Remarquable copie proposée ici: l'image jouit d'un confort optimal, avec une définition au couteau et des contrastes archi-définis la plupart du temps. Le format cinémascope domine l'aspect visuel de cette édition DVD, qui prolonge la clarté et la lisibilité de l'image jusqu'au fin fond des arrières-plan. L'image demeure saine et stable, précise et limpide. On regrettera quelques bévues au niveau de la compression (granulation sporadique) et dela gestion des lumières. Les échelles de gris se montrent pimpantes et les nuances colorimétriques pareillement. Les plans en extérieur jour (paysages, en fin de film) représentent le meilleur de ce que ce pressage a à offrir.
Le son
La piste DTS 5.1 offre à la bande-son du film une épaisseur supplémentaire, un relief davantage cisellé ainsi qu'une ouverture plus prononcée, et ce sur tous les canaux. Le film use habillement de la notion de "gamme dynamique", qui consiste à amplifier brutalement toutes les ressources du spectre audible pour créer des effets chocs ou des apparitions. L'essentiel des sons occupe la scène frontale, mais la scène arrière se voit octroyée un grand nombre d'informations acoustiques, de manière très sporadique toutefois, et souvent avec incohérence: certaines séquences sont bruyamment bruitées sur les voies arrières, jusque dans l'enceinte centrale arrière (si l'on écoute en DTS néo:6), tandis que dans d'autres circonstances pourtant analogues, il n'en est rien. Les dialogues se montrent perforants et nets, et occupent le centre avec une fidèle robustesse. Les instants paranormaux occasionnent une brusque remontée de volume et de dynamique, qui emploie l'ensemble du spectre, principalement le haut médium et le registre aigu.
L'activité multicanaux demeure ténue et discrète, mais existe bel et bien lors de la première partie du métrage. La scène avant offre une jolie palette de spatialisations multiples lors des déplacements des personnages, et héberge également la partition musicale, tantôt très banale, tantôt proposée en stéréophonie très ouverte et au découpage acoustique savamment orchestré. Les rapports avants-arrières, souvent sous-utilisés, demeurent remarquable de fidélité et de cohérence lorsqu'ils sont convoqués par la scène sonore. La puissance de certaines séquences sonores, très brèves, font remonter une énergie acoustique physiquement ressentie par le spectateur. Loin de toute cacophonie, ces séquences mettent à nu le schéma de la bande-son du film: faire frémir et angoisser avec adresse et précision, sans glisser vers l'outrancier. D'où ce recours très anodin aux voies arrières et au canal de grave. L'ouverture du film vous forcera à monter le son durant deux minutes, jusqu'à ce que deux coups de feu retentissent avec fracas et puissanec démoniaque, interrompant les quelues notes jouées au piano, elles sous-représentées en terme de volume et de spatilisation. VOus êtes prévenus...
Le format DTS s'accomode légèrement mieux du climat acoustique du film. Il offre une texture sonore aux positionnements des instruments plus orchestral (musique), et ajoute des nuances de musicalités à l'ensemble de la bande-son, qui du coup récupère une précision accrue dans ses qualités d'évocation, précision qui s'étend jusque dans les voies arrières, mieux découpées et développées avec davantage de prestance en terme de diaphonie. L'équilibre acoustique global demeure un très grand cran au dessus lors de l'écoute en DTS 5.1.
A signaler: la qualité de la piste Dolby Digital 2.0, qui ne souffre pas de normalisation des dialogues (0 dB d'offset), et qui offre une étoffe sonore tout àfait réjouissante, au point de faire jeu égal avec les pistes 5.1 sur la quasi-intégralité du film. Mais lorsque la gamme dynamique est activée sur certaines séquences, elle n'offre qu'une pâle figure.
Interactivité
Edition locative: absence de suppléments.
Edition vente:
- Bande annonce
- Entretiens avec les acteurs
- Making-of
- Galerie de photos.