Le format CinémaScope se montre
ici explosif et d'une grande élégance, en
dépit du peu de substance filmique que lui injecte
le cinéaste... Le master 16/9 apparaît en très
grande forme et fait remonter un excellent niveau de contrastes
lors des scènes nocturnes (75% du film). La définition
oscille de douce à très définie, sans
excès, équilibrée et découpée
avec soin, du premier au dernier plan. Les couleurs redonnent
tout leur sens au terme de 'saturation', puisqu'elles s'adonnent
à un festival colorimétrique finement géré,
notamment dans la toute dernière séquence
d'action. Les défauts sont absents et la compresion
affiche fluidité, limpidité et aplomb. Au
final, il en demeure un ensemble de haute volée dans
la droite lignée des éditions de qualité
que propose l'éditeur. Avec ses séquences
bloties dans l'obscurité mais toujours très
lisibles, l'image de ce DVD remplit son office en restituant
avec prestance et conviction l'atmopshère visuelle
du film.
Le son
En dépit d'un offset (normalisation
des dialogues et consorts) de -4dB sur les pistes Dolby
Digital (qu'il convient donc d'écouter avec 4 dB
de volume de plus qu'en DTS), les différences entre
les deux codages se montrent parfois assez élogieuses,
toutes proportions gardées toutefois... La bande-son
de Cursed ne constitue aucunement un événement
et affiche une certaine bonhomie qui aura vite raison du
spectateur éclairé. Large, plutôt vive
et libre, elle n'hésite pourtant pas à ouvrir
tous les canaux avec une certaine délectation et
à prendre son propre parti en obéissant aux
multiples codes et autres canons du genre. Si les basses
fréquences ne se montrent pas particulièrement
présentes, le reste du spectre audible répond
présent à l'appel avec une gestion de l'équilibre
sonique plutôt finaude par moments, notamment sur
la façade frontale. Le recours à l'extension
arrière demeure en revanche purement circonstancié,
même si certaines bribes d'effets ont été
localisées, notamment lors de l'attaque du loup au
début du métrage. Sans réellement assigner
à la bande-son une projection acoustique tri-dimensionnelle,
la bande-son oeuvre à 'paysager' le film lors des
moments clés, mais peine tout de même à
poursuivre cet effort jusqu'à son terme. Aussi, le
film sombre t-il dans une certaine forme de banalité
qui se voit rattrapée grâce à une belle
gestion du volume et de la dynamique (rapports sons faibles-sons
forts) qui emportent tous deux davantage l'adhésion
que les effets et autres affèteries stylistiques
de mixage. Il enr résulte une bande-son certes vive
lorsqu'elle le sollicite, mais finalement trop circonstancié
et relativement peu étudiée, moins conceptuelle
que prévu vu l'univers dans lequel elle évolue.
Les versions Françaises, une fois n'est pas coutume,
sont ici vivement conseillées tant les VO se montrent
sourdes et peu habitées (accident de voiture: l'expérience
semble presque complètement différente en
VO, tant la VF convainc par sa force et sa fougue sur tous
les canaux). La piste DTS en particulier parvient de manière
discrète à renforcer l'équilibre sonore
et à durcir les résultats apparents et l'efficacité
immédiate de la bande-son, en insistant notamment
sur la zone médium et grave qui retrouvent un aplomb
et une texture plus volumieuse, ainsi qu'un apprêt
dynamique qui sollicite légèrement plus l'installation
tout en soulignant, de manière très fine et
peu objective cependant, certaines caractéristiques
du mixage. En épaississant légèrement
le trait, le format DTS accompagne le film et permet de
disqualifier les petites bévues inhérentes
au format Dolby Digital, comme l'affaiblissement de la dynamique
sur la façade avant et la gestion du haut et du bas
du spectre. Pas de pléthore d'effets arrières,
mais un ensemble dynamique et pertinent lorsqu'il se montre
sollicité.
L'interactivité
Derrière les crocs : le making
of de "Cursed" (7'40" - VOST)
Le montage (5'40")
Des effets très spéciaux (6'50")
Comment devenir un loup-garou ? (8')
Contenu DVD-Rom
Lien Internet vers le site TF1 Vidéo