

Gladiator (édition
Superbit japonaise)
Soldat maintes fois décoré et fidèle
serviteur de l'Empire romain, le général
Maximus devrait normalement succéder à l'empereur
Marc-Aurèle, qui le tient en haute estime. Mais
avant d'avoir pu lui confier les rênes du pouvoir,
Marc-Aurèle est assassiné par son propre
fils Commode, individu abject, ambitieux et corrompu.
Chassé du pays et réduit à la condition
d'esclave, Maximus n'a plus qu'un désir: retourner
à Rome afin d'y régler ses comptes. Un seul
moyen: suivre un entraînement de gladiateur et livrer
au Colisée, théâtre d'innombrables
affrontements sanglants, un ultime combat en présence
de son ennemi.
En dépit des apparences, Ridley
Scott nous livre un film exceptionellement abouti, maîtrisé
de bout en bout et qui, surtout, repose sur d'authentiques
bases cinématographiques. Un grand film, tout bonnement...
Sur le plan technique, quelques chiffres
pour parler de cette édition Superbit:
. Bitrate vidéo moyen (Superbit japonais): 6.45Mb/s
. Bitrate vidéo moyen (DVD Zone 1): 5.98Mb/s.
Vous le lirez dans notre review, nous
sommes exceptionellement déçus par cette
édition Superbit qui propose un bond en arrière
au niveau de la bande-son. En revcnahe, ce disque s'adresse
aux possesseurs de vidéoprojecteurs qui devraient,
eux, y trouver un authentique bonheur de tous les instants
(ne serait-ce que pour la réduction du edge
enhancement et pour la suppression du grain lors
des scènes de nuit). Finesse et profondeur nous
viennent à l'esprit pour qualifier cete image de
toute beauté à la colorimétrie impeccablement
dosée.
Le concept Superbit ne doit-il pas proposer
un summum de qualité, et être le garant d'un
traitement et d'un processing en laboratoire dignes de
tous les éloges? COnçue en 2002, cette collection
se veut une incarnation du savoir-faire technique et technologique
afférant ausupport DVD. Les pistes DTS, toujours
présentées en VO, sont d'ordinaire explosives
et particulièrement convaincantes. C'est ce à
quoi nous nous attendions à la rédaction,
mais une vérification avec notre fidèle
zone 1 (disque de référence) a mis en évidence
e très nombreuses fautes de goût impardonnables
au niveau de la bande-son... Dommage. Espérons
que la version Superbit zone 1, à paraître,
ne suivra pas la même voie, même si l'on connait
dors et déjà la réponse... Dernier
détail: Gladiator sortira en zone 2 française
le 21 octobre, dans une présentatio identique à
celle que nous testons ici, à ceci près
qu'elle sera présentée en PAL.
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L'image
Cette mouture Superbit japonaise est loin
de décevoir... du moins sur ce plan-là! L'image
n'est certes pas dramatiquement différente du zone
1, mais améliore la densité globale. Ainsi,
lors de la scène, au début du film, de la
visite de Maximus dans un camp de soldat enneigé,
les flocons paraissent plus fluides, et les dégradés
de bleu maintes fois plus purs, denses, colorés...
réussis. Toutes les variations chromatiques sont
négotiées avec soin: des scènes de
huit, en passant par les tonalités Sépia du
début du film au teintes métalliques des armures,
le niveau de détail est épatant. L'aliasing
est en revcnahe toujours de la partie (normal...), voire
même un peu plus lors du générique final
(c'est du moins ce qu'a remarqué un autre site web).
Finesse accrue, contours plus nets, niveau de détail
plus élevé et sensitivité visuelle
tout simplement un bon cran au-dessus du déjà
remarquable zone 1. Une image fort compétente, que
l'on sent améliorée, même si cela repose
en partie sur un plan plus psychologique qu'autre chose!
Ce n'est pas aussi spectaculaire que la mouture Superbit
de Lawrence of Arabia, tout de même...
Le son
Gardez votre zone 1... personne d'autre
sur le web ne vous parlera de ce que je vais évoquer
ici: le canal central a subi une réégalisation
du haut du spectre, qui gomme environ 45% de la cristallinité
cinglante des aigus qui faisaient la force d'évocation
sans précédent du zone 1. Les sons parfaitement
enregistrés des entrechocs des épées
ou des flèches, qui donnaient un degré de
vérité très impressionnant sur le
DVD zone 1 disparaissent ici, ou sont très fortement
assourdi... Comme si cela ne suffisait pas: d'un encodage
DTS ES 6.1 Discrete, on redescend ici vers du banal 5.1,
et la clarté de l'ensemble, cette bulle d'énergie
sans cesse en mouvement, émaillée de lumière
sonore car éminément transparente perd de
sa splendeur acoustique, sans l'ombre d'un doute... Cruel,
mais on se retrouve avec une piste DTS assez proche de
la piste DD 5.1, avec un léger réhaussement
des graves mais rien de bien dramatique là non
plus... alors que le DVD zone 1 présente un maximum
de différences entre les deux codages. Superbide?
En ce qui nous concerne, oui, et sans l'ombre d'un doute...
Pour vous en convaincre (et il est inutile d'épiloguer
sur le cas 'Gladiator-Superbit-japonais'), rendez-vous
aux environs de 22.03 (entraînemenet de Comodus)
et comparez avec votre zone 1 (comment, vous ne l'avez
pas ou plus? Honte à vous!). de même, rendez-vous
pour le combat avec les tigres: la fluidité du
haut du spectre quasi liquide entre la centrale et l'avant
gauche est très compromise sur le nouveau pressage...
La comparaison tourne court au bout de 3 secondes... Petit
rappel: le DVD zone 1 avait été entièrement
supervisé par une équipe de DTS... chez
DTS. LA déception est à l'image du film:
colossale... Seuls les effets arrières semblent
posséder un degré de directionnalité
et de coffre supplémentaire, au détriment
de la largeur et dela transparence de ceux présents
sur le Zone 1. L'une des plus belles déceptions
de l'année pour l'auteur de ces lignes.
L'interactivité
Inexistante, sauf si l'on compte les
logos DTS (Sonic Landscape) et Dolby Digital (City), ainsi
que le logo Superbit.
Précision: nos notes tiennent
compte de cette édition, et des modifications opérées
sur cette édition Superbit nippone. Sur le zone
1, la piste DTS obtient un 10/10, celle en DD 5.1 un 5,5/10...
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