La source 4/3, filmée en vidéo, n'offre qu'un spectacle en demi-teintes. La définition s'y montre très perfectible, tout comme la densité des plans. La scène demeure éclairée avec soin et les jeux de mise en scène se montrent convaincants, mais dans son grnd ensemble, cette réédition DVD souffre d'un soucis de performance caractérisé. Les contrastes opèrent sur un terrain complexe (difficile d'y trouver une constance ou une cohérence), tout comme la luminosité. La température colorimétrique domine finalement cet ensemble, mais à nouveau, la captation respire l'artifice et le report sur DVD demeure souffreteux d'un bout à l'autre. Difficile d'être convaincu par les prestations de cette édition DVD, dont certains segments sont issus d'une filmage à la DV.
Fort logiquement, il fallait s'attendre à une prise de son moderne, donc à un rendu de haut niveau une fois le mixage finalisé. Mais au final, la déception est de taille: le mixage n'offre presue aucune préhension et ne fait exister la musique de Manson que sur l'arc frontal. Au coeur de celui-ci, il ne sibsiste également qu'un bloc uniforme, sans la moindre nuance, à la stéréiphonie quasi-inexistante et effacée. Le coeur sonore du spectacle demeure l'enceinte centrale, les autres voies ne diffusant que des bribes d'information acoustique. Un simple bloc certes puissant, mais monocorde et agaçant à force de refus de la subtilité.
Le canal de grave n'explore pas vraiment le registre sous-harmonique, et se contente d'exister de manière là aussi artificielle et décevante. La voix de l'artiste occupe une part importante du spectacle, mais reste sous exploitée par le mixage, et voit son intégration certes très "live" fortement malmenée. Tantôt inaudible, tantôt mal définie, la voie centrale accuse une bonne dynamique mais souffre de troubles acoustiques majeurs.
La définition sonore de l'ensemble déçoit de par son manque d'ouverture caractérisé, et sa platitude dans l'exploitation de l'énergie acoustique. L'apport des formats multicanaux 5.1 demeure nul: outre le rajout d'une dynamique d'ensemble qui dégage des décibels, et une séparation des canaux plus pregnante (à la diaphonie quasi-inexistante...) qu'en 2.0, il ne ressort absolument rien de cette expérience sur six canaux distincts. Les voies arrières diffusent des informations fades et atténuées, très en retrait, tout comme les multiples interventions du public. Pire, le mixage semble avoir été réalisé à la va-vite puisque le moindre effet arrière diffuse un écho de type DSP et avec une fidélité dénuée de toute ampleur. Subtilité de mixage et arrangements harmoniques des plans sonores aux abonnés absents. Dy rythme, certes, de l'énergie, certes, mais l'ensemble se voit lâché sans le moindre contrôle artistique ni la moindre rigueur, d'où une expressivité brute de décoffrage qui devrait vite exiger de votre part un réglage de volume... vers le bas.
La piste DTS mi-débit supprime quelques réserves expressives inhérentes au format Dolby Digital, et amplifie la dynamique globale ainsi que le poids des basses fréquences. En étayant davantage le rendu musical, elle laisse transpirer une once de performance et offre au mixage une aération bienvenue, ainsi qu'une ampleur légèrement plus complète et étalée. Néanmoins, le format DTS ne peut réaliser de miracles sur un mixage que nous qualifions volontiers d'horrible, pénible et disgracieux sur le plan harmonique. L'essentiel du spectacle évoque une prise de son presque amateur encodée en MP3 sur un DIVX, lui-même diffusé avec un DSP enclenché... Est-ce parti intégrante du style de Manson? Seuls les fan(atique)s y trouveront la réponse...