Deluxe Digital Studio est responsable pour ce pressage à la compression souvent de très haute volée. Autant l'avouer dès le début, la déception est de rigueur, et ce même si le pressage se montre d'une superbe facture, lors des scènes de nuit comme de jours. La faute en incombe à un master en forme assez peu fidèle à nos standards. La compression s'y montre néanmoins invisible, et les iamges possèdent une densité à toute épruve, délivrant des séquences à haute densité cinégénique. L'apport de la HD est principalement lisible dans la définition ainsi que dans la richesse expressive dont font preuve les images. Epaisses, piquées et souvent très naturelles, elles redonnent une toute nouvelle jeunesse à ce classique des années quatre vingt. Les contrastes demeurent lisibles en permanence et accusent une superbe profondeur, ainsi que le niveau des noirs. Les échelles de gris et l'étalonnage colorimétrique sont à leur avantage, et les images semblent avoir été nettoyées sans qu'un réducteur de bruit sauvage n'ait été employé. La granulation d'origine se montre perceptible, mais ne déborde pas sur des défauts ou des artefacts ruinant l'image. Au final, c'est avec bonheur que nous constatons que l'image délivrée ici dépasse allègrement celle du Blu-Ray de Die Hard et possède une dynamique vidéo conséquente et appétissante. Les explosions et la longue scène d'attaque finale possèdent en ce sens une énergie visuelle et un sens du détail épatants.
La piste son encodée en DTS-HD Master Audio dispose d'une belle énergie et d'une vivacité à toute épreuve. Lors des séquences d'action, la capacité dynamique grimpe d'un bon ton et révèle une répartition des masses sonores aux aspects modernes et enlevés. La scène arrière n'est aucunement prise à défaut et active une profondeur acoustique, ainsi que de signal, qui font immédiatement penser qu'un important travail de remasterisation a eu lieu. La réponse en fréquence demeure claire et précise, sur l'ensemble du spectre, et ce même si les médiums se posent comme une zone stationnaire la plupart du temps et manquent cruellement de délié et d'assise, de réalisme. Mais pour le reste, la dynamique affiche des valeurs souvent étonnantes et l'on est loin d'un rendu délabré ou congestionné. Dans son grand ensemble, cette bande-son possède de sérieux atouts, et le format DTS parvient à détourer l'univers acoustique du film avec un sens inné de la finition et du résultat. Les raccords avants-arrières, s'ils manquent de consistance, ne déméritent pas, et ce même s'il faudra attendre la séquence finale, la plus musclée, pour découvrir le réel potentiel acoustique du film.
La scène sonore se montre active et franche dans son rendu, massive et déliée lors des emplois (réguliers) de toute la dimension de la scène sonore. La présence de DTS Plein Débit (1509.75 Kbps) sur la partie Encore du signal DTS-HD induit une hausse très nette du réalisme acoustique, ainsi qu'une allocation bien plus précise des éléments dans l'espace, ainsi mieux placés et davantge audibles. La bande-son possède suffisament de présence et de corps pour être appréciée à sa juste valeur, en dépit du remixage. Un certain sens du détail associé à une dynamique fougueuse et sans réelle limitation, outre l'âge des élements source.