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Marie, 20 ans, est invitée à passer
quelques jours de vacances chez les parents de sa meilleure amie.
Là, dans cette vieille ferme isolée au milieu des
champs de maïs, elle pense trouver un peu de tranquillité
pour réviser ses examens. Mais ce n’est qu’une
illusion : dès la première nuit, un hurlement strident
retentit dans toute la maison. Quelqu’un massacre un par
un tous les membres de la famille. Déterminée à
sauver son amie, Marie décide d’agir. Commence alors
une traque haletante et sans merci entre elle et l’assassin,
une traque qui l’entraînera hors d’elle même.
| Vous l'avez vu? Donnez votre avis aux autres internautes: 'Haute Tension' pour vous est |
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Quelques morceaux
critiques chosis, le film n'étant pas des plus faciles
à présenter. Il rebuttera 9 téléspectateurs
sur 10, mais ne devrait laisser personne indifférent.
Christophe Carrière, L'express: "Haute
Tension se veut en effet un hommage vibrant à Maniac
et autres classiques de la boucherie cinéma. C'est
bien foutu, excellemment mixé (son et bande originale
au-dessus du lot), jusqu'à cet improbable rebondissement,
dix minutes avant la fin, qui fait passer le film du Grand-Guignol
à n'importe quoi." Mathieu Carratier, Première:
"On pense régulièrement à la terreur
viscérale et réalistes des classiques des
années 70 (Maniac ou Massacre à la tronçonneuse)
qu'Aja double d'une mise en scène soignée
et moderne." |
Bertrand Rougier, Mad Movies: "Haute
tension, le deuxième opus d'Alexandre Aja, qui, après
Furia nous prouve que barbaque éclatée et province
française peuvent faire bon ménage."
Une oeuvre presque inclassable, redoutablement efficace, extrêmement
gore et efficace, le film de Alexandre Aja est un électrochoc
matiné de bain de sang que tout le monde n'appréciera
pas... Un film de genre d'une violence inouïe, un coup de
mise en scène plus qu'un geste de cinéma, doubvlée
d'une furie visuelle et sonore idéales sur support DVD.
On en sort KO, secoué, diverti aussi. Les influences sont
claires (Scorsese, Romero, Lustig, Lynch, Salva...), mais le scénario,
d'ordinaire le parent pauvre dans ce genre de petite production
se révèle ici être partie intégrante
du succès d'estime qu'on portera à Haute Tension.
Pour ce début 2004, l'édition DVD ici présentée
frise l'irrévérence domestique et s'impose presque
comme un inconstestable disque de référence. L'interprétation
est au diapason, avec un Philippe Nahon foncièrement inquiétant
en détraqué sauvage et sans merci, et une Cécile
de France insoupçonnablement agile, féline, espiègle,
sournoise... L'intelligibilité de la mise en scène
est totale, en dépit d'un final qui flirte volontiers vers
l'incohérent gratuit. Une surprise fort agréable
car totalement imprévue. A noter que le réalisateur
est dans sa vingt quatrième année de vie (en 2004),
et que son film a été produit par Alexandre Arcady.
Il a été sélectionné pour les festivals
de Sundance et Toronto, et le public américain lui voue
un authentique culte.
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
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Impeccable: définition ciselée,
couleurs éclatantes, profondeur viscérale du niveau
des noirs et étalonnage top niveaux. Rien à redire
sur l'aspect visuel, soigné et détaillé à
l'extrême, si ce n'est un aspect tantôt argentique,
tantôt numérique, et c'est ce dernier aspect qui
éloigne le DVD de la perfection. Quelques teintes sont
brûlées (étalonnage numérique?), de
même que quelques blancs. Enfin, contrairement à
d'autres productions du même accabit, on constatera que
l'étalonnage a été réalisé
sur toutes les valeurs chromatiques du film, et non pas sur une
seule choisie. Une belle réussite, à n'en point
douter, présente dans un luxueux CinémaScope qui
étale et ouvre considérablement les cadres et les
lumières du chef oérateur, Maxime Alexandre. Fluide,
net, et précis: rien n'échappera à l'image
de ce titre. La qualité DVD est là et bien là,
et s'accomode impeccablement des passages de l'obscurité
la plus totale aux petits matins encore embrumés dans les
sous-bois...
Audio : Analyse des pistes sons du disque
| Dans votre installation home-cinéma, la bande-son de 'Haute Tension' était |
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Un choc comme on en entend
finalement assez rarement: l'intégralité de
la scène sonore déverse des flux et des flots
audio de manière intense et ininterrompue à
partir de la vingtième minute. Des trombes d'effets
acoustiques abstraits mais aussi bien concrets viennent
assaillir l'auditeur de toute part. Un véritable
viol sonore! Le passage de la station service ou les premiers
meurtres dans la maison, au même titre que la séquence
d'introduction et le générique sont de grands
moments de Home-Cinéma et de cinéma de genre
tout court. Une efficacité 100% Française
qui met en avant une qualité d'enregistrement qualifiable
de prodigieuse et un mixage artistique de très haute
volée. |
Ne serait-ce que pour l'absence de filtres audio
correctifs pour la marché vidéo domestique, l'expérience
que propose Haute Tension mériterait d'être vécue.
D'alleurs, le titre du film et sa signification ne vous seront
accessibles que si vous portez une attention toute particulière
à la bande-son. Que ce soit les grincements d'un lit, les
déplacements d'objets (technique de l'Hyperfoley sur-utilisée,
pour amplifier l'expérience sonore en décuplant
l'effet et la présence sonore des objets et des souffles
sur la centrale et les voix frontales), les ambiances noctunes,
les sons dérivés d'un walkman ou bien les giclées
de sang, cette bande-son ne vous épargne rien, pas même
le son diaphane et métallique d'une scie électrique
ou des clefs du tueur. Les circulations de voie et voie sont incessantes,
et les bruitages hors champ sont d'une qualité et d'un
réalisme qui laissent sur le carreau. L'integrité
sonore est ici particulièrement impressionante, et s'entend
finalement assez rarement sur DVD. Vitesse et célérité
du son prennent bien souvent le dessus, tandis que le paysage
sonore rayonne littéralement. Il incarne les effets et
la nature du genre (amplifiant par la même tous la dimension
de l'épouvante) et impose une expérience prégnante
et palpable, viscérale et contrastée, éprouvante,
cohérente et terriblement délicieuse.
La gamme dynamique enterre sur le champ Pirates des Caraïbes
en élevant chaque micro-bruitage vers une dimension physique
plus conséquente. Dans cette architecture acoustique en
mouvement permanent, les pics de puissance et la fidélité
de reproduction peuvent finir par vous mettre mal à l'aise.
L'horreur prend forme et s'épaissit de manière sonore
et aurale. Parfait sur toute la ligne! Saluons au passage le travail
de Pierre André, Emmanuel Augeard (mixage) et Didier Lozahic
(montage et renfort son) pour leur savant multiplexage audio et
pour le bonheur (le seul mot qui me vient à l'esprit) qu'ils
nous procurent. Les différences entre DD et DTS sont plus
maigres qu'à l'accoutumé tout de même...
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette
?
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Nous avons testé la version location du
film (d'où l'absence de note pour l'interactivité).
La version vente, présentée sur deux DVDs, contiendra:
• Le commentaire audio d'Alexandre Aja et Grégory
Levasseur
• Un Making Of
• Des interviews des comédiens Maïwenn, Cécile
De France et du terrifiant Philippe Nahon
• Un documentaire sur le maquilleur
• Une bande-annonce
Suppléments DVD-ROM : Votre PC va-t-il se régaler
?
Aucun supplément rom...
| DTS vs. Dolby Digital |
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La piste DTS (proposée en mi-débit)
accentue le relief arrières et se joue de l'intensité
acoustique avec plus de maniabilité et de prestance. L'nveloppement
est à ce titre plus juste et un peu plus précis,
découpé. Une excellente piste DTS, à n'en
point douter, mais qui aurait pu aller encore plus loin avec un
meilleur débit (on ose tout juste imaginer ce qu'aurait
pu être le résultat...). La musique abstraite de
François Eudes est desservie à merveille, tout comme
les basses fréquences, qui incarnent à elle seule
sans doute 25% des nappes sonores. Soyeuses, rauques et incroyablement
tendues, elles soutiennent les axes dramatiques avec délectation.
Au final, on évoquera un travail anthologique car extrême
et hautement percutant, et on louera sa pertinence permanente
qui finit par créer une phase totale avec les images.
Une authentique mise en scène sonore de chaque instant,
qui repose sur une incroyable diversité et sur un pouvoir
de renouvellement qui fait sincèrement plaisir à
écouter. Les instants d'hystérie sonore sont nombreux:
ils déploient autour de l'auditeur une myriade de sons
discordants mais charpentés avec goût et finissent
par former une galaxie d'une extraordinaire ampleur physique qui
ne cesse de se renforcer. Ca tape, ça frappe, ça
cogne, ça pisse le sang et ça jute de manière
presque gênante. Un vrai mixage pleine bande jubilatoire
dans ses débordements et exemplaire dans sa gestion des
masses sonores. La séparation des canaux (diaphonie) est
idéale: chaque événement sonore est parfaitement
distinct. A signaler que le downmix de la piste Dolby Digital
5.1 en Stéréo Dolby Surround donne lui aussi des
résultats époustouflants et réellement surprenants
(pour ceux non équipés en 5.1). Dix mille fois bravo!
Un véritable sous-bois sonore, grouillant de 'choses' diverses...
Seules les voix, au début du film, redoublées, pâtissent
d'un problème d'intégration et d'enregistrement.
En jettant un coup d'oeil à nos notes, vous allez constater
que la piste DTS 5.1 a reçu un flambant 10/10, très
rare sur Revolusound! A vous d'interpréter ce résultat
comme il se doit... ;-)
Notes du Disque
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