De couleurs pimpantes en éclats typiquement Bollywood, l'image de cette édition en déçoit aucunement. En se déployant dans un cadre en CinémaScope vif et allègre, à l'image du film, les images se montrent très naturelles dans leur rendu, jusque dans le séquences situées à Amsterdam, loin de l'Inde. Le rendu offert par l'éditeur affiche de fort belles valeurs lui aussi: en dépit d'un adoucissement parfois sensible du signal, occasionnant une définition plus légère et de l'edge enhancement (filtre passe-bas employé par l'éditeur?), il offre un naturel saisissant et une belle densité. Quelques poussières ternisent un ensemble contrasté avec soin, mais aux arrières-plans quelque fois vascillants. Il en résulte un rendu appréciable, net et précis, dont le plus éclatant sera réservé aux séquences animées. Le montage 'sportif' parfois très vidéoclip ne subit pas de déperdition en terme de qualité et de fluidité, et la compression ne pouvait guère faire mieux.
Le son
Avec ses rythmiques énergiques et enthousiasmées (dès l'ouverture) et sa franchise acoustique de tous les instants, la bande-son de Hum Tum constitue un classique des présentations Bollywood. Ici ancrées dans une forme de réalisme urbain fort bienvenue, elle n'oublie aucunement la légèreté qui contraste avec son aspect chronique. Les passages chantés se montrent d'une clarté idéale, et accusent une transparence dans le rendu qui met clairement en avant les qualités acoustiques qui ont présidé à l'élaboration de la bande-son. Un mixage survolté par moments, des descentes dans les graves, une scène sonore découpée avec soin et une liberté dans l'évocation qui ne manquera pas d'enthousiasmer grâce à une réponse en fréquence alerte quoi qu'un peu trop ciblée sur la zone haut-médium. La chaleur acoustique propre à Bollywood n'échappe aucunement à la règle ici, offrant ainsi une vivacité et un caractère acidulé, rapide, dynamique, accentué par des basses fréquences tenaces et ouvertes.
Les dialogues demeurent toujours clairs et s'ils manquent de spatialisation scénique effective, ils restituent le phrasé des acteurs et leur diction avec une aisance assez précise que le format DTS souligne encore davantage. Le placement des effets demeure certes traditionnel, mais la scène arrière ne manquera pas de s'ouvrir et d'afficher une épaisseur certaine lors des chants (qui monopolisent la scène avant toutefois) et une étoffe environnementale elle aussi bienvenue. La dynamique globale, impressionnante dans son énergie focalisée, s'octroie toute la largeur stéréophonique de la façade frontale, mas se dissipe également avec un ardeur et un mordant parfois incisifs sur les voies arrières, lorsque la scène le requiert. Sans pour autant constituer un modèle du genre, la bande-son de Hum Tum parvient à se nuancer, passant allègrement à la restitution scénique pure à un enjolivement acoustique qui enchante l'intégralité des voies et de la scène sonore. Certains passages (chœurs, voix...) se montrent tout bonnement divins et aériens, légers, gracieux. Mention spéciale à la musique de Jatin Lalit sans cesse inspirée, notamment la chanson titre. Elle hante le film et le définit au même titre.
Répartis avec soin, les effets localisés sont accentués et détourés par le format DTS qui ici encore offre un rendu davantage chaleureux, plus chaud et étoffé. La densité supplémentaire se lit avant tout dans l'acoustique musicale qui émaille les meilleurs moments du film: le rendu s'élargit, le fondement sonore et musical s'épanche et le master se voit davantage exploré. En ce sens, la piste DTS n'offre pas d'accumulation artificieuse d'améliorations diverses, mais ébauche un rendu plus fidèle, façonne une épaisseur acoustique et densifie les textures sonores. Inutile de préciser qu'il se montre tout bonnement essentiel dans sa captation légèrement plus sensible de l'essence expressive du cinéma Indien contemporain.
[Ce DVD présente le trailer DTS Sparks en DTS ES 6.1 Discrete]
L'interactivité
Léger retrait en terme de supplément sur cette édition, qui affiche bien vite ses limites...
Bandes-annonces commentées par des textes écrits (Dolby Digital 2.0 et 4/3).
Une scène coupée
Clip de la chanson Hum Tum
Bonus caché