DVD zone 3
L'image constitue un attrait de taille, mais semble tout de même pêcher par son manque d'excès, et sa précision quelque peu en retrait. Une fois upscalée sous 720p, on se rend compte que le pressage propose une image assez lisse, principalement due à un degré de définition assez mince, relativement décevant eu égard au pressage zone 1. Les tonalités ocres qui baignent le film sont restituées avec chaleur et performance, et ce en dépit d'une échelle colorimétrique quelque peu amputée.
DVD zone 1
Le gain est immédiatement notable: la définition retrouve une belle vigueur, découpant chaque détail avec suffisament de précision, et offrant une échelle colorimétrique plus large, jamais "ampoulée". La fluidité est la même que sur le pressage zone 3, mais ce sont les lumières qui gagnent énormément face au DVD zone 3. Cette édition se pose, en comparaison, en grand vainqueur. Reste le choix entre piste DTS ou absence de piste DTS, chaque édition bénéficiant de son propre lot de qualités et de défauts...
Le son
L'édition zone 1 ne propose malheureusement pas le format DTS, et se limite à une piste 5.1 encodée en Dolby Digital, sous 448 Kbps.
Seul le zone 3 propose le codage DTS. A final, le mixage du film réserve son lot de surprises, et dispose d'une très belle ouverture multicanaux, que le codage DTS amplifie et étire de manière certes relative mais suffisamment patente. Même la musique se voit mixée sur six canaux, offrant à la scène sonore une ampleur de (presque) tous les instants. Ainsi, on se retrouve devant des masses sonores et symphonique en synergie parfaite, avec une présence stéréophonique arrière sur le musique. La scène frontale culmine avec des panoramiques tracés au rasoir, et armée d'une dynamique furibonde, qui s'ouvre et s'amplifie sans crier gare parfois. Les dialogues sont visiblement mieux représentés sur les éditions Blu-Ray, alors que sur ces éditions DVD, ils ont tendance à se voir évaporés dans les scènes d'action dithyrambiques. La dynamique dont est capable ce mixage propose son lot de moments colossaux, et parvient à transmettre une énergie sonique répartie aux points cardinaux d'une installation 5.1. Chaque situation que propose le film se voit répartie avec le plus grand soin, offrant une perspective sonore totale et réaliste, en phase avec les déplacements des personnages. En ce sens, les hors champs sont nombreux, notamment sur les voies arrières, et la bande-son se montre expansive et multi-aspectuelle. La capacité dynamique du mixage atteint des sommets lors des multiples explosions qui émaillent le film, explosions qui constituent des prouesses de sound design, jusque dans l'évaporation de matériaux proposées dans une scène multicanaux totale.
Point fort du film, l’explosion de l'appartement, la scène du tunnel (d'une créativité sonique de tout premier ordre), ainsi que la séquence finale. Toutes offrent une scène sonore hautement impressionnante, et lors desquelles la synergie images-sons atteint des sommets d'évocation dans la spatialisation. Avec ses furieux accès de dynamique, le film constitue à n'en point douter une valeur sûre, et dispose de suffisamment d'éléments pour représenter l'une des bandes-sons de l'année.
Mention spéciale à la dynamique furibonde ainsi qu'à la mobilité spatiale dont les masses acoustiques font preuve.
Le format DTS améliore quelque peu le rendu, et agit avec précision pour offrir des perspectives acoustiques mieux découpées, ainsi qu'une spatialisation rehaussée. C'est en ce sens que la scène arrière se voit investie d'une énergie supplémentaire, elle-même doublée d'un sens de l'ampleur et de la localisation tour à tour plus fluide et plus prenante.
L'interactivité
Commune aux deux éditions:
Featurette (17 minute)
Commentaire audio (Bruce Willis et Len Wiseman)
Clip Vidéo