternate Scenes
18 scènes coupées à visionner avec ou sans commentaire... sans sous-titres en tous cas.

Entretien/table ronde (17 minutes)

A Bittersweet Life in Cannes
Le seul segment (07:41) qu'il nous sera possible de suivre puisqu'un journaliste Français présent lors du festival y est interviewé dans la deuxième partie. Images de l'équipe en France à Cannes, ambiance d'après projection, conférence de presse etc...

Sweet Sleep

Enregistrement d'une chanson en studio et défilement du générique du film et de son équipe technique.

EPK
Clip, teaser, trailer et TV Spot


Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

interactivite


Note Globale



 


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