

LA DECHIRURE
(1984)
En 1972, Sydney Schanberg, correspondant
de presse du "New York Times" arrive au Cambodge
pour couvrir les premiers affrontements des Khmers rouges
avec les forces du gouvernement de Lon Nol. Il se lie
d'une profonde amitié avec Dith Pran, son assistant
d'origine cambodgienne qui lui sert à la fois de
guide et d'interprète. À la chute de Phnom
Penh, le 17 avril 1975, Dith Pran dont la famille a pu
être évacuée à temps, sauve
la vie de plusieurs correspondants étrangers prisonniers
des nouveaux maîtres de la ville. Tout le monde
se réfugie dans l'ambassade de France, mais les
Khmers rouges ordonnent le départ immédiat
des ressortissants cambodgiens. Schanberg et ses amis
ne parviennent pas à sauver Dith Pran qui prend
le chemin de la captivité.
Ll'enfer khmer rouge: entre avril 1975
et janvier 1979, cette petite faction de révoltés
dirigés par des "intellectuels" ayant
souvent étudié en France, met en œuvre
un génocide contre la population du Cambodge. Environ
2 Million de personnes y périront...
Dith Pran et Sydney Schanberg, deux témoins de
la tragédie Cambodgienne. Dith Pran a été
assassiné aux Etats-Unis dans les années
1990...
Un authentique chef d'oeuvre de cinéma,
engagé, âpre, violent et valeureux. Une mise
en scène fantastique d'acuité et de force
visuelle (lumières et cadres de Chris Menges).
Une oeuvre murement réfléchie qui met en
parallèle folie et tragédie comme pour mieux
les transcender. On ne se lancera pas ici dans des analyses,
d'autres sites le réalisent bien mieux que nous,
mais on ne manquera pas d'évoquer l'admiration
que nous ressentons pour cette oeuvre marquante et bouleversante.
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L'image
Un résultat d'ensemble qui ne manquera
pas de vous décevoir: l'ahbituel trio définition,
contrastes et couleurs n'étant pas des plus optimal,
l'image en patit sérieusement et passerait presque
pour de la VHS en quelques (rares tout de même) occasions.
Les contrastes ne sont pas tranchés, l'image apparait
quelque peu délavée, et la luminosité
vacillante ne rend pas honneur au superbe travail du grand
chef opérateur Chris Menges. Une édition de
laquelle il faudra se contenter en zone 2. Le reste du temps,
l'image présentée est tout juste convenable,
avec un degré de clarté et de définition
somme toute convaincant. Tout l'écran 16/9 est rempli,
mais le côté un peu livide de l'image et son
manque de vie et de profondeur déclencheront chez
certains un sentiment de déception... Pas d'artefacts
de compression sont à noter, mais des défauts
inhérents à l'époque sont eux de la
partie. Mais de nombreuses scxènes sont impeccablement
reproduites et permettent de profiter du travail visuel
dans de bien belles conditions.
Le son
Quatre pistes son, voilà de quoi
nous inquiéter de prime abord! En réalité,
il n'en est rien: le remixage 5.1 multicanal dissipe de
réels effets sonores avec une stéréo
arrière probante la plupart du temps, essentiellement
mise à contribution pour redonner une stature à
la grandiose musique de Mike Oldfield. Les dialogues sont
nets et francs en VF, mais envahissent trop facilement
la scène frontale, sur laquelle ils prennent le
pas. Les voix, en version originales, sont nettement mieux
intégrées, mais paraissent un peu étouffées
dans leur texture et leur rendu. Si l'horizon créatif
et sonique se veut évidemment limité, on
ne regrettera pas en revanche l'effort réalisé
sur la dynamique, presque colossal tant le niveau sonore,
pour ce type de film, est placé plus haut que d'ordinaire
(voir les DVD Warner où il faut faire grimper les
décibels pour commencer à entendre une scène
sonore équilibrée sur toutes les voies...).
Du coup, le film retrouve une stature et une force dans
l'évocation indecelables lors de ses multiples
diffusions TV. Ce sera sur ce plan là que le remixage
5.1 apportera son lot positif de bénéfices.
L'énergie sonore est ainsi concentrée et
participe en ce sens à l'émotion et au pouvoir
de conviction dégagés par le film Si la
scène arrière est parfois un écho
de ce qui se déroule à l'avant, les efforts
créatifs sont réels, tout comme le 0.1 LFE
(caisson de basses), qui s'active lui aussi pour révéler
un joli sous-grave. La scène frontale est suffisament
large et définie pour suivre les déambulations
des personnages, et les voies arrières sont actives
(et activées!) la plupart du temps, soulignant
les passages d'avion (très convaincants et parfois
surprenants) ou d'hélicoptère avec une réponse
en fréquence là aussi fort convenable. On
aurait pu s'attendre à une sous utilisation des
voie satellites, or il n'en est rien: le format 5.1 est
là et bien là. Pour ce qui est des différences
enbtre les deux codages, la piste DTS VO semble être
la plus vivace. Le format DTS apporte une qualité
d'enveloppement plus atmosphérique et n'affaiblit
jamais les sons, comme c'est le cas en Dolby Digital,
où dès que la scène sonore s'affole,
un affaissement a lieu. En DTS, l'expressivité
se libère un peu plus sur la musique mais les limitations
sonores des matériaux source ne permettent pas
d'aller plus haut ou loin en terme de qualité.
En outre le format DTS reproduit les dialogues avec davantage
de corps et de profondeur, et sépare mieux les
voies. Il est donc tout à fait naturel de le vor
prendre l'ascendant lors des passages complexes e chargés,
à l'image de la musique de Oldfield, tantôt
abstraite, tantôt expérimetale. D'un point
de vue artistique, c'est l'expérience d'une épreuve
de la vérité qui a dominé le travail
des soudn designers: les sons occupent un espace sonore
vaste et détaillé, tandis que les sons qui
évoquent la guerre ou la violence percent avec
force et présence la surface parfois limpide de
la bande-son. Le couple binaire son-musique se révèle
extraordinairement expressif, loin de l'allusif, lors
du voyage de Dith Pran dans les camps de la mort, où
la nature, en tertme de son, ne se fait pas apaisante.
le traitement sonore n'est jamais contemplatif, mais toujours
tranchant et hautement évocateur, à l'image
d'une force brutale (avec ses limitations tout de même
en terme de qualité) que la piste DTS VO met légèrement
plus en avant et que sa rivale. Sa force de conviction,
artistique et technique, nous convainc, et son degré
de persuasion est intact.
L'interactivité
Témoignages et informations sur le génocide
cambodgien
• De Sihanouk aux Khmers Rouges par Bernard Hamel
• Les témoignages de réfugiés
• L'interview du président du Comité
des Victimes des Khmers Rouges
• Lexique : Les hommes et les organisations
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