

HOUSE OF FURY
(2004)
Avec Stephen Fung, Anthony Wong, Gillian Chung, Yin Choi...
Chorégraphies: Yuen Woo-Ping
En apparence, Teddy Yu (Anthony Wong) est
chiropracteur chinois élevant seul ses
enfants. Ceux-ci, Nicky (Stephen Fung), un dresseur
de dauphins de l'Ocean Park et Nathalie (Gillian
Chung), une étudiante, apprennent l'art
du kung-fu de leur père mais sont sceptiques
lorsque ce dernier prétend avoir une vie
secrète de garde du corps pour agents spéciaux
retraités.
Jusqu'à un jour où Rocco (Michael
Wong) arrive en fauteuil roulant pour demander
à Teddy des informations sur l'ex-agent
Dragon. Sachant que Dragon avait interrompu la
mission de Rocco douze ans plus tôt, ce
qui lui avait coûté ses jambes, Teddy
préfère garder le silence. Rocco
s'en retourne alors cependant que quatre experts
en kung-fu font irruption et parviennent à
capturer Teddy après un combat acharné.
Drogué et torturé, Teddy finit par
révéler que les informations concernant
les agents en retraite sont cachées dans
les porte-bonheurs de ses enfants.
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Un "popcorn movie" de grande
classe, réalisé par un protégé
de Jackie Chan et empreint d'un style visuel certes plat
sur le plan cinématographique (tics et autres affeteries
stylistiques de la production Asiatique de cinéma
d'ction...), mais rythmé et plutôt évolué
lors de certaines séquences. Le film de Stephen
Fung constitue en ce sens un moment de cinéma-détente
qui devrait ravir les cinéphages et contenter les
amateurs éclairés de chorégraphies
signées Yuen Woo-Ping. Les autres passeront leur
chemin... Comédie, espionnage et action sont les
chefs de file de cette production moderne et bien portante.
Nous retrouvons ici l'exceptionnel Anthony
Wong (le chef de la police dans Infernal Affairs)
dans un rôle surprenant alliant comédie,
gravité légère et séquences
de kung-fu ostentatoires, loin, très loin même
de sa prestation dans la trilogie Infernal Affairs,
où il incarnait avec majesté et élégance
un être au destin tragique.
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L'image
Impressionnant rendu NTSC, à la
définition ciselée et aux contrastes presque
irréprochables. Dans l'ensemble, l'image offerte
sur ce DVD ne souffre d'aucuns défauts, si ce n'est
une tendance au moiré et une luminosité qui
nécessitera de la part du spectacteur un réglage
adéquat. Température de couleurs très
chaude et travaillée, donnant vie à un univers
qui pourrait bien évoquer une bande-dessinée.
Aucune couleur ne "bave" et aucun effet de bleeding
n'a été détecté. Une
compression littéralement invisible et une fluidité
sans faille achèvent les qualités techniques
de ce disque très bien conçu au bitrate
exceptionnel, et sait préserver une belle part d'argentique
à l'image. Tous les plans sont nets, clairs, définis
et ne souffrent d'aucun artefact. Master anamorphique CinemaScope
très propre et tout "frais".
Le son
Trois pistes son sont présentes
sur le disque. La version originale, Cantonnaise, bénéficie
des codages numériques Dolby Digital et DTS 5.1.
La piste Mandarine doublée (au rendu identique
à la VO DD 5.1) est encodée en DD 5.1 elle
aussi. Dans l'ensemble, la bande-son révèle
une facture assez conventionnelle pour ce type de production
Asiatique. Les canaux sont employés à bon
-et vif- escient lors des séquences de combat,
mais se révèlent plutôt plats le reste
du temps. Lors de ces séquences agités,
une activté arrière patente se fait ressentir,
mais à nouveau, sans réelle performance
ou caractérisation artistique qui auraient conféré
au film un élan esthétique et formel supplémentaire.
Apprêtée et finalement assez banale, la bande-son
de House of Fury déchaîne certes
les décibels, mais sans réelle finesse ni
volonté de consolidation de champ sonore. Les effets
arrières, tout comme leur présence ou leur
intensité, sont relativement rares et guère
dense. Lors du combat initial, d'excellents effets (les
meilleurs du film, à n'en point douter) font leur
apparition, activant au passage un 'taux' de diaphonie
étonnant, qui ne sera malheureusement jamais réellement
reproduit sur le reste du métrage. La musique,
quant à elle, plutôt banale et circonstanciée,
s'offre les services d'une scène avant très
expansive avec un léger décalage sur les
surrounds. Le disque pêche en revanche sur un point
assez marquant: son manque de texture et sa réégalisation
de la façade avant qui, même dans les moments
les plus agités, souffre d'un cruel manque de profondeur
et de définition sonore, réduisant par la
même la qualité de l'évocation et
la puissance du rendu. Les dialogues sont platement retranscrits
et manquent franchement de densité et d'éclat,
de brillance. Ainsi, la bande-son ne se 'gonfle' jamais
réellement en dynamique, même écoutée
à fort volume, ce qui n'a pas manqué de
nous surprendre en raison du genre et du style dont le
film se réclame. Quoi qu'il en soit, House
of Fury dispose tout de même d'une bande-son
énergique et animée, mais peine à
réellement marquer l'auditeur/spectateur. Le format
DTS s'impose ici, à nouveau, pour la puissance
dont il est capable, et pour la légère 'clameur'
qu'il parvient à instiller à la bande-son
tout au long du métrage, principalement sur la
musique, qui ouvre une perspective nouvelle par moments
saisissante, même si le terme est un peu fort. Sans
améliorer le rednu des dialogues et sans supprimer
le voile "texturel" et dynamique qui gomme une
part importante des détails de la façade
avant, cette piste suffit à animer la bande-son
d'une énergie supplémentaire, discrète
toutefois, et qui s'active réellement lors des
séquences à l'atmopshère sonore plus
composée. Légèrement moins de basses
fréquences en revanche (encore qu'il faille le
dire très très vite tant cela s'avère
anecdotique et non valable tout le temps) sur la piste
DTS, qui, même si elle s'effondre légèrement
lors de certains passages de manière incompréhensible,
relève tout de même le niveau global et qui
pare cette bande-son d'un soupçon de 'soyeux' et
de délié, proposant par la même une
alternative de qualité dont le spectateur ne devrait
pas se passer...
Cette édition double DVD met, comme
c'est souvent le cas en Asie, et comme nous l'apprécions
tant (meilleur rendu audio-vidéo du film sur le disque
un), les suppléments à l'écart, sur
un disque dédié.
Signalons la présence d'objets collector
inclus dans le packaging: quatre affichettes en carton,
une carte postale et un porte-clés (de très
belle facture, mais oui!) qui peut aisément se fixer
sur un téléphone portable, reprenant le design
des tenues de combat des héros.
- Introduction
- Interview des acteurs principaux
- Behind-the-scene making of (48 minutes)
- Trailers (4/3 et DD 2.0...)
- Cast & Credits
- Album photo
Attention cependant, comme tout bon DVD
asiatique qui se respecte, ni les bonus ni même les
menus ne sont présentés ou sous-titrés
en Anglais... Ce qui rend la compréhension bien difficile...
Le making-of, images brutes du tournage, s'avère
plutôt intéressant, même si on ne comprend
absolument rien. En revanche, il offre son lot de répétitions
et de prises de vue en live depuis le plateau, et c'est
bien là l'essentiel.
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