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Le DVD possède quatre pistes son: encodées en DTS et DD 5.1, une version Française et une version Anglaise sont présentes. Des sous-titres Français sont disponibles, non imposés. Le format de l'image est en PAL, 16/9 anamorphique, 1.85:1, le boîtier, de type amaray, contient 2 DVD. Existe également en édition mono DVD.

LA DECHIRURE (1984)

En 1972, Sydney Schanberg, correspondant de presse du "New York Times" arrive au Cambodge pour couvrir les premiers affrontements des Khmers rouges avec les forces du gouvernement de Lon Nol. Il se lie d'une profonde amitié avec Dith Pran, son assistant d'origine cambodgienne qui lui sert à la fois de guide et d'interprète. À la chute de Phnom Penh, le 17 avril 1975, Dith Pran dont la famille a pu être évacuée à temps, sauve la vie de plusieurs correspondants étrangers prisonniers des nouveaux maîtres de la ville. Tout le monde se réfugie dans l'ambassade de France, mais les Khmers rouges ordonnent le départ immédiat des ressortissants cambodgiens. Schanberg et ses amis ne parviennent pas à sauver Dith Pran qui prend le chemin de la captivité.

Ll'enfer khmer rouge: entre avril 1975 et janvier 1979, cette petite faction de révoltés dirigés par des "intellectuels" ayant souvent étudié en France, met en œuvre un génocide contre la population du Cambodge. Environ 2 Million de personnes y périront...

Dith Pran et Sydney Schanberg, deux témoins de la tragédie Cambodgienne. Dith Pran a été assassiné aux Etats-Unis dans les années 1990...

 

Un authentique chef d'oeuvre de cinéma, engagé, âpre, violent et valeureux. Une mise en scène fantastique d'acuité et de force visuelle (lumières et cadres de Chris Menges). Une oeuvre murement réfléchie qui met en parallèle folie et tragédie comme pour mieux les transcender. On ne se lancera pas ici dans des analyses, d'autres sites le réalisent bien mieux que nous, mais on ne manquera pas d'évoquer l'admiration que nous ressentons pour cette oeuvre marquante et bouleversante.

 

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L'image

Un résultat d'ensemble qui ne manquera pas de vous décevoir: l'ahbituel trio définition, contrastes et couleurs n'étant pas des plus optimal, l'image en patit sérieusement et passerait presque pour de la VHS en quelques (rares tout de même) occasions. Les contrastes ne sont pas tranchés, l'image apparait quelque peu délavée, et la luminosité vacillante ne rend pas honneur au superbe travail du grand chef opérateur Chris Menges. Une édition de laquelle il faudra se contenter en zone 2. Le reste du temps, l'image présentée est tout juste convenable, avec un degré de clarté et de définition somme toute convaincant. Tout l'écran 16/9 est rempli, mais le côté un peu livide de l'image et son manque de vie et de profondeur déclencheront chez certains un sentiment de déception... Pas d'artefacts de compression sont à noter, mais des défauts inhérents à l'époque sont eux de la partie. Mais de nombreuses scxènes sont impeccablement reproduites et permettent de profiter du travail visuel dans de bien belles conditions.

Le son

Quatre pistes son, voilà de quoi nous inquiéter de prime abord! En réalité, il n'en est rien: le remixage 5.1 multicanal dissipe de réels effets sonores avec une stéréo arrière probante la plupart du temps, essentiellement mise à contribution pour redonner une stature à la grandiose musique de Mike Oldfield. Les dialogues sont nets et francs en VF, mais envahissent trop facilement la scène frontale, sur laquelle ils prennent le pas. Les voix, en version originales, sont nettement mieux intégrées, mais paraissent un peu étouffées dans leur texture et leur rendu. Si l'horizon créatif et sonique se veut évidemment limité, on ne regrettera pas en revanche l'effort réalisé sur la dynamique, presque colossal tant le niveau sonore, pour ce type de film, est placé plus haut que d'ordinaire (voir les DVD Warner où il faut faire grimper les décibels pour commencer à entendre une scène sonore équilibrée sur toutes les voies...). Du coup, le film retrouve une stature et une force dans l'évocation indecelables lors de ses multiples diffusions TV. Ce sera sur ce plan là que le remixage 5.1 apportera son lot positif de bénéfices. L'énergie sonore est ainsi concentrée et participe en ce sens à l'émotion et au pouvoir de conviction dégagés par le film Si la scène arrière est parfois un écho de ce qui se déroule à l'avant, les efforts créatifs sont réels, tout comme le 0.1 LFE (caisson de basses), qui s'active lui aussi pour révéler un joli sous-grave. La scène frontale est suffisament large et définie pour suivre les déambulations des personnages, et les voies arrières sont actives (et activées!) la plupart du temps, soulignant les passages d'avion (très convaincants et parfois surprenants) ou d'hélicoptère avec une réponse en fréquence là aussi fort convenable. On aurait pu s'attendre à une sous utilisation des voie satellites, or il n'en est rien: le format 5.1 est là et bien là. Pour ce qui est des différences enbtre les deux codages, la piste DTS VO semble être la plus vivace. Le format DTS apporte une qualité d'enveloppement plus atmosphérique et n'affaiblit jamais les sons, comme c'est le cas en Dolby Digital, où dès que la scène sonore s'affole, un affaissement a lieu. En DTS, l'expressivité se libère un peu plus sur la musique mais les limitations sonores des matériaux source ne permettent pas d'aller plus haut ou loin en terme de qualité. En outre le format DTS reproduit les dialogues avec davantage de corps et de profondeur, et sépare mieux les voies. Il est donc tout à fait naturel de le vor prendre l'ascendant lors des passages complexes e chargés, à l'image de la musique de Oldfield, tantôt abstraite, tantôt expérimetale. D'un point de vue artistique, c'est l'expérience d'une épreuve de la vérité qui a dominé le travail des soudn designers: les sons occupent un espace sonore vaste et détaillé, tandis que les sons qui évoquent la guerre ou la violence percent avec force et présence la surface parfois limpide de la bande-son. Le couple binaire son-musique se révèle extraordinairement expressif, loin de l'allusif, lors du voyage de Dith Pran dans les camps de la mort, où la nature, en tertme de son, ne se fait pas apaisante. le traitement sonore n'est jamais contemplatif, mais toujours tranchant et hautement évocateur, à l'image d'une force brutale (avec ses limitations tout de même en terme de qualité) que la piste DTS VO met légèrement plus en avant et que sa rivale. Sa force de conviction, artistique et technique, nous convainc, et son degré de persuasion est intact.

 

L'interactivité

Témoignages et informations sur le génocide cambodgien

• De Sihanouk aux Khmers Rouges par Bernard Hamel
• Les témoignages de réfugiés
• L'interview du président du Comité des Victimes des Khmers Rouges
• Lexique : Les hommes et les organisations


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