Un rendu argentique séduisant et une prestance cinéma de première main caractérisent au mieux ce pressage Asiatique. Les contrastes très poussés procurent à l'image une profondeur obscure et parfois difficilement saisissable, mais c'est là le voeu du chef opérateur. S'ils ne sont pas aussi définis que l'on aurait espéré, les noirs passent formidablement à l'écran, occupant une part importante dans l'esthétique du film. Les scènes en extérieur se montrent pimpantes, claires, définies, et mettent en, avant la très belle photographie du film. La température colorimétrique affiche une belle richesse de tons. La définition se montre quant à elle confortablement argentique et ne nuit jamais aux compositions. Aucun défaut à déceler dans ce pressage respectueux.
Le son
Le mixage du film, pourtant censuré par les Britanniques qui y ont vu un assaut sensoriel déstabilisant, ne privilégie aucunement le spectaculair et se montre même d'un grand classicisme.sur le plan expressif. En ce sens, les dialogues ressortent avec une clarté fort appréciable et affichent des médiums de toute beauté, quelque peu étoufé parfois. La scène arrière, extrêmement discrète, joue son rôle de prolongateur des ambiances spatiales, mais ne mise jamais vraiment sur la spatilisation attendue, même sur la musique. Quelques bruiatges très sporadiques s'y affichent, mais de manière toute secondaire, sans synergie véritable. Elle existe toutefois de manière palpable mais jamais vraiment étendue ou aboutie, à l'image de la quête des personnages. Une acoustique tempérée et peu événementielle s'empare donc du mixage multicanaux du film, qui concentre ses efforts sur la scène frontale, très ouverte et définie.
Outre ces caractéristiques timorrées et assez ténues, le reste de la bande-son n'offre que peu d'éléments mémorables. On notera un niveau de grave sur les voies arrières parfois assez étendu (musique, lorsqu'elle se manifeste sur ce plan-là) mais à nouveau, l'ensemble demeure assee anecdotique et se contente de profiler sur les enceintes actives l'essentiel de la trame. Le mixage y parvient de manière certes très discrète mais en phase avec le propos, jamais spectaculaire et échevellé. Il en reste une bande-son parfois ample, que le mode DTS Néo:6 parviendra à stabiliser un peu plus en actionnant un canal central arrière qui affibera l'unicité de la scène arrière.
Le format DTS, exclusif à ce DVD zone 3, se montre lui aussi assez peu démonstratif et actif. Outre une scène sonore davantage orientée et volumineuse (élargissements mieux perceptibles), la piste DTS n'offre pas grand chose de plus. Il subsiste tout de même une percpetion des détails et un degré de finition acoustique de la zone médiume plus prononcés et mieux focalisés. Du reste, certaines basses fréquences se montrent bien plus actives et intégrées avec un peu plus de largeur spectrale. La piste Dolby Digital VO (384 Kbps) se montre parfois indissociable de la piste DTS 5.1, tandis qu'à d'autres moments, elle semble écourter et dé-dynamiser, dévitaliser les masses sonores en présence. Il en résulte, en DTS, une perception sensiblement plus logique et moins destructrice de l'univers sonore du film, mais de manière finalement peu éloquente.
Les aventures de Robert Langdon ne seront jamais vraiment spectaculaires sur le plan acoustique. Les sonorités des lieux se voient intégrées avec un certain bonheur qui sait préserver le naturel sonore, tandis que le reste occupe le champs de la fiction (musique etc...), notamment lors du sublime final, point culminant où musique, voix off et une petite parade de bruitages viennent constituer le point culminant du mixage du film de Ron Howard.
L'interactivité
Aucune interactivité sur l'édition testée ici qui constitue l'édition simple. Une édition Collector double disque existe et reprend les mêmes caractéristiques techniques que celle que nous chroniquons ici.
Des bandes-annonces, dans la grande tradition de Columbia Tristar, dont certaines en 5.1 mémorable, comme celle de Spiderman III ou encore All The King’s Men et Click. Quel dommage que celle de Casino Royale, à l'image 16/9 superbe, ne bénéficie que d'un encodage en Dolby Digital 2.0...