logo




titre du film
Le DVD (zone 1, New Line, Collection Platinum) possède une piste audio DTS ES 6.1 Discrete mi-débit (version originale Anglaise), une piste DD 5.1 EX en VO. Une piste Française en DD 5.1 est aussi présente (doublage Québequois risible...). Des sous-titres Anglais sont présents. Le format de l'image est en NTSC, 16/9 (1:2.30 environ), le boîtier est de type Amarray et contient deux DVD sérigraphiés.

NOTEZ LE FILM:

NOTEZ LA PISTE DTS:

BLADE III (Trinity)
Extreme Edition, "Director's Cut"

Avec Wesley Snipes, Kris Kristofferson, Ryan Reynolds

A l'aide d'une manipulation d'image aussi géniale que machiavélique, les vampires ont réussi à piéger Blade : sur un document vidéo, on le découvre en train de massacrer... un humain. Pour le FBI, Blade devient l'ennemi à capturer. Pourchassé par les hommes et condamné par les vampires, Blade va devoir se battre sur tous les fronts. Les vampires, qui multiplient les alliances secrètes avec des humains renégats, sont sur le point d'utiliser son propre ADN pour ressusciter celui qui, il y a bien longtemps, fut le premier et le plus puissant d'entre eux. Entre course contre la montre et les pièges qui se multiplient, l'affrontement est total. Cette fois, Blade aussi va devoir montrer les crocs...


David Goyer, qui était scénariste du premier film, puis scénariste et producteur du second, endosse ici en plus la fonction de réalisateur.
Peter Frankfurt, producteur, confie : " Que David ait pris la direction totale du projet est un véritable atout. Après tout, c'est lui qui a inventé cette franchise, avec Wesley Snipes, lui qui a écrit les trois scénarios. Il a une connaissance complète du personnage et a largement contribué à le développer. Sur le tournage de Blade trinity, nous avions tous le sentiment que Blade n'avait vécu ses deux premières aventures que pour mieux affronter celle-là... "


Le producteur Peter Frankfurt explique ce qui différencie le troisième film des deux premiers : " Blade trinity est l'occasion de pousser le personnage dans des situations inédites. Cette fois, il ne livre plus seulement un combat de l'ombre, il est aussi confronté au FBI. La réalité étant plus présente, la guerre secrète que livre Blade n'en prend que plus de force. Blade 2 était plus orienté vers les effets des créatures. Dans ce nouveau volet, bien qu'il y ait évidemment des effets créatures, nous nous orientons davantage vers le monde de l'action et des arts martiaux."

Un troisième opus d'une platitude colossale, souvent involontairement risible (ne serait-ce que pour l'interprétation outrancière de certains acteurs, Dracula en tête, et de loin, qui auraient mieux fait de rester dans le circuit amateur), et qui finit par achever le spactateur à force de surenchère. Le film de Goyer réussit à détruire littéralement le subtil équilibre qui faisait le succès des épisodes précédents. La presse ne s'y est d'ailleurs pas trompée: pour Positif (Adrien Gombeaud): "L'aventure marque malheureusement un net recul par rapport aux volets sauvages de stephen Norrington et surtout de Guillermo Del Torro. Parfois drôle, le film n'est émouvant qu'involontairement.".

Un montage sportif, une musique assourdissante toc au possible, pour un ensemble sur la pente descendante... Vivemet un quatrième opus, et pourvu, pourvuque l'on se passe de David Goyer...


TEST DE BLADE (édition Japonaise, DTS Plein Débit)
TEST DE BLADE II (édition zone 1, DTS ES Mi-Débit)

Retour à la liste des tests »

L'image

Une image plutôt saisissante mais qui, à l'image du film, nous laisse complètement indifférent. Vacuité des décors, toc de la scène d'ouverture en Syrie, lumières banales... Un ensemble formel que le DVD restitue avec tout ce qu'il y a de plus convenable, sans excéder toutefois un certain état des choses. L'image présente une copie en NTSC fidèle au codage vidéo, avec des lumières respectées et détaillées, des contrastes convaincants (même si le niveau des noirs n'est pas optimum), et un degré de définition efficace à défaut d'être bluffant. Aucun défaut réel ne vient entâcher la présentation, qui demeure réussie, mais consternante de banalité. Les couleurs, soigneusement filtrées en post-production à l'aide de retouches numériques, présentent une bonne colorimétrie, sans pour autant relever de la cohérence artistique (le rouge est nettement mis en valeur dans certaines séquences, et complètement moins sur d'autres qui le mériteraient tout autant...). L'édition Japonaise du premier opus de cette trilogie présentait quant à lui une image hallucinante de densité et de prestance (Le test est accessible ici)

Le son

Retour sur une castration inqualifiable...

Blade Trinity a bénéficié d'un traitement roayl pour ce qui de la phase de post-production: le film a en effet été mixé dans un auditorium luxueux auprès de Todd AO, qui correspond à quelques détails près au Skywalker Ranch de George Lucas. Ceci garantie au métrage un impact colossal et des matériaux de première main. Mais, et il y a toujours un mais, la bande-son un rien 'gentillette' (nous y reviendrons) a été retraitée, retravaillée et complètement réégalisée par le Studio Mi Casa, dont vous devez savoir que nous abhorrons les principes de méthode. La bande-son a été, conformément à ce qui est noté dans les menus et sur la jaquette du DVD, "optimized for DVD, no equalization required". En lieu et place d'une "optimisation" réelle, Mi Casa a, comme à l'accoutumée, décharné la bande-son, épuré son impact et réévalué, vers le bas, sa dynamique d'ensemble. Les voies ont été rééquilibrées, la réponse ne fréquence secouée et atténuée, et les flux audio redistribués de manière arbitraire pour soit-disant mieux cadrer avec les exigences du home-cinema... Une véritable castration artistique qui bride le technique, et finit par détruire une grande partie du potentiel formel de la bande-son... comme ce fut le cas sur la trilogie du Seigneur des Anneaux, qui, nous ne le dirons jamais assez, représente, sur DVD, l'une des pires expériences audio qui soit... Mi Casa s'est en effet occupé d'un grand nombre de bandes-sons, et les résultats sont bien simples: toute production sonore qui ressort de leur programme de traitement audio porte la griffe Mi Casa: aigus diminués, basses ronronnantes et à la profondeur acoustique contrôlée en post-production, égalisation de la façade, et filtrage des voies arrières, qui perdent totalement en délié et en ouverture. Sans oublier "l'effet de masque" audio qui suggère qu'un linge a été placé dans les enceintes, d'où ce son sourd, étaient, à des années lumières de ce que nous sommes en droit d'attendre d'une production moderne en terme d'ouverture acoustique. Pire: au cinéma, les bandes-sonores étaient mille fois plus convaincantes. Le traitement Mi Casa les a tout bonnement débarassé de certaines de leur caractéristiques soniques et acoustiques... Sur ces DVD, en downmixant la piste DD 5.1 en Stéréo dolby Surround analogique, le résultat obtenu donne parfois plus de résultats que la piste 5.1 de laquelle il prend sa source... En bref, la bande-son est optimisée pour les non home-cinema, mais elle pénalise l'écoute sur un réel home-cinema...

Blade Trinity n'échappe pas à la règle: le son possède les caratéristiques habituelles des DVD issus du Studio Mi Casa: sourd, peu ouvert, "bourrin" etc... . D'un point de vue davantage artistique, cette bande-son n'est pas réellement digne d'éloges, même s'il a été supervisée par le grand Skip Lievsay (Re-Recording Mixer). Les effets sonores relatifs à la création pure ne sont pas légion, et les voies arrières ne diffusent que très peu d'effets efficaces: en lieu et place de ceux-ci, seule un feuilletage du catalogue rap/hip-hop/metal remplit la scène arrière, en Stéréo cependant, durant les scènes d'action. Nous sommes bien loin de la densité acoustique de Blade II et de ses performances soniques dignes d'anthologie. Le son pateux propre aux travaux de Mi Casa peine donc quelque peu à se répartir uniformément et avec agilité, bridé par toutes ces "bidouilles" techniques sans intérêt. Le film ne décompose pas l'espace sonore avec soin, et se contente de reposer sur une dynamique globale capable de grands écarts mais sans envolée réelle, sans propension à 'expandre' les données sonores... Les scènes calmes sont d'une platitude invétérée, et n'activent que la scène avant, alors qu'en Dolby Surround matricé, les voies arrières sont bel et bien présentes... Durant les séquences les plus agitées, la bande-son se fait criarde et le volume suffisament élevé, mais elle ne déclenche pas de situations acoustiques digne d'intérêt. Cette bande-son est de loin la moins convaincante de la trilogie. Sa relative modestie se lit jusque dans les scènes les plus agitées, où même les vociférations des vampires semblent dénuées de substance sonore. C'est dire ! Seuls certains graves, tendus convenablement, finissent par remporter l'adhésion, mais à nouveau, nous sommes loin de la même section du spectre qu'offrait Blade II... En comparaison avec ce Blade Trinity, la bande-son de Hellboy est bien plus convaincante, et ce sur de très nombreux points (création, usage de l'espace sonore...)

Enfin, la bonne nouvelle de cette édition DVD provient de la piste DTS ES, véritable réussite qui parvient à revitaliser le potentiel acoustique de la bande-son, notamment en décuplant légèrement l'impact sonique de certaines basses et certains coups d'clats (ouvetture et pré-générique: différences avec le Dolby Digital frappantes). Elargie et redynamisée, la bande-son semble davantage reposer sur elle-même et trouve une forme d'épanouissement volumétrique dans l'espace d'écoute qui, en de rares occasions, a de quoi surprendre. La piste Dolby Digital 5.1 EX "assèche" le rendu global du mixage et diminue à force de réductions le pouvoir de remplissement des voies principales. Lors de certaines séquences, le format DTS permet de densifier voire de "durcir" les formes aspectuelles du son, tout en offrant davantage de relief tridimensionnel. Des avantages qui sont finalement physiques, psycho-acoustiques, physiologiques, et qui redonnent à cette bande-son un certain pouvoir de conviction. Pour finir, on avancera sans se tromper que la piste Dolby Digital 5.1 EX resserre cette bande-son, diminuant par la même sa réactivité et ses capacités acoustiques. A cet égard, ce DVD peut aisément être conçu comme une belle illustration des bénéfices salutaires que peut offrir l'encodage DTS, même s'il ne s'agit ici que de Mi-Débit...

En revanche, les opérations appliquées par Mi Casa sont impardonnables et inacceptables... Inutile d'attendre avec ce titre une réelle démonstration des potentialités du son au cinéma, tant sur le plan artistique que technique.

SI vous êtes équipé d'un ampli THX, pensez à supprimer l'option "reequalization", car dans sa phase de mastering audio, cette réégalisation a déjà été appliquée à la bande-son, en amont.

 

L'interactivité

Deux commentaires audio sur le disque #1, documentaire de 106 minute Inside The World of Blade : Trinity, découpé en seize segments, instructif et finalement complet, qui aborde même le sound design (on peut découvrir l'équipe son au travail dans l'auditorium Todd AO, fait rare), en VO sous-titré Anglais, dont voici le programme:

.Intro
.The Urban Vampire - Story development
.The Familiar Leader - David Goyer directs
.Fresh Blood – Casting
.Nightstalker Boot Camp - Cast training
.From Tombs to Towers - Set design
.Dressed to Kill - Costume design
.UV Lighting – Cinematography
.Beyond the Basics - Facts for the uber-fan
.Silver, Swords & Sundogs - Designing the .Blade weaponry
.Creating Mayhem - Stunts & action
.Sword Against Celluloid – Editing
.The Perfect Ash - Visual effects
.The Beat of Blade - The music
.The sounds of Slaying - Sound design
.The Color of Blood - Enhancing the colors
.Who Shall Die - The future of Blade
.Credits

Goyer on Goyer: The writer interviews the director cinq minutes d'interview du (piètre) réalisateur et de son scénariste, c'est à dire lui-même...

Une Fin alternative, sans le moindre intérêt...

Un bêtiser qui ne décochera aucunement le rire, même chez le fans de la première heure, qui rate donc complètement sa cible (DD 5.1)

Des Bandes-Annonces (teaser et trailer tous deux en DD 5.1, avec une bande-son ravageuse, nettement plus que sur le film), ainsi que des bandes-annonces, toujours en DD 5.1, d'autres productions (risibles, complètement) de New Line. 6 minutes de preview de la version longue du Retour du Roi, disponible chez le même éditeur.

Deux galeries d'images diverses, et un petit comics est joint avec le DVD.


Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

Note DD


Note Globale

Laissez votre commentaire:


© 2003 - Revolusound.com
. Tous les logos et diagrammes qui apparaissent sur ce site sont la propriété
unique et exclusive des marques / sociétés citées. Leur présence sur ce site n'est qu'illustrative, et n'est soumise
à aucune forme de contrat. Pour toute donnée supplémentaire sur DTS, merci de consulter
le site officiel: www.dtsonline.com.