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Mention Spéciale

 


titre du film

DIAPASON Français (Mi Débit)
DIAPASON Français (448 Kbps)
DIAPASON DIAPASON  
DIAPASON 0 dB

Zone: 2 (PAL)
Editeur:
Wild Side
Sous-Titres:
Sourds et Malentendants
Durée:
109 minutes environ
Prix : 19,99€
Disponibilité: 23 mai 2007


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COMMENTAIRES:

L'Homme de Sa Vie (2006)

Avec: Charles Berling, Bernard Campan, Léa Drucker...

aUn film de Zabou Breitman

Comme chaque été, Frédéric et sa femme Frédérique (aussi) vont passer les vacances dans leur grande maison perdue au milieu de la Drôme, avec une bonne partie de leur famille. Un soir, ils invitent à dîner Hugo, leur nouveau voisin, qui affiche avec amusement son homosexualité. Hugo et Frédéric, restés seuls à discuter de l’amour jusqu’à l’aube, vont nouer une relation qui va jeter le trouble dans leur coeur, et dans leur entourage…

 

Pour son 2e long-métrage, après l’émouvant et très remarqué Se Souvenir Des Belles Choses, Zabou Breitman peint une histoire toutes en suggestions et remises en question, subtile et audacieuse, autour de la confusion des sentiments et des fêlures intimes. Un film poétique et plein de tact qui fait la part belle à son formidable trio d’interprètes, aussi juste qu’émouvant : Charles Berling est trouble à souhait, Bernard Campan est touchant de naturel et de sensibilité et Léa Drucker excelle d’intensité et de fragilité mêlées.

 

Une sensibilité tactile à fleur de peau, un état de film qui allie grâce, sophistication et épanchements lyriques, L'Homme de Sa Vie, au delà de la simple anecdote, confronte l'homme à ses sentiments intérieurs, ses meurtrissures. Un trio d'acteurs au diapason, une photographie lumineuse et une bande-son inspirée, le film suggère un cinéma de la confiance, de la sensitivité. Une réussite salutaire, en maints égards, touchante, enlevée et jamais empruntée.

 


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L'image

Remarquable copie, au télécinéma incendiaire. Cette édition DVD allie finesse et persuasion, et offre aux images du film un rendu optimal. La colorimétrie se fond harmonieusement avec les exigences des paysages filmés, et chaque plan possède sa propre richesse visuelle, jamais vraiment malmenée par la compression MPEG II. Lumières et contrastes brillent et affichent des valeurs largement honorables. Tout demeure visible et clair, stable et convaincant. Les séquences steadycamées se montrent fluides et détaillées, et le transfert vidéo possède ce léger grain argentique qui fait, ici, toute la différence. A signaler: la précision et la douceur des teins de chair, la richesse des échelles de lumières, preuve d'un étalonnage de haute volée. Les arrière-plans se montrent pimpants et détaillés eux aussi, à l'exception de quelques décors en forêt, où les détails ont du mal à se dissimuler, et la compression s'emballe. Outre ces micro-réserves, l'ensemble respire la qualité, ce qui ne nous étonnera plus eu égard des exigences de l'éditeur.

 

 

Le son

Pour ce film intimiste, cette odyssée de l'esprit et de l'intime, la cinéaste (que l'on voit d'ailleurs au travail dans le making-of aux côtés de l'équipe son) a privilégié une approche là aussi très cinégénique. Là où un rendu très théâtre filmé était attendu, là o seule la scène frontale allait s'accaparer l'activité acoustique dans une optique monophonique, Breitman nous surprend encore, et offre aux dialogues et autres instants de méditations une palette de sensations tactiles, granulées et réelle, que la bande-son soutient avec conviction et délicatesse. Le rendu du tissu acoustique du film, qui mélange voix et ambiances naturelles détaillées se montre vif et étincelant sur ce mixage multicanaux 5.1. La bande-son du film, créée par Lucien Balibar, Michel Kharat et Sandy Notarianni, illumine le film en offrant une délicatesse de chaque instant.

Les dialogues, élément central du film de Zabou Breitman, possèdent une signature formelle qui n'hésite pas à faire remonter la zone chaude des médiums, élargissant leur perception et s'octroyant par là-même une texture réaliste et humaine, avec du corps, de l'essence. Une forme de théâtralité onctueuse et dense, que les voies centrales chez les auditeurs devraient mettre nettement en valeur. Outre ces caractéristiques appréciables, on aura juste remarqué une légère tendance à ne pas s'ouvrir ailleurs que sur les médiums pour ce qui est des dialogues. Centrés et réalistes, ils occupent le cœur de la scène sonore avec une superbe équilibre spectral, et se voient rehaussés par une stéréophonie avant très libre et ouverte, à l'humeur très détendue et large. Ces dialogues, écrits avec soin, pénètrent la sphère intime des personnages, découpent les rencontres, et se placent donc au centre névralgique du film, au cœur de la bande-son, qui, du coup, ne demeure jamais anecdotique ou secondaire. Expansive et détaillée, le reste de la scène sonore diffuse une multitude de bruitages d'ambiance, eux aussi réalistes. Chaque canal se voit sollicité en quasi-permanence sans pour autant verser dans l'excès ou le peu à propos. Avec délicatesse et précision, les canaux latéraux avant et arrière installent une perspective sonore qui ouvre d'ailleurs le film (pas l'ombre d'un dialogue) et lui procure une richesse interne qui décuple l'effet des images. Sobre mais dense, la scène sonore relève d'un équilibre très cinéma qui vise à reproduire la vérité des sons, des ambiances estivales diurnes ou nocturnes, dans toute leur subtilité et leur richesse acoustique.

La scène arrière se montre très présente, mais mise davantage sur l'environnemental que sur la diffusion de sons off très marqués. Les rapports avants-arrières se voient dominés par une fluidité sans faille et un sentiment de spatialisation très libre, discret mais bel et bien perceptible. Les passages musicaux possèdent une ouverture acoustique souvent remarquable, rythmés par les airs de salsa ou de tango. Certaines séquences essentiellement musicales jalonnent le film, et ouvrent encore davantage son horizon acoustique, profitant de la richesse intrinsèque du son numérique en termes de dynamique et de d'ouverture. L'air circule librement (vent) à mesure que la nature emplit la scène sonore.

Le format DTS, que l'on peut comparer directement à la piste Dolby Digital sans jouer sur le volume (pas de normalisation des dialogues/offset) accuse un rendu légèrement plus fluide et plein, et offre une dynamique accentuée qui développe davantage le tissu acoustique et la plénitude des sons du film. La musique s'y montre plus habile, plus charnelle, et possède davantage de dimension scénique et de densité harmonieuse. La piste DTS 5.1 mi débit reproduit cette symphonie, cette harmonie de sonorités sur l'ensemble du film. Rien d'absolument spectaculaire ou éclatant, mais ce sera la justesse des timbres, la précision et la franchise sonore que l'on retiendra en priorité. La scène arrière s'y montre plus tendue et mieux perceptible, plus palpable et étendue sur les passages les plus significatifs. Un sans faute discret et juste, sincère, auquel nous accordons une mention spéciale pour ce rendu emprunt de pureté acoustique et d'inspiration naturelle, tant sur le plan artistique que sur celui de l'intégration technique du mixage.

 

 


Interactivité

Elle se voit répartie sur le second DVD, et offre de belles prestations, avec notamment un making-of conséquent et très bien ficellé.

 

aLe making of
aInterview de Zabou Breitman (Réalisatrice) et Agnès De Sacy (Scénariste)
aInterview de Bernard Campan, Charles Berling et Léa Drucker, les Acteurs
aScènes coupées
aScénario imprimable (partie ROM)

 


Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

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Note DTS

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Note mix artistique

interactivite


Note Globale

Note Globale
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