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titre du film
Le DVD (zone 2, FPE) possède une piste son encodée en DTS 5.1 Mi-Débit (VF originale), une autre encodée en Dolby Digital 5.1 (même langue). Des sous-titres Anglais sont disponibles. Le format de l'image est en PAL, 16/9 anamorphique, 2.35:1 environ, et le boîtier, de type amaray, contient 1 DVD. 86 minutes environ.

NOTEZ LE FILM:

NOTEZ LA PISTE DTS:

L'HOMME DU TRAIN (2003)

Avec Jean Rochefort, Johny Halliday, Jean-Francois Stévenin...

Un mystérieux étranger descend d'un train et fait son apparition dans une petite ville. Cet individu au visage marqué, ayant pour unique bagage un sac de voyage, entre dans une pharmacie sur le point de fermer pour acheter de l'aspirine. Il fait alors la rencontre d'un professeur de français à la retraite qui lui propose de prendre un verre d'eau chez lui.

Alors que tout les oppose, ils vont sympathiser et se rendre compte que l'un aurait voulu avoir la vie de l'autre. L'ancien enseignant se rêvait aventurier, tandis que le voyageur s'envisageait pantouflard.


L'Homme du train a été sélectionné en compétition officielle au Festival du Film de Venise. Une première pour le cinéaste qui avait présenté Félix et Lola à Berlin en 2000 ainsi que Monsieur Hire et Ridicule à Cannes en 1989 et 1995. Patrice Leconte n'a pas caché sa joie de se retrouver à Venise une fois sur place: "J'en rêvais beaucoup. Je suis très ému d'être là. Je n'arrive pas à être blasé des festivals."


Le scénario de L'Homme du train est signé Claude Klotz. Ce dernier avait déjà travaillé sur ceux du Le Mari de la coiffeuse et de Félix et Lola, deux films de Patrice Leconte.


Johnny Hallyday n'en est pas ici à ses débuts sur grand écran. Le chanteur faisait déjà une apparition en 1954 dans Les Diaboliques de Henri-Georges Clouzot. Il a tenu les rôles principaux de plusieurs films comme Detective (1984) de Jean-Luc Godard et plus récemment Love me (1999) de Laetitia Masson. Dans ce dernier film, il jouait déjà au côté de Jean-Francois Stévenin qui lui fera faire une apparition dans son film Mischka (2002). Avec L' Homme du train, c'est donc la deuxième fois de l'année que les deux hommes se retrouvent ensemble sur grand écran.


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L'image

FPE livre ici un DVD soigné, aux menus proposés en Dolby Digital 5.1. L'image s'avère correcte, en raison d'une certaine faiblesse de dynamique qu'il faut aller chercher du côté de la compression et de son aspect quelque peu numérique, assez disgracieux sur certaines séquences. La colorimétrie, filtrée dans des tons bleus aciers ou gris, se révèle respectée, et met en lumière les cadres du cinéaste (Leconte est toujours crédité comme cadreur sur ses films, et il se révèle des plus habile, ce qui n'est aucunemet une nouveauté...), ainsi que la direction de la photographie, brillante elle aussi, signée Jean-Marie Dreujou. Définition à l'avenant, légèrement heurtée par la compression, perfectible. Niveau des noirs et des contrastes convenables (scènes de nuit) mais fluidité à toute épreuve. Une image solide mais qui ne manquera pas de décevoir en raison d'un léger manque de justesse...

Le son

Les bandes-sons des films de Leconte ne sont jamais anecdotiques ou légères. Dans le cas présent, la bande-son oscille entre une forme de systématisme (lisible dans la mise en scène sonore de la partition) et un désir de préserver l'intimité et ses sensations acoustiques. Ceci est notamment lisible dans le traitement des dialogues: le superbe scénario et ses dialogues acérés, composés par Claude Klotz, sont ici reproduits avec un aplomb sonore immanquable et d'une belle justesse de ton. La voix de Rochefort occupe l'espace central avec une certaine délectation, toujours haute sur le plan artistique et esthétique, et toujours juste et fidèle sur le plan technique. Loin de proposer une dimension artificieuse, la bande-son dispose d'une part de vérité des timbres et de mise en scène sonore qui correspond bien à la forme esthétique des précédentes oeuvres de Leconte. Simple mais intègre, pleine sans pour autant tomber dans la surcharge, la bande-son de l'Homme du Train s'inscrit naturellement dans la tradition des bandes-sons du cinéma Français axée sur la transparence et la véracité acoustique. La voie centrale s'avère claire et précise, mais pas pointilleuse, tandis qeu les voies satellites ouvrent un espace sonore à l'ampleur non négligeable, occupée la plupart du temps par une partition fantomatique, à la guitare baladeuse et langoureuse, ambigue et élégiaque, réponse esthétique, traduite par la bande-son, à la situation des personnages. Si la simplicité et la réserve caractérisent au mieux ce travail sur le son, force est de constater que la dynamique, par moments, hausse le ton sonore du film. Certaines séquences plus classiques dans leur exécution formelle (coups de feu, etc...) peuvent décevoir sur le plan technique, de par leur manque d'ampleur et leur relative modestie dans la distribution des constituants sonores dans l'espace acoustique. Mesure et tempérament dominent, créant par la même une température sonore qui ne variera jamais ostensiblement, jusque dans le surprenant final. La bande-son se révèle ainsi être à la mesure de ses personnages, qu'elle dessert avec une belle précision, et à leur hauteur d'homme. L'activité multicanale s'avère tout de même réelle, ne manquant pas d'aération et d'ouverture, mais manque parfois de présence et d'essence acoustique. Une bande-son réaliste, urbaine, intime, qui capte la réalité, avant toute autre chose, plutôt que de la mettre en scène.

La piste DTS incluse ici se révèle être le format à privilégier. Elle n'exacerbe aucunement la bande-son mais propose une texture et un aspect sonore qui creusent l'écart avec la piste Dolby Digital 5.1, sensiblement plus froide et proposant moins d'impact psycho-acoustique. Sa plénitude et son degré d'atteinte de la plénitude, tout comme sa densité, y sont patentes et évidentes. Les différences sont tout de même faibles, mais constituent un plus suffisament audible et sensible pour être signalé. Le traitement du "son à la Française" (réalisme et véracité) se voit ainsi rehaussé et légèrement recalibré pour davantage d'impact acoustique et de profondeur de champs sonore, dont les dialogues bénéficient peut-être plus que les autres voies. Enfin, les voies surround, animées d'une présence éphémère mais à la transparence sonore presque totale, se voient densifiées et soldifiées, mieux mise en évidence et en lumière. Le mixage, tout en douceur, y récupère donc une once de présence et d'ouverture, non pas en jouant sur une masse "volumique" supérieure que le format DTS tirerait vers le haut, mais sur la concentration, plus effective, plus palpable, des éléments clés de la bande-son. Le downmix Dolby Surround donne pour sa prt de bons résultats, mais 'brise' une part de l'intégrité de la bande-son.

L'interactivité

• Le film annonce (Dolby Digital 5.1)
• Les filmographies
• Le making-of (passionnant, et rempli d'images de tournage où l'on découvre un cinéaste exigent et d'une intégrité totale. Un surprenant documentaire donc, d'une durée de 48 minutes, construit, conçu et monté avec un réel sens de l'efficacité. Tout ce que l'on attend de ce type de suppléments!
• Commentaires audio de Patrice Leconte (peu présent, et relativement plat... ce qui n'a pas manqué de nous surprendre...)
• Interviews du Réalisateur et des Comédiens, plutôt finement menée
• Une galerie de photos

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

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Note mix artistique

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Note Globale

Exclusivité DTS mondiale




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