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titre du film
Le DVD (zone 2, PVB Editions, 14.99 Euros prix de vente conseillé, disponible depuis octobre 2004) possède une piste audio DTS 5.1 mi-débit (version originale), une piste DD 5.1 en VO et une VF en Dolby Digital 2.0 Monophonique. Des sous-titres Français sont présents et imposés. Le format de l'image est en PAL, 16/9 (1:2.35), le boîtier est de type Amaray, classique. Le logo PVB Editions qui ouvre le DVD a été enregistré très haut, attention aux enceintes arrières. Présence d'un logo pour le procédé RMD 5.1.

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Notre interview de la présidente de PVB Editions

NOTEZ LE FILM !

EAGLE'S WING

Avec: Martin Sheen, Sam Waterston, Harvey Keitel, Stéphane Audran, Caroline Langrishe, John Castle

(1979) Au royaume des plaines arides de l’Ouest sauvage, les destins se croisent sans se ressembler. C’est dans une atmosphère de guerre tribale opposant les Kiowas aux Comanches que les deux trappeurs Pike et Henry tombent dans une embuscade. Au cours de l’attaque, Henry succombe et Pike se retrouve seul, livré à lui-même, au beau milieu du désert. Assoiffé de vengeance, il parvient alors à dérober le cheval légendaire appartenant au grand chef indien White Bull, responsable de la mort de son ami. S’engage alors une course-poursuite acharnée entre les deux hommes pour la possession du prodigieux étalon…

Réalisé avec un certain panache et un sens de l'à-propos particulièrement bienvenu en regard du genre, ce western possède quelques accents Pollackien, son Jeremiah Johnson n'étant pas très éloigné de Eagle's Wing. Les paysages sont cadrés en Scope, la narration est fluide et même si le spectateur suit trois histoires parallèles, toutes sont rassemblées au coeur du même décors. l'Ouest sauvage, théâtre tragique de la vie et de la mort, de l'espoir, de la passion et de la déraison, oeuvre à pousser les personnages dans leur plus extrêmes limites. On y rentre de toutes parts (voir les circulations despersonnages dans les décors) mais on le quitte en embrassant son sol, suite à une chute douloureuse et mortelle (la mort du personnage campé par Harvey Keitel). La mort y est édictée par la nature (le chef indien, "accidentellement" ou tragiquement écrasé par sa monture), mais la place de l'homme, qui ne cherche qu'à s'ajuster aux éléments, y est toujours problématique, en réponse à la rudesse du climat et empreint de la solitude de ces pionniers vagabonds. Comme le prétend l'éditeur, Eagle's Wing est un classique inédit, une oeuvre très peu télédiffusée, sinon jamais, que cette belle édition DVD nous invite à (re)découvrir dans un bel écrin.

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L'image

Le report est quasiment optimal en dépit du nombre incalculable de défauts et autres "erreurs" visuelles. La définition est vacillante et n'affiche jamais un degré de stabilité convenable dans la représentation du grand Ouest sauvage. L'échelle des noirs et des gris demeure approximative ou bien non étalonnée sur de svaleurs de référence. Les couleurs ne sont jamais saturées et leur étalonnage colorimétrique se veut défaillant d'un plan à l'autre. Seules les lumières et les éclairages, en dépit d'une relative simplicité imputable aux conditions de tournage (les éclairages d'un feu de camps au milieu de nulle part sont artificiels au possible) sont convaicant, et dominent cette présentation DVD tout juste acceptable. Bien des plans semblent délavés. Le travail de remasterisation n'a pas été poussé dans ses derniers retranchements, mais l'effort est là et bien là, jusque dans les traces, sauvages et immanquables, d'edge enhancement, preuve, même s'il s'agit d'un défaut, que des filtres visuels ont été appliqués sur l'image. A une instabilité générale (l'image présente des défuats à tous les plans) s'ajoute une cargaison entière de défauts liés au temps: des "pétouilles" comme des scratchs, poinçons, rayures qui ont tout de même été liftés et atténués, mais qui sont bel et bien présents. La gestion du bitrate est tout à fait correcte en revanche, et permet aux plans réussis et présentant le moins de défauts de bénéficier d'une ampleur visuelle et d'une dynamique vidéo fort bienvenue, permettant de rehausser la clarté et la puissance de l'image, surtout lorsque l'Ouest sauvage s'illustre à l'écran. Un effort de qualité non négligeable mais qui pourrait décevoir. Nous prenons le parti de l'éditeur, dont nous saluons la démarche, mais restons tout de même un peu déçu de découvrir une image en deça des potentailités techniques du support. Mais le lifting opéré ayant été réalisé dans des conditions software chez le Studio Maia, impossible d'en faire plus à moins de s'offrir les services d'un laboratoire annexe extrêmement couteux! PVB Editions nous surprendra toujours et dans le très bon sens du terme: l'éditeur permet à un public moderne de découvrir des films plus anciens ou oubliés dans des conditions tout à fait décentes, et à moindre coût.

Le son

Le Studio Maïa, dont nous vous avions déjà vanté les mérites, a réalisé la restauration et la mise en espace des éléments sonores via son procédé unifié nommé RMD 51 (Remastering Digital 5.1). Et il s'agit là, une fois de plus, d'un réel effort de mise en scène sonore, qui figure sans nuls doutes parmi leurs meilleurs. La scène sonore est très active sur tous les points cardinaux de l'installation, et oscille de la subtilité (bruitages et craquements d'insectes sur les voies arrières) à la violence, orchestrale et convenons-en, artificielle, comme lors de l'attaque de la caravane dans le désert par les indiens. Les dialogues occupent le centre de cette scène sonore et sont délivrés avec fermeté et punch, preuve de leur retraitement en studio qui a visiblement été optimum en terme de placement et de hauteur de voix. Cette même scène frontale, à défaut d'être d'une largeur convaincante, n'hésite pas à s'offrir les services des autres enceintes disponibles pour prolonger, de manière dynamique et vive, la sensation d'espace et d'amplitude. La gamme dynamique a de quoi surprendre, ce qui a pour effet de durcir la mise en scène sonore, de solidifier les masses acoustiques pour enfin dépeindre un authentique paysage lorsque toutes les voies s'activent, LFE y compris. Lors de ces instants fabriqués de toute pièce depuis le Mono, le format DTS propose une sensation de largeur expressive nettement plus tamisée, plus texturée que le format Dolby Digital, lui davantage artificiel dans son rendu acoustique, et plus faible quant à la charge dévolue à chaque canal. La remise en scène par le studio Maïa repose avant tout sur une mise en espace, une ventilation concertée et intelligente qui redonne une vigueur expressive doublée d'un pouvoir de conviction sincèrement très convaincants. Le procédé n'en est pas à ses balbutiements, et la maturité, l'âge de raison semblent avoir été atteints depuis longtemps. Preuve en est cette délicatesse dans le traitement sonore qui a sans aucun doute été précédé par une observation très précise des potentialités dynamiques du son, dans sa version d'origine mono, et par le respect des prétentions artistiques originelles, même sur la bande-son. Le potentiel créatif semble avoir été exploré au maximum, et même si l'on peut dénoncer certains choix radicaux car trop artificieux, à l'image de ces scènes au coin du feu où l'on perçoit fermement les craquements des braises sur les enceintes arrières, force est de constater que l'artifice et la fausseté, jusque dans les timbres, ont été bannis. On restera surpris de découvrir cette patine sonore ainsi que son pouvoir, sa volonté de mise en scène, qui articule, avec clarté, pertinence et efficacité. Aucune séquence du métrage ne semble éteinte ou vide de substance sonore. Même lors des séquences dialoguées (début du film), la bande-son semble animée d'une très subtile dimension aurale, faite d'échos prolongateur sur les voies arrières et d'un pouvoir de recouvrement spatial qui habille et maquille la scène sonore sans pour autant la dénaturer, l'extirper hors de ses limites. Le procédé n'a pour autant rien d'un vulgaire maquillage artificieux et permet de revigorer le caractère immersif de la bande-son, en conservant ses éléments originaux, mais en oeuvrant pour davantage de clarté expressive, et plus d'expressivité acoustique. De surcroît, dans un genre aussi typé que le western, ce type de ré exploitation sonore se trouve dans son élément. Rien n'est véritablement oublié: coup de feu, dérapages, sable, éléments naturels (le vent etc.), courses poursuites, flèches décochées, rivières, ambiances naturelles... et tout semble orchestré selon une partition qui obéit au seul mot d'ordre de clarté. Même l'équilibre tonal a bénéficié de soins particuliers. En outre, la finesse de certains effets sonores réalise des petites merveilles, redonnant immanquablement du cachet et de la vie à la bande-son. La piste DTS, sur la version originale du film, dès le début du métrage, permet à la bande-son de sortir du cadre physique imposé par les enceintes, et en dépit de l'âge des matériaux sonores, réussit à propulser sa dimension sonique un bon cran plus loin, en travaillant sur davantage de clarté et d'intelligibilité. La scène sonore respire beaucoup mieux, l'aération est de la partie, tout comme le pouvoir de conviction. Bref, tout concourt à redonner un souffle sonore en phase totale avec le projet de remise en espace du Studio Maïa. En d'autres mots, le format DTS donne clairement à entendre le travail réalisé lors du RMD 5.1. Dommage que l'éditeur n'ait cette fois-ci pas opté pour une piste DTS Plein Débit, comme ce fut le cas avec leurs anciennes publications...

L'interactivité

Une modeste galerie de photos (couleurs et noir et blanc), des filmographies complètes et quatre bande-annonces d'autres films de l'éditeur (4/3 et DD 2.0). Les menus sont animés, mais le changement de piste son à la volée est ilpossible. un passage forcé par le menu est nécessaire, et le film redémarre... Le disque est joliment sérigraphié.


Note Image

Note DTS

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Note Interactivié
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Note Globale

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