Un pressage on ne peut plus recommandable,
avec sa (bonne) dose de fluidité, de saturation des
couleurs (des flammes de l'explosion aux tons aciers/froids
et glacés de Toronto et New York city). Une édition
soignée donc, à laquelle on reprochera que
peu de choses, si ce n'est des traces de moiré et
l'emploi ponctuel d'un réducteur de bruit qui bouche
du coup la profondeur de champ en réduisant la portée.
Et dieu sait si les grandes villes nord-américaines
ont besoin d'une grande profondeur visuelle pour s'exprimer.
Définition convaincante mais plutôt irrégulière
dans sa prestance. Un pressage dans la norme, sans réel
défaut contaminateur. A noter une photographie très
étudiée de Amir M. Mokri qui révèle
une richesse certaine dans les couleurs, tons de peau etc...
La profondeur des noirs sera en revanche un poil plus convaincante
(scènes finales) sur les zone 2, en PAL.
Le son
Niveau son trois pistes nous sont proposées:
une encodée en stéreo surround (Dolby Digital
2.0 @192 Kbps), une Dolby Digital 5.1 et une autre encodée
en DTS 5.1 (754.50 Kbps, mi-débit donc). Excellent
usage de la scène sonore, avec des avants ouverts,
et des voies arrières un peu sous utilisées
mais qui n'hésitent pas à faire leur apparition.
La texture sonore épate ici: épaisse, dense,
très dynamique et condensée la plupart du
temps, elle affine la création acoustique en permanence
et dessine des ambiances pétries de chair et de
vie. Musclée lorsqu'il le faut (l'explosion initiale
est un petit modèle de dynamique libérée),
cette bande-son est au final très énergique
(scènes de rues, voitures, scènes finales
nocturnes très élaborées...) et dispose
d'une belle réserve de densité, du moins
un peu plus que ce que l'on attendait. Lors du passage
en DTS, option reine ici, l'ensemble gagne en profondeur
de signal (basses) et accorde encore plus de robustesse
et de précision au travail sonore de Glen Gauthier
et Gary Alper (ainsi que d'une batterie assez conséquente
de 48 techniciens son, d'après IMDB). Costaude,
étudiée et expressive, cette bande-son bénéficie
encore plus de l'encodage DTS, qui fait très clairement
grimper la dynamique de deux crans et qui affiche une
prestance et un aplomb qui gorge les enceintes avants
de détails qu tendent à disparaitre facilement
en AC3, et ce dès les premières secondes.
Gain en stabilité indéniable avec cette
piste DTS. On regrettera juste, petite habitude chez la
Fox, qu'un filtre audio semble avoir été
appliqué, d'où ce son un peu dur, loin des
résultats audio très réalistes et
très transparents que peuvent donner les productions
françaises. Voici pourquoi nous avons revu la note
audio à la baisse...
L'interactivité
Storyboard, Making of, bandes-annonces...
la batterie habituelle. A noter, un très bon commentaire
audio qui en dit très long sur le tournage. Extrait:
“Now we’re in New York, now Toronto, now we’re
back in New York, now we’re in Toronto”, et
un ensemble de supplements sincèrement très
riche.