

Equilibrium
Dans les années 2070, dans la citadelle de Libria,
les émotions n'existent plus, supprimées
par l'absorption quotidienne de Prozium. Cette drogue
anti-anxiété rend les gens plus heureux
et plus productifs. Les individus ont ainsi accepté
de mettre de côté leur liberté pour
vivre en harmonie avec leur dirigeant spirituel connu
sous le nom de Père. Les personnes qui refusent
de prendre leur dose sont considérées comme
des rebelles et vivent en retrait de la ville. S'ils sont
pris à jeun, c'est la peine de mort assurée.
John Preston travaille au service de Père et applique
la loi à la lettre. Un jour, celui-ci brise le
flacon de sa dose et n'a pas le temps de s'en procurer
une de rechange. Il est alors submergé par toute
une gamme d'émotions. Victime d'un revirement spirituel
qui le confronte à ses supérieurs hiérarchiques,
il mène l'enquête sur ce nouvel état
de vie.
Dans un univers fictionnel très
orwellien, Equilibrium se présente comme
une oeuvre dense, chargée, et dont le parcours
symbolique de son héros ne manque pas de références
et d'inspiration. Un souffle cinématograohique
certain en dépit d'un manque de moyens, un scénario
d'une très grande intelligence... des scènes
de combat inventives (loin de la spectacularisation de
Matrix cependant) et une thématique prenante
et inquiétante. Une excellente réussite
formelle parée d'un fond qui incite à la
réflexion. Une fable philosophique dure, âpre
aussi, mais ô combien inspirée. Une remarquable
surprise que l'on ne peut que recommander très
très chaudement.

A noter que les doublages japonais ont
été réalisés et enregistrés
dans un environnement certifié THX PM3 (et non
MP3!) pour Professional Multi-channel Mixing and Recording/Monitoring.
Un auditorium spécialement calibré et étalonné,
comme c'est désormais le cas pour beaucoup de presssages
japonais. La bande-son est aussi traitée acoustiquement
et si elle ne porte pas le sceau THX que nous connaissons
si bien, elle est en revanche reproduite avec une excellente
dynamique et un niveau global qui révèle
son passage dans ce "programme de gestion-préparation"
PM3. Le Japon est très friand de ce type de traitement,
et à Tokyo, les studios Imagica MA2 et Sony PCL
405 se sont récemment équipés, ce
qui porte à plus de 50 les studios équipés
dans le monde. Cet environnement acoustique optimise le
mixage multicanal lors de la phase de mastering. il est
aussi utilisé pour les contenus multimédias
(jeux vidéos etc...) et musicaux. Son but est d'optimiser
et de tirer parti des sources multicanales de l'audio
et de l'adapter, sans castration (on pense à Mi
Casa...) et au mieux sur les supports numériques
contemporains. Ces salles de mixage professionnelles utilisent
également des encintes Dynaudio. A ce titre, THX
impose son expertise au niveau du traitement de la salle
d'enregistrement et du matériel discret de mixage
et de prise de son sur 6 canaux. Aucun logo en ouverture
du film n'est présent, à part celui imprimé
sur la jaquette. En France, et en zone 1, aucun film à
notre connaissance n'a été traité
dans un environnement THX PM3. Plus
d'informations.
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L'image
Un pressage magnifique une fois de plus,
dont la gestion du bitrate impressione par sa constance.
Mis à part une définition querlque peu perfectible
et l'apparition de quelques scènes granuleuses, l'ensemble
dégage un sentiment de réussite indéniable.
Les noirs sont profnds, les contrastes ad hoc,
la définition ciselée (elle révèle
une très belle profondeur de champ). Les couleurs,
filtrées la plupart du temps, savent éclater
dans des tons chauds lors des moments importants. La technique
au service du thématique: de quoi apprécier,
à sa juste valeur, le panache visuel dont fait preuve
Kut Wimmer pour sa première réalisation. D'excellentes
conditions de visionnage ! Aucun compromis (on craint pour
le zone 2... prévu avec quatre pistes sons), c'est
assurément une copie ancrée dans la tradition
des pressages japonais: excellente. Peut-être pas
la référence ultime, mais un travail technique
one ne peut plus plaisant.
Le son
Peu de réels débordements
acoustiques, mais une présence globale indéniable,
palpable, dense, chargée sur les médiums
et quis ait se jouer de la réponse à fréquence
non sans maestria: les basses roulent et s'intègrent
avec une belle clarté dans le message sonore. La
scène sonore est axée sur les voies avants
mais ne manque pas de précision chirurgicale, notamment
sur les dialogues, impeccablement meilleurs en DTS (médium
plus charnu, présence plus centrée, haut
du spectre plus limpide et qui n'hésite pas à
lâcher quelques sifflantes inaudibles en DD, preuve
d'un degré de clarté supplémentaire
à mettre au crédit de la piste DTS). La
scène initiale dans l'église vous présentera
un remarquable moment de Home Cinéma, avec une
exécution visuellement saisissante (une balle à
travers un livre) qui éclate sur les trois enceintes
avants en résonannt délicatement sur les
voies arrières. La dynamique est costaude la plupart
du temps et l'ampleur très cinéma. Le mixage
est expressif en dépit de son manque d'originalité
et de design. La piste DTS impose naturellement sa propre
stature et révèle ainsi la dimension réelle
du mixage. La scène sonore s'ouvre bien plus sur
les arrières, la réponse en fréquence,
pourtant juste un peu mieux qu'en DD, semble tout d'un
coup plus naturelle, moins forcée, plus directive
et surtout plus dynamique. Si les différences entre
les codages son demeurent relativement minces (c'est un
DVD japonais mi-débit, fait assez rare!), comme
nous le disons souvent, une fois que votre mémoire
auditive aura repéré les qualités
de la piste DTS par rapport à sa rivale AC3, vous
ne pourrez plus vous en passer ! Remarque valable sur
quelque système home cinéma que ce soit
d'ailleurs. Lors des scènes d'action, les séquences
de "Gun kata" sont délivrées avec
punch et fermeté. Les moments plus calmes sont
faits de résonances acoustiques plutôt marquantes
(un monde plat qui se reflète lui-même) qui
dessinent dans la scène sonore quelques belles
arabesques, jusque dans l'infragrave. Véhicules,
attaques, assassinats, crémations... disposent
d'un impact dans l'évocation que le format DTS
excelle à délier et à clarifier (indubitablement),
là où en Dolby Digital, les affaiblissements
acoustiques sont légion, notamment sur les ambiances,
nettement moins tapissées, nourries et organiques.
La mise en scène sonore est permanente (les arrières
sont actives, même si le volume est assez bas par
moments) et la voie centrale très fréquemment
occupée et chargée. La piste DTS est un
bon cran au-dessus (et ce dès les premières
minutes du film, notamment sur le l'impressionant générique).
Un très joli travail donc, certes pas anthologique,
mais dont ce pressage japonais se fait le messager technique.
Et sur ce plan là, à nouveau, sa tâche
est impeccablement remplie.
L'interactivité
Documentaire (4 minutes...), Scènes de "Gun
Kata" accessibles séparément, Filmographies,
Bande-annonces originales, le tout en japonais ! Commentaires
audio du réalisateur.
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