Un télécinéma complètement satisfaisant, mais un rendu du film lui finalement décevant... L'image semble avoir souffert d 'un lifting, d'un gommage qui offre un rendu lisse et sans réelle aspéritée... Mais qu'il s'agisse de contratses, d'échelle de gris ou de détails dans les zones sombres ou lumineuses, l'image qu'offre cetet édition se montre ad hoc. La définition nous semble moins poussée que sur les précédents volets de la saga, tout comme la patine visuelle et l'énergie vidéo. Certaines séquences semblent pâles, et le réétalonnage donne des résultats parfois pâles et livides (scènes extérieures). Difficile à décrire, certes, convaincant, mais il subsiste un sentiment de pressage hybride pour une image quelque peu dénaturée et vidée de sa substance. Aucun soucis de compression ou de fluidité lors des défilement parfois complexes, et ce en dépit de la présence du film multiplié par quatre sur le disque, du à la version "prise de contrôle du destin des personnage" sur laquelle nous reviendrons. Les noirs se montrent à la hauteur, et les arrières-plan lisibles.
Le son
A nouveau, l'éditeur force un décodage
central arrière décliné sur deux codec, Dolby Digital EX et DTS ES Discrete. Cette dernière piste son propose en effet un authentique canal central arrière discret et indépendant. Mais à nouveau là aussi, le film n'a jamais été mixé ou exploité sur 6.1 canaux en salles... L'édition DVD offre donc un simple bricolage totalement inutile, et rend ce canal central arrière totalement inutile... Là où le format DTS ES Discrete devait s'imposer, il ne subsiste qu'une ombre vite oubliée: les dépalcements d'appareils ou d'objets à l'écran ne sont jamais exploités par ce canal central arrière, mais ce sont les deux voies latérales arrière qui résonnent et diffusent un signal, efficace certes, mais qui aurait du se voir réparti avec davantage d'ampleur et de 'logique spatiale' sur cette voie ES...
La bande-son de ce troisième opus récupère les données formelles et dynaliques de ses prédécesseurs, mais sans pour autant innover ou surenchérir. D'après nos souvenirs des salles de cinéma, la bande-son dispose d'une large gamme dynamique et abuse d'effets audio-visiogènes lors des séquences les plus horrifiques. Très axée, elle voit ses masses sonores se répartir avec soin aux points cardinaux sur le plan mutlicanaux, et ce dès les tout premiers instants. Elle repose également sur l'appui quasi-constant d'une dynalique exacerbée et qui ne cesse de remonter le niveau sonore. La partition très peu imaginative et d'une grnde banalité occupe, elle l'ensemble des canaux et se partage le devant de la scène sonore, de concert avec les effets ambiophoniques tranchants soigneusement répartis. Le grave et le sous-grave jouent tous deux des rôles physiologiques, et accentuent les sensations purement physiques (passage du grand huit etc...) avec une certaine bonhomie et un impact d'une sécheresse parfois provocante. Néanmoins, l'édition proposée ici par new Line récupère des caractéristques de mastering que nous avons dénoncé il y a quelues années: le studio Mi Casa s'est chargé de la préparation de la bande-son, et a opté pour un réégalisation optilisée pour une écoute domestique, précisée dans le menu son du disque. Les résultats s'affichent dès les premiers instants: gamme dynamique compressée, rééglisation de l'intégralité du haut du spectre, directivité réduite, niveaux recalibrés... Bref, un authentique carnage, une transition très peu heureuse vers la low-fi que des oreilles pointues ne manqueront pas de remarquer. Réétalonnée, la bande-son a elle aussi été lissée: l'efficacité spectrale entendue en salles s'étale maintenant sur une grasse zone de médiums, qui ne déborde jamais vers les extrêmes du spectre. Pire, certains effets ultra-directifs se voient nettement moins présents et n'affichent que l'ombre e ce qu'ils étaient en salles... Ce recalcul de l'efficacité de la mise en scène sonore se répand sur toute la scène acoustique du film. Dialogues sourds, parfois caverneux, découpage avant-arrière revu et schématique, diaphonie amoindrie... Les joies de la réégalisation telles que nous les dénonçns depuis des années sont ici de retur, après une édition pourtant monumentale de Domino (voir notre chronique) qui en était pourtant presque dépourvue...
Les séquences de la fête foraine demeurent la pièce d'oeuvre esentielle du film, le reste étant davantage classique sur le plan sonore et acoustique. Lors de cette première partie, l'ambiophonie se fait principe de méthode: active et fortement orientée, elle diffuse des informations d'ambiance tout azimut et abuse de la directionnalité spatiale afin d'articuler au maximum la scène sonore. Lors de cette partie, les rapports avant-arrière atteignent des valeurs très convaincantes, où la mobilité des sons décrit de formidables panoramiques. Par instants, une réelle vélocité acoustique s'installe, parée de belles valeurs de séparation des canaux. La dynamique n'est pas en reste et se rehausse lors de la séquence de l'accident. Mais la quantification visiblement revue à la baisse réduit le pouvoir d'évocation des sons, même sur la piste DTS, annihilant par la même toute forme de réalisme au profit d'un fracas bruyant et sans réelle finesse. Ces séquences s'emploient à heurter l'oreille avec un maximum d'information, mais un design assez mastoc et agressif. Le mixage se révèle néanmoins à son paroxysme, et affiche des valeurs et des images sonores qu'il ne retrouvera plus par ailleurs. Le reste du film se montre en effet plus docile et représente un bon pas en arrière par rapport au second volet de la saga. Nus assistons à une sorte d'écrasement spectral (brillance sonore fortement en retrait) et à une réduction de l'impact cinégénique, jusque dans la séquence ferroviaire finale, qui se termine sur des images sombres et totalement noires, et laisse la bande-son prendre le relais durant 15 bonnes secondes. Même lors de ces efforts originaux et pertinents, la bande-son ne dissipera pas suffisament d'énergie acoustique et ne déploiera pas assez de conviction pour remplir convenablement son oeuvre, tout ceci étant du à la politique de l'éditeur. Le canal central arrière n'ébauchera même jamais cette once de dimension supplémentaire qui ajoute profondeur et magnitude à la scène sonore en jouant sur la taille des proportions acoustiques...
Le format DTS ES Discrete, présenté en mi débit, n'offre du reste qu'une infime amélioration lors de l'écoute. L'étroitesse du format Dolby Digital se voit quelque peu gommée par la piste DTS qui maintient une pression plus large et plus accentuée, tout en offrant une perspective sonore moins compressée et davantage concernée par la spatilisation effective. Sans rajouter de dimension supplémentaire, il subsiste, en DTS ES, une aura légèrement plus accentuée, et une persévérance plus nettement marquée et inscrite dans la bande-son qui permet de faire oublier lors de quelsues séquences l'horripilante réégalisation imposée par le studio. Néanmoins, aucune mise en avant ou amélioration sur le plan spectral ou dynamique, en dépit d'eune sécheresse et une négociation sonique de l'infra-grave quelque peu plus réactive et physique. Une manière certes très légère de mettre en lumière la technicité parfois poussée (encoe que, les signaux pleine bande ne sont pas légion, voire inexistants...) de la bande-son, sans pour autant lui offrir une nouvelle jeunesse sur le mode artistique. Les séquences de dialogues se montrent en effet totalement dépourvues de design et affichent une scène sonore flasque et totalement éteinte. La bande-originale ne parvient même pas à s'offrir un espace réellement tridimensionnel et n'affiche jamais de dimension musicale complètement holographique. Trop de restrictions lors du mastering finissent par anéantir les points les plus pertinents dont avait bénéficié la bande-son en salles... donc lors de son élaboration par l'équipe de mixage.
Une déception donc, dont les résultats d'écoute sont situés à des années lumière de ce que peubvent nous offrir des éditeurs Asiatiques ou même Français.
L'interactivité
DISQUE UN
Commentaires audio du cinéaste et scénariste James Wong.
Mode de visionnage inédit et exceptionnel: en lançant le film, il vous est proposé, par dix fois, de choisir le destin des personnages qui pourront donc soit survivre soit décéder... Une manière interactive d'interagir avec le film et de le modifier en prenant son contrôle à l'aide la télécommande. Une originalité attractive qu'offre le support DVD, utilisé ici au maximum de ses capacités. A signaler: l'élégance de cete option qui affiche à l'écran un flou graduel accompagné d'effets sonores vaporeux. La fonction seamless branching est bien entendu employée pour que vous puissiez décider de la destinée des personnages, et modifier ainsi l'économie du récit.
DISQUE DEUX
Documentaire de 88 minutes des plus conséquent, baptisé Kill Shot et faisant office de making-of. Une réussite, agrémentée de quelques scènes coupées.
It's All Around You court-métrage animé. (8 minutes)
Etude sur les slasher, ces films mettant en scène la mort d'adolescents Américains dont Destination Finale se veut l'archétype. (24:35 minutes) Le critique Roger Ebert y intervient avec toute son acuité, aisi que les acteurs du film. Ce segment est également à la gloire du studio New Line qui s'est fait le spécialiste de cette mouvance.
Une scène étendue inédite (commissariat)
Promotion: superbe bande-annonce présentée en 16/9 et en Dolby Digital 5.1 fracassant; 3 teasers et un segment de 20 minutes sur les morts présentes dans le film, grouillant d'images de tournage.
Suppléments DVD-Rom: La navigation se fait en Français grâce au InterActual DVD Player version 2.6, après un temps de chargement. Liens internet divers, et un jeu en Flash, baptisé "Visions of Death", finement conçu.