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DIAPASON

 


titre du film

DIAPASON VO (Mi Débit) Matrix
DIAPASON VO (EX)
DIAPASON DIAPASON  

Zone: 3 (NTSC)
Editeur:
Deltamac
Sous-Titres:
Anglais, Chinois
Durée:
114 minutes
Bitrate:
? Mbps

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COMMENTAIRES:

Otage (2005)

Avec: Bruce Willis, Kevin Pollak, Jimmy Bennett, Michelle Horn, Ben Foster, Jonathan Tucker, Marshall Allman, Serena Scott Thomas, Rumer Willis, Kim Coates, ...

Parce qu'il a été incapable d'empêcher le meurtre d'une jeune femme et de son enfant, Jeff Talley, ex-policier de Los Angeles spécialiste des négociations en cas d'enlèvement, a tout quitté pour devenir chef du bureau de police d'une ville reculée.

Il ne pouvait pas prévoir que trois petits malfrats allaient débarquer et que pour échapper à la police après un braquage raté, ils allaient prendre en otage la famille d'un expert comptable bien moins banal qu'il n'y paraît...

Conscients des enjeux, les mystérieux commanditaires de ce comptable de plus en plus louches kidnappent la femme et la fille de Talley pour le contraindre à réendosser le rôle qu'il ne voulait surtout plus jamais jouer. Face au cauchemar qui recommence, il n'a pas le droit à l'erreur.

 

Bien plus subtil qu'il n'y paraît, le film de Florent Siri surprend et emporte l'adhésion. Son contexte de production singulier (un cinéaste Français tourne à Hollywood sous les mains de Bruce Willis et de Miramax) n'y est pas étranger et semble même recentrer le cinéaste sur ses propres intentions de cinéma. Cet 'effet de loupe' met particulièrment à nu ses propositions d'écriture filmiques et rend évidente sa mise en scène. La base scénaristique, si elle ne brille pas par son originalité ou sa performance, n'est ici qu'un alibi, ce que l'on aura aisément compris. L'essentiel se situe dans l'action, la mise en scène et la concertation générale qui a présidé la réalisation du film. Tendu, surprenant parfois, hyperbolique (inutilement?) et porté vers l'avant, Otage se donne les moyens de son ambition tout en générant une forme d'auto-justification presque évidente qui, au terme du récit, fonde la singularité d'un film mainstream réussi et intègre, héritage du cinéma Américain des années 60-80 et des influences d'un certain cinéma Français d'action néo-moderniste dont Siri est, sans conteste, l'instigateur. Un peu comme une mini vague sur un torrent...

L'oeuvre demeure plaisante et efficace, mais beaucoup regretteront son appui sur des recettes et des ficelles dont la basicité pourrait surprendre ou exaspérer.


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L'image

En dépit de la "réadaptation" en 1.85 dont il a été victime (2.35 Scope à la base... mais le tournage a été réalisé en Super 35, donc ce recadrage n'est pas une tragédie patentée), Hostage respire toujours autant et offre sur ce zone 3 une qualité d'image parois renversante. Epaulée par une définition très nette, naturelle et jamais suraccentuée, l'image possède une gamme colorimétrique très large reproduite avec un bel entrain et une saturation appréciable (jaunes, oranges, ocres...). Les scènes nocturnes ou bien situées en basse lumière, l'essentiel de la seconde partie du film, sont reproduites dans des conditions idéales pour peu que votre diffuseur ait été optimisé et réglé aux petits oignons. Le niveau des noirs et l'échelle des gris impressionne par leur densité: les noirs sont presque plus noirs que noirs et offrent une visibilité et une profondeur sincèrement fort appréciables, loin de tout défaut (Edge Enhancement, Mosquito noise... ici, rien). Fluidité et profondeur sont rarement mis en échec, voire jamais dans ce pressage, où seuls quelques plans larges semblent quelque peu erreintés et ne parviennent pas à compenser un léger soucis, sporadique, de définition. Une image dynamique, où tous les plans sont exposés et définis avec tact, et où les quelques gros plans ne manqueront pas d'impressionner. Fort convaincant au final, en dépit du recadrage/réadaptation qui brise tout de même la vision originelle du cinéaste. On aurait pu s'attendre à une image "terreuse" ou "laiteuse", il n'en est rien. Un DVD hautement recommandable.

Le son

La vision du film en salles durant l'été 2005 avait été une révélation: la bande-son de Otage possédait une dynamique furieuse et diabolique, des effets cinglants et une réponse en fréquence délicieuse que le format DTS, au cinéma, excellait à retranscrire avec un supplément d'âme. Ce DVD Asiatique, sans réinterpréter la bande-son ou l'adapter pour un environnement sonore domestique, propose néanmoins une expérience en retrait, moins lumineuse et moins présente que la version DTS Française entendue en salle. S'agit-il de la VO, moins emballante que la VF (pour une fois?). Une erreur d'appréciation? Qui sait... Toujours est-il que sur cette édition zone 3, la seule à ce jour à proposer le film en DTS, la dynamique est au rendez-vous, la dimension multicanale bien palpable (largeur expansive, et expressive du mixage), les écarts bien réels, mais il subsiste au cœur du processus créatif de la bande-son du film un sentiment de douceur et de platitude par moment... Les coups de feu se montrent la plupart du temps d'une étonnante modestie expressive et ne représentent certainement pas ce que l'on a pu entendre de mieux depuis quelques temps, et sont à des années lumières de ceux de Assaut sur le central 13. Bon point en revanche sur les dialogues, toujours clairs et projetés sur le devant de la scène sans compression ni affaiblissement dynamique. La réponse en fréquence de cette bande-son ne déçoit pas mais ne s'extériorise jamais vraiment et demeure finalement assez plate. Les séquences de nœud scénaristique (maison, enclenchement du système d'alarme) déclenchent un torrent (modeste tout de même) d'activité multicanale. Lors de ces instants, il est possible de contempler la rondeur et la fluidité qui préside à l'emploi de chaque canal, jusque dans les trois arrières, et que le format DTS accentue encore un peu plus. De même, ces moments assez courts mettent à nu les vertus environnementales de la spatialisation choisie pour ce film: franche et déliée, fluide et diffuse, mais qui suggère un trait acoustique marqué mais jamais sur-accentué. Rythmée par le passage d'hélicoptères, le film dispose d'une scène arrière tantôt portée sur les panoramas sonores, tantôt sur l'ouverture scénique, tantôt sur la représentation holographique des sons et de l'environnement (séquence d'introduction). Les brisques accélérations ne sont pas légion, mais elles emploient les mêmes principes dynamiques et acoustiques en déployant une somme assez importante de détails aux points cardinaux de la scène sonore. Les basses, expressives et presque réellement physiques, remontent trois fois mieux grâce au format DTS, qui parvient en outre à mobiliser les forces vives de la bande-son de Hostage avec une éloquence plus poussée: ouverture des canaux arrières, rendement du bas du spectre, dynamique globale un tantinet plus poussée, clarification de l'espace acoustique actif etc... Durant les scènes d'action, l'espace se remplit à défaut de se construire et oscille entre le réaliste, l'acoustique pur, et l'artificiel (flammes et jets d'objets) mais sans réelle esbroufe ou propension à enjoliver type Assaut sur le central 13. Jamais tout à fait furieux, le mixage du film repose sur une base finalement assez réaliste et apprêtée, qui se libère lors du (pré)-final incendiaire et apocalyptique en jouant sur une spatialisation plus poussée, sans pour autant être plus sophistiquée... Enfin, le format DTS restitue avec une acuité et une présence légèrement plus avancée le potentiel d'agressivité du film, en le place davantage dans l'optique acoustique de ce que l'on attend d'un film typé "action". En renforçant le bas du spectre de manière notable et en en ouvrant/déliant l'espace scénique arrière avec légèrement plus de méthode, d'esprit et de matière, il représente la solution, discrète toutefois, de choix pour le visionnage du film. Des vertus peu mise à l'honneur, mais des petits achèvements qui lissent de suite les (légères) scories du format Dolby Digital qui de toute façon ne décevra pas lui non plus. Conjugué sur un mode assez mineur sans pour autant faire preuve de simplicité, la bande-son de Otage dispense l'énergie nécessaire (ampleur, dynamique) et attendue, tout en négligeant quelque peu une part de son potentiel...

 

L'interactivité

 

Une featurette imbécile de 12.50 minutes (Taking Hostage Behind the Scenes), et une poignée de scènes coupées ou étendues, présentées en 4/3 et en DD 2.0 proche du mono. Une bande-annonce, recadrée, en 4/3 et DD 20... En attedant une future et hypothétique édition collector (en zone 2 par exemple) ?

 

Note Image

Note DTS

Note DD

Note DD

Note Interactivié

Note Image

Note DTS

Note DD

Note mix artistique

interactivite


Note Globale



 


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