

DANNY THE DOG
(2005)
Avec Jet Li, Bob Hoskins, Morgan Freeman
Un film de Louis Leterrier
Chef opérateur: Pierre Morel
Equipe
son: Cyril Holtz, François-Joseph Hors, Vincent
Tulli, Maud Lombard
Bart
a élevé Danny comme un chien, dressé
pour tuer. A 30 ans, il ne connaît de la vie
que son maître, la pièce dans laquelle
il est resté reclus et les combats sanguinaires
pour lesquels il est entraîné. Après
un règlement de compte, Danny se retrouve
seul, perdu. Sam, doux, humain, artiste, et sa belle
fille mélomane le recueillent. A force d'amour,
de patience et de gentillesse, Sam et Victoria vont
défaire le long apprentissage de la violence
qu'il a connue.
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DOSSIER DE PRESSE
Danny the dog marque les retrouvailles
de Jet Li avec le producteur et scénariste Luc
Besson. Les deux hommes avaient collaboré en 2001
sur Le Baiser mortel du dragon. Les combats ont
tous été chorégraphiés par
Yuen Wo Ping, qui a supervisé ceux de Matrix. En
faisant référence au film, Louis Leterrier
explique : "les combats sont visuels et rapides,
très sombres. Après, ils se développent
et deviennent plus visuels. Les acteurs qui participent
aux combats de Wo Ping savent se battre, car ses plans
sont longs, avec des enchaînements de dix à
douze coups, très chorégraphiés,
très compliqués pour les comédiens.
On les voit faire des choses qu'on aurait crues impossibles."
Pour le rôle de Victoria, Louis
Leterrier souhaitait une jeune femme qui incarne à
la fois la fraîcheur et la gentillesse, sans aucune
mièvrerie. C'est après avoir voyagé
aux Etats-Unis et en Angleterre que son choix s'est porté
sur l'Irlandaise Kerry Condon, alors totalement inconnue.
A son sujet, le réalisateur déclare : "Kerry
a tout de suite brillé par son authenticité,
son naturel. Elle est vraiment le personnage de Victoria,
toute en faiblesses, une beauté qui s'ignore, très
timide, mais dont le charme est évident."
La bande originale est signée
Massive Attack. A propos de ce groupe, Louis Leterrier
déclare : "il est assez proche de l'univers
de Danny, on y trouve cette capacité à l'émotion
à travers des mélodies qui n'ont pas peur
d'être violentes." Massive Attack a travaillé
sur la musique pendant trois mois à partir des
images du film. L'un des membres, 3D, explique : "Il
existe une grande différence entre composer librement
et composer pour un film. Pour un album, on se laisse
porter par ses états d'âme, sa seule sensibilité.
Dans le cas de Danny, il fallait se nourrir de l'histoire,
des ambiances et se laisser porter. A travers les notions
qu'il aborde, le film traite beaucoup des thèmes
qui nous sont chers : la liberté, les liens qui
peuvent surgir entre les individus, la violence qu'il
faut parfois pour gagner la paix. Au final, le film était
une bonne rencontre entre ce que nous aimons faire et
ce qu'il est. Le résultat porte incontestablement
notre marque, mais trouve son inspiration dans le film."
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L'image
Un transfert de tout premier ordre qui
rend complètement justice à la photographie
stylée de Pierre Morel (réalisateur de Banlieue
13) et une compression qui parvient à toujours
suivre la cadence du montage et du filmage de Louis Leterrier.
Ainsi, un grand nombre de qualités frappent la rétine
dès les premières séquences: définition
ciselée et aiguisée, qui détaille à
merveille les gros plans et dont la teneur jamais ne faiblit.
La température de couleurs, qui tire vers les tons
verdâtres (façon Matrix premier du
nom), impose une univers visuel particulier, mais cohérent,
et les lumières naturelles de Glasgow en Ecosse,
plutôt froides et laiteuses, sont aussi finement restituées.
La grande qualité du master, que la future édition
THX aura vraissemblablement du mal à améliorer
tant elle est réussie, tient dans ses valeurs intrinsèques,
fidèles en tous points au souvenir de la vision en
salle. Ainsi, une part importante de grain argentique se
manifeste sur l'essentiel du film, mais ne constitue aucunement
un défaut. Il s'agit d'un parti-pris dans le choix
des pellicules et leur traitement en laboratoire. Les contrastes
s'avèrent ad hoc, sauf lors de deux ou trois
scènes situées de nuit où la profondeur
se montre perfectible. Les détails s'expriment librement,
et les défauts réels sont (presque) aux abonnés
absents. Louis Leterrier lui-même avoue pourtant qu'il
pensait que le DVD aurait bénéficié
d'une meilleure image que celle offerte ici... Ne boudons
pas notre plaisir devant ce télécinéma
superbe et cette image dense, fluide, et impeccablement
huilée. Incontestablement une réussite, à
laquelle le format Scope ajoute un soupçon d'élégance.
L'esthétique générale préserve
ses partis-pris, donc, et l'image voulue ne se voit finalement
jamais trahie par des artefacts numériques, du premier
aux arrières plans, jusque dans des séquences
qui jouent beaucoup sur l'échelle des plans.
Le son
Didier Lozahic n'est pas crédité
au mixage son sur cette production. En lieu et place,
le grand Cyril Holtz, François-Joseph Hors et l'irremplaçable
Vincent Tulli ont procédé au mixage du film,
secondé par Maud Lombard, créditée
au montage son, et qui le fut aussi sur Banlieue 13.
Comment caractériser le travail sonore réalisé
par des grands experts, mais sans la patte de Didier Lozahic?
Danny the Dog utilise finalement les ressources habituelles
de Europa et du studio Digital Factory en terme de technique
pure et dure, mais aussi sur le plan artistique. Les voies
arrières ne sont jamais sur-employées et
se révèlent d'ailleurs d'une intensité
relativement limitée, même si leur impact
s'avère parfois saisissant. La dynamique globale
est placée fort haut du début à la
fin, tout comme l'encodage lui-même sur ce DVD,
qui nous a même semblé plus fort que celui
de Banlieue 13. La scène multicanale ne
se présente pas sous la forme d'un paysage acoustique,
mais propose une forme magmatique, certes pas tout le
temps en ébullition, et qui a tendance à
se refermer sur elle-même. Elle lâche cependant
une énergie substantielle lors des scènes
d'action, sans pour autant faire des éclats acoustiques
marquants. La logique de l'effet prend ici le pas sur
celle de la composition façon 'tapissement', paysage
sonore. Les dialogues sont impeccablement restitués,
avec aplomb et fermeté, et la scène frontale
se révèle expansive mais parfois restreinte
dans ses aspects multicanaux, qui ne profitent pas tout
à fait de la diaphonie offerte par le 5.1... L'emploi
des sons directs est à signaler. Le point fort
à porter au crédit de cette bande-son est
sans conteste ses valeurs dynamiques, qui haussent rapidement
le ton lorsque le chien est lâché. L'expressivité
gagne alors quelques bons décibels, et le magma
que nous évoquions plus haut se mue en une scène
sonore franche et violente, à l'ampleur toutefois
ténue mais bien réelle. La réponse
en fréquence est idéale, encore plus convaincante
que sur Banlieue 13 ou Le Transporteur, et devient ainsi
l'artisan direct de la réussite de la bande-son
en conférant aux bruitages et aux sons une certaine
part d'esthétique très contemporaine (merci
Cyril Holtz, qui nous y habitue à chacune de ses
collaborations sur une bande-son). Les quelques coups
de feu qui émaillent le film sont en ce sens formidables,
épaulés par un usage du canal de graves
d'une impeccable justesse de ton. Le registre grave de
la bande-son n'heurte malheureusement pas les octaves
les plus basses, mais se voit intégré, comme
sur toutes les productions Europa, avec une certaine maestria
dans le maelström acoustique du film. Précisons
que le film ne repose pas que sur l'action pure, d'où
un design sonore un peu bancal, hésitant, qui manque
singulièrement de franchise et de subtilité
lors de l'essentiel, les scènes dites 'dramatiques'...
La création sonore et l'inventivité du mixage
demeurent toutes deux non pas limitées mais manifestent
une tendance au réalisme direct que certains événements
sonores (la voix 'échoisée' sur toutes les
voies de l'espace 'écoute de Bob Hoskins au début:
"get him!") viennent briser net, ce qui décuple
l'impact acoustique de ces instants imaginatifs de manière
fulgurante. Certaines créations sonores sont de
l'ordre de l'abstrait pur. Le taux de remplissement de
l'espace sonore est placé à son maximum
lors des séquences d'action finales, où
la piste DTS VO mi-débit proposée ici révèle
toute sa mesure, en densifiant l'espace et en ventilant
les sons avec une belle habileté. Images et sons
forment comme dans toute production Europa/Besson un binôme
symbiotique: l'un ne fonctionnant évidemment pas
sans l'autre dans l'optique d'emploi maximisé de
la fonction expressive du langage cinématographique,
le cinéaste, habile formaliste de l'action chorégraphiée,
n'hésite pas à juxtaposer les figures de
style dans une démarche qualifiable d'intégrative.
Ainsi, un ralentissement à l'écran (décomposition
d'un geste) s'accompagnera systématiquement d'un
événement d'abord sonore puis acoustique
artificiel mais diablement efficace afin d'étendre
l'endurance formelle de son film et de multiplier l'impact
de "l'effet de sens" recherché. Tout
ceci tient du formalisme pur et pourrait bien vite lasser
les spectateurs... . L'accident de voiture, situé
dans la dernière partie du film, présente
des aspérités sonores discrètes mais
bénéficie de petites touches inédites
à l'oreille qui font qu'il frappe par sa teneur
tonale et par son design, tout simplement. En outre, la
musique originale de Massive Attack (une première,
réussie, pour le groupe), mixée dans les
"Massive Attack Studios" de Bristol (Royaume-Uni)
s'avère elle aussi manquer de piqué sonore
et d'ampleur acoustique. Sa dimension multicanale est
certes patente, réelle, mais elle se voit rarement
sollicitée de manière expressive directe.
Elle participe ainsi au climat acoustique du film et s'intègre
dans le plenum sonore de manière foncièrement
cohérente, en contrepoint de la situation de Danny.
Les scènes de piano, nettement mieux définies
en DTS 5.1, témoignent d'une approche mesurée
et réaliste de la reproduction des harmoniques
de cet instrument... sans plus.
D'un point de vue plus technique, la
piste DTS 5.1 s'impose de peu sur sa rivale Dolby Digital
5.1. Présentées toutes deux en version originale
(pour notre plus grand plaisir), elles ne présentent
pas de différences colossales. Le format DTS élargit
cependant la perception de l'espace sonore de manière
parfois surprenante (coups de feu, scènes de foule,
combats mains et pieds...) et dynamique, et n'altère
pas le rendu des dialogues comme peut le faire très
légèrement la piste DD 5.1. En proposant
une zone d'écoute naturelle et assez spontanée,
la piste DTS sort donc discrètement du lot. Sur
certaines séquences, elle fait moins remonter les
graves (combat initial par exemple), alors que sur d'autres,
elle explore bien mieux ce registre du spectre et lui
propose une ampleur supérieure à celle offerte
par le format Dolby Digital. La répartition des
effets dans l'espace d'écoute s'avère plus
prégnante et davantage dynamique en DTS, qui sollicitera
bien mieux les ressources de votre système tout
en offrant une scène sonore non pas plus vaste
mais plus charnue, plus claire, plus homogène.
L'effet est discret, certes, mais des plus justifiés
lors des séquences les plus enlevées du
point de vue sonore. Percutante et alerte (certaines séquences
mise à part), cette piste DTS affine la profondeur
de champs sonore et restitue une once d'équilibre
et de punch expressif à un mixage agité
et tonique, certes, mais peu fulgurant ou inspiré,
en mobilisant davantage d'énergie acoustique sur
les voies arrières. Une alternative que l'on verra
comme bienvenue au tout venant des productions Nord-Américaines
vides de sens et de substance. En dernier lieu, le terme
de déception est bien trop fort et se révèle
inadapté. Optons plutôt pour l'expression
de "bande-son plus contrastée que prévue".
Quoi qu'il en soit, la prestance sonore indéniable
qu'offre cette édition DVD se voit très
largement mieux exploitée qu'au cinéma.
De quoi redécouvrir le film par ses formes, en
somme... La piste Dolby Digital 5.1 doublée en
Français (de manière souvent grossière...)
récupère les caractéristiques de
la VO sans trop de casse ou d'artefacts, propose des voix
plus claires, mais détruit littéralement
les subtiles accentuations Anglaises du Nord, notamment
dans la bouche de l'exceptionnel Bob Hoskins. A elle seule,
la VO vaut le spectacle.
Making-Of (36 minutes, davantage
recentré sur des interviews de l'équipe, il
ne montre que très peu de contenus relatif au tournage
lui-même...)
Montage long des scènes d'action (10 minutes,
4/3 et DD 2.0): Jewelry Fight, Swimming Pool Fight Final
Fight (1 et 2). Riche en contenu 'sportif'...
Making-Of des effets spéciaux (deux petites
minutes...)
Scènes coupées: I’m
bad (1mn49) et Blue fight (42sec)
Bêtisier (3 min 20): bien
trop court malheureusement, et centré sur Jet Li.
Clip: Baby-boy
Bande-annonce (4/3 et DD 2.0)
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