

BRICE DE NICE
(2004)
Avec
Jean Dujardin, Bruno Salomone, Clovis Cornillac...
Scénaristes:
Jean Dujardin, Karine Angeli, James Huth
Compositeur: Bruno Coulais
Directeur de la photographie: Philippe Piffeteau
Costumier: Sandrine Weill
Chef décorateur: Alain Veissier
Chef monteur: Antoine Vareille, James Huth
Mixage: William Flageollet
Ingénieur du son: Jean Minondo
Eternel ado de presque trente ans, délaissé
par son père affairiste et une mère
absente, Brice s'est réfugié dans
une posture, un "style" avec lesquels
il exprime son être essentiel, son véritable
vécu intrinsèque. Il est devenu
un surfeur, winner, ascendant snowboarder.
Comme Bodhi, le personnage de Patrick Swayze dans
Point break, Brice attend la vague, SA vague...
à Nice !
Personne pourtant ne se risque à se moquer
de Brice : redoutable bretteur du langage, Brice
s'est fait une spécialité de "casser"
tout et tout le monde par le truchement de ses
réparties verbales. Car Brice de Nice le
surfeur est également un grand casseur.
Il fallait bien qu'un jour Brice soit rattrapé
par la réalité...
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Rolling Stone - Grégory Alexandre
Le tsunami Brice n'a pas failli : le festival déconne
est permanent, et la bonne nouvelle, c'est que même
le déluge de vannes à été
canalisé dans un récit linéaire,
ce qui est assez inattendu.
Libération - Gilles Renault
Ecueil habituel, on ne sort guère de la suite de
sketches (Brice attaque la banque, Brice à l'hôpital...)
enfilés sans malice ni sagacité. Reste,
avec son abattage et ses formules, un personnage et un
ton, loufoque, effréné, qui, tout en faisant
l'éloge hédoniste de la vacuité,
offre une alternative à l'escalade trash de la
bande Youn-Desagnat & Co (...) Seule la frange ado
pourrait suivre.
Le Monde - Jean-François Rauger
On y retrouve l'image, à peine déformée,
d'une frivolité puérile et fièrement
analphabète très contemporaine. Si, par
instants, le film de James Huth et surtout l'abattage
de Jean Dujardin font irrésistiblement mouche,
l'obligation de densifier et d'humaniser une silhouette,
consécutive à la conduite d'un récit
d'une heure trente, en dévitalise quelque peu la
force comique.
Télérama - Pierre Murat
On a joué un mauvais tour à Jean Dujardin
(...) On lui a emprunté le personnage qu'il a inventé
(...) pour en faire le héros du film le plus désolant
tourné depuis longtemps (...) un malveillant a
eu l'idée d'engager Clovis Cornillac dans le rôle
d'un mec qui n'arrive jamais à finir une phrase.
Résultat : Clovis dévore Braillsse tout
cru. Hormis lui, tout est nul.
Cahiers du Cinéma - Jean-Philippe
Tessé
Comme redouté, la bande-annonce de Brice de
Nice est meilleure que le film qu'elle promet.
Après un Iznogoud exécrable,
comble de la stupidité, un adversaire de taille
venait ébranler la comédie populaire "à
la Française". Sorti quatre mois environ après
les immondices cinématographiques de Patrick Braoudé,
Brice de Nice fit figure de challenger à
Michaël Youn. Mais challenger victorieux. Outre une
mise en scène quasi inexistante ou purement circonstanciée
qui élèverait presque le minimalisme au
rang de vertu, et des dialogues tantôt savoureux
(les ex nous c'est nous Dujardin et Salomone
ayant de quoi réserver un lot de surprises inespérées)
tantôt affligeants, Brice a su conquérir
une part importante, majeure même, du public Français
lors de son exploitation en salles. Une mécanique
comique huilée mais prévisible, des bribes
de slapstick à l'Anglaise, et des débits
verbaux hors normes qui mettent en avant une caractéristique
finalement un peu oubliée du comique Français,
et par instants une franche originalité font de
ce Brice un modeste épisode, réussi,
dans le paysage comique Français. Néanmoins,
le spectateur un peu plus exigeant ne manquera pas de
se voir affligé par cette forme (pourtant inoffensive)
de crétinerie made in France... Le numéro
survolté de Jean Dujardin ne pouvait que réussir
brillamment son passage à l'écran. En revanche,
la construction dramatique et scénaristique de
l'intrigue ne suffit toujours pas à convaincre
voire à accrocher durablement...
Retour à la liste des tests...
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L'image
Master en forme mais report finalement
peu optimal sur la durée du film... La définition
faillit par moments, et nous avons noté d'étranges
phénomènes d'encodage (lors des séquences
dans le vieux-Nice) se manifestant de temps à autres
sous forme de rémanence. Le jaune "pissou"
ressort à merveille sur l'intégralité
du film, mais l'ensemble du film semble avoir subi les effets
pervers d'un filtre vidéo passe-bas et limitatif
qui a tendance à gommer ou lisser certains détails
sur un grand nombre de séquences. Contrastes corrects,
luminosité agréable mais perfectible, et dynalmiue
vidéo qui manque d'entrain et de conviction. Certaines
séquences passeraient presque pour de la vidéo
par moments tant le piqué semble souffrir de sérieuses
tares... Arrière-plans définis comme il se
doit (facile en raison du cadre assez ouvert et des optiques
assez peu complexes) mais manquant parfois de consistance.
Il en résulte ainsi une sentiment mitigé.
l'image offerte ici ne décevra pas réellement
les spectacteurs mais ne manquera en revanche pas de laisser
les rétines les plus exigentes dubitatives... La
luminosité du Sud se voit restituée de bien
belle manière (c'est un Niçois qui rédige
cet article) et ce même si le film a été
tournée sur la plage la plus... ridicule, sombre,
et moins fréquentée de Nice...
Le son
Les hasards de l'actualité nous
ont fait découvrir Brice et The Ring
2 en DVD au même moment. La surprise fut de taille,
et ne manquera pas de surprendre... Brice aurait-il
une meilleure bande-son et un meilleur rendu que The
Ring 2 ? La réponse sera affirmative, dans tous
les sens du terme. La présence d'une piste DTS 5.1
encodée en Plein Débit n'y est évidemment
pas étrangère, mais les idiosyncrasies techniques
et artistiques du mixage 5.1 multicanal de Brice
font elles aussi la différence. Et quelle différence!
Avant toute chose, notons le très grand dynamisme
du mixage 5.1, avec des dialogues clairs et projettés
sur la centrale et une superbe précision scénique,
là où nous n'attendions rien, ou du moins,
pas grand chose... Bon rapport signal sur bruit également,
qui sera encore plus appréciable sur les meilleures
configurations. L'activité générale
de tous les canaux de l'espace d'écoute s'est aussi
avérée être une remarquable surprise,
puisque le film use abondamment d'effets arrières
(ambiance, comique de circonstance, slapstick...)
et avec une certaine bonhomie. L'efficacité du mixage
éclaire ainsi le film et le dynamise du début
à la fin en lui insufflant une énergie acoustique
indéniable qui anime le métrage sur le mode
sonore en soulignant les répliques et les gags de
manière certes ostentatoire mais jubilatoire (Brice
n'étant pas qu'un simple personnage visuel). Les
diverses configurations des lieux (plage, mer, vagues, places,
appartement, piscine) bénéficient d'une belle
couverture acoustique, réaliste et patente, même
si par moments, celle-ci faillit tout de même quelque
peu à la tâche. Le rendu sur DVD (suite à
la phase d'encodage) se montre très convaincant,
justement puisqu'il propose de très belles valeurs
de volume et une dynamique surprenante, placée bien
plus haut que celle de Ring 2 par exemple, de Ray
(chez Universal), ou encore de 99.8% des DVDs
issus de Warner... Forte, claire et non réégalisée
de manière castratrice, la bande-son de Brice
de Nice surprend l'oreille par sa vivacité acoustique
affutée et sa fraîcheur bienvenue. D'un point
de vue strictement acoustique, les concepteurs ont opté
pour un minimalisme expressif (peu de recherche abstraite...
mais en avions-nous besoin?) mais aussi pour une franchise
et une force sonore qui tranchent complètement avec
la dimensions télévisuelle façon Nicam
Stéréo Surround à laquelle nous nous
attendions. Mieux: le DV exploite le format DTS de manière...
ultra-performante. Cette piste DTS s'avère être
la meilleure produite par l'éditeur depuis très
très longtemps tant elle tranche radicalement avec
le format Dolby Digital 5.1. Ouverture des canaux, capacités
dynamiques, justesse des timbres, habillage acoustique,
spatialisation etc... réalisent des bonds de géant
en avant et propulsent l'expérience Brice
vers des sommets que l'on ne soupçonnait absolument
pas. Sans mentir et sans langue de bois, l'écoute
en DD 5.1 et DTS 5.1 relève du jour et de la nuit
et nous rappelenent à quel point une piste DTS correctement
supervisée et encodée peut s'avérer
saisissante. Sur la sublime musique de Bruno Coulais (l'un
des rares points positifs que l'on retient volontiers du
film), le rendu égale parfois celui d'un CD DTS (le
générique de fin est absolument délicieux,
jusqu'au bout, avec des choristes placés en stéréo
arrière et avec un débit et une fidélité
audio qui ne pourront que flatter l'oreille). Coulais fut/est
l'un des pionniers (tardif tout de même) de la musique
de film enregistrée et mixée en multicanal.
Sur Les Rivières Pourpres, le rendu étonnait
par sa subtilité et sa spatilisation. Ici, le choc
se montre moins prononcé mais les caractéristiques
d'écoute sont les mêmes, toutes marquées
par une clarté sans faille et une ouverture du champ
musical formidable. Les instruments sont séparés
à merveille, les rythmes s'envolent et foceraient
presque à faire grimper le volume, la réponse
en fréquence se montre très musicale, témoignant
d'un enregistrement aux petits oignons. Qu'il s'agisse de
morceaux d'opéra, de rythmes dance, de chanson ou
bien de tubes à tendance Hawaïenne, Coulais
en est à la source, composition et enregistrement.
Le mixage de la musique a été signé
Maxime Lefèvre, au Studio Claudia Sound (Aubervilliers).
Secondée par William Flageollet qui a signé
le mixage du film, la musique de Coulais trouve un écrin
technique, nous insistons, réellement surprenant
eu égard du film et de son contexte... La musique,
sur la piste DTS, grimpe de cinq niveaux en terme de prestance
et d'ouverture, au point qu'elle porte littéralement
le film vers le haut et lui offre une fidélité
et une puissance acoustique dont il n'aurait presque pas
besoin... Basses, délié des arrières,
fermeté de la réponse en fréquence,
ouverture globale des canaux et basses musicales, étagement
des plans, clarté de la réponse etc etc...
le format DTS emporte tout sur son passage au point que
certaines séquences nous évoquent des différences
audibles sur le DVD zone 1 de Gladiator entre DTS
et Dolby Digital 5.1. Un peu fort de café selon vous?
Faites donc le test. Comme nos notes le mettent en avant
un peu plus bas, les différences DD/DTS auront rarement
été si flagrantes dans notre zone 2. Signalons
que le rendu du downmix en Stéréo
Dolby Surround de la piste DD 5.1 se montre plus convaincant
que la piste DD 5.1 elle-même lors de certaines séquences...
mais le format DTS brille par son ampleur et sa franchise.
A n'en point douter... et aussi surprenant que cela puisse
paraître, nous en convenons bien.
L'interactivité
Le Brice DVD simple contient :
- Mon film en version française
ou en version "vieux niçois" (en réalité,
un cassage...)
- Le commentaire audio de James Huth et Jean Dujardin
- 4 chapitrages (classique, cassage, point break, chansons),
- 5 teasers (dont 1 inédit) et la bande-annonce,
- Le making of version cinéma,
- Des bonus cassés cachés...
Réservés à l' Edition Complétement
Collector, les bonus suivants:
Le Brice DVD collector c'est comme le Brice DVD simple mais
en mieux... Il contient le DVD simple et un 2ème
DVD avec les bonus suivants :
- Le Brice of (Bonus exclusif et inédit
de 65 minutes sur le tournage du film, fort bien conçu
et qui sait alterner images du plateau et anecdotes),
- Les scènes coupées,
- Le bêtisier (8 minutes)
- 6 mini-sketches ,
- La BRICECAM : surveille la vague
- Le clip vidéo "Le casse de Brice" (DD
2.0)
- Habille ton Brice
- D'autres bonus cachés...
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