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DIAPASON


titre du film
Le DVD (zone 3, I Pictures, Inter DVD (Corée) possède une piste audio DTS ES 6.1 Matrix mi-débit (version originale Coréenne), une piste DD 5.1 EX en VO. Des sous-titres Anglais et Coréens sont présents. Le format de l'image est en NTSC, 16/9 (1:1.85 environ), le boîtier est de type cartonné, et contient un DVD encapsulé dans un surétuit très élégant. Interdit aux moins de 12 ans...

NOTEZ LE FILM:

NOTEZ LA PISTE DTS:

Deux Soeurs (Janghwa, hongryeon )

(2003) Réalisé par Kim Jee Woon
Avec Im Soo-Jung, Moon Geun-Young, Yeom Jeong-A

Su-Mi et Su-Yeon, deux soeurs, rentrent chez elles. Leur belle-mère les accueille mais Su-Mi l'évite volontairement et Su-Yeon semble en avoir peur. Un jour, le frère de la marâtre et sa femme leur rendent visite. Pendant le dîner, elle aperçoit un fantôme et des événements étranges se produisent. Le fantôme d'une petite fille hante en effet la maison. Les oiseaux meurent.
Persuadée que leur mort est due aux agissements de Su-Yeon, la belle-mère l'enferme dans un placard. Le conflit entre la marâtre et les deux jeunes soeurs ne fait que commencer...

Sélection de critiques Françaises:

Le Monde - Florence Colombani
Parce qu'il a une confiance indéfectible dans la spécificité de son histoire, et dans sa capacité à la raconter, Kim Jee-woon laisse d'innombrables fantômes de grands films peupler la maison de Deux soeurs.

Télérama - François Gorin
Ce n'est pas tant l'effet de surprise qui opère sur les nerfs du spectateur. Plutôt l'intrication des fils psychologiques et narratifs. (...) Qu'on apprécie les plus grossiers (...) ou les plus fins (...), c'est une question de sensibilité personnelle. Le film, lui, refuse de trancher, et il y gagne une qualité " médiane " que ne gâte en rien son esthétique très soignée.

Positif - Adrien Gombeaud
Plus qu'un film d'horreur, Deux soeurs est un conte poétique qui parvient pleinement à réveiller les peurs de notre enfance : cette solitude qui nous prenait soudain la nuit, quand, la gorge nouée, tremblant sous un drap, on n'osait quitter des yeux une porte entrebâillée sur l'obscurité.


Un très grand moment de mise en scène. Une tension palpable permanente irriguée par une belle dose de terreur pure. Mais on sent le cinéaste réfractaire à l'idée de nous donner les clés de son cinéma avec facilité. L'intrigue repart donc vers les profondeurs sans pour autant avoir été révélée de fond en comble. D'où ce sentiment de torpeur et de tracas qui retient les forces vives aisément accessibles du scénario. Il en reste un film très complexe et difficilement saisissable qui n'hésite pas à malmener le spectateur, pour peu que celui-ci ait décidé de rester l'admirer... Deux Soeurs n'en demeure pas moins une oeuvre inspirée et des plus intrigantes, à l'impact psychanalytique profond. une historie sombre, maléfique, hantée par les fantômes de l'inconscient... Une mise en image somptueuse, véritable problématique active, qui d'axeen axe tisse une fabrique délibérément complexe en forme de suspense psychologique.

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L'image

L'image issue de ce DVD suggère un double sentiment: d'une part, la copie proposée rayonne et présente des images très constrastées mais lumineuses, qui mettent en lumière les innombrables qualités formelles du film de Kim Jee Woon. Les variations chromatiques, qu'elles soient d'ordre chimiques ou artificielles passent plutôt bien le cap de la compression MPEG II, tout comme la définition, agréable à défaut d'emporter complètement l'adhésion. Les scènes en extérieur suggèrent une image remplie d'éclat et de profondeur. En revanche, d'autre part, le transfert souffre (il n'y a pas d'autres mots) de lourds artefacts: les arrières plans sont fréquemment bruités et très parasités par un fourmillement immanquable. Les noirs ne bénéficient pas de la même qualité suivant les scènes, et leur profondeur ou leur réussite en vient à vasciller régulièrement, entraînant au passage la définition qui s'apparente à de gros grains lors des scènes sous exposées ou bien utilisant la profondeur de champ dans un contexte nocturne. Sur certaines scènes extérieures, les arrières-plans se voient eux aussi bruités et brûlés. pire encore, l'emploi d'un filtre adoucissant vient ternir le rendu argentique. Nous noterons enfin quelques traces de edge enhancement sauvage lors des premières scènes situées en extérieur, aux abords de la maison. Une double qualité donc, satisfaisante d'une part, mais sujette à d'importantes variations qualitative de l'autre. Il demeure une sensation de solidité, mais pas à toute épreuve. En revanche, la saturation des couleurs donne satisfaction et propose un trait un peu forcé, tout comme la température de couleurs sur la fin du métrage, aux teintes plus chaudes, ce qui n'est pas pour nous déplaire.

Le son

Du point de vue des références, les amateurs et les cinéphiles ne manqueront pas d'être surpris et penseront avoir à faire à la bande-son (très bonne) des Autres de Alejandro Amenabar... à la puissance 100. Nombreuses sont les occasions où les transitions (bruits de pas par exemple) d'une voie à l'autre en stéréo arrière envahissent la bande-son avec un degré de subtilité ahurissant. Lors de l'intrigante première séquence, les déplacements de l'infirmière entre l'enceinte arrière droite et la centrale donnent quelque part le la de cette bande-son excessivement réussie et des plus surprenantes, générant même des pics de fureur sonores propres à susciter chez le spectateur les frissons de l'angoisse qu'ils est venu chercher. La voie centrale est d'une clarté sans faille, présentant ou plutôt représentant les dialogues et les multitudes d'effets on-screen avec une dynamique et un pouvoir d'évocation admirables. La technique de l'hyperfoley (exagération de la présence des sons naturels, notamment sur la voie centrale, pour amplifier la présence sonore de manière psycho-acoustique) a été utilisée à très bon escient et produit un sentiment de sur-réalisme, plus réel que le réel. Et c'est précisément derrière ce savoir-faire technique que réside le secret artistique de cette bande-son. Capable de déplacer les masses sonores avec une très grande rapidité sur toutes les voies disponibles, elle ne manquera pas d'impressionner mêmes les spectateurs les plus aguerris. Un renouvellement constant des formes artistiques est en effet à l’œuvre derrière ce travail sonore qui mise sur une richesse acoustique sans cesse redéfinie. Le son est lisse, cristallin (excellent rapport signal/bruit), soyeux, et se permet des incartades vers des valeurs très élevées. Par ailleurs, si le design sonore se veut ténu et réservé lors des importantes phases de dialogues (qui évoquent, artistiquement et acoustiquement les film de Hou Hsiao Hsien), il ouvre considérablement l'espace sonore lors des séquences intrigantes en redéfinissant la présence acoustique des masses sonores avec une précision chirurgicale. Une cohorte de sons d'outre tombe en adéquation parfaite avec les propos développés par le film. Lorsque les personnages quittent la scène, leur déplacement sont « traçables » de leur départ du plan, on-screen jusqu'à leur disparition vers le hors champ, que reproduisent les enceintes arrières avec une très belle qualité. En outre, la superbe partition musicale est intégrée dans le mixage de manière ample et sensible. Localisation comme spatialisation sont de tout premier ordre, certaines séquences dépassant même le cadre du connu, du lieu commun sonore pour déboucher sur une texture surround et multicanale comme inédite. De surcroît, le sentiment de malaise que l'on éprouve à la vision du film est en partie dû aux arabesques acoustiques qui tissent dans l'espace d'écoute d’aventureuses et ambitieuses nappes/formes sonores. La conduite du récit est très redevable de cette bande-son animée d’une énergie acoustique où hardiesse et présence permanentes se posent comme une forme de résolution. Si l’on a déjà entendu plus transparente, cette bande-son recèle de saveurs multicanales, générant des coups au palpitant à proprement parler terrorisants, rehaussées par une très belle finesse dans les effets ES. La piste DTS ES ne se démarque finalement que peu de sa concurrente, mais elle restitue une puissance et une clarté qui font immédiatement mouche sur les passages musicaux. Ses capacités dynamiques étant plus élevées, et son algo. de compression plus généreux que celui du format Dolby Digital, le spectateur a l'assurance de se retrouver avec une scène sonore plus large, plus ample, bref, le lot des améliorations habituelles du format DTS et son amplification substantielle des sensations sonores et soniques. A ce titre, ce sont ici les voies arrières qui bénéficient d'une ouverture légèrement supérieure, tandis que la scène sonore semble davantage écartée, ouverte, plus palpable et moins réduite en terme d'évocation, de représentation. La piste DTS ES 6.1 Matrix transfère l'énergie et les constituants de la bande-son vers des valeurs légèrement plus poussées, pour un résultat tout simplement plus cinéma. Si les avantages sont ici minimes, on appréciera la teneur et le poids acoustiques des voies surround, qui ouvrent la scène sonore de manière en revanche très sensible. Une bande-son claire, crue, qui propose une expérience semblable à celle des Autres, jusqu'à pousser le mimétisme de manière troublante. On ne compte plus en effet les occasions où les pas d'une personne se déplacent en stéréo derrière l'auditeur... L'effet est immédiatement saisissant et impressionne par sa franchise tout comme par sa réponse en fréquence, linéaire et réussie, jusque dans le registre grave que les voies surround devront reproduire avec clarté. Les écoutes en version downmixée Stéréo Surround donnent des résultats très performants, avec des basses fréquences permanentes, parfois plus qu'en 5.1... Au final, la bande-son de A Tale of Two Sisters se savoure à de maintes occasions, justement parce qu'elle propose une expérience multicanale sans cesse renouvellée, multipliant ainsi, presque à l'infini, les potentialités de l'évocation sonore. Une réussite technique et artistique majeure, à n'en point douter, qui parvient à concentrer ses forces acoustiques pour les libérer soudainement dans un flot multicanal géré sans retenue.

L'interactivité

Sur le disque un, deux commentaires audio non sous-titrés donc non exploitable. Sur le disque deux, aux menus beaux et imaginatifs, animés, l'interactivité est complète avec une section "In the Frame" contenant des scènes coupées et le synopsis du film, ainsi qu'un making-of de 23 minutes très bien conçu qui regorge d'images de tournage et qui en dit vraiment long sur le tournage en studio et sur les différents choix du metteur en scène. Puis vient une section "Out of the Frame", contenant des pages et des modules consacrés au 'production design', à la musique du film et aux posters. "To the Viewer" se propose de découvrir le film d'un point de vue psychiatrique, et renferme également une galerie de photos. Des interviews, des bouts d'essai des comédiennes... Enfin, des Easter Eggs (bonus dissimulés) complètent un ensemble plutôt copieux, vous l'aurez compris... mais sans sous-titres donc particulièrement difficiles à comprendre...

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Note Image

Note DTS

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Note Interactivié

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Note Globale

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