

Elektra
(2005)
Avec Jennifer Garner , Goran Visnjic , Kirsten Prout ,
Terence Stamp
Elektra, la tueuse légendaire, a pour
mission de liquider ses nouveaux voisins, Mark
Miller et sa fille Abby, que poursuit la puissante
et maléfique organisation "La Main".
Mais impulsivement, la belle se retourne contre
ses commanditaires et décide de sauver
ses proies...
Égérie de Daredevil et icône
tragique, Elektra est surtout une tueuse redoutable
aguerrie aux techniques de l’assassinat.
Elle prend enfin vie au cinéma sous les
traits de Jennifer Garner pour un film à
l’image de son héroïne : impitoyable,
rapide et musclé.
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DOSSIER DE PRESSE
Apparu pour la première fois au
cinéma dans le film DAREDEVIL – aux côtés
de Ben Affleck – le personnage d’Elektra est
vite devenu aussi important que celui de “tête
à cornes”. Convaincu du potentiel énorme
développé par cette héroïne
passionnante et ambiguë, les dirigeants de Fox et
de Regency décident très tôt de lui
dédier un film. En fait, selon le producteurs Avi
Arad (PDG des Marvel Studios), l’idée d’un
film consacré à Elektra germe lorsque Jennifer
Garner a été castée pour ce rôle
dans DAREDEVIL.
Présente dès l’origine du projet,
l’actrice Jennifer Garner ré endosse une
seconde fois la tenue d’Elektra, après l’avoir
revêtue dans DAREDEVIL. Bénéficiant
d’une solide forme physique et d’une excellente
pratique des arts martiaux grâce à la série
ALIAS, dont elle est l’héroïne, Jennifer
Garner s’entraîne avec zèle afin de
parfaire une formation au combat essentielle au rôle.
Car, toujours dans le souci d’être aussi réaliste
et crédible que possible, les scènes d’affrontement
d’ELEKTRA sont réalisées sans doublure.
Garner et ses nombreux adversaires se battant “réellement”
au gré de face à face nerveux et percutants.
Elektra a été créée
par le dessinateur et scénariste Frank Miller.
Ce dernier, en charge de la saga Daredevil, offre à
son héros un protagoniste féminin qui va
modifier à jamais l’image des supers héroïnes
: Elektra Natchios ! Personnage anticonformiste, tueuse
impitoyable qui offre ses services aux plus offrants,
Elektra entretient avec Daredevil une relation ambiguë
teintée d’amour et de haine. De manière
très directe, Miller sexualise Elektra et dévoile
régulièrement ses courbes. En peu de temps,
Miller fait d’Elektra une héroïne autonome
en lui dédiant des mini-séries complètes
telles ELEKTRA SAGA, ELEKTRA LIVES AGAIN et ELEKTRA ASSASSIN.
La relation d’Elektra avec Daredevil, ses missions
d’exécutions redoutables, ses contact avec
la pègre et la secte de “La Main”,
de même que sa mort tragique dans les bras de Daredevil,
en ont fait une des héroïnes les plus aimées
et les plus tragiques du monde du comics.
Dessinateur et scénariste doté
d’un talent que beaucoup lui envient, Frank Miller
débute dans le comics en dessinant deux épisodes
“bouche-trou” de Spider-Man. Très vite,
il se voit confier la tâche de reprendre la série
Daredevil. En 1981, Miller prend en charge les scénarii
de “L’homme sans peur” auquel il adjoint
le personnage d’Elektra. Le succès est fulgurant.
Après la mini-série Ronin, Miller s’attaque
à ses chef-d’œuvres : Batman, The Dark-Knight
Returns et The Dark Knight Strikes Again, où il
détruit le mythe de l’homme chauve-souris
en le positionnant comme un héros vieillissant,
nihiliste et un peu psychopathe. Doté d’un
graphisme expressionniste et brutal, l’œuvre
de Miller est saluée dans le monde entier. En marge
des séries Marvel et DC Comics, Frank Miller développe
ses propres conceptions, dont la saga violente “Sin
City” (dont il vient de signer l’adaptation
cinématographique avec le réalisateur Robert
Rodriguez). Parallèlement, Frank Miller a signé,
pour le cinéma, les scénarii de ROBOCOP
2 et ROBOCOP 3.
"Le Figaro"
Entre mélo réaliste et science-fiction,
toujours inspirée des bandes dessinées Marvel,
l'aventure se poursuit. Pour amateurs seulement.
"Première" - M. Carratier
Rob Bowman tente le grand écart entre la psychologie
et les coups de boules... Ca passe [...] et ça
casse aussi [...] Les amateurs de comics devraient quand
même s'y retrouver.
"Les Inrockuptibles" - Patrice
Blouin
Elektra vaut surtout pour quelques moments d'effets spéciaux
réussis. Pour le reste, on a du mal à voir
ce que Jennifer Garner gagne à participer dans
ce genre de production balourde.
"Mad Movies" - Stephane Moïssakis
Véritable produit léché mettant en
avant un scope cadré sans fioritures, sans virtuosité
certes, mais parfois traversé d'un sens pointu
de l'imagerie [...] un sujet de haute volée et
de facture carrée certes, mais un gâchis
scénaristique total qui ne prend pas en compte
les éléments susmentionnés, en préférant
se concentrer sur des menus détails.
S'il sera bien difficile de formuler
une position tranchée à la faveur ou à
la défaveur du film de Rob Bowman, nous retiendrons
une filiation avec les autres personnages Marvel avant
toute chose, puis une ampleur formelle très concertée
et assez singulière, qui parvient à extirper
le film de ses tréfonds scénaristiques...
Elektra se révèle un personnage plutôt
faible, socialement désoeuvrée, et aux 'pouvoirs'
finalement très perfectibles (elle échappe
à la mort directe un nombre incalculable de fois...).
Les seconds rôles sont campés par des acteurs
talentueux et fins, mais tout ce beau monde souffre de
la dimension minuscule du scénario qui dès
le départ semble prendre une fausse direction vis
à vis des attentes... Le 'plombage' du film est
ainsi irrémédiable... Quant à Jennifer
Garner, et pour paraphraser Top Model 2005, elle
dispose d'un très joli corps 'lingerie' mais marche
toujours comme un camionneur...
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L'image
Excellent rendu d'une photographie composée
avec un soin surprenant, et surtout, qui s'avère
très contrastée (noirs très profonds
et appuyés), et qui nécessitera un réglage
fin de votre diffuseur afin d'en optimiser le rendu. Les
qualités habituelles des réussites du format
DVD sont présentes sur cette édition: définition
superbe et fine la majeure partie du temps, colorimétrie
retouchée lors de l'étalonnage mais complètement
réussie aussi, lumières étudiées
(parfois difficiles à gérer si le film n'est
pas diffusé dans l'obscurité totale) et assez
surprenantes pour 'un tel film', teintes fidèles...
Du côté de la compression, l'image accuse une
finesse et une fluidité presque irréprochables,
et nous n'avons noté que de très rares artefacts
compressifs, voire aucuns, en dépit de l'agitation
ambiante qui domine lors des scènes de haute volée...
Seul un fourmillement vient s'inviter de temps à
autres. il est sans aucuns doutes dû à un choix
de pellicule différent lors de ces instants presque
oniriques. L'image de ce zone 2 s'avère donc, au
final, solide, réussie, et particulièrement
calibrée. Arrières-plans impeccables, tout
comme la lisibilité, pour une image argentique très
cinéma (gros point de cette édition), en extérieurs
ou en intérieurs. Cadrages et Scope s'avèrent
franchement superbes, sans pour autant avoir recours à
une esthétique et à un filmage 'clipesque'.
Le son
Produit par Marvel, Elektra se devait
de disposer d'une bande-son conséquente à
défaut d'être complètement innovante
ou artistiquement et plastiquement réussie. Si
la piste DTS 5.1 de l'édition zone 1 a une fois
de plus été éclipsée au profit
d'une VF (choix discutable, comme nous le soulignons à
chaque fois), il ne s'agit pour une fois pas d'un "petit
scandale" dans la mesure où la VF semble propager
l'énergie acoustique plus loin que la VO, d'où
un état d'ascendant acquis sur la VO, qui, du coup,
semble plus ténue, plus réservée...
Surprenant, d'autant que chacun sait que d'ordinaire et
à 97% des cas, ces compliments circonstanciés
sont l'apanage de la VO. Ici, les différences entre
les deux codages de la VF, DD et DTS, s'avèrent
assez peu marqués mais affichent une netteté
dans leur franchise par moments assez surprenante. Sur
le plan artistique, Elektra ne démérite
pas de sa nature Marvel: sa bande-son se veut très
ouverte et surtout très ample, tapageuse, sachant
utiliser les vertus du multicanal à très
bon escient, notamment lors des multiples, mais finalement
rares, emplois des armes de la tueuse, qui développent
toute une panoplie de bruitages de lames tranchantes,
du sortir du fourreau jusqu'aux coups mortels qu'elles
assènent. Les séquences d'action pure accusent
une dynamique irréprochable caractérisée
par une forte remontée des valeurs dynamiques et
un étalement des constituants sonores d'une clarté
bluffante: on perçoit ainsi chaque élément
source, chaque bruitage, avec une clarté expressive
formidable, d'où une maximalisation du potentiel
de la bande-son (arbre qui chute, élimination des
démons...). Le canal 0.1 LFE révèle
une subtilité dans l'art de la nuance que l'on
ne soupçonnait absolument pas: il vous sera possible
en effet, de percevoir des cycles différents au
niveau du rendu des basses, et votre caisson travaillera
littéralement comme il le fait rarement, l'amplitude
et la modulation qui ont été implantés
dans ce canal de graves s'avèrent en effet des
plus surprenants... Les dialogues en VF, parfaitement
clairs, débordent de la centrale, mais ne nuisent
pas aux détails sonores contenus dans ce même
canal, preuve d'un travail soigné. Pour le reste,
la signature de cette bande-son n'est certes pas aussi
franche que celle de Daredevil ou X-men, mais parvient
tout de même à susciter des instants sonores
presque inoubliables. La bande-son du film se décuple
en effet plus qu'elle n'agit, mais lors de ces déploiements,
une forte concentration de valeurs acoustiques envahit
alors la scène sonore, créant par la même
une architecture sonique de tout premier ordre qui dispose
de suffisamment d'arguments pour relever le potentiel
du film (que serait-il sans ses séquences d'action
échevelées?) mais aussi de proposer un bel
exercice à votre matériel de reproduction...
La réponse en fréquence, en ce sens, se
révèle être, avec le canal 0.1 LFE,
le gros point fort de cette édition, proposant
des aigus fins et cisellés, aériens et tranchants
ainsi que de belles valeurs de haut médiums ou
de médium tout court. L'ampleur du son est ainsi
assurée par une gamme dynamique forte de café
et par un excellent usage du spectre audible, qui lui
intervient au cœur même du son pour renforcer
sa force expressive. Le technique rejoint ainsi l'artistique,
un tel travail de composition, qui repose sur la modulation
et l'usage concerté de la réponse en fréquence
relevant plus d'un travail de peintre que de technicien
dans la mesure où nuances et couleurs sonores occupent
une part essentielle dans l'élaboration de la bande-son,
ce qui ne court pas forcément les rues... En ce
sens, la bande-son de Elektra rejoint celles des autres
films des héros Marvel, auxquels elle s'associe
techniquement et artistiquement en prolongeant cette continuité
acoustique. La précision littéralement chirurgicale
de certains effets et de leur texture se révèle
des plus surprenantes par moments, et la VF, pour une
fois, n'a pas gommé cette texture si spécifique
lors du doublage. La tonicité et l'expressivité
du mixage VO sont conservées, voire maximisés,
ainsi que sa dimension explosive par moments (le mot est
faible).
La piste DTS VF en souligne très
légèrement les traits, mais les différences
entre DD 5.1 et DTS 5.1 nous ont parus un tantinet trop
discrètes pour être complètement épatantes.
Si la piste DD 5.1 est encodée sous 384 Kbps, il
s'agit tout de même d'un excellent encodage, limité
par son taux de transfert, mais absolument irréprochable.
Pour une fois, le format DTS ne vient pas pour autant
combler les vides acoustiques et autres incomplétudes
générés par le format Dolby Digital.
Il se contente de mieux remplir la scène sonore,
et propose un pouvoir de recouvrement légèrement
plus fluide et plus ample. Les séquences mettant
en scène des "pièces sonores"
très subtiles (scène de piscine, ambiance
aquatique, exceptionnelle) sont ainsi reproduites avec
davantage de délié et de prestance, mais
les différences demeurent très fines...
Une légère distorsion est à noter
sur le canal central en Dolby Digital, que la piste DTS
fait aisément disparaître. Les prouesses
dynamiques de la bande-son sont finalement presque les
mêmes en DD ou DTS, jusque dans les formidables
coups de feu. La fluidité du et des sons, caractéristique
du mixage du film, aurait du être davantage filée
en DTS, or il n'en est pas grand chose finalement, si
ce n'est une légère tendance à élargir
la réponse, à densifier l'ossature acoustique.
Difficile de faire la fine bouche devant le spectacle
qu'offrent ces scènes d'actions et autres gunfights,
mais ils s'avèrent rares... Dans les autres scènes
du film, la bande-son se révèle assez classique
dans son approche, mais offre nettement plus de relief
et de présence que 95% d'autres productions. Mais
les effets sonores bien spécifiques sont davantage
appuyés en DTS, qui nous permet de lire la scène
sonore avec plus d'homogénéité et
de clarté. En ce sens, la façade avant et
l'intégration de ses composantes (latérales,
centrale...) se font bien plus convaincants lors de l'écoute
en DTS, jusque dans les séquences d'action.
Et notre diapason? Difficile de ne pas
octroyer le diapason de bronze, mais nous nous attendions
quelque part à 'plus', et ce DVD et son mixage
ne sont en effet pas passés loin du diapason d'argent...
Nous garderons en mémoire l'image sonore d'un mixage
violent mais jamais agressif, vigoureux, détonant,
surréel, et finalement assez majestueux (ampleur
et élaboration artistique du combat final avec
les raps blancs volant de toutes parts par exemple) lors
des meilleures scènes de combat. Sons et images
partagent ainsi une nature commune. Les multiples combinatoires
acoustiques qu'offre cette bande-son en terme d'effets
ou d'intégration se révèlent finalement
marquants, sans doutes bien plus que le film lui-même...
En attendant l'inévitable édition
collector à paraître d'ici quelques mois,
l'interacivité présentée ici repose
sur de nombreuses faiblesses... mais aussi sur une force
inattendue: un documentaire de 52 minutes inédit
en zone 1.
Scènes coupées
Trois scènes coupées assez inutiles, dont
deux commentées par le réalisateur. La première
montre une version différente de la séquence
où Elektra tente d’assassiner Mark et Abby
Miller avec des sais (dans la version définitive
Elektra se sert d’un arc à poulie). La seconde
présente une courte conversation entre Stick, le
mentor, et Mark Miller. La troisième consiste en
un clin d’œil original au film Daredevil
(dont Elektra est un spin-of, rappelons-le) et
met en scène Elektra victime d’une vision
où apparaît Ben Affleck (Daredevil).
Elektra: les coulisses du tournage
(12 minutes 59 – VOST)
Banale featurette promotionnelle qu'il
conviendra de regarder en accéléré...
Des images du films constituent la teneur principale de
ce segment très vite oubliable...
Documentaire exclusif : Jennifer Garner est Elektra (Incarnations),
52 minutes
Un reportage exclusif à l’édition zone
2 (une vraie pièce de choix) qui dresse un panorama
complet sur la création, l’évolution
et l’impact fracassant qu’a le personnage d’Elektra
sur l’univers du comics américain. Frank Miller,
dessinateur, scénariste et créateur d’Elektra
revient sur le parcours original qui l’a amené
à donner naissance à la célèbre
tueuse. Très communicatif, Frank Miller s’explique
sur les choix psychologiques de son héroïne,
notamment sur ses dimensions tragiques et sexuelles. Enfin,
il se confie sur le mini raz-de-marée créé
lorsqu’il a décidé de faire mourir Elektra.
Une confession rare durant laquelle, au passage, Frank Miller
avoue avoir voulu rivaliser avec les plus grands dessinateurs
européens (Moebius en tête) en créant
le roman graphique ELEKTRA LIVES AGAIN.
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