Un report de haute tenue et qui, en dépit des multiples filtres et traitements visuels apportés aux images en postproduction, parvient à maintenir un équilibre global saisissant. Les contrastes se montrent ad hoc, ainsi que la définition, offrant au film de Joffé une lisibilité maximale jusque dans les (nombreuses) scènes les plus sombres. La compression se montre honnête pour un transfert SD, et l'on devine aisément l'apport d'un traitement Haute Définition tel qu'on pourrait le découvrir sur Blu-Ray ou HD-DVD. Mais ici, l'image proposée par l'éditeur se montre entièrement satisfaisante, quelqu'en soient les conditions de tournage. Avec sa belle dynamique vidéo, même les couleurs les plus criardes luisent dans l'obscurité.
Le son
La bande-son du film déploie une énergie et une dynamique conséquentes, et propose, dan ses séquences les plus cauchemardesques, une gestion de la scène sonore qui n'est pas sans rappeler les délires audio-visiogène de la saga Saw. Là où semble dominer, sur l'essentiel du métrage, un sentiment de mesure et de resserrement acoustique, certaines séquences proposent une ouverture maximale des canaux, et agitent l'univers acoustique du film avec une violence sonore et une dynamique comme on en a finalement peu entendu depuis longtemps. Si Saw misait sur un tape-à-l'oreil constant, Captivity propose au contraire une expérience proche de l'abstraction autiste, qui monopolise l'arc frontal en quasi-permanence, aidé en cela par de forts jolies perspectives stéréophoniques, nettes et tranchées à l'extrême. Lors de séquences fortes et riches sur le plan événementiel, la bande-son récupère spontanément des valeurs acoustiques alternatives, ouvrant la scène arrière avec brio, et activant une mobilité spatiale des sons de tout premier ordre. En ce sens, la gestion de la scène multicanaux se montre franche et ciblée, et repose sur un sound design qui accumule les sonorités atonales ou au contraire, plus métalliques et sourdes. L'univers acoustique du film oscille entre le poids du ciment de la cave, les échos qu'il génère contextuellement, ainsi que l'emprise de tous les pièges métalliques aux sonorités acier. Quelques coups de feu d'une violence acoustique inouïe inondent le premier-plan sonore, avec ce même souci de reproduction de proximité spatiale. Les impacts sont saisissants, ainsi que les divrses attaques, jusque sur le plan tonal. Sans proposer une soupe informe de sons, la bande-son du film joue en permanence sur le terrain de la perception subjective du personnage enfermé, et jette de la lumière sur la partie off-screen, là où sévit le tueur, derrière les murs.
Le design des sonorités semble prendre le pas sur la performance multicanaux pure: les sons sont parfois ralentis ou accélérés, et occupent des pans entiers de la scène sonore avec une obsédante forme de mise en scène qui ne cache pas sons soucis de provoquer le trouble. Lorsque l'abstraction suscitée par l'arc frontal rejoint les exploitations multicanaux typiques du genre, le film atteint des sommets de violence éruptive, dessinant par-là même un authentique projet de mise en scène qui étonne par sa sévérité. Les brusques remontées de dynamique et les accès de fureur (fusil à pompe, explosion du chien...) se voient très largement mieux mis en scène sur le mode acoustique par la piste DTS ES 6.1 Discrete, qui propose sur cette édition DVD un niveau de performance indéniable. La scène sonore s'y voit mieux découpée, et la perception de la scène acoustique grimpe de trois bons niveaux, la piste DTS conservant une homogénéité ainsi qu'un poids sonore que la piste Dolby Digital a sérieusement tendance à neutraliser ou minimiser. La scène arrière jouit d'une ampleur et d'une largeur très perceptiblement supérieure, et se voit appuyée par une dynamique indéniablement plus conséquente. Enfin, ajoutons que la part de création (sound design) se voit solidifiée par l'emprise que la piste DTS possède sur la source. En se montrant capable de générer davantage d'intensité sonique, la piste DTS explore l'univers du film avec une plus grande fidélité, et fait ressortir ses micro-informations avec un soucis de transparence et de fidélité qui laissent sur le carreau à plusieurs reprises. La piste Dolby Digital effiloche l'intégrité de la bande-son, sur la scène frontale mais aussi sur l'équilibre de la scène arrière, qui perd en substance d'une part, mais surtout en texture et en immédiateté.
La présence de deux encodages sur 7 canaux (EX et ES) représente, à nouveau, une inutilité stupéfiante. Là où la piste DTS ES, reproduite en Discrete, agit avec une superbe efficacité par rapport au Dolby Digital EX, il n'y a en revanche que très peu à entendre sur le canal central arrière. Il se contente de dissiper des informations d'ambiance assez ténues et peu prégnantes...
L'interactivité
Making-of (17 minute)
Bandes-annonce (4/3 et toujours 2.0...)
"On The Set Look" (featurette)
Scènes supprimées